Bonjour tout le monde, cela fait décidément longtemps que je n'ai pas poster de chapitre... Je vais tenté de me rattraper!
Je voulais aussi ce qui me lisent et ceux qui postent des coms ^^ (cela fait toujours plaisir!)
En tout cas, voici le tant attendu (j'espère) Chapter 12!!!
Maintenant, ENJOY!!!
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Espace réponses aux reviews
acoco
Bella ne s'est pas demander si Edward est au courant pour Jack... (en fait, je n'avais pas penser à ce coté... -_-' Je vais le faire, t'inquiète) Par contre, Edward n'a pas encore revu jacob, ce qui fait qu'il ne sait absolument pas que Bella est au courant s'agissant de leur état de vampire.
bellardtwilight, NemoXDLOve, sophiebelier, mel, Aulandra17, alinette 74, caro30, belladu57, Patsy Vollant, edgounette:
Merci pour vos encouragement, ils me vont droits au coeur! :) J'espère que la suite vous plaira!
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Chapitre 12
Dès que j'eus choisi, dès que je sus, dès que je compris ce que je voulais, je m'attachai à lui comme jamais je ne l'avais fait… Après tout je l'aimais… Et l'amour que j'avais pour lui était sans fond, coulant à l'infini de la source qu'était devenu mon cœur…. Puisse-t-il ne jamais me rejeter… Puisse-t-il m'aimer à jamais, car je savais que si je le perdais, inéluctablement, de douleur, je périrai.
Pov Bella
-Ne saurais-je donc jamais la raison pour laquelle tu as disparu de la surface de la terre ? Me demandait, pour la énième fois, Edward.
Je pouffai, amusée, en entendant la frustration dans sa voix… Pourquoi fallait-il qu'il soit si curieux ? Je soupirais… Un jour, il découvrirait que je sais… Comment réagira-t-il lorsqu'il s'en rendra compte ? Mon sourire s'évanouit. Désormais, c'était ça ma question et le sujet de mes angoisses. Que fera-t-il ? Je respirai un bon coup et levai les yeux vers mon tendre petit-ami… Ses yeux étaient emplis de désarroi… d'inquiétude, aussi. Mon isolement avait dû le marquer plus que je ne l'avais imaginé. Je lui souris avec tendresse et lui disais… une partie de la vérité… Celle que j'avais décidé de lui avouer. Le reste serait pour plus tard :
-Je te l'ai pourtant déjà dit… Je ne me sentais pas assez bien… J'avais… Euh.. Un affreux mal de crâne et mon cœur me faisait souffrir…
Et c'était la pure vérité… Pour une fois que je pouvais parler le langage du sphinx D'Égypte (*) ! Lui d'ailleurs, le faisait souvent, même si désormais je comprenais mieux ces énigmes.
-Bella ! Je t'en pris ! Murmura-t-il en me faisant prisonnière de ses prunelles couleur de miel.
Son haleine sucrée et tentante vint chatouiller mes narines. Je ne pus résister, je n'en eus pas la force. Malgré les avertissements d'Edward, ce que je savais de lui, je ne pouvais m'en empêcher. J'avais vraiment envie qu'il m'embrasse…
Et s'il ne le fait pas, c'est moi qui le ferais.
Aussitôt fait que pensé (**). J'avais penché la tête vers lui avant même d'avoir songé à ce que je faisais. Lorsque je repris mes esprits, il s'était écarté et me fixait du coin de l'œil, légèrement exaspéré par mon entêtement. Je baisais la tête, honteuse :
-Dé… Commençai-je
-Non… Me coupa-t-il… C'est moi. Il se détourna comme pour me cacher une émotion que je ne pus définir, puis il se tourna vers moi. Cela fait longtemps que nous aurions dû le faire mais… Je n'ai pas ce courage. Excuse-moi.
Je fus troublée… C'était la première fois qu'il s'excusait pour quelque chose comme cela, c'était, certes, frustrant… Mais… Je me détournai et fermai ma bouche avec mes mains pour ne pas éclater de rire… En vain. C'était tellement comique ! J'avais l'impression d'être un vieux pervers qui voulait à tout prix le baiser d'une jeune et belle princesse (je riais en essayant de me convaincre que ce n'était effectivement pas ce que j'étais entrain de faire). Je tentais de ne rien imaginer, mais je ne pouvais pas ! C'était… dément ! Je me pliais en quatre devant un Edward éberlué. Heureusement qu'on était dans notre prairie… Personne ne me verra délirer. A part lui.
