Ohayo ! This is a new chapter!

Alors cette rentrée ? J'espère qu'elle se passe bien Et ces festivités ? Et surtout, les vacances ? (moi, mon lit commence à me manquer sérieusement ^^)

Enfin… Je voulais vous souhaiter joyeux noël (en retard mais bon…) et bonne année !

Me revoilà après quelques décennies d'absence...

Il faut croire que mes bébés deviennent de plus en plus… Hum…

Bref, j'espère que vous apprécierez ^^

******

Chapitre XIII

Pov Bella

Je les dévisageais sans pouvoir me retenir… Je n'arrivais pas à jouer l'aveugle, tant ma détresse était grande. Je venais à peine de me lever pour aller aux toilettes qu'elle avait rétréci la distance qui les séparait car j'avais prit soin, bien entendu, de me mettre entre elle et mon amoureux… Je fis de mon mieux pour rester impassible lorsque je revins… Prendre mon dû. Je ne lui demandai pas de se pousser, ma… Jalousie aurait été trop évidente… Je me posais sur les jambes d'Edward, m'appliquant à mettre un espace convenable entre la cuisse de mon chéri et de la sienne… Je posais un baiser sur la mâchoire d'Edward. Près de la bouche avant de coller mon dos contre son torse et entourer ses bras autour de moi. Tanya me lança un regard mécontent.

Ben tiens !

J'affrontai d'abord son regard puis me détendis lorsqu'il resserra, délicatement, notre étreinte… Si doucement que j'eus l'impression qu'il me prenait pour une poupée de porcelaine. Je me lovais, presque inconsciemment, un peu plus contre lui, un demi-sourire étirant mes lèvres. Je frissonnai un peu lorsque son souffle glacé vint caresser ma gorge… Et encore plus lorsque je sentis le bout de son nez me toucher… Il s'éloigna tout de suite à ma plus grande déception… Je me repris vite et engageai la discussion avec mon amoureux :

-Que penses-tu de la déco ?

-Alice en a trop fait. Répondit-il, exaspéré.

-Comme d'habitude ! Riais-je. Et encore ce n'est que le début, elle va t'obliger, d'ici peu de temps, de la laisser s'occuper de ta garde robe. Un conseil : ne la laisse pas faire.

En disant cela je vis Alice, qui était à l'autre bout de la salle, se tourner vers moi et me lancer un regard irrité comme si, malgré le brouhaha ambiant, elle m'avait entendu. Je me retournais en pouffant, je rajoutai :

-Tu risquerais de le regretter.

-Ne t'inquiète pas, je suis sur mes gardes. Dit-il en se joignant à mon rire.

Nous nous tûmes pour nous contempler… Ou du moins, moi, je le contemplais… J'eus l'impression qu'il faisait de même, mais bon… Ce pouvait tout aussi bien être qu'un fantasme… Mon fantasme... Après tout, qu'avait-il à contempler en ma personne ? Je n'étais ni belle ni attirante… Mon sourire dû se transformer en une grimace lorsque mes yeux tombèrent sur Vénus… Je retins un soupir indigent…

-Tu veux danser ? Me demanda Edward.

Je remarquai alors que la musique s'était faite plus douce... Rien de mieux pour danser en amoureux... Danser... Moi ?

Je ne répondis pas tout de suite... Danser ? Le meilleur moyen de m'humilier moi-même devant ma plus grande rivale... Nous nous levâmes mais j'hésitais à le suivre sur la piste...

Au fur et à mesure qu'on en approchait, mes yeux s'agrandissaient d'une terreur ridicule... Mais tout à fait justifié. Il me tendis la main mais alors que je me décidai de la prendre on me le piqua... Encore elle.

-Ben alors, si t'as pas envie de danser, vas attendre un peu là-bas... On revient.

Je l'aurais fusillé des yeux mais même si j'étais irritée par son comportement, je ne pus m'empêcher de lui être reconnaissante. Au moins, je n'avais pas dit non à Edward... D'ailleurs, celui-ci me scruta un instant... Et vit la joie que j'avais eu… Il serra les mâchoires puis prit Tanya par la taille.

Ça fait mal...

Il ne m'accorda plus un regard...

De mieux en mieux...

J'essayais d'ignorer le pincement dans mon cœur... J'avais le ventre noué.

Oh mon Dieu ! Je suis entrain de le perdre !

Je suivis le conseil de Tanya et attendis patiemment que la musique finisse... Cela arriva... Et enchaîna une autre. Ils ne revinrent pas... Au bout d'une énième musique, j'avais abandonné l'idée et l'espoir qu'ils reviennent... Et, en effet, ils ne revinrent pas. Ils semblaient en pleine discussion... Même s'ils ne parlaient pas beaucoup.

J'eus la merveilleuse idée de les détailler... Ils étaient... Divins... Je devais me l'avouer. Ils allaient vraiment bien ensemble... Je ne parle pas que du physique… Elle semblait vraiment l'aimer.

Mes sourcils devaient sûrement être froncés, j'étais énervée et désespérée... A quoi jouaient-ils ? Ou plutôt…

A quoi joue-t-il ?

