Bonjour tout le monde !
Voilà, j'ai fini le chapitre 15 (étant donné que j'étais plus inspirée cette fois-ci xp)
Merci à tous ceux qui ont commenter le chapitre précédent et ce qui me lisent ou ce qui me suivent etc… etc… Et patati et patata. (je parle trop -_-)
Petite explication pour ce chapitre, pour ceux qui risquent de se sentir perdu :
Bella à bien eu son accident. Tous les pov Bella de ce chapitre seront le contenu des rêves qu'elle fait durant son coma. Sauf le dernier qui sera légèrement différent… Vous verrez pourquoi (j'en ai trop dit !)
Il paraît qu'on ne rêve pas quand on est dans le coma, eh bien considérons qu'il existe des exceptions x)
D'un Pov Bella à un autre c'est un rêve différent.
Mais le dernier Pov Bella est un peu spécial
C'est d'ailleurs pour ça que j'ai mis pour ce chapitre l'extrait d'un poème de Paul Verlaine (Rêve familier) qu j'adore (cela va de soit ^^).
Trêve de bavardage, ai-je oublier de dire que je suis parfois trop bavarde ?
En tout cas, bonne lecture ^^
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Chapitre 15
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Paul VERLAINE, Poèmes saturniens (1866)
Pov Renée
La collision se fit sentir. Entre Bella et moi. Je fus projetée en arrière. Au moment ou mon corps touchait le sol, je la vis, après que la voiture l'ait frôlée - à ce qui m'avait semblé - s'envoler dans les airs. Tournoyer et, dans un bruit sinistre et sourd, revenir au sol.
Toutes nos courses étaient à terre.
J'avais la nausée. Mes oreilles bourdonnaient… J'étais déconnectée. Anesthésiée. J'espérai simplement que tout cela ne fut qu'un mauvais rêve.
-BEEEELLLLLLLAAAAAAA !!! Criai-je, désespérée.
-oOoOo-
Pov Bella
BEEEELLLLLLLAAAAAAA !!!
Je me réveillai en sursaut. Le cri résonnait encore et encore dans ma tête. Un appel ? Non… On aurait plutôt dit une plainte… C'était la voix de maman… La seule dont je me souvienne en me réveillant de ce rêve embrouillé… Je regardais ma chambre. Il faisait déjà jour. Les fins rayons qui passaient par la fenêtre laissaient entendre une journée pleine de promesse.
Je fus tout à coup prise de stresse. Aujourd'hui j'avais rendez-vous avec Edward. (Mon premier rendez-vous avec) Edward Cullen ! Enfin… En soit ce n'était rien de très impressionnant… Ou fantastique… Ou merveilleux… Edward était le geek du lycée… Le binocle… Le moins apprécié de tous les garçons du lycée. Le genre de mec aux grosses lunettes qui reste quatre vingt dix-neuf pour cent de son temps libre à la bibliothèque. Enfin… Je ne savais pas ce que la majorité des élèves lui trouvaient de… Bref… Moi, je l'aimais de toute mes forces (ce n'était pas quelque chose de compliquer à faire, vous pouvez me croire…), totalement entichée. Je n'avais jamais réussi à capter ce brin de mauvaises herbes qu'ils lui voyaient… Comme on dit, l'amour rend aveugle. Peut-être est-ce vrai… Des copines comparent Edward à un poux et, moi, je voyais en lui un Dieu vivant… A moins que se fussent elles qui, à prix de préjugés et de mépris, étaient aveuglées. Je pris une douche rapide et vint le moment de choisir mes vêtements… Je n'avais jamais vraiment prêté attention aux vêtements que je portais… Il m'a fallu pour cette occasion une bonne trentaine de minutes pour trouver quoi me mettre ! Je mis, finalement, ma jupe préférée (bleue marine) et un haut (blanc) à bretelle sous une veste beige. Très simple. Je me sacrifiai en enfilant des talons de trois centimètres. Chaussures que maman m'avait offert il y a près de trois mois et que je n'avais jamais porté…
'Ding dong.'
Je me dépêchai pour descendre, manquant de trébucher sur le carrelage. Je déboulais dans le salon, là où, mon petit ami, subissait l'interrogatoire de mon père… Lui aussi s'était habillé différemment de d'habitude… Manteau et jean noirs, pull et baskets marrons foncés. Et avait même changé de lunettes, ceux là étaient moins imposants que ceux qu'il portait d'habitude. Il me regarda, je me tournai vers mon géniteur, embarrassée.