Lorsque je fus calmée, je me redressai et collai ma joue à la sienne. J'avais réussi à le faire accepter ce genre de contact. Mes efforts étaient finalement récompensés… Même si certains mettaient plus de temps (à se finaliser) que prévus.
-Désolée, j'ai eu l'impression d'abuser de ta pureté… C'est très difficile de ne pas te voir en robe et en dentelle. Souris-je, avant de continuer, plus sérieuse. Je comprend, tu sais. Il te faut du temps… Eh bien, j'attendrai que tu sois prêt.
Nous nous tûmes un moment, l'un dans les bras de l'autre, bercés par le souffle du vent. Je soupirai et installai ma tête sur son épaule gelé. J'aurais voulu le réchauffer, mais ce n'était pas la peine. De nous deux, seule moi souffrais du froid.
-Tu t'es encore esquivée. Me rappela-t-il.
Je souris et posai un baiser sur sa joue (ça au moins, j'en avais le droit !) et me levai pour lui signifier qu'il était temps de partir. Il se faisait tard et papa devait être entrain de paniquer (Pfff… mon père et les garçons… Je ne vais pas vous faire un dessin…).
Mon amoureux me fixa un instant, le visage inexpressif…On aurait dit une statue tant son immobilité était parfaite. J'eus du remords à le laisser, ainsi, dans l'ignorance, mais si c'était comme ça que je pouvais le garder… Je lui fis un clin d'œil et fis un pas en avant sans le quitter des yeux… Promesse d'un séjour à l'hosto. Edward me sauva en grommelant, mi énervé, mi amusé :
-Tu ne changeras jamais.
Simple constatation. Je me défendis bien de répondre.
-_-_-_-_-
Pov Edward
Mon incapacité à déchiffrer son esprit était, sans nul doute, la pire chose qui m'était arrivé depuis près de cent ans d'existence… Moins j'en savais sur elle, plus j'avais envie de la connaître… Je voulais tout savoir d'elle. Le moindre de ses pensées, chaque parcelle de son esprit… Je voulais tout savoir.
A défaut de pouvoir lui montrer moi-même mon amour pour elle… Je la laissais me guider vers elle, me donner la force nécessaire pour résister à mes instincts primitifs… Mes instincts de prédateur… De tueur… Ces dispositions naturelles que j'avais abandonner, du moins que je tentais d'ériger et de lui cacher, seulement quelques jours après l'avoir rencontré pour la première fois…
-Hum… Edward…
Je fixai toujours l'héritière de mon cœur mort, plongée dans un sommeil profond, un sourire tendre étirant ses lèvres…
Combien j'aurais aimé savoir de quoi son rêve était fait… Je savais qu'elle rêvait de moi, mais j'aurais aimé en connaître le contenu… Entier. Je rapprochai mon visage d'elle puis fermai les yeux laissant mon odorat s'imprégner de sa flagrance… Tout mon être devait s'habituer à la force de son sang… Partant du monstre caché à l'humain avisé.
-Je t'aime plus que ma propre vie. Murmura-t-elle d'une voix claire…
Il arrivait que ses paroles soient d'une extrême clarté… Mais cela… C'était la première fois qu'elle les prononçait… Ou du moins, que je les comprenais… Je fus heureux et peiné qu'elle m'aime à ce point… Étais-je entrain de lui réserver un passeport pour la damnation ?
Je n'avais certes pas l'intention de la faire souffrir… Je la laisserais vivre sa vie parmi ses semblables… Je m'en irai dès qu'il me serait impossible de la côtoyer… Dès qu'il serait temps pour moi de partir… Dès que mon anormalité deviendrait trop évidente… Mais…
J'entrepris de poser ma main sur sa couette, là où je devinais la sienne. Je sentis la chaleur de son corps garnir les tissus et m'atteindre. Je soupirai de contentement avant de poser ma tête près de la sienne.
-Bella… Tu es ma seule raison d'exister. Chuchotai-je.
Je la vis frissonner lorsque mon souffle, aussi froid que mon enveloppe corporelle, gagna sa joue.
Mais… Le temps qu'il me reste à passer à ses côtés…Peut-être m'aimera-elle jusqu'à la fin… Peut-être ne m'oubliera-elle jamais… Peut-être…-_-_-_-_-
Pov Bella
Je regardais un de ces ennuyants feuilletons de maman lorsque (Et Dieu créa les Miracles) mon téléphone sonna. Me sauvant d'une bonne demi-heure de mortel ennui (en plus des cinq heures précédentes). Je m'esquivais de mon lieu de torture maintenant que j'avais une excuse pour le quitter. Papa me lança un regard envieux, le pauvre. En ce mercredi après midi, maman nous forçait à regarder des films, puisque, apparemment, c'en étaient, en famille sous prétexte qu'on passait de moins en moins de temps tous ensemble… Ce qui n'était pas faux, certes… Mon temps était presque entièrement consacré à l'élu de mon cœur.