Je voulus tout bonnement faire semblant de les ignorer. Il finirait bien (du moins, j'espérais) par se souvenir que j'étais là et que c'était moi sa partenaire…

Mais au moment où je vis la tête de Tanya s'avancer vers celle de mon 'petit-ami', je ne pus m'empêcher de sauter de ma chaise, le visage rouge d'une rage que je n'avais jamais ressentie, mes mains formant deux poings qui n'attendaient que le signal de commande, et fixai la scène… Impuissante. Elle se tourna vers moi au dernier moment... Nos yeux se croisèrent puis les miens papillotèrent vers mon soi-disant soupirant. Il souriait, achevant mon cœur au passage, tendrement en la regardant.

Je serrai les dents puis ils disparurent de mon champs de vision.

Pov Tanya

Pfff…

Décidément, cette fille était trop coincée. Rien de plus facile !

Je vais le reconquérir (*) en moins de deux !

Je les regardais avancer vers la piste de danse.

Elle ne dansera pas.

Soit elle avait peur de danser, soit c'était l'idée de danser avec celui que j'aimais qui la rebutait tant. L'idiote, cela aurait été plus simple de dire qu'elle en avait pas envie ! Enfin, loin de me déranger.

Je crois que je vais faire une bonne action. Je vais la sortir de ce pétrin.

Je me levais et glissai vers eux, j'arrivai à temps pour prendre la mains d'Edward et dis à la créature :

-Ben alors, si t'as pas envie de danser, vas attendre un peu là-bas... On revient.

Elle en fut soulagée. J'étais étonnée que la chasse fut si facile. Peut-être que cette humaine ne tenait pas tant que ça à Edward. Quelle hypocrite ! Et dire qu'elle était sur le point de me le soutirer ! J'étais sûre que la seule chose qu'elle aimait chez lui était son physique. Finalement, elle n'était pas différentes de ces autres humaines, si ce n'est ce don de protection qu'elle semblait détenir… Toutes pareilles ! Toujours aussi matérielles !

A mon plus grand bonheur Edward me prit par la taille. J'en fus toute chamboulée. Nous finîmes par être face-à-face.

Il reviendra à la raison. Il finira un jour ou l'autre par se rendre compte que je suis celle qu'il lui faut.

-Arrête avec ça. Murmura-t-il.

-Quoi ?

-Il y a certaines choses auxquelles tu devrais ne plus penser.

Et puis quoi encore ? Peu importe le temps que cela prendra. Je t'attendrai. J'ai toute l'éternité pour ça. Pensai-je en plongeant dans ses pupilles.

Il eut un air peiné, mais ne rajouta rien. Au moment où la musique changeait je fis en sorte qu'on ne quitta pas la piste. Bien que je fus dans ses bras, je voyais bien que son esprit était ailleurs… Je savais vers qui il était tourné.

Qu'est-ce que tu lui trouves ? Demandai-je.

Il ne répondit pas tout de suite.

-L'amour a ses raisons que la raison ignore. Dit-il simplement.

Me voilà bien avancée. Pensai-je, sarcastique.

Il réprima un sourire.

Elle est morte de jalousie, lui fis-je remarquer.

Je sentais ses auras meurtrières m'assaillir de toutes parts… Je fus heureuse que les regard meurtriers ne brûlaient pas… Il sourit à ma réflexion. Apparemment, il aimait.

-Elle n'est peut-être pas si indifférente au fait que je danse avec toi. Murmura-t-il.

A quel point êtes-vous proches ? Il sembla ne pas comprendre ma question. Vous êtes vous déjà embrassé ? Il s'assombrit aussitôt, j'en profitai. Ce serait trop dur, n'est-ce pas ? Tu ne supporterai pas avoir le liquide que tu désire tant si exposé à toi. Tu risquerais de craquer… Mes yeux portèrent presque inconsciemment vers ses lèvres avant de replonger dans ses prunelles. Une fois de plus, il semble qu'il est plus sain et moins dangereux pour nous trois, et surtout pour elle, que tu m'ouvres ton cœur… Laisse-moi te conquérir. Je ferai de toi le plus heureux des hommes…

J'approchai mon visage du sien. Le crissement d'une chaise m'arrêta, je me retournai et rencontrai un visage déformé par la colère et une douleur profonde… Je me rendis compte que c'était Bella. Nos yeux restèrent un moment soudés. Juste un petit laps de temps… Juste ce qu'il fallait pour que je sois assaillie par le remord… Sentiment que j'éjectai de suite. C'était elle ou moi. Il n'y avait pas de place pour deux. Elle fixa Edward. Plus longtemps. Son visage prit un coloris inquiétant… Etait-ce coutumier que les humains changeassent de teint aussi vite ?

-C'est une proposition tentante… Mais je doutes pouvoir être heureux avec une autre personne qu'elle.

Je l'examinai. Je n'eus pas la force de le contredire… Je ravalais ma peine et le serrai contre moi. Si je devais souffrir, je ne voulais pas être seule. Je le retenais pour l'empêcher de larejoindre. Edward est un gentleman. Il n'abandonnerait pas une femme qui pleure dans ses bras. Si ?

Pov Alice

M'en mêler… ne pas m'en mêler… M'en mêler… ne pas m'en mêler… M'en mêler… ne pas m'en mêler…

J'observai du coin de l'œil l'évolution des évènements, ne sachant pas trop quoi faire… C'est que Edward pouvait se révéler être le dernier des crétins… Ne se rendait-il pas compte que son comportement blessait ma sœur !

