Salut à tous et à toutes. Alors réponse des commentaires (d'abord)
SkyAngel98 : Bah écoutes je suis super heureuse (parce oui je suis une fille et me demander pas de preuve vous en aurez pas) que tu sois ma première revieweuse, tout comme j'ai été la tienne hein Et pour répondre à ta question j'ai exactement 17 ans. Concernant les actions, le chapitre 5 est le dernier sans quoi que, il n'y a pas de combat mais la fiction s'étend sur plus de 500 ans donc les actions apparaîtront beaucoup plus tard mais pas de souci qu'il y en aura. D'ailleurs je pense que les fans de Konzen vont adoré ce chapitre (je l'adore déjà alors qu'il n'est pas écrit mdr).
Hakase : Bienvenu à toi. Alors pour répondre à ton bon conseil je dirai que je suis nouvelle Et quand tu parles de petit outil pour permettre aux invités de laisser des com, bah tu parles petit chinois pour moi. Tu pourrais m'en dire plus parce que ça m'intéresse. A l'occasion j'irai voir ta fiction et invites donc les autres auteurs à venir lire.
Mykomi : Je suis heureuse de te compter parmi mes première revieweuse. C'est une joie de pouvoir t'avoir à mes côtés. Bref pour répondre à ta question, le problème avec le japonais et l'histoire c'est que ces noms s'écrivent toujours différemment en fonction des régions et tout et tout. Gonzen Konzen Sanzo (500 ans plus tard) si tu préfères, tout comme Bodhisattva Avalokitésvara Kanzeon Bosatsu (Bodhisattva en japonais se dit Bosatsu) La Kwannon. C'est pareil. Par contre pour la Maitreya Bosatsu, c'est un Bodhisattva aussi, (celui qui aime) et j'en ai fait une sœur de la Kwannon. En attendant, reposes toi bien.
Et maintenant place aux chapitres 5 (mon préféré avec le 3).
Chapitre 5 : La cérémonie d'intronisation du fiancé
Le monde céleste semblait entièrement en effervescence. Les déesses s'étaient réunis soit entre elles, soit avec leurs maries, et conversaient sur la jeune prisonnière, quand aux hommes, ceux qui étaient mariés ou fiancés parlaient avec entrain de choses et d'autres, ceux qui étaient seuls restaient entre eux et parlaient de tenter leur chance ou de ne rien faire.
Bien sûr, tous s'avèrent plus où moins que la jeune prisonnière choisirait Ritoten, mais l'espoir faisait vivre.
Si jamais elle venait à choisir l'un deux, se serait gloire et pouvoir pour lui parce que non seulement la jeune à fiancée était l'une des plus belles créatures (non femme c'était une aberration de la nature) du monde céleste, mais en plus elle était l'incarnation vivante de l'ordre des Bodhisattva. Et celui qui en était le maître serait l'homme le plus respecté au monde.
C'est pourquoi tous s'étaient réunis ce jour là, dans le grand palais de l'empereur céleste, attendant le début de la cérémonie.
Nos quatre compagnons aussi c'était réuni mais pas pour la même raison. Beaucoup attendait de connaître le fiancé, mais beaucoup d'autres aussi attendaient de connaître l'annonce de la Grande Bodhisattva. Konzen fut surpris d'ailleurs que ces deux évènements réunis le même jour n'aient pas frappés l'esprit d'un dieu qui ferait le lien.
Où alors, la déesse s'était assurée de dire que l'annonce qu'elle allait faire n'avait rien à voir avec les fiançailles.
Le fait étant qu'ils étaient tous là, alimentant un vacarme assourdissant de leurs curiosités. Les trois compagnons de Konzen discutaient eux aussi avec entrain, ils étaient plus ou moins au courant que l'annonce qui allait passé avait un rapport quelconque avec Konzen, mais ils doutaient totalement que c'était lié avec les fiançailles. A dire vrai, ils l'ignoraient tous.
Lorsque les gardes demandèrent le silence, ce fut pour accueillir l'Empereur céleste, suivi de très près par Ritoten et son fils Nataku. Ils étaient habillés avec des vêtements de cérémonies, des tissus de soie et de satin, brodés de fils d'or et d'argent. Lorsque Goku vit Nataku, il ne put s'empêcher de lui faire un grand sourire et de lui faire signe de la main, avec indiscrétion.