-Papa… dis-je. Laisse-le tranquille !
Edward me servit un de ses habituels sourires timides…
-Bon… Dit mon bon petit paternel, quand il voulu (enfin) nous laisser partir. Passez une bonne journée… Pas de bêtises. Ajouta-t-il en me fixant, les yeux lourds de sens…
-… Je fermais la porte, morte de honte.
Edward avait plongé ses poches et marchait d'un pas traînant à mes cotés. Un léger coup d'œil dans sa direction me fit remarquer sa gêne… Il avait les joues légèrement rosies. Un : Edward ne rougissait JAMAIS. Il semblait simplement parfaitement se moquer de la direction de la cote de sa populaire… C'était peut-être un peu pour ça que je l'aimais autant… Son sang froid…
-Désolée pour ça… Murmurai-je, penaude.
-Mais non. Dit-il, doucement. Ce n'est rien.
Lorsque nous arrivâmes devant sa voiture, une Volvo grise (la seule chose qui lui attirait admiration), il m'ouvrit la porte, tel un gentleman du dix-neuvième, et me fit signe d'entrer. Je me sentais troublée de le voir si attentionné, derrière ses airs nonchalants… Il semblait plus beau que d'habitude (je n'aurais cru que ce pouvait être possible !). Il surprit mon regard (amoureux), je me dérobai et fixai la vitre opposée, rouge comme une pivoine… Autant Edward rougissait très peu, moi c'était l'inverse.
Je le vis faire le tour et remarquai un léger sourire sur ses lèvres… Très petit le sourire. Lorsqu'il s'assit il mit le contact et se tourna vers moi. Nos yeux se rencontrèrent et je fus plongée de le caramel des siens… Une couleur si douce qui m'avait si souvent fait chavirer. Je me noyai dans le trémolo de sentiments autant les siens que les miens…Mais cela ne faisait pas mal… Pas que j'ai déjà failli me noyer pour savoir ce que c'est que de se noyer mais… Cette noyade là était agréable … C'était à ces moments que je ne pouvais douter de son affection pour moi. Que les choses qui me poussaient vers lui m'apparaissaient très distinctement même si je n'aurais su les expliquer… Que je comprenais pourquoi j'avais décider de lui dire que je l'aimais et qu'il m'avait dit que lui m'aimait encore plus… Finalement, il se reprit :
-Tu as mis ta ceinture ? Me demanda-t-il.
Simple formalité. Je ne l'avais pas mise et il le voyait.
-As-tu une idée précise de l'endroit où tu voudrais qu'on aille ?
-M'importe tant que le « on » est de mise. Euh non… Tu as une idée, toi ?
-Hum… Il s'adossa à son siège et fixa le plafond. Désolé. C'est toi qui choisi… Pour cette fois.
-Pour cette fois… Eh bien… Le parc ?
-A vos ordres, mademoiselle.
Je ne lavais jamais vu, ni entendu parler autant… Edward était connu pour son grand mutisme. Passant son temps à jouer à ses jeux vidéos « débiles » (pas si débiles que ça, comme je le découvrais à l'instant). Je ne comprenais pas tout ce qu'il était entrain de faire ni le non du jeu qu'il jouait mais il semblait très concentré…
-C'est quoi ? Lui demandai-je.
-Un jeu. Répondit-il, distrait.
-Oui, j'avais remarqué ! Ris-je. C'est quoi son nom ?
-Soleil de minuit (*).
-Euh… Je n'en avais jamais entendu parler. Il a l'air bien. De quoi ça parle ?
-De vampires…
-Oh. Tout d'un coup il s'anima.
-Ce sont des vampires, mais ceux-ci ne boivent pas de sang… De sang humain… Ils sont végétariens, c'est-à-dire, ils préfèrent se contenter de sang animal. Ça a été très dure de les créer, il a d'abord fallu leur trouver un passé, un présent… Quelque chose qui coïncide avec les légendes, aussi… Pas si difficile mais compliqué et aussi épuisant si on n'est pas intéressé. Il a fallu y mettre toute mon ingéniosité et ma bonne pratique pour…
-C'est toi qui l'a créé ? Lui demandai-je en posant mon menton sur son épaule pour mieux regarder.