A quoi il joue ?

Jasper caressa mon bras.

-Il s'amuse à la rendre jalouse. Chuchota-t-il dans mon oreille.

-Tu lis dans mes pensées, maintenant ?

-Non, tes sentiments n'ont, simplement, aucun secret pour moi. Dit-il, las. Il exagère… Ajouta-t-il en se tourna vers Bella (mais bien sur, il parlait d'Edward).

Celle-ci était accoudée à une table, fixant un point inexistant sur le plafond, le regard vide. Je l'aurais trouvé drôle à garder la bouche ouverte de cette façon mais son visage, si animé d'habitude ayant perdu tout expression, trahissait son profond désespoir ôtant tout humour à cette vision…

En tout cas, il y avait au moins une qui s'amusait de cette situation.

-C'est ce qu'on appelle "être de marbre". Ainsi donc elle aussi pouvait l'être ! Se moqua Rosalie alors que je la fusillai du regard, elle rejoignit son amoureux en ricanant.. Je n'aurai même pas à me fatiguer pour l'obliger de rentrer, Edward se charge de tout !

Et en plus, elle en était fière, cette sauterelle ! (**)

Je n'avais pas trop envie de m'étendre sur le sujet Rose, de ce fait, je revins sur mon souci premier.

-Il découvre les joies que procure la jalousie de…

Il se reprit en voyant le regard que je lui avais lancé.

-Enfin... Je veux dire, la joie qu'on a de se sentir aimé…

-Il est détraqué. Dis-je d'une voix sourde.

-Non. Juste amoureux. Murmura-t-il en se pinçant l'arrête du nez.

A ce moment là, Bella se leva et se dirigea vers la porte de sortie.

Je me pressai dans sa direction.

-Où vas-tu ? Lui demandai-je, je connaissais déjà la réponse mais je voulais simplement lui rappeler que j'étais là, si jamais elle voulait de ma compagnie.

-Je… Au parc…

C'est comme cela qu'on appelait notre petit jardin… Une partie de nos terres, à part la maison, qui indiquait la présence de personnes vivants dans les lieux.

Je voulus la retenir mais elle enchaîna, plus maître d'elle-même.

-J'ai besoin d'être seule… Sa voix cassa au mauvais moments. Je reviens tout à l'heure. Reprit-elle après avoir respiré un bon coup.

Je serai les dents en la regardant sortir. Je filai chercher son (horrible) coupe-vent et la rejoignis en le lui tendant.

Elle le prit et s'en alla sans un regard. Je me retournai vers le coupable et m'avançai vers lui dans le seul but de lui rendre la raison.

Je fus tôt arrivée à sa hauteur.

-Edward. J'ai à te parler. Dis-je d'un ton sans relique.

Il me lança un regard d'excuse, Tanya le retint. Je l'appréciais d'habitude mais je ne pouvais la regarder blesser ma meilleure amie sans lui en vouloir.

-Tu l'auras voulu. Et bien figure-toi, Edward, que pendant que Monsieur joue au paon, sa dulcinée risque de rentrer chez elle sans même qu'il s'en rende compte.

-Bella ?

-Non, Franck Einsten. Idiot. Tu te rends compte qu'elle vient de partir sans que tu t'en rendes compte ?

-Elle est rentrée chez elle ?

Ah, il commence à revenir sur Terre ! Tu étais tellement obnubilé par tes propres sentiments que tu n'as même pas essayé de comprendre ce que, elle, elle pouvait ressentir à te regarder passer tout ce temps avec Tanya. Te rends-tu compte qu'elle craignait, plus que tout, ce que tu as eu l'air de vouloir lui faire comprendre depuis tout à l'heure ?

-Elle est vraiment rentrée ? Il semblait affolé par cette perspective.

Le crétin, cela aurait même été mieux si c'était cela, il aurait eu une bonne leçon.

-Non, elle s'est retirée pour prendre l'air. Tu me déçois, Edward. Tu me déçois vraiment. Je le fusillais du regard.

-Où est-elle allée ?

Dans le parc.

Tanya soupira avant de le libérer. Elle le regarda disparaître dans la foule et se dirigea vers la salle de bain, suivie de Carmen et Irina.

J'en fus triste. Je n'avais pas à lui en vouloir… Elle aussi, elle aimait mon frère. Elle aussi, elle aimerait qu'il l'aime… Malheureusement… Il fallait qu'il choisisse. Bien que ce n'était pas à moi de choisir, je préférai mille fois qu'Edward choisisse Bella et non Tanya… C'était avec Bella qu'il devait être. Bella et personne d'autre.

Pov Edward

J'arrivai à destination. Un unique lampadaire éclairait les lieux donnant un air presque irréel à toutes les ombres, les rendant presque palpables sans pour autant être effrayants… Enfin… Cela dépend de la définition qu'on avait de « effrayant ». Moi, je me sentais parfaitement à l'aise, ici. Je finis par me tourner vers elle.

