Salut à tous et désolé du petit retard que ça a provoqué. J'avais des choses à faire et des amis à voir alors bon.
Donc réponses des reviews pour commencer :
Mykomi : Je suis désolée que le changement brutal t'ai paru aussi…soudain mais il y aura plusieurs scènes comme ça où les personnages changeront. C'est simplement des flash back ou des rêves et la plupart du temps c'est assez flagrant. Comme je le disais à je ne sais plus qui, je raconte une fic sur Saiyuki, pas Saiyuki Gaiden, donc mes personnages principaux, en dépit du titre, sont Sanzo, Goku, Gojô et Hakkai tout simplement. Ensuite, pas de souci tu vas découvrir la suite petit à petit (ça mijote dans ma tête) et je suis sûre que tu vas aimé. Merci en tout cas pour ce beau compliment que tu m'as fait, c'est toujours un plaisir d'entendre qu'on aime bien ce que l'on fait, moi en tout cas quand vous me laissez des reviews, ça me donne envie d'écrire encore plus. D'ailleurs quand j'ai vu que vous m'aviez laissé 4 commentaires en plus, j'ai pas attendu et le résultat est juste en dessous.
Stef : C'est toujours un plaisir de savoir que l'on nous lit, même pour un anonyme. Sinon, pour répondre à ce que tu as marqué, c'est vrai que c'est moins drôle (Sanzo à la frontière de la mort c'est pas drôle ? Oh…toute triste je croyais), mais c'est parce que la vie est pas toujours drôle et que les aventures qu'ils mènent sont comme une vie. Mais je te rassure, la rencontre devait se faire comme ça. Je ne manquerai pas de les mettre dans des situations plus comiques prochainement (surtout avec un chapitre que je nommerai « Enquête et étude de terrain» mais je vous dirai pas pourquoi). Je vais essayer de mettre de tout, comique, aventure, tristesse, joie, romance (héhéhé), surprise, suspens, mais il y aura surtout beaucoup de parlotte parce que au fil de la fic, on va découvrir des choses sur la fameuse promise de Konzen Doji. Donc voila.
Heu sinon, note personnel de l'auteur : Ce chapitre est commun avec d'autres qui vont suivre. Retenez bien le titre pour les identifier car ils ne viendront pas forcément du même personnage à chaque fois.
Pour le moment, c'est le Lys et le Blé, je vous laisse trouver qui est le Lys et qui est le Blé(mais à mon humble avis vous aurez pas besoin)…
Chapitre 9 : Le lys et le blé
(Point de vue : neutre)
Un chant. Une mélodie légère, emprunte d'une légère tristesse. La vibration de cordes vocales, un murmure qui se répand…
Nul doute, c'était bien là un chant. Mais un chant de quoi ? Et surtout de qui ?
Sanzo l'ignorait. A dire vrai, il ignorait déjà où il était, alors d'où et de qui provenait ce chant, il s'en moquait un peu. Du moins c'est ce qu'il voulait, s'en moquer.
Sauf que la douce mélodie pénétrait son cerveau et l'embrumait d'une manière qui ne lui plaisait pas du tout. Elle s'accaparait les résistances de Sanzo, détruisant petit à petit le mur qu'il s'était forgé. Elle entrait dans sa mémoire, doucement, glissant dans sa conscience pour bientôt n'être plus que la seule pensée de celui-ci. Il ne voyait rien, mais il n'entendait que cette mélodie. Et plus elle s'installait dans son esprit, plus celle-ci était forte, intense, claire.
Quand Sanzo sut qu'il ne pouvait lutter pour entendre autre chose que cette mélodie, il se décida alors à ouvrir les yeux et à coller une bonne baffe à la personne qui la chantait.
Mal lui en prit car il se retrouva au milieu d'une cour qu'il connaissait bien, une cour remplie de feuilles séchées qu'il devait ramasser.
Qui lui en avait donné l'ordre ? Il ne se souvenait plus. Mais les conditions, la situation, tout portait à croire qu'il devait les balayer. Alors il resserra sa prise sur le balai, et commença ou plutôt continua sa tâche.
Un coup, un autre, rassembler les feuilles, faire des paquets, à droite, à gauche.
Il ne savait pas pourquoi, mais il était bien ainsi, ne plus penser, agir, balayer, toujours, bien être…
Enfin, quand il eut fini, il regarda la cour. Sur le coup il ne l'avait pas totalement reconnu, elle lui était familière mais maintenant qu'il n'y avait plus de feuille il la reconnut.
C'était la cour qui donnait sur la chambre de son maître.
Et à sa plus grande surprise, celui-ci se trouvait justement derrière lui, comme s'il n'avait jamais disparu, comme s'il ne l'avait jamais quitté.
Il prononça doucement son nom d'enfant, l'appelant à venir vers lui.
Sanzo voulut protester, mais ses jambes refusèrent de lui obéir. Quand il avait balayé, il s'en moquait un peu, mais maintenant ça devenait gênant. Il n'avait jamais su désobéir à son maître ou encore protester à ses ordres…
Il s'installa alors à côté de Komyo Sanzo et attendit avec lui, regardant la cour dégagée et le ciel si bleu.
Il se sentait bien, le vent était doux, les odeurs de l'automne nombreuses, la température chaleureuse, et son maître était à côté de lui. Il n'osait prononcer mot. Alors il attendit.
Enfin, au bout d'un temps qui lui semblait une éternité, son maître soupira bruyamment :
Komyo : Dit moi Kouryu, cela fait combien de temps que tu es ici ?