Il ne passait pas inaperçu. Rien que par la présence même de Konzen, le groupe ne passait pas inaperçu…
Enfin, lorsque le calme fut instauré, l'empereur prit la parole :
Empereur : Mes fidèles, en ce jour nous allons fêter le retour de la Grande Prophétesse et de ses fiançailles avec le Dieu qu'elle aura choisi et qui l'aura accepté. Je suis heureux car, bien qu'ayant été immature, elle prend enfin conscience des importances même des lois du monde et du règne que nous imposons. Pour l'ordre et l'équilibre des choses, pour le maintien de la paix et du calme, je vous demande à tous d'être près à accepter le choix de cette personne que cela soit votre ou non.
Lorsqu'il se tut enfin, ce ne fut que pour admirer l'ensemble des têtes baissées vers lui, symbole que sa domination est acceptée.
Enfin, la porte s'ouvrit, et un cortège mené par les 5 Bodhisattva (avec en tête La Kwannon) entra au centre de la pièce. Il était composé de femmes, déesses toutes vierge et pure, habillées en blanc, dont le visage était recouvert d'un fin tissu transparent, permettant de préserver la pureté de leur regard. Au centre même du cortège, quatre hommes portaient sur une épaule chacun, un fauteuil d'ivoire où était assise la jeune promise.
Elle ne disait mot.
Elle se tenait droite, les mains de part et d'autres des accoudoirs. Elle portait une longue robe de soie, d'une blancheur immaculée, serrée autour de la taille, avec un manteau de velours, brodé de fils d'or qui lui recouvrait les épaules. Ses mains étaient dissimulées dans l'épaisseur de celui-ci mais on les devinait fines et élégantes.
Elle portait une tiare d'argent, décoré de chaînette qui tombait le long du dos et des épaules de la jeune fille et qui soutenait le long voile opaque que se devait de porter toutes les prêtresses. A la différence que celui recouvrait la totalité de la tête et de ses cheveux. Cela aurait pu être Kenren ou encore Goku, que personne n'aurait fait de différence tant la Grande Prophétesse était dissimulée derrière ses vêtements de cérémonie.
Le cortège s'avança, puis s'arrêta finalement. Tous étaient émerveillés par l'aura douce et lumineuse que dégageait la Prophétesse et aurait été puni celui qui oserait soupirer trop fort.
Ritoten aussi se tenait droit, sourire d'un vainqueur aux lèvres, impatient de connaître la gloire et la richesse que cette jeune fille apportait avec sa puissance. Il la regardait, mais pas de la même façon qu'un enfant regarde son premier cadeau, ni même de la même façon qu'un homme regarde une femme qu'il admire et qu'il désire.
Il la regardait tel un prédateur observait sa proie, s'extasiant de la faiblesse de celle-ci et de sa domination sur elle.
La jeune fille n'y fit aucune remarque, et son regard, que l'on devinait comme ses traits à travers le voile, demeurait le même qu'à son arrivé.
Enfin, les porteurs se baissèrent doucement pour s'agenouiller par terre. Kanzeon et Maitreya Bosatsu s'approchèrent ensemble du fauteuil et tendirent leur main vers la jeune fille qui se leva, les saisit et descendit du fauteuil.
Elle n'était pas bien grande, mais la grandeur qu'elle présentait provenait de l'important rôle qu'elle jouait et surtout de la grande lumière qui l'entourait.
Konzen n'en revenait pas. Quand il avait appris qu'il devait l'épouser, il avait failli retomber dans l'étang, mais finalement s'en était remis bien assez vite (avec une bonne centaine de jurons adressés à sa tante) en se disant que finalement, cela n'était pas grand-chose, mais maintenant qu'il l'avait sous les yeux, il ne voulait plus trop y croire.
Les rayons lumineux semblaient provenir d'elle, comme ci elle avait été un soleil à elle seule et elle y dégageait tant de force, tant de puissance, que malgré sa taille petite et son apparence frêle, il ne l'aurait certainement jamais adressé la parole.
Il n'aimait pas quand c'était trop grand, trop ambitieux. Et là, elle était trop parfaite, trop lumineuse pour qu'il l'accepte.
Mais il ne prononça mot. Après tout, il avait bien recueilli le cas social qu'était Goku, et rien ne pouvait être pire que ça.