Elle était assise sur l'une des balançoires, les yeux fermés. Son visage, légèrement incliné, reposait sur l'une des chaînes. Elle semblait apprécier les gouttes de pluie qui se jetaient sur sa frimousse… je restai l'observer, je ne sais combien de temps, jusqu'à ce qu'elle frisonne à cause du vent… Malgré son coupe-vent, elle avait froid… J'enlevai mon manteau et le posai sur ses épaules. Elle ouvrit les yeux dans un sursaut de frayeur mais dès qu'elle se rendit compte que c'était moi, elle les referma sans un mot en fronçant les sourcils.

Ok…

Je restai debout en face d'elle en la fixant. Elle semblait décidée à ne pas m'adresser la parole… Je soupirai et m'agenouillai.

-Bella ? Elle fit comme si elle ne m'avait pas entendu. Je suis désolé.

Comme elle persistait à garder cet air absent, je posais ma main sur son genou. Elle trembla légèrement, se leva pour aller s'asseoir sur le banc à quelque pas de moi…

Son visage était le masque de sa douleur… Bien qu'elle essaya de le cacher, je le voyais parfaitement…

J'aurais préféré qu'elle éclate… Qu'elle me crie qu'elle m'en veut de l'avoir laisser pendant la soirée seule alors qu'elle était là pour moi… Qu'elle me hurle qu'elle m'en voulait d'avoir dansé aussi longtemps avec Tanya alors que c'était elle ma petite amie… Car, comme ça, j'aurais pu me justifier…

Je la rejoignis… Et me plantai devant elle, une fois de plus.

-C'est toi que j'aime, Bella. Lui dis-je.

Elle refusa de me regarder, se bornant à garder les yeux clos. Je m'assis près d'elle. Attendant qu'elle accepte enfin de m'adresser la parole.

Au bout d'un moment elle ouvrit les yeux et fixa le ciel, accablée… La première expression qu'elle affichait sans tentée de cacher ses sentiments depuis que je l'avais trouvé.

Elle me lança un regard surpris lorsqu'elle remarqua ma présence… Croyait-elle que j'étais parti ? Elle soupira avant de poser sa tête contre mon épaule comme pour se prouver que j'étais bien là. Elle finit par parler.

-J'aime la pluie. Je ne dis pas mot qu'elle enchaîna. C'est probablement pour cela que j'aime autant Forks… Cette petite ville au beau milieu de nul part… Loin de l'acharnement médiatique… Loin des grandes villes… Loin de… Tout… Ici, je me sens en sécurité… Comme si rien ne pouvait m'atteindre… Elle parlait, elle parlait… Je compris que c'était sa manière à elle pour se donner un minimum de consistance. Avant, pour moi l'amour ne relevait que des contes de fées et de la science-fiction… Je ne savais pas ce que c'était… Les film ne le montrait pas assez bien…

Elle se tut et plongea dans ses pensées. Des pensées douloureuses… Je craquais :

-A quoi penses-tu ? Lui demandai-je.

-J'aurais aimer… Si seulement j'étais comme toi… Elle me lança un regard brisé. Tu devrais y aller… Dit-elle, changeant de sujet. C'est impolie de faire attendre une belle demoiselle…

Sa réplique n'abritait aucun sarcasme… Elle était juste emplie d'une profonde mélancolie… Comme si elle venait de donner une cruelle pénitence… Elle parla comme d'une fatalité…

Je l'étreignis :

-Et si je te disais que je suis déjà avec la belle demoiselle.

-Je te dirai de t'acheter des lunettes, car ta vue à de très gros problèmes, et que la belle demoiselle se trouve dans la grande maison qui se trouve à dix pas d'ici.

Elle voulut se dégager… Du moins, c'est ce que j'en conclus lorsque je remarquai les légères pressions qu'elle exerçait sur mon torse.

-Tu es têtue, hein ?

-Non… J'accepte simplement de voir la réalité en face.

-Quelle réalité ?

-Edward. Dit-elle en soupirant.

Je l'éloignai de moi pour pouvoir voir son visage, elle refusa de croiser mon regard, je l'y contraignis. Deuxième soupir.

-Je ne t'en voudrai même pas. Confessa-t-elle.

Elle se leva et se dirigea vers l'unique table qui se trouvait ici, et y posait ses mains.

-C'est peut-être ça le plus terrible. Elle se tourna vers moi. Je n'aurais même pas la force de t'en vouloir. Pourtant Dieu seul sait à quel point je t'aime. Je voudrai, non je préférerai même mourir plutôt que te perdre…

Elle me regarda avec un air de défi. Ses yeux, désormais, avaient l'allure d'une fontaine. Mais ses prunelles n'en étaient que plus vivantes… Brûlants d'un éclat nouveau. Je fronçai les sourcils. Je l'aurai bien arrêté mais…

Où veut-elle en venir ? J'attendis.

-Alors… Elle vint vers moi, je me levai. Tues-moi. Je sais que tu le peux.

Je la fixai un moment. Choqué… Que voulait-elle dire par là ? Mes doutes se révélait-ils fondés ? Savait-elle ?

-De quoi tu parles ?

Ma question eut l'effet de douche froide pour elle. Elle tressaillit avant de baisser la tête. Elle se reprit :

-Sans importance… Marmonna-t-elle.

Si elle croyait que cela allait me suffire. Je pris son visage entre les mains et usai de tout le pouvoir de persuasion dont j'étais capable pour la faire parler.