C'était Alice qui m'appelait :
-All…
//-BELLA !// Cria-t-elle.
-OUI ! OUI ! JE SUIS LA ! Fis-je, paniquée.
//-'lut !// Je l'entendis se marrer alors que mon cœur reprenait une course normale. //-J'aurai bien voulu voir ton visage !//
-Ha ! Ha ! Très drôle Alice. Dis-je en souriant, indulgente. Tu vois, je suis pliée en quatre tellement je trouve ça… Amusant. Dis-je en détachant chaque syllabe pour lui faire clairement entendre l'ironie.
//-Tu souris, je l'entend dans ta voix.//
-Ah oui ? dis-je en souriant encore plus.
Elle ria encore tandis que je me rejoignais à elle puis, lorsque nous fumes calmées, m'annonça la raison de son appel.
//-Nous avons prévus de faire une fête samedi…//
-En quel honneur ? J'espère que tu n'as pas l'intention de m'inviter. Dis-je froidement.
Dieu, faisait-il deux miracles à la suite ?
//-Tu ne vas pas me dire que tu ne viendrais pas à la fête de bienvenue dédiée à ton bien-aimé.//
Je ne répondis pas tout de suite, me demandant comment ma meilleure amie faisait pour trouver les mots qui tournaient tout à son avantage… Que pouvais-je bien répondre ? Ne trouvant pas, je répliquai :
-Tu triches.
//-Non, mais si tu ne veux pas venir…//
Dis comme ça… Arg !Je rageais. Je n'avais aucun argument pour dire non.
//-Aah dommage… Je croyais que tu voudrais être sa cavalière…//
-…
//-Si j'étais toi je viendrai… Sais-tu que nous avons invité les Delani ?//
-…
Je fronçai les sourcils. Je connaissais ces gens, enfin, je les avais rencontré une fois… Une seule fois pour dire vrai… L'année dernière.
//-Tu te souviens de Tanya ? Et bien je crois qu'elle… Enfin… Puisque tu ne viens pas…//
-Quoi ? Avec Tanya, qu'est-ce qu'il y a ?
//-Je crois qu'elle… Enfin…//
-Tu vas te jouer de moi encore longtemps ?
J'étais énervée par la manière grâce à laquelle elle réussissait à me manipuler… Mais je devais avouer que j'avais vraiment envie de savoir ce qu'elle voulait me dire.
L'une des qualités d'Alice, si on peut appelé ça « qualité », était, malgré cette irritante manie à faire ce qu'elle veut de qui elle veut, de ne jamais mentir… Enfin… Elle ne m'avait jamais menti sur les choses qu'elle voulait bien m'apprendre… Le plus agaçant était que c'était cette franchise qui lui permettait souvent, pour ne pas dire toujours, d'arriver à ses fins.
//-Enfin… Tanya a toujours eu un faible pour Edward… Ils ne se sont pas vu depuis longtemps et je crois qu'elle…//
-Samedi, à quelle heure ? Demandai-je, impétueuse.
Je me rappelais très vaguement des membres de la famille Delani, je ne souvenais plus laquelle des filles de cette famille s'appelait Tanya… Mais ce qui n'aurait en aucun cas échapper à ma mémoire… Etait que chaque membre de cette famille était doté d'une beauté extraordinaire… Tout autant que celle de la famille de ma meilleure amie…
//-Tu viendras ?// Me demanda une Alice plus qu'étonnée.
-Oui.
//-Super ! Prépare tes affaires ! Tu passes le week-end chez moi !//
-Alice… On est mercredi… Dis-je pour diminuer son enthousiasme (diminuer car il était intarissable), des fois qu'elle ne débarque, oubliant qu'on était en plein milieu de semaine.
//-Oh, ne t'en fais pas pour ta robe. Je t'en ai, évidemment, prévu une qui t'iras à ravir.//
Croyait-elle vraiment que je faisais référence aux vêtements ? C'est mal me connaître ! Je n'y avais même pas songé.