La jeune fille se laissa guider par les deux déesses sœurs et s'agenouilla devant l'empereur céleste qui inclina légèrement la tête en signe de respect :
Empereur : Sois la bienvenue de nouveau chez toi mon enfant, j'espère que la pénitence sur le Togenkyo t'a fait réfléchir aux importances de ce monde.
Elle ne répondit pas, visiblement trop coupable pour oser parler, ou bouger.
Empereur : Toutefois, j'y ai bien réfléchis et j'accepte de signer l'accord à condition que tu te choisisses un fiancé, maintenant et tout de suite, et bien sûr qu'il l'accepte. Tu connais l'accord n'est ce pas ? Tu feras pénitence ici même au monde céleste, sous son pouvoir. Et lorsque ta pénitence sera terminée, tu devras demeurer sa femme. C'est pourquoi nous te laissons choisir, car ici ce n'est point l'enfer.
Maitreya : Grand Empereur céleste, au nom des Vierges matrimoniales, et des prêtresses nous accepterons le choix de la Grande Prophétesse. Je la remettrai entre les mains de son époux entièrement, de corps, d'âme, de devoirs aussi.
Kanzeon : Procédons maintenant à la cérémonie.
Le sourire de Ritoten s'agrandit encore plus à l'entente de l'annonce et il bomba le torse, histoire d'être encore plus grand et plus imposant. Nataku le vit, et son regard se teinta d'une grande tristesse, parce qu'il connaissait les plans de son père et ignorait ceux de ses amis.
Enfin, tous les regards se portèrent sur le jeune fille qui se leva, fit le tour d'elle-même lentement, portant son regard sur chaque personne ici présente, resta la moitié d'une seconde sur celui de Konzen, puis revint droite devant l'empereur. Sa robe volait lentement, et seul les frottements réguliers de celle-ci brisaient le silence.
Elle inspira profondément et parla d'une voix et claire et douce :
Yakumo : Moi, Yakumo no Hana, Grande Prophétesse du Monde céleste, Vierge née de l'hymen entre la lune de compassion et la miséricorde de la terre, je désire et je soumets ma volonté, à vous. Je désire épouser celui dont les cheveux étincellent tels des rayons de soleil, celui dont le regard flamboie d'une améthyste pure comme la surface ondoyante de l'eau (Ritoten perdit son sourire petit à petit), celui dont on dit que la saveur de l'hydromel dégoûte, que la beauté des fleurs écoeure, que la douceur des femmes n'atteint pas. (Le sourire de Ritoten s'était transformé en un rictus de haine assombrissant ses traits. Nataku en revanche tentait tant bien que mal de dissimuler son sourire de surprise) Empereur céleste (Tous la regardaient car certains ignoraient encore de qui elle parlait. Mais en revanche les compagnons de Konzen voyaient leurs yeux s'agrandir au fur et à mesure) je désire épouser Konzen Doji.
Le silence s'installa, durant lequel Kanzeon en profita pour étudier de près les réactions des personnes : les invités étaient plus que surpris et se demandaient si la jeune fille n'était pas folle, Ritoten reprit peu à peu de son assurance après avoir entendu le nom qu'elle avait prononcé, l'inquiétude gagna Nataku quand aux compagnons de Konzen, ils avaient faits comme tout les autres et s'étaient tournés vers le concerné.
La jeune fille ne daigna pas le regarder, certainement ignorait elle de qui il s'agissait. Elle savait simplement qu'il avait l'entière confiance de Kanzeon Bosatsu et qu'elle devait l'épouser pour sauver le monde de la domination de Ritoten.
Aussi attendait elle une manifestation, le cœur battant à tout rompre dans son petit corps.
Le dieu en question soupira, et Ritoten se reprit de mieux en mieux.
Bien tenté ma belle, mais tu n'as pas choisi le bon. pensait il.
Si tu voulais éviter de m'épouser tu aurais du prendre quelqu'un d'autre, quoi que, je ne m'en fais pas. A dire vrai, je crois que ce dieu était bien celui qui avait le moins de chance de tomber avec une femme mais en plus toi ma belle, tu es cuite !
Puisque personne ne semblait répondre, Ritoten s'avança :
Ritoten : J'ai bien peur que ce ne soit un refus catégorique jeune fille, aussi dois tu te trouver un autre prétendant.
Il tenait la main. Certains continuaient pourtant de regarder le dieu sans comprendre. Il n'y avait eu aucune réaction. Il regardait, les yeux brumeux, la jeune fille, pétrifié par l'annonce.