-Oui. Répondit-il d'une petite voix.
-C'est magnifique. Commentai-je, sincère.
-Merci.
-Tu m'apprendras ? Il se tourna vers moi, étonné.
-Euh… Oui, si tu veux.
Je restai dans la même position et observai le résultat de ses exploits. Je ne saisissais pas trop le sens du jeu mais j'avais compris que dans l'histoire, l'un des vampire était amoureux d'une humaine qui, elle aussi, l'aimait… Et que c'était très difficile pour tous les deux.
C'était étrange, elle était brune (comme moi) et le vampire était roux et brun (comme Edward !). Sauf que ceux-ci s'appelaient, Flore et Natt.
Lorsque mon cou commença à s'endolorir, il me proposa de m'asseoir près de lui.
-oOoOo-
Pov Charlie
Renée se balançait d'avant en arrière. Tentant désespérément de garder les pieds sur Terre.
Elle m'avait raconté la façon dont c'était passé l'accident. Dans les moindres détails…
Je m'en voulais de lui en avoir voulu… Ce n'était pas de sa faute… Comment aurait-elle pu savoir ?
Ses yeux fermés et gonflés, par les larmes qu'elle avait versé, me brisait le cœur et savoir Bella, en ce moment même, dans une salle d'opération, entre la vie et la mort, le réduisait en poussière.
Je serrai mon épouse, plus pour me donner courage qu'autre chose. Elle tremblait, se mordit les lèvres.
-Oh Charlie ! Je m'en veux tellement ! Je… Elle éclata en sanglot. Je suis tellement désolée ! Elle enfonça ses ongles dans ma chair, je la serrai encore plus forts. Je ne me le pardonnerai jamais si elle y passait…
-Non, chérie… Elle s'en sortira… Elle… Je tentais de m'en convaincre.
Elle se défit de mon emprise et me regarda droit dans les yeux. Je fus frappé par le chagrin et la folie naissante dans ses prunelles. Sans doutes presque identique à la mienne. J'allais devoir la surveiller…
-Soyons forts. Chuchotai-je.
Ses traits se déformèrent et les larmes revinrent.
-Je t'aime. Tellement.
Cette fois, elle me rendit mon étreinte.
-Moi aussi, mon amour…
---Trois heures plus tard---
-Docteur Carlisle. Chuchotai-je, lorsque ce dernier vint à nous, de peur de réveiller Renée qui dormait à présent.
L'air qu'il affichait me donna la chair de poule.
-Non ! Cria une voix familière.
Je me rendis compte qu'Edward, la totalité de la famille Cullen en fait, était là.
Alice, qui affichait un air chagriné, retenait son frère, qui lui semblait détruit. Jasper posa une main sur son épaule.
Je me retournais vers le médecin. Ne pouvant contenir le tremblement qui me prenait. J'inspirai.
-Sois fort, vieux. Quelle est l'ampleur des dégâts… Je t'en pris, Carlisle… Dis-moi tout…
Je craignais la réponse. Ô combien je la redoutais.
-Eh bien… Bella… Elle a trois côtes cassées, l'os iliaque légèrement déboîté, la colonne vertébrale est aussi touchée… (Résultat du choc entre la voiture et elle.) L'occipital fracturé… Certainement dû au choc lorsqu'elle a atteint le sol…
Il avait tout dit d'une traite… Comme si le dire rapidement réduirait la gravité de la situation… Je compris tout de suite que seul un miracle permettrait à Bella de remarcher correctement… Si, un jour, elle remarche s'entend…
-Comment va ma fille. Ma voix dérailla.
-L'opération s'est bien passée, son cerveau n'a pas beaucoup souffert, mais… Il se tut et jeta un coup d'œil derrière moi. Bella ne s'est pas réveillé… Ajouta-t-il en baissant les yeux, accablé. Nous l'avons mis sous sommeil artificiel…
Tout semblait s'écrouler, et à l'extérieur, et en moi… Je n'avais jamais cru en Dieu… Et je n'y croyais toujours pas… Pourtant… Si par un certain miracle il arrivait que Bella se réveille… Je pense que je n'aurais plus lieu de douter de son existence..