-Que voulais-tu dire ?

Elle cessa soudainement de respirer, les yeux voilés… Je la secouai légèrement pour la ramener sur terre.

-Je t'en pris, Bella, répond…

-Quoi ?

-Que voulais-tu dire ?

-Oh…

Elle me fit un sourire triste avant de regarder le sol. Elle prit tout son temps pour répondre. Elle finit par se décider.

-Eh, bien… Atchoum !

-A tes souhaits. Dis-je en la recouvrant, à nouveau.

-Merci… Elle se tut.

-Bella…

-Elle soupira et continua. Eh, bien… Forks est une très petite ville… Très, très petite ville. Elle ne peut pas garder un secret bien longtemps… En fait, les secrets n'ont pas de place ici… Aucun secret… Ni les plus inattendus… Ni même les plus… Fous.

Calmes-toi Edward… Cela ne veut pas forcement dire quelque chose… Restes zen.

-Et ?

Elle commençait à se tortiller sur ses pieds… Elle se mordillait légèrement les lèvres…

-Rentrons… J'ai froid. Dit-elle.

Elle n'attendit pas ma réponse, elle prit la direction de la maison. Je l'aurai retenu mais, bien que sa réplique fut une sorte d'esquive, elle n'en restait pas plus erronée. Elle était frigorifié. Je n'avais pas remarqué que le temps avait à ce point avancé…

Cependant, dès que nous arrivâmes, je lui pris la main et l'entraîna dans le garage.

Avec la maison, gorgée de vampires, je préférai, si effectivement Bella était au courant de notre cas, que cela ne se sache pas… Du moins, je ne voulais pas que les Delani le sachent…

Elle entra dans ma voiture sans riposter… Elle avait compris que cette fois-ci… Les secrets. C'était fini.

Je démarrai, mis le chauffage à fond et nous emmenai loin des oreilles indiscrètes. Je m'arrêtai sur le bord de la route lorsque nous fûmes assez loin et attendis qu'elle continua… Ce qu'elle fit après un soupir. Contrairement à ce que j'avais cru, elle attaqua.

-Je croyais que dans un couple, tout devait être claire comme l'eau de roche ?

-Pardon ?

-Maman me dit toujours que l'essentiel pour la survie d'un couple c'est de ne pas se faire de secret… Enfin… Ne pas se faire de secret implique la confiance en son compagnon ou sa campagne… Elle s'arrêta et me fixa, comme si elle venait de comprendre une équation de mathématique. Ainsi donc tu n'avais aucune confiance en moi… A moins que tu ne m'aimais pas…

-Tu délires Bella.

-Ah, oui ? Alors, explique-moi ton comportement.

-Que veux-tu dire ?

-Tu sais, moi, j'ai confiance en toi. Elle soupira. Je veux être proche de toi, mais tu dois me montrer comment… Enfin, si tu m'aime comme tu le prétends.

-Je ne répondis pas tout de suite sous le coup de l'énervement. Mais bien sur que je t'aime ! Je t'aime tellement que je ne pourrais plus jamais me passer de toi. Je soupirai. Que puis-je faire pour que tu le comprennes ? Pour que tu me croies ? Demandai-je, las.

-Alors, dis-moi… Quand est-ce que tu avais l'intention de me dire que tu es un vampire ? Lâcha-t-elle.

Aussitôt que cette question atteignit mes oreilles, je me figeai… Je crus, au premier abord, avoir mal entendu.

Elle ne me regardait pas. J'entendis ses dents grincer tandis qu'elle fusillait la vitre du regard et que ses doigts effectuaient un sacato sinistrement calme sur le tissu qui la recouvrait.

-Excuse-moi. Tu peux bien répéter, s'il te plait ?

Elle me lança un regard impitoyable. Mais dès qu'elle rencontra mes pupilles, elle s'adoucit.

-Je t'aime… Je croyais que tu l'avais compris…

Je fermai les yeux, effrayé par ce que je lisais dans les siens. Comment avait-elle découvert ? Comment avait-elle su ?

Jacob.

Je rouvrais les yeux en tournant la tête de gauche à droite.

-Il n'a pas pu faire ça… Non… Il n'a pas osé. Je la regardai. Elle avait comprit soutint mon regard avant d'esquisser un sourire triste.

-Je l'aurais découvert de toute façon…

-Non, tu n'aurais jamais rien su ! Criai-je en me mettant debout.

C'est le bruit de ferraille qui me rappela l'endroit où j'étais (***)… Bella me fixait résignée. Comme si elle s'attendait à…

-Je comprends que tu ne puisses me laisser en vie avec une information pareille… Quoiqu'il en soit, je veux que tu saches que je suis heureuse de mourir de ta main… Et aussi, je suis heureuse de t'avoir connu. Je ne regrette rien.

Elle croisa les mains attendant la sentence. Elle tremblait un peu, moi j'étais figé comme le roc auquel je ressemblais et auquel j'étais souvent comparé. Je ne ressentais en elle qu'une légère anxiété… A moins que ce fut la peur de mourir qui la rendait si… étourdie… Elle rouvrit la bouche :

-Est-ce que ça va faire mal ?