Finalement, Goku le rappela à l'ordre en lui donnant un coup de pied :
Konzen : Mais ça va pas la tête con de singe !
Goku : Pourquoi tu veux pas l'épouser ?
Il ne répondit pas. Son regard se reporta sur la jeune fille dont les épaules s'étaient mises à trembler. Rien ne marchait comme convenu. Mais elle sentait le poids d'un regard étrange l'attirer sur le côté. Elle n'osait pas, mais au point où elle en était, elle se permit de détourner le regard et d'assouvir sa curiosité. Elle croisa l'ombre d'un regard violacé, chargé d'incertitude. Serais ce lui ?
Konzen lui vit, la jeune fille détourner le regard. Son cœur rata un battement : ses yeux qu'il devinait derrière le voile, étaient emprunt de tristesse et de peur. Il la sentait : elle était sur le point de craquer, de pleurer.
Il ne comprit pas pourquoi, mais il poussa les hommes de devant, et s'approcha d'elle doucement.
Lorsqu'il fut assez près pour sentir son doux parfum de fleur de lys, il s'agenouilla devant elle, sous les regards surpris des invités et sous l'ambre furieux de Ritoten.
Impossible ! Il ne peut pas ! Je n'aurai jamais dû sous estimer cet homme !
Konzen prit la main délicate de la jeune fille et l'amena à ses lèvres comme le voulait la tradition. Elle était là, pétrifiée de surprise et de peur par la réaction du dieu.
Est-ce lui ?pensait elle.
Lorsque Konzen ouvrit les yeux pour voir la main de la jeune fille, son regard tomba sur une menotte, entourant son poignet si délicat. Il comprit alors qu'il avait bien agi, parce qu'elle était comme Goku, et qu'elle aurait été placée sous Ritoten, elle aurait souffert encore plus.
Enfin, il brisa les murmures de surprise en clamant haut et fort :
Konzen : Moi Konzen Doji, j'accepte ce choix. Soit ma femme, je serais ton maître.
Il se leva et chercha des yeux le regard de la prophétesse. Il ne le trouva pas. L'empereur se leva, ainsi que ses suivants, puis prononça haut et fort :
Empereur : Qu'il en soit ainsi.
Ritoten : Attendez mon Seigneur !
Son intervention avait suscité des exclamations parmi les invités, exclamations de surprises et de reproches. Cela attisa un nouveau vacarme que le cri puissant de Kanzeon fit taire.
Kanzeon : Parlez donc Ritoten, nous vous écoutons.
Elle souriait, avec malice. Certainement s'y était elle attendu. Quand à Ritoten, il tentait vainement de contenir la haine qui l'avait submergé. Aussi il se mit à réfléchir vite sur ce qui pouvait compromettre cette cérémonie. Il n'aurait jamais pensé que lui, ce dieu dépourvu de courage et de menace, devienne en l'espace de quelque seconde le plus grand ennemi. Car Ritoten n'avait aucun pouvoir sur lui, ne faisant pas parti de l'armée, et de plus il était sous la protection rapprochée de Kanzeon Bosatsu.
Et comme il ne semblait pas bien dangereux pour des fiançailles, il n'aurait jamais douté qu'il aurait accepté le choix de la jeune fille.
Elle était passée du stade de Promise de Ritoten à Promise de Konzen, quelle honte !
Finalement, il eut une idée :
Ritoten : Ce n'est pas n'importe qui, c'est Yakumo no Hana ! Je veux être sûr pour l'assurance du futur, que ces deux êtres seront capables de cohabiter ensemble et de faire un bon couple !
Empereur : C'est une remarque pertinente. Que penses tu faire pour cela ?
Ritoten : Ordonnez leur de s'embrasser !
Les gens s'exclamèrent tandis que Konzen vira aux rouges et Kanzeon étira son sourire.
La jeune fille eut quelques tremblements de plus mais n'osa protester.
Konzen : Ce n'est pas dans la loi !
Empereur : Certes mais c'est une bonne idée. Je vous ordonne de vous embrasser ! Ce sera l'acte qui scellera l'accord !
Les deux fiancés se regardèrent (tant bien que mal) puis Konzen soupira.