-Il ne nous reste plus qu'à prier…
-oOoOo-
Pov Bella
-MAITRESSE !!! Criai-je en courant vers l'institutrice, une petite dame d'une cinquantaine d'année ultra gentille. Il a encore recommencé !
-Mais qui ma chérie ?
-Edward m'a encore tiré les cheveux ! Me plaignis-je, outrée.
Edward était le plus méchant garçon que je connaissais. Il m'embêtait tout le temps. Je le détestais ! D'ailleurs, le voilà qui faisait l'innocent en jouant avec sa petite voiture dans le sable. Lorsqu'il rencontrait mon regard, il me tira la langue.
-Maîtresse ! En plus, il me tire la langue !
-Edward, viens un peu par ici.
-Oui, madame. Rigola-t-il.
-Tu arrêtes d'embêter Bella, d'accord ? Le gronda-t-elle, de sa voix douce (**).
-Mais c'est elle qui me cherche ! Se défendit-il.
-Menteur ! Contredis-je.
-C'est toi qui est venue dans mon bac à sable.
-Ton bac à sable ?! Il n'est pas à toi, d'abord !
-Arrêtes de faire ta gamine. Ricana-t-il, ses cheveux d'ébènes, virevoltant dans le vent glacial de décembre, lui donnaient des allures de démon.
Je lui sautai dessus, furieuse, et tentai de lui donner les coups qu'il méritait.
Nous fûmes, tous les deux, mis au coin.
-oOoOo-
Pov Edward
Cent vingt sept jours, dix huit heures, trente neuf minutes, quinze secondes…
Cent vingt sept jours, dix huit heures, trente neuf minutes, seize secondes…
Cent vingt sept jours, dix huit heures, trente neuf minutes, dix sept secondes…
Cent vingt sept jours, dix huit heures, trente neuf minutes, dix huit secondes…
C'était le temps qui s'était écoulé depuis que son hospitalisation… Elle n'avait pas rouvert les yeux… La seule chose qui prouvait qu'elle vivait encore c'était ses respirations régulières et tout le matériel médical qui l'entourait.
Je pris sa main inerte dans les miens. On l'aurait facilement, pourtant, pris pour morte. Je l'aurais cru morte si je n'entendais pas les battements de son cœur.
-Bella… Ma Bella… Murmurai-je une énième fois. Je t'en pris réveille-toi…
Toc toc toc...
J'avais perçu le bruit mais je ne pris même pas la peine de répondre. Je sentis l'odeur de Renée emplir peu à peu la salle. Elle me serra dans ses bras. Je restais figé.
-Bonjour Edward. Chuchota-t-elle comme si elle avait peur de déranger le sommeil profond de sa fille…
La réalité c'est qu'elle n'avait plus jamais perdu espoir depuis ce jour ou Charlie l'avait réconforté. Elle, tout comme lui d'ailleurs, s'était attaché à la seule chose qui semblait le mieux convenir à une telle situation. La foi. Elle priait chaque jour la clémence de Dieu. Lequel ? Elle s'adressait à toutes les Divinités qu'elle connaissait.
-Bella… Elle posa un baiser au sommet du crâne de sa fille. Comment vas-tu. Dit-elle en s'assaillant. Tu devrais vite te réveiller ma chérie, plein de cadeaux t'attendent. Enfin. J'ai refait toute ta lingerie, excuse-moi de te dire ça mais elle était vraiment minable, tu devrais t'y intéresser maintenant que t'as un petit copain ! Chuchota-t-elle, conspiratrice, dans ses oreilles.
Je n'étais pas invité à entendre, évidemment. J'aurai souri si je n'avais pas été aussi malheureux. J'enfouis mon visage dans ses cheveux espérant me sentir plus près d'elle… De sa conscience… De son cœur…
Que faisait-elle endormie depuis si longtemps ? Combien de temps allait-elle encore dormir ? Rêvait-elle ? Non ? Oui ? De quoi ?
Le plus terrible était sans doute le silence. Son silence…
-Bella… Me implorai-je, la voix enrouillée…
Edward…
Renée courut jusqu'à moi et nous pleurâmes ensemble. Elle, de ses yeux, et moi, de mon âme.
Je remarquai un changement dans l'expression de son visage… Comme si elle était contrariée… Mais là non plus, le sommeil ne la lâcha pas.
-oOoOo-
Pov Bella
-Maman !!! Cria Emmett en déboulant dans la chambre.