J'aurais souri si la situation n'était pas aussi… Enfin, je m'adoucis en entendant raisonner sa petite voix. Elle avait peur… C'était un fait, mais pas au point de vouloir me fuir, apparemment. Je me rassis, luttant contre aller débusquer la canaille qui s'était donné la dure besogne d'informer ma bien-aimée et posais ma main sur son épaule. Je me rendis compte que je n'aurais pas dû… Et si mon contact l'effrayait ? Elle frémit mais je ne crus pas que ce fut à cause de l'horreur qu'elle avait de savoir ce que j'étais… De l'horreur qu'elle aurait dû avoir… Elles pivota vers moi et me regarda droit dans les yeux.

-Embrasse-moi. Je soulevais les sourcils mais lorsque j'allais parler elle me coupa la parole. Quitte à mourir, je veux au moins partir sans frustration, aucune. Elle avança son visage vers le mien. Même si je ne suis pas celle que tu préfères… Fais moi croire que c'est le cas… Fais-moi croire, jusqu'à mon dernier souffle, que c'était moi que tu aimais le plus. Que j'étais la femme de ta vie… Que j'étais la seule.

Bon. Elle délirait… La sensation d'une mort trop proche, sans doute.

Je décidais de l'arrêter. Un : parce qu'elle avait faux sur toute la ligne, comment pourrais-je faire semblant de l'aimer alors que je l'aimais réellement ? Et aussi, je n'avais jamais songé l'occire.. Enfin, pas maintenant que j'étais épris d'elle. Deux : parce qu'elle était trop proche de moi. Son sang… Les battements de son cœur que j'entendais trop bien… Son odeur, ensorcelante, me brûlait les entrailles… L'envie de la goûter devenait de plus en plus infernal… Mortellement intolérable… Délicieusement insoutenable.

J'avais peur de ne pas pouvoir me retenir.

A peine cette pensée effleura mon esprit que je me rendis compte que je tenais Bella, que nous étions positionnés tel qu'elle n'avait aucune possibilité de s'échapper, et que je l'embrassais… Je me relevais, horrifié. Qu'avais-je fait ?

Quelle ne fut mon soulagement lorsque je la vis, après ce qui me parut être une éternité, remuer et ouvrir les yeux. Je rencontrai son regard perdu. Elle se reprit vite et me sourit… Attendant le châtiment… Je tendis ma main vers son visage lorsque je me remis de mon geste précédent, heureux de la voir en vie.

-Ne dis pas n'importe quoi… Même maintenant que je sais que cet imbécile t'a tout dévoilé, je n'ai aucunement l'intention de te tuer, j'ai même la ferme intention de te protéger. Dis-je en me souvenant du problème primaire. Les Volturi…

-Me protéger ?

-Oui. Répondis-je la gorge sèche.

-De quoi ?

Je ne répondis pas tout de suite… Que devais-je lui dire ? Ou ne pas lui dire ? Je soupirai et répliquai :

-Tu n'étais pas sensée savoir… En réalité, aucun humain n'est sensé savoir… On s'en charge personnellement… Enfin, ils… s'en chargent personnellement… Corrigeai-je en me souvenant que je ne faisait plus parti des Volturi.

-Qui ça : ils ?

-Tu poses trop de questions. Marmonnai-je.

Pourquoi ne pouvait-elle pas simplement se tenir à ce que je voulais bien lui dire ?

-J'ai envie de savoir ! Euh… Je veux dire, maintenant que je sais que tu veux bien me mettre dans la confidence…

-Je ne crois pas que te le dire soit une bonne chose…

-C'est la famille que tu as quitté, pas vrai ?

Je lui lançai un coup d'œil. Comment faisait-elle pour tomber si juste ? Etait-elle, en plus de son bouclier, dotée d'intuition ? Elle soupira comprenant que je n'allais pas répondre… En réalité, je n'étais pas mentalement préparé pour les révélations… Je lui posais donc la première question qui me passait à l'esprit.

-Depuis quand es-tu au courant ?

Elle se tortilla un peu dans sa chaise en se creusant les méninges. Se pouvait-il que la dates soit éloignées au point qu'elle ne s'en souvienne pas ?

-Euh… Le mois dernier…

-Le mois dernier…Ah. Dis-je, simplement.

Je venais de connaître la solution d'une des énigmes qui m'avaient le plus fait baver… Ainsi donc, c'était pour cela qu'elle avait disparu pendant ces dix jours… Parce qu'elle avait eu peur…

Quoi de plus normal ?

-Euh ! Ha ! Tu sais… Je… Je… Je ne savais pas comment réagir… Je… Balbutia-t-elle en comprenant, apparemment, avec exactitude le fil de mes réflexions.

-Tu as peur. Affirmai-je…

-Plus maintenant…

Je la regardai. Elle semblait sincère. Elle croyait vraiment son dire… Elle n'avait pas peur… Elle n'avait plus peur… Mais… Etait-ce normal ?

-Tu devrais… Tout être normalement constitué le serait…

-Je ne suis pas normale, dans ce cas… Marmonna-t-elle, en s'assombrissant.

-En plus, c'est sans doute vrai ! Dis-je en riant de sa mine boudeuse. Tu n'as vraiment pas peur ? Demandai-je, sérieusement intéressé. De moi ?

-Non.