Ne pas fuir, penser à la buter, voila doucement, tout doux Konzen, tu vas buter cette vieille mégère qu'est ta tante, tu l'étrangleras lentement, puis tu répandras ses tripes un peu partout dans le palais. Voila doucement. Pensa Konzen.
Les deux fiancés se tournèrent l'un vers l'autre, puis inspirant profondément, Konzen s'empara délicatement du voile de la jeune fille.
Elle n'eut aucune réaction et attendit. Alors il le souleva doucement, lentement, comme pour prendre conscience seconde après seconde des traits de sa future épouse. Un menton fin arrondi, une peau douce comme tu coton, soyeux comme du satin et blanc comme la neige.
Des lèvres roses, pulpeuses, étirées dont la partie inférieur était mordu par ses dents blanches.
Des joues arrondies, de timides pommettes, un nez aquilin, des oreilles petites dissimulées derrière des cheveux d'un blanc de neige, soyeux et lisses, des yeux d'un ivoire transcendant, lumineux tels la lune dans son sillage, inquisiteur d'incertitude et de peur, un front plat et dissimulé sous des mèches légères et virevoltantes.
Oui, il n'y avait pas à dire, Konzen était devant la plus belle des femmes qu'il avait jamais connues. Et il se le disait à lui-même, car pour lui, elle était une déesse, et non une aberration.
Il n'entendait plus personne autour de lui, seulement la respiration irrégulière de la jeune fille. Il était aveugle, illuminé par le rayonnement lunaire des yeux de sa promise et alors que tous pensaient qu'il refuserait, preuve qu'il n'était pas fait pour elle selon Ritoten, il vit la jeune fille s'approcher de lui et s'emparer de ses lèvres.
D'abord un contact froid, muqueux, accompagné d'une décharge électrique dans tout le corps, puis une chaleur immense, une chaleur douce et légère, vertueuse, traversa le cœur de Konzen.
Le baisé dura une seconde, puis deux, puis trois. Au final il fallut 6 secondes et 1/10 de seconde pour que Konzen revint sur terre et ne fasse cesser le baisé.
La jeune fille baissa immédiatement le regard, et recula doucement tout en remettant son voile.
Konzen n'avait pas bougé et revenait tout doucement. Kanzeon s'avança alors et brisa le silence (venant au secours de Konzen par ailleurs en attirant l'attention) :
Kanzeon : Es tu satisfait maintenant Ritoten ? Ou bien ta perversité désire-t-elle plus ?
Les dieux rigolèrent et Ritoten rougit de honte face à cela. Nataku aussi ne put retenir le petit souffle de rire qui se promenait dans sa gorge depuis longtemps déjà. Mais il fut assez court pour que personne à part Goku ne l'apprenne.
Kenren était surpris. L'homme qu'il connaissant comme étant le pire des romantiques venait de jouer une scène de sauvetage magnifique avec à la clé les prémices d'un bouche à bouche affectueux. Il se promit de s'en rappeler et surtout d'utiliser cette aventure comme une arme de défense intersidéral, contre la menace Konzen.
Tempo lui était sans voix et admiratif : sans voix parce qu'il n'avait jamais vu Konzen dans un tel état, et admiratif parce qu'il avait enfin compris le plan de Ritoten et la manigance des sœurs Bosatsu. Mais il était plutôt heureux, après tout, il avait bien besoin d'une femme le Konzen.
Goku lui était aux anges, si bien qu'il n'attendit pas qu'on lui donne l'ordre de bouger. Il dépassa les rangs des dieux et se précipita dans les bras de Konzen, suivi de près par les deux autres, impatient de voir sa tête et aussi de connaître sa nouvelle maîtresse.
Konzen ne fut pas surpris de sentir l'énorme poids de Goku sur son bras, ni même de sentir ses deux autres amis derrière lui, il était tout simplement à moitié entre l'évanouissement et la colère. Il ne savait pas du tout comment réagir face à cela. Et la jeune fille non plus d'ailleurs.
Elle dévisagea tour à tour les amis de son futur époux, puis tomba dans le regard dorée de Goku.
Son esprit inquiet s'apaisa alors. Le garçon était comme elle, et il était heureux. Malgré les apparences, pensa-t-elle, il semblerait que je sois tombé sur le meilleur époux qu'une femme comme moi puisse désirer.
Kanzeon sourit alors à Maitreya et lui murmura tout doucement :
Kanzeon : Je crois qu'il est fait en glace…