-Bien sur… Dis-je ironique, puis rajoutais avec une réelle reconnaissance. Merci mon p'tit lutin. Car au moins, j'étais sûre de ne pas être laide quelque soit la robe qu'elle ait pu me choisir… Pourvu que je m'y sente à l'aise.
Je n'avais plus qu'à espérer qu'Edward n'aurait pas oublier les merveilleux moments qu'on avait passé ensemble… Du moins, moi, je les avais trouvé… Magiques… Encore plus que mes plus beau rêves… Je ne savais pas ce que lui, il en pensait… Je me mordis, presque inconsciemment, la lèvre, le cœur lourd.
Mon Dieu, je n'ai aucune chance face à elle, qui qu'elle soit.
Je ne songeais même pas demander la permission à mes parents, en ce qui concernent cette petite escapade, Alice s'en chargerait, et comme toujours, gagnera leur total consentement… Et leur bénédiction en bonus.
OoOoOoOoO
J'agitai la main en guise d'au revoir à maman. J'étais assise dans la voiture jaune vif d'Alice.
Était-ce parce que je craignais l'arrivée du jour J que le temps avait filé aussi vite ? J'étais rentrer à la maison il y a moins d'une heure pour me charger que d'un sac contenant de quoi me vêtir et l'essentiel à ma survie, c'est-à-dire, ma brosse à dent. Alice me fournirait tout ce que je n'avais emporté tels que les serviettes et autre…
Je ne savais pourquoi mais le sourire de maman m'avait l'air bien trop heureux à cet instant, alors qu'elle sortait de mon champ de vision… Je ne savais, non plus, pourquoi mais il ne me disait rien qui vaille… Enfin, j'étais peut-être entrain de devenir parano… C'est surtout l'insistance dont elle avait fait preuve pour me presser de me dépêcher et de partir qui me mit la puce à l'oreille… Ce zèle excessif ne me disait rien de bon… Enfin, passons.
Je cessai de secouer la main dès que nous prîmes le virage… et inhalai. Je tentai de me rappeler de la raison pour laquelle j'avais accepter de venir à la cérémonie qu'ils avaient prévu le lendemain soir… Je sentais que je n'y survivrai pas. Je rompis le silence qui s'étaient installé dans l'habitacle :
-Alice… Tu n'aurais pas une feuille et un stylo ? Dis-je d'une voix traînante et calme.
Si je devais mourir, valait mieux que je dise au moins au revoir à papa… Il n'était pas là quand je suis partie. L'interpellée leva les yeux au ciel et s'esclaffa avant de répondre :
-Pas besoin d'écrire une lettre d'adieu, voyons !
-Qui t'as dit que j'allai écrire une lettre d'adieu ?
Elle se tourna vers moi et me transperça de son regard… J'oubliais souvent le côté dérangeant que ces regards pouvaient avoir… Bref… Ses yeux étaient posés sur moi. Et pas sur la route… Je tiens à préciser qu'elle ne conduisait jamais en dessous des 130km/h (et d'ailleurs c'était un record ! Il avait fallu que je frôle l'infarctus pour qu'elle accepte d'atteindre ce seuil) … Elle me regardait moi. Pas la route.
Je me crispai et m'enfonçai dans mon fauteuil. Avant même que je ne dise quoi que ce soit, elle se détourna, un sourire amusé plaqué à ses lèvres.
-T'ai-je déjà dit que tu étais marrante quand tu t'y mettais ?
-Tu trouves ça marrant, toi, de lire l'angoisse sur le visage de ta meilleure amie ? Demandai-je en reprenant des couleurs.
-Je trouves ça marrant, moi, le fait qu'après tant d'années passées à mes côtés, tu ne fasses pas confiances à mes sens. Même les yeux fermés, je ne rentrerai jamais dans un arbre… Sauf, bien sûr, si je le décide. Je peux te montrer si tu veux.
-Non, Merci ! Je passe ! Elle en a des bonnes, celle-là !
Nous arrivâmes enfin… Je ne m'en rendis compte que lorsque le moteur s'arrêta de ronronner. J'avais décidé de fermer les yeux pour ne pas voir le paysage défiler à toute vitesse. Au moins comme ça, je ne verrais rien.
Edward nous attendaient, Un grand sourire au lèvres, debout devant la grande porte. Il vint m'ouvrir la portière.
-Et moi, tu ne m'ouvre pas la porte ? Demanda Alice, faussement vexée.
Edward leva les yeux au ciel, mais se départit de toute répartie. Lorsque nous fûmes à l'intérieur, Rosalie, qui était assise sur un des fauteuils du salon se leva, comme une fleur et sans m'accorder un seul regard monta les escalier, sûrement pour aller dans sa chambre.