On se regardait intensément pendant quelques petits siècles jusqu'à ce qu'elle s'exclame, un air outré sur la frimousse :

-Et le pire dans toute cette histoire c'est que Alice, ma soit disant meilleure amie, ne m'a jamais rien dit ! Alors qu'on était sensée n'avoir aucun secret l'une pour l'autre !

-Excuse-moi de te le rappeler, mais toi aussi, tu avais un secret pour elle…

-Ah, oui ? Lequel ? Me demanda-t-elle, en lançant des éclaires au pare-brise.

-Tu ne lui as pas révélé connaître son secret.

-Tu n'es pas excusé. Dit-elle en pouffant.

Cela me paraissait presque normal de parler de ma nature avec elle… Elle ne me lançait pas de regard curieux ni même, pire mais logique, épouvanté. C'était comme si elle avait accepté ma nature bien qu'elle fut de la race dont nous, les vampires, étions sensée nous nourrir. En fait, savait-elle ce que les vampires mangeaient ? Peut-être qu'elle se refroidirait en le sachant… Il me semblait presque saugrenu qu'il exista des humains, aux USA en tout cas, et au vingt et unième siècle qui ne sachent pas ce que sont les vampires… Et surtout, ce dont ils se nourrissent… Mais…

-Ne t'es-tu pas demandée… Je m'arrêtai, n'osant pas détruire la quiétude qui s'était installé dans l'habitacle.

-Oui ? Demanda-t-elle calmement.

-Sais-tu de quoi se nourrissent les vampires ?

-Euh… De… D'après les bouquins que j'ai lu et aussi ce qui se dit, commença-t-elle placide, euh… De sang.

Elle me posait surtout un question, je n'eus aucune difficulté à lire la frayeur fugace qui passa dans son regard… Cependant, au lieu de m'adoucir, cela me gonfla sérieusement, alors je crachai :

-Tu n'en es pas sûre, n'est-ce pas ? Mais tu as bien voulu risqué ta vie et tu as passé tout ce temps avec moi. Et même maintenant, au lieu de rester là à me parler tu devrais plutôt penser au meilleur moyen de t'enfuir… Bien que je n'aurais aucune difficulté à te rattraper… Tu tiens si peu à la vie, Bella ?

-Je tiens à toi plus que ma propre vie. Corrigea-t-elle.

-Ton inconscience te perdra.

-Appelle-le comme tu veux. Il n'en reste pas moins que je te dis la stricte vérité. Dit-elle en me couvant du regard.

Devais-je répondre ? Elle ne m'en laissa pas le temps, elle me demanda :

-C'est vrai que… Vous… Que les vampires boivent du sang… Humain ?

Je la regardai du coin de l'œil. Et croyez-moi… Je pris tout mon temps pour lui répondre… Elle fut peinée lorsque je lui racontai que la dernière fois que j'ôtais la vie à un homme fut si proche.

-Tu regrettes, n'est-ce pas ? Me demanda-t-elle.

Les mots restèrent coincés dans ma gorge. Elle venait de toucher un point sensible. Elle m'étreignit. Je lui avouai alors, en parfait idiot, que j'avais failli la tuer, elle aussi. Elle ne s'en inquiéta même pas. Je continuai, mué par la force que je puisais dans son courage aliéné, parce qu'il était impossible que ce courage fut naturel :

-Ce jour là… Ton odeur me frappa de plein fouet. J'eus à peine la force de ne pas te traîner de fort dans le coin de rue le plus proche, loin des regard curieux pour… Je… Je…

-Chut… Elle se recula et prit mon visage dans ses mains, elle me dit : Mais je suis là. En face de toi. Il serait temps de laisser le passé derrière…

-Tu ne sais pas ce que tu dis, Bella. J'ai tué… Plus que…

Elle posa sa mains sur ma bouche.

-Ne crois-tu pas te punir assez bien comme ça ?

-Comment ?

-Te tourmenter de la sorte est peut-être une sorte de punition…

-Tu ne comprends pas.

-Alors, explique-moi. Chuchota-t-elle en penchant la tête sur le coté.

-Je ne devrais pas t'avoir avec moi… Je ne devrais pas être si heureux… Pas après avoir commis autant de meurtre… Parce que c'est bien ce que j'ai fais… Dieu ne se mettrait jamais du côté des assassins…

-Dieu est compatissant… Il pardon…

-Il ne saurait pardonner à un monstre la perte d'autant de vie… Je serrai la mâchoire et fermai les yeux. Je cessai de respirer lorsque je la sentis poser un baiser sur ma joue. Je n'avais pas pensé à ce que j'avais ressenti lorsque j'avais posé mes lèvres sur les siennes… Mais maintenant toutes les sensations revinrent avec… Promptitude…

Au moment ou elle décollait ses lèvres de ma pommette, je ne pouvais la laisser partir… Au lieu de vouloir la vider de son sang, je m'en rendais compte, avec une certaine appréhension, que je voulais savourer ces lèvres si attirantes… Si tentantes. Je voulais, délicatement, faire glisser mes mains dans son dos, me rappelant de la façon dont je m'y étais pris autrefois avec Heidi, une des cartes des Volturi dont j'avais cru être épris autrefois… Je voulais la serrer contre moi… La sentir contre mon corps d'albâtre pour me prouver qu'elle ne disparaîtrait pas dans une fumé de vapeur…

Dieu, combien j'aimais cette humaine… Si fragile et insensée…

Je me retins. Je le devais. Si j'avais réussis, quelques minutes plus tôt (grâce à un miracle prodigieux) à ne pas lui briser le crâne (ou pire… la mordre), rien ne me garantissait que j'étais capable de retenter l'expérience sans y laisser des morts… Parce que en effet, en la tuant, je savais que je mourai avec elle car désormais, c'était elle qui détenait ma seule raison d'exister… De vivre…

-On devrait rentrer… Murmurai-je.