-Il faut te lever ! Ajouta Alice en sautant sur le lit.
-Papa est déjà debout !! Renchérit son frère.
-Mmmm...
-Non maman, il n'y a pas de « Mmmm » qui tienne ! Aujourd'hui on doit aller chez grand-père Charlie, tu t'en souviens ?
-Oui... Allez prendre votre petit déjeuner, je vais me lever... Marmonnai-je.
Mes yeux se refermaient tous seuls, je n'y pouvais rien.
-C'est ce que tu as dit tout à l'heure ! Contrèrent-ils d'une même voix.
Ils n'étaient pas jumeaux pour rien...
-Et pour ton information, ils l'ont déjà pris, leur petit dèj. Susurra une voix familière à mon oreille.
-Edward... Dis-je en souriant. Bien dormi ?
-Comme un loir ! Répondit-il en s'emparant de ma bouche.
-Hé ! Je ne me suis même pas brossé les dents ! Ris-je.
Il m'embrassa avec encore plus de passion.
-Pouah ! C'est... Beurk ! Dit Alice en prenant son frère par la main et l'entraîner dehors.
-Lève toi, chérie. Tu n'aimerais tout de même pas que Renée m'accuse de trop te dorloter ?
-Je suis partante pour que tu me dorlotes encore plus...
Je me perdais dans ses yeux couleur de métal noir et froid, et pourtant si doux. Ce regard avait effrayé plus d'un... Mais moi j'étais anesthésiée... C'est sans doute grâce à cela que j'avais réussi - que j'avais appris - à le connaître...
Ses cheveux dorés épousaient délicatement son visage, lui donnant un air majestueux. Un sourire malicieux étira son visage, il s'approcha lentement de moi :
-Bien essayé. Maintenant debout !
-Pfff !
-oOoOo-
Pov Renée.
Charlie et moi entrâmes dans la chambre, un gâteau d'anniversaire entre les mains. Je remarquai des roses et des orchidées placées un peu partout. Toutes semblaient fraîchement cueillies… Une œuvre d'Edward sans aucun doute. Celui-ci était à son chevet, semblant attendre qu'elle se réveille. Il l'a quittait que très rarement… Si au départ j'avais pris leur relation pour une amourette qui pouvait tout aussi bien se terminer dans un ou deux ans… J'avais appris à voir tout le sérieux et surtout l'attachement qui existait entre lui et ma fille. L'on ne pouvait l'ignorer. Je savais que je ne me remettrais pas si… Non.
Elle s'en sortira… Elle s'en sortira ! Me répétai-je.
-Joyeux anniversaire, ma petite ! Dit mon époux en embrassant Bella. Dix huit ans !
-Oui ! Une belle jeune fille à présent ! Dis-je en feignant l'enthousiasme, autant dire que ce n'était pas réussi.
Edward était prostré près de sa bien aimée, comme s'il cherchait désespérément un échappatoire… Comme s'il cherchait la chose qui lui prouverait qu'il était entrain de rêver… Cauchemarder, plutôt… Un cauchemar qui a duré (et qui dure encore) sept mois. Charlie et moi avions tenu bon. Et nous continuons tout les deux à espérer...
Une plainte échappa à Edward... Ma gorge se serra, tout ça, c'était ma faute... C'est moi qui aurais du être aliter...
Sentant mes yeux me brûler, je me levais et allais accrocher près de la fenêtre une fleur… Sauge elle s'appelle. D'après ce que j'ai entendu dire c'est pour la bonne santé… J'en ai pris une violette parce que j'aimais cette couleur et la fleur était magnifique.
Pourvu qu'elle te porte bonheur, mon petit cœur…
-oOoOo-
Pov Bella
-Acceptez-vous de prendre pour époux Monsieur Edward Masen Cullen dans le bonheur, dans le malheur, dans la bienséance comme la maladie, dans la richesse comme la pauvreté. De la protéger et de l'aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
-J'accepte.
-Acceptez-vous de prendre pour épouse Mademoiselle Isabella Mary Swan, dans le bonheur, dans le malheur, dans la bienséance comme la maladie, dans la richesse comme la pauvreté. De la protéger et de l'aimer jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
-J'accepte.