-Fais comme si tu ne l'avait pas vu. Me conseilla Edward. Elle voulait te donner connaissance de sa présence mais qu'elle ferait comme si toi tu n'étais pas là.
Je tentai un sourire d'excuse, que pouvais-je faire d'autre ? Mon amoureux semblait en colère contre sa sœur.
-Ne lui en veut pas… Elle a toujours détesté ma compagnie… Je sais à quoi m'attendre… Sa colère n'en fut que plus intense… Je changeai de sujet. Où sont les autres ?
-Sortis, ils…
-Seront là à dix-neuf heure trois. Finit Alice… Avec sa précision coutumière.
Nous ne nous formalisâmes pas plus que cela, mon amoureux m'entraîna dans la cuisine, me présenta toute la cuisine dans l'espoir de me faire manger quelque chose, bien que je l'eus assuré que je n'avais pas encore faim… Puis il me proposa de venir faire un peu de piano… Je le trouvais bien stressé, peut-être était-ce une impression…
Mon inquiétude s'intensifia lorsque je remarquais le regard exaspéré qu'il lançait au lutin qui lui servait de sœur et que celle-ci répondait avec l'un de ses innocents regards qui, avec le temps j'avais compris, ne présageaient rien de bon, avant de pouffer et de monter dans sa chambre.
Je ne savais si c'était dans l'espoir de nous laisser un peu d'intimité, à Edward et moi, ou d'échapper aux interrogations qui fourmillaient désormais dans mon esprit… En tout cas, dès qu'elle fut partie, j'oubliais vite ce petit moment de tourment…
A dix-neuf heure maman m'appela.
//-Alors chérie, tout se passe bien j'espère…//
-Oui, oui…
//-Tu as salué à tout le monde de ma part, j'espère..//
-Ils te disent bonjours aussi.
//-En fait, j'ai mis quelque chose dans ton sac, je pense que tu vas en avoir besoin.//
-Ah bon ?
//-Regarde.//
Je dus descendre dans la salle de séjour (je l'avais quitté parce que Jasper et Emmett, surtout ce dernier, faisaient un raffut épouvantable devant la wii) il était sur le fauteuil. Edward me fit un sourire avant de se remettre dans le jeu comme ses frère. Je m'assis et posais mon sac sur mes jambes me mis au travail.
//-Tu l'as trouvé ?//
-Pas encore.
//-Alors ?//
-Ce ne serait pas plus simple que tu me dises de quoi il s'agit ?
//-…//
-Pfff…
Je dus vidé mon sac. C'est alors qu'un carton roula jusqu'au sol. Je ne me souvenais pas l'avoir pris… Je le fixais un instant, pas sur de ce que je lisais…
P.. P… Pré…
Aaah !
Je me laissais tomber sur l'infâme chose… Dans l'ultime espoir de le cacher à la vue de quiconque. Affolée, mon regard se porta instinctivement vers mon bien-aimé. Quel ne fut pas mon embarras quand je remarquai la surprise dans son regard et surtout l'amusement dans celui du nounours qu'il avait pour frère. Emmett n'était pas de ceux qui, communément, nous appelons discrets… A mon plus grand étonnement, il n'ouvrit pas la bouche… L'espoir qu'il n'ait rien vu commença à germer dans mon esprit.
//-Alors, tu l'as trouvé ?//
Je serai les dents, j'avais chaud, et remis tout mon bazar dans mon sac et y introduit, de la manière la plus discrète, 'la chose'. Je quittais la salle qui devenait trop petite et n'oubliais pas de l'emmener avec moi dans mon exil.
//-Bella ?//
-Mamaaaaaannn.. Grondais-je. Comment… Tu… Qu'est-ce que…
//-Ça s'appelle des « préservatifs », ma chérie…//
-Je sais, c'était marqué sur le carton.
//-Si jamais tu veux en racheter..// Je l'entendis glousser.
-Maman. N'es-tu pas, en tant que mère responsable… Commençai-je d'une voix sourde, j'étais abasourdie et extrêmement embarrassée,… Elle me coupa.