-Oui. Souffla-t-elle.

Nous primes alors la direction de la maison… J'allai demander à Rose si elle pourrait me changer la toiture de ma voiture… Elle ne saurait dire non. Elle adorait bricoler… Alors pour une fois qu'on le lui demande…

Lorsque nous fûmes presque arriver je brisai le silence qui s'était installer.

-Tu ne voulais pas danser avec moi, tout à l'heure ? Demandai-je faisant semblant d'être à peine intéressé par ce qu'elle allait répondre.

Je sentis la chaleur de son corps augmenter, ma question la gênait… Je me retournait vers elle alors qu'elle semblait essayée de lire sur mon visage. Je me concentrai sur la route, attendant :

-Je pensais que tu devinerai en te creusant un peu plus la tête… Chuchota-t-elle. Mais, apparemment, il arrive que tu sois aussi bête que tes pieds…

Je soulevais les sourcils.

-Tiens donc… C'était une réponse ? demandai-je, impassible.

-Peut-être est-ce le fait de vivre avec Alice qui te fait lui ressembler… Comment es-tu arrivé à penser que je ne voulais pas danser avec toi ?

-Ton air soulagé lorsque Tanya t'a gentiment proposé de danser avec moi à ta place.

Elle soupira.

-Que dois-je dire, moi, de toi qui est resté danser avec elle en me laissant sur le banc de touche… Elle ne m'en voulait, si je tenais compte de son expression, miroir de ses sentiments, même pas. Ce n'est pas que je ne voulais pas danser avec toi mais… Le fait est que je n'avais aucune envie de me ridiculiser devant ma riv… Devant elle… Je ne te l'ai jamais dit… Je croyais que tu l'aurais deviner… Je ne sais pas danser…

Deuxième énigme résolu. La nuit promet d'être douce, ce soir… Pensais-je en esquissant un léger sourire.

-Ne t'inquiète donc pas. Tout est dans le cavalier ! Lui dis-je.

Je garai la voiture. Je sortis de la voiture et vint lui ouvrir. En lui prenant la main, je lui demandais.

-Alors, m'accorderais-tu cette danse.

Elle me lança un regard effrayé. Il fallait croire que l'idée même de danser l'effrayait plus que le fait de rester en présence d'un vampire. Elle se reprit et dit :

-Ce sont tes pieds qui risquent d'en pâtirent…

-Ils s'en remettront.

Elle soupira avant d'accepter.

-Mais d'abord… Une question… Je me tendis. C'est surtout un souhait… Je hochais la tête. Puis-je rester à tes côtés ?

Je ne voulais pas vraiment qu'on évoque le sujet alors que la maison était grouillé d'ouie fine… Et même… La question qu'elle me posait n'était même pas une question que, à mon avis, qui avait lieu d'être, la réponse m'était tellement évidente…

-Aussi longtemps que tu le voudras.

Elle sourit en se levant.

Pov Jacob

Cela faisait près d'un mois que je n'avais vu Bella… Depuis que je lui ai révélé la vrai nature de cette chose qu'elle autant aimé. Je me devais, en tant que meilleur ami, de la mettre en garde… De la préserver du danger que ces sangsues représentaient.

Ne te mens pas à toi-même. Ce n'est pas la seule raison, n'est-ce pas ?

Je soupirai. Je savais que les Cullen ne lui feraient jamais de mal, du moins intentionnellement, j'avais eu tout le temps de le comprendre en deux ans… Mais, je ne pouvais pas me fier à tous ce qu'ils veulent bien montrer… Ces créatures peuvent être extrêmement sournoises, en plus d'être dangereux… Surtout pas cet impertinent qui se croit tout permis. En premier, se lier à Bella tel qu'il le fait.

Je levais les yeux vers les nuages.

Elle ne décroche même pas quand je l'appelle…

Peut-être étais-je allé trop loin… Quoiqu'il en soit, je ne regrettais pas mon geste.

-_-_-_-

*Comment ça, "re" ?

**Oui, c'est Alice qui traite Rosalie de sauterelle.

***Pauvre Volvo…

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Bon… Je vous remercie d'avoir lu ce chapitre… Il a été difficile à écrire. Non pas par manque d'idée mais par excès d'imagination (oui, c'est possible ! XD). J'avais trop d'idée, j'ai dû choisir…

Que pensez-vous de ce changements de style? Je veux dire le fait que je mette les phrases parlées en gras... ça me fait un peu bizarre... Si vous préférez, je peux continuer à écrire normalement ^^ (vous n'avez qu'à me donner votre opinion dans un petit commentaire ^^)

Biz

Asukarah