-Vous pouvez embrasser la mariée. (***)
Le plus beau jour de ma vie… Que pouvais-je espérer à présent ? Un futur prospère. Des enfants… Je me baissais vers lui… Il faut dire qu'avec mes talons, Edward était tellement petit à coté de moi… Mais la taille n'avait aucune importance. La seule chose qui comptait pou nous deux, c'était l'amour que nous éprouvions l'un pour l'autre.
-oOoOo-
Pov Edward
Trois cent quatre vingt seize jours, une heure, cinquante neuf minutes, cinquante huit secondes…
Trois cent quatre vingt seize jours, une heure, cinquante neuf minutes, cinquante neuf secondes…
Trois cent quatre vingt seize jours, deux heures, zéro minute, zéro secondes…
C'était à ça que se résumait mon existence à présent. L'attente.
-oOoOo-
Pov Bella
-Bella…
Je le regardais . Il paraissait faible. Presque autant que moi. Je voulais qu'il vive plus longtemps cependant. Il semblait retenir ses larmes.
-Ne pleure pas Edward.
-Tu n'as pas le droit de me quitter…
-Pense plutôt à tout ces bon moments qu'on a passé ensemble. Chuchotai-je, faible. J'ai été heureuse de lier ma vie à la tienne.
-Ne parle pas comme si c'était la fin ! Me réprimanda-t-il.
Les gens avaient peur de vieillir… Avec ses quatre vingt dix ans, je lui trouvais encore cette beauté mystérieuse qui m'avait attiré à lui. Il était resté le même dans mon cœur… Malgré les rides qui avaient peu à peu envahit son visage et son corps.
-Mon amour. Murmurai-je.
Ma vue se brouilla.
-Non, BELLA !
Le Edward qui était précédemment assis s'évapora. Un autre Edward, je savais que c'était lui, plus jeune le remplaça.
-Nous sommes entrain de la perdre ! Cria une voix inconnu.
-Appeler le docteur Cullen ! Cria une autre…
Je le fixais un moment. J'avais le cerveau comme endormie… Je ne réagissais pas… Je n'arrivai pas à réagir face tout ce qui se passait autour de moi.
Lui seul comptait.
-Je t'aime, chuchotai-je.
Aucun son ne traversa ma bouche. Mais je savais qu'il avait entendu. Je fus plongée dans une Abysse d'eau sombre. Enfin… Je ne voyais rien de ce qui m'entourait. Mais je voyais parfaitement mon corps.
Je n'avais plus aucune ride… C'était comme si je n'en avais jamais eu… Je me redécouvrais… Je redécouvrais le corps de ma jeunesse…
Soudain j'entendis une voix m'appeler… Ou quelque chose qui y ressemble… Un son étrange, lointain… Agréable. Puis apparue une lumière.
Bella…
Oui ?
Viens.
J'obéis. C'était la seule chose que j'avais à faire.
Je t'en pris ne meure pas ! Supplia une autre voix, une voix que j'aurai reconnu même plongé dans une eau plus trouble que celle-ci. Une voix tout aussi lointaine que celle qui m'appelait de l'autre coté de la lumière…
Bella, viens, c'est par ici…
Je levais le pied et me dirigeai une fois de plus vers la lumière, mais sa voix me retint.
Lorsqu'il m'appela la troisième fois, la porte s'effaça et, de manière accélérée, je vis tout défiler. Toute ma vie, ma vraie vie, celle que j'avais réellement vécu… Jusqu'à la fois où j'ai poussé maman et que…
Lorsque j'ouvrai les yeux, je rencontrai les siens. Ceux même qui avaient si souvent été présents dans chacun de mes rêves.
-Ma Bella… Chuchota-t-il en collant son front au miens. Il répéta mon prénom je ne sais combien de fois. Une infinité? Je me laissai bercer par le soulagement empreint dan sa voix.
-_-_-_-
*Au début j'avais mis Crépuscule finalement j'ai voté pour Soleil de Minuit
**super l'autorité.
***Je ne souviens plus de par qui on commence (ni ce qu'on dit) lors des mariage. Je maintiens ça pour le moment…
******
Et voili ! Et voilà !
Alors, qu'en dites-vous ? J'espère qu'il vous à été agréable et pas trop difficile à comprendre (il arrive que j'ai des idées que je suis la seule à capter)…
En tout cas, j'attends vos réactions !
Bisous !
Asukarah