//-Je les ai acheté spécialement pour toi.//
-Ma… Si jamais papa apprenait…
//-Pff !! Tu es vraiment naïve ! Crois-tu, vraiment, qu'on ait attendu le mariage ton père et moi ?//
-… J'ouvris la bouche pour répliquer mais ne trouvais rien à dire. Elle pouffa puis enchaîna :
//-Tu sais lorsqu'on se retrouve seul avec celui qu'on aime… Seuls dans l'obscurité total…// Elle soupira. // On se rend alors compte qu'en fait nous ne sommes rien d'autre que des animaux… Tu te rendras compte qu'il n'y a rien de plus doux, de plus merveilleux, de plus..//
J'entendis ricaner à l'autre bout du couloir… Cela me réveilla… Je devais arrêter cette… fillette que j'avais pour mère.
-A dimanche maman. Je rappellerai dès que j'en aurai le temps.
Je raccrochais afin de ne pas entendre la suite de son énumération. Je fixais mon portable quelques instants. Je n'arrivais toujours pas à croire que ma propre mère m'ait offert ce genre de chose. Je fermai les yeux puis soupirai :
Ma mère était une vrai adolescente. Il m'arrivait même, parfois, de douter du fait qu'elle fut véritablement ma mère… Bien que j'éprouvais pour elle une affection profonde…
La soirée passa très vite. Vint alors l'heure d'aller se coucher. Alors que je prenais mon bain ultime afin de préparer mon voyage dans le pays des songes, des pensées divers et variées envahirent mon crâne, mais toutes avaient un point commun : mon tourment. Ô combien, je redoutais l'arrivée du lendemain… Ô combien, je redoutais cette fête. Ce cris de désespoir me suivi jusqu'au salon, là où attendait patiemment Emmett et Alice qui faisait leur dernière manœuvre. Edward partit dans le garage dépoussiéré un peu. Je songeais le rejoindre mais étant donné que je sortais à peine de la douche…
-Alors sœurette, que t'arrive-t-il ? T'es toute pâle ! Rugit la voix d'Emmett, me faisant sursauter.
Contrairement à sa copine, ma relation avec lui était très… Fraternelle. Il m'adore ! Et c'était réciproque, entre nous il y avait bien plus qu'une simple amitié. On s'aimait comme frère et sœur. Parfois, j'en viens à oublier qu'il n'est pas réellement mon frère… Malgré tous ses défauts, c'était un mec hyper gentil et protecteur.
-C'est l'idée de dormir dans la même chambre qu'Edward qui t'effraie autant ?
-Quoi ? Ha ! ha ! T'as de l'humour Em ! Je dors avec Alice, comme convenue.
-Comment ça, comme convenue ?
-Pourquoi ? Edward dort dans la chambre ultérieurement appelée « chambre d'amis » non ? Tu ne vas tout de même pas m'obliger de dormir sur le canapé, si ?
-Il est hors de question que je perde ne serait-ce une seule soirée avec mon chéri.
Je lui lançais un regard offusqué, tentant de paraître aussi convaincante qu'elle lorsqu'elle s'y mettait.
-Je n'y crois pas… Tu…
-Mais bien sur rien ne t'empêche de dormir dans la chambre de mon frère. Elle me fit un sourire taquin. Tu en as envie. J'en suis sûre.
Que devais-je répondre à cela ? Évidemment que j'en avais envie. Mais aussi je redoutais de me retrouver seule avec lui. Dans le noir, seuls… Kyaaaaah ! Je me dissimulais derrière les règles posées par les hommes.
-Ce ne serait pas convenable.
-Pourtant, tu t'es bien équipée… O ka zou (Au cas où). Ajouta Emmett.
Je me sentie rougir violemment. Rien ne lui échappe. Comment avais-je pu pensé qu'il n'avait pas vu ? Et Edward ? Avait-il vu aussi ? Oh non… Je ne pourrais plus affronter ses yeux ! L'ours partit d'un rire tonitruant qui secoua toute la résidence.
-Tais-toi, tu vas réveiller ceux qui dorment déjà… Je réfléchis un instant. Bon bah, je dors sur le canapé, alors. Dis-je en soupirant.
Après tout, les courbatures, ce n'est pas si terribles quand on y pense, une demi-journée à deux jour pour s'en remettre ce n'est pas grand chose.
-Il en est hors de question. Susurra une voix derrière moi. Le canapé, c'est moi qui y dors.
-Mais non, Ed… Tu n'as pas à…
-Que d'entendre votre discours qui risque de durer une bonne heure, pourquoi, étant donné qu'aucun de vous ne veut que l'autre prenne le canapé, vous prenez le lit. Nous départagea, en parfait diplomate, Alice.
Je répliquais avec ferveur qu'il en était hors de question plus durement que je ne l'aurais souhaité. Il m'a sembla que ce fut cela qui blessa mon amoureux… Il devait se demander la raison pour laquelle je répugnais à… Je répugnais ??? Non, pas du tout ! Etre avec lui est la chose que je souhaite le plus au monde mais… Lui ? En fait, j'avais peur de me retrouver seule avec lui… Pas à cause de sa nature, j'avais l'habitude de la distance que nous mettions entre le monde et nous, ces moments d'intimité que nous partagions lorsque nous allions dans notre prairie, sur notre table dans le réfectoire… Nous n'avions cependant jamais atteint la phase du baiser… Et me retrouver, ainsi, seule avec lui… Dans sa chambre… Être seule avec lui ne me dérangeait pas en ce fait même… Mais le fait de l'être avec lui dans sa chambre me dérangeait. Comme si… C'était comme si on subissait une sorte d'accélération dans le temps et que tout m'échappait… Je ne voulais rien rater, je voulais tout voir et vivre avec lui.
-Etant donné que, effectivement, je n'accepterai pas que tu ais des courbatures par ma faute, j'accepte de partager ta chambre. Dis-je.
-Tu n'as pas à te sentir obligée…
-Qui a dit que c'était le cas ? Demandai-je avec un sourire et un ton que je voulais aguicheurs.
Il fixa mes lèvres un instant puis se détourna. La froideur de ce geste me vexa, pourtant j'eus l'impression que ma tentative avait réussi. Nous prîmes congé d'Alice et Emmett :
-Dormez bien les tourtereaux… Si jamais, vous dormez, je veux dire. On ne pouvait décemment pas s'en tirer sans une remarque de ce genre avec Emmett… C'est plus fort que lui il faut (toujours) qu'il parle. Au fait Bella, garde ton sac à portée de main, on sait jamais.
Je fis comme si je n'avais rien entendu même si mon visage me trahit sûrement.
Idiot.
J'avais laissé Edward guider mes pas… Je ne me rendis compte de l'endroit où je me trouvais que lorsqu'il me dit, de manière tranchante :
-Couche-toi.
-Euh…
Je ne compris pas ce qui le m'étais dans cet état… Il semblait m'en vouloir… Qu'avais-je fais ? Je restais comme une idiote, debout, le fixant, tentant de comprendre ce qui pouvait le mettre d'aussi mauvaise humeur… Il combattit mon regard puis, soupirant, se détendit :
-Dors, tu en as bien besoin.
Il tapa sur le matelas pour m'inviter à y poser mon derrière. Je l'examinais pendant quelques secondes puis obéis. Mais après qu'il m'est couvert de la grosse couette, il se dirigea vers la porte.
-Où vas-tu ? Questionnai-je bêtement, un pincement tiraillait mon cœur.
-Aucune importance contente toi de…
-Il était convenu qu'on dormirait ensemble…
-Bella… Il soupira. Crois-moi, ne te sens…
-Mais, j'ai envie de dormir avec toi. Il me fit un sourire mauvais (bien que cela eut le dont de le rendre bien plus qu'attirant), faussement amusé, avant de se détourner. Euh… Je veux dire… Je ne veux pas que tu partes… Reste. Il ne s'arrêta pas, pour autant. Ne me tournes pas le dos…Je t'en pris…Cette dernière repartie l'immobilisa. Tu restes ?
Il soupira puis éteignit la lumière, nous fûmes immédiatement plongés dans les ténèbres. J'attendis les yeux ouverts fixant le plafond bien que je ne le voyais pas. S'il partait…
-Edward ?
Un poids se fit sentir soudainement. Ne m'y attendant pas, bruit de surprise sortit de ma bouche.
-Désolé. S'excusa Edward, pour ce petit coup de frayeur.
Il alluma la lampe de chevet. La première chose que je vis ce fut ses yeux, tels des soleils et de par la chaleur qui émanait de leurs rayons, me criaient l'amour de leur propriétaire. J'en fus instantanément adoucie. Je décidais de ne pas lui demander la raison de cette rancœur que j'avais ressentie en lui précédemment… Je lui souris :
-Alors tu restes ?
-Comment puis-je laisser une charmante princesse qui me supplie de lui tenir compagnie ?
-Une charmante princesse, hein ? Je ne réussis pas, même si je ne lui donnais aucun visage, à ne pas penser à ma redoutable rivale. Edward dût lire l'inquiétude sur moi :
-Je te rassure, pour moi, il n'existe qu'une unique princesse… Et dans mon cœur, cette princesse c'est toi.
-Arrête de mentir. Dis-je, en soulevant un sourcil. On me l'a déjà servit.
-Mais je ne mens pas. Je te trouve… très belle. D'ailleurs, je n'ai jamais vu quelqu'un qui frôle ta splendeur…
-Endors-toi. Tu divagues. Il se moque de moi ? Une bonne nuit de repos te feras le plus grand bien.
Il me fit un sourire ironique puis se coucha, posa sa tête sur son oreiller, sans me quitter des yeux. Il finit par ouvrir ses bras, je m'y blottis. Je me sentais bien comme ça. L'atmosphère s'était détendue, de ce fait, je ne m'en rendis même pas compte lorsque Morphée m'emporta dans le royaume des songe.
OoOoOoOoO
Pov Alice
-Bella, arrête de t'agiter… Je n'arrive pas à fixer correctement l'épingle ! M'écriai-je.
Ma pauvre amie ne cessait de gigoter, tout son corps était contrôlé par le stresse qui la tiraillait. Ah, ces humains, à s'alarmer pour si peu !
-Mais je ne t'ai jamais dit de me la mettre. Riposta-t-elle, je fronçais les sourcils.
-Mais c'est tellement mieux. Il faut bien que ce soit parfait. Rétorquai-je en ajustant sa robe un peu mieux. Hum… Je me mis face à elle pour admirer le résultat. La robe que je lui avais offert, bleue marine, s'accordait à merveille avec son teint. La robe centrait juste en dessous de la poitrine, elle ressortait bien ses formes, bien que souvent cachées par son horrible coupe-vent, lui donnant l'allure d'un reine. Parfait. Une allure que ses cheveux, si jamais je ne m'en occupait pas, risquait d'engloutir. Maintenant, éduquons ta crinière.
-Je te préviens, elle est indomptable.
-Peut-être avec toi, elle ne saura me résister. J'ai des doigts de fée, tu sais ?
-Je viens de le découvrir.
J'entrepris le peignage.
-Nom d'un chien, tu pourrais au moins les peigner au milieu ! M'exclamai-je au bout d'un moment.
Je ne voulais pas faire mal à Bella, mais je me rendais compte qu'elle allait devoir souffrir… Si ses cheveux avaient un semblant ligature au lycée, c'était (seulement et simplement) parce qu'elle prenait le temps que pour les brosser aux endroits visibles.
Quelle sotte !Elle ne répondit rein. Bien que l'envie de lui faire passer un mauvais quart d'heure (histoire de lui faire passer l'envie de recommencer) fut forte, je pris soin d'être la plus douce possible.
Le résultat me plut. Je lui avais fait un chignon et avais fait en sorte que certaines mèches de cheveux s'échappent. De manière réfléchie, bien sur. Le tout me combla.
-Et enfin le maquillage ! J'ouvris tous mes tiroirs. Alors, lequel tu préfères ?
-Euh… Tu me demandes de choisir ?
-Oui. Quelle couleur veux-tu essayer ?
-Euh… Je soupirais, puis finis par choisir pour elle.
-Celle-ci t'ira à ravir : sa douce couleur valorisera ton teint quasiment blanc, et celle-là ressortira la beauté et la profondeur de tes prunelles. Elle sembla chercher quoi dire, puis se décida.
-Très poétique.
Je soupirai, la pauvre, cette journée allait de lui être éprouvante… Emotionnellement, s'entend. Je me demandais presque si j'avais bien fait de lui forcer la main…
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*Les Sphinx ne parlent qu'en énigme… J'espère que vous comprenez ce que je veux dire par le langage du sphinx d'Egypte ^^
**Si j'ai employé le verbe faire et penser dans la phrase dans cet ordre, c'est qu'il y a une raison… Notez la différence entre "aussitôt fait que pensé" et "aussitôt pensé que fait" ^^
Au fait, concernant les descriptions (de coiffure et de vêtements)… Je me rend compte que je ne sais pas comment m'y prendre, je vais devoir m'améliorer -_-'
Et concernant les maquillage, étant donné que je ne me maquille quasiment jamais… Je n'ai aucune connaissance en cette matière…
Quoi qu'il en soit, je vous remercie, très chers lecteurs, pour votre patience et j'espère poster le chapitre suivant très prochainement :)
Sinon, aurai-je droit à vos reviews ?
PS : jetez un œil, ici, si le prochain chapitre tarde -_-'
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PPS: N'hesitez pas à me questionner, suggérer, critiquer, apprécier... Bref! Dites moi tout! Vous avez de la chance, même les anonymes sont invités ;)
Allé, je vous laisse!
Kisu
Asukarah