Sanzo ne sut quoi répondre, il ignorait totalement quoi répondre. Son âge en cet instant lui était inconnu…
Komyo, entendant le silence : Je vois, bientôt 13 ans… Comme le temps passe vite…
Sanzo : Oui.
Komyo : Tu as beaucoup grandis aussi. Je constate que tu rends jaloux les disciples d'ici.
Sanzo : Ces abrutis…
Komyo : Il n'y a pas de quoi se plaindre, il est vrai que tu es beau garçon…
Sanzo : Tch ! Je m'en moque.
Komyo : Les femmes n'ont aucun charme sur toi ?
Sanzo : Pas le moins du monde ! Elles m'énervent, à toujours se plaindre, elles parlent tout le temps, aucun courage, pas une once d'utilité !
Komyo : Et bien, et bien, à continuer comme ça tu vas finir ta vie seul.
Sanzo : J'aimerai bien ! Comme vous !
Komyo : Hahaha, je savais que tu dirais ça Kouryu. Mais tu vois, ce n'est pas aussi bien d'être seul que d'être avec quelqu'un. Ce qui a de bien quand on a une femme dans l'entourage, c'est qu'on peut toujours compter sur elle quand on n'est pas bien. Et quand une femme tient vraiment à toi, elle est capable de faire n'importe quoi, et ça Kouryu, ça c'est ce qui rend les femmes aussi belles et aussi fortes.
Sanzo : C'est bien ce que je disais, c'est inutile. S'offrir pour les autres, c'est bien digne des imbéciles…
Un disciple du temple vint rompre la discussion entre Sanzo et son rêve.
Bien que cela ne soit qu'un rêve oh combien agréable pour Sanzo, celui-ci sentit que les choses n'allaient pas être aussi belles.
Le disciple demanda de l'aide à Komyo-Sanzo car des villageois étaient venus le réclamer.
Komyo : Allons bon, je me disais aussi, c'est trop tranquille. Kouryu, viens avec moi.
Sanzo : Hi, Ojou-sama.
Ils suivirent le disciple jusqu'aux portes Ouest du temple, où un attroupement de villageois et de disciple l'attendait.
Lorsqu'ils arrivèrent, le silence s'installa et un homme d'âge assez mur d'avança vers le Sanzo et son disciple préféré. Il s'inclina respectueusement et prit la parole :
Homme : Grand Seigneur, nous avons besoin de ton aide. Nos récoltes sont détruites, nos villages pillés, nos femmes violées, nos enfants enlevés.
Komyo : Je ne vois pas ce que je peux faire…
Homme : Tout cela est venu depuis qu'elle est arrivée ici !
L'homme se releva et pointa du doigt une boule de poil blanche, par terre, entourée d'hommes qui la maintenaient en chaîne. Ceux-ci tirèrent dessus, et la boule de poil se révéla être une petite fille, de 8 ans à peine, au cheveux très longs et très blanc, comme ses yeux et sa peau.
Elle regarda les hommes qui tiraient avec une lueur farouche et grognait d'une petite voix fluette.
Homme : Cette créature est une aberration ! Elle apporte le malheur sur nos villages. Nous avons essayé de nous en débarrasser mais à chaque fois elle revenait. Et elle à chaque fois que nous la capturons, elle arrive à s'enfuir !
Le maître de Sanzo regarda la jeune fille qui n'avait jusqu'alors posée aucun regard sur lui. Quand elle sentit son regard, elle détourna la tête et adressa ses iris blancs à Komyo Sanzo…avant de les détourner vers Kouryu.
Sanzo ne bougea plus, ni même ne respirait. Bien que cela soit un rêve, il se sentit transporté dans un environnement inconnu, où tout semblait blanc, opaque, froid. Le pouvoir, l'emprise qu'elle maintenait en lui révélait une grande puissance mais aussi une immense tristesse. Elle était à moitié dénudée, frêle, chétive, fragile, une peau de coton, mais son regard exerçait sur Sanzo une pression puissante.
Tous ses muscles se contractèrent et sa respiration fut totalement coupée. Aurait il prit un coup dans le ventre que cela aurait fait le même effet. Oui c'était cela !
L'impact que son regard avait avec les autres était un coup de poignard qui transperça le cœur de Sanzo, ou du moins de ce qu'il était dans son rêve. Et nul doute que cela aurait des répercussions sur la réalité.
Il tenta alors de dériver les yeux, cherchant un autre point à observer à part la clarté de la jeune fille, mais rien n'y parvint, pas même son maître. Alors il en profita pour lire dans ses yeux, lire et y plonger.
Ses épaules s'affaissèrent, et il baissa sa garde doucement, sa respiration se fit lente et il se détendit.
S'approchant à chaque inspiration de ce qu'il cherchait, ne se concentrant plus que sur les runes héraldiques qu'étaient les yeux de cette fille, il ne vit pas qu'il avait lâché son maître et que les villageois autour d'elle s'étaient énervés !
Femme : Il faut en finir !
Homme : Il faut la tuer !
Jeune fille ! A mort l'aberration.
Komyo : Allons bon, calmez vous un peu. Nous allons nous en occuper !
Homme : Tuez là maintenant !
En entendant le mot tué, le regard de la jeune fille reprit une teinte sauvage mais Kouryu eut le temps d'y lire une certaine tristesse…
Alors il trouva la force de dégager son regard de la jeune fille et d'intervenir auprès de son maître, comme un réflexe personnel :
Sanzo : Ojou-sama…
Komyo : Qu'y a-t-il Kouryu ?
Il était visiblement surpris de l'intervention de son disciple.
Sanzo : Vous n'allez pas la tuer ? Ce n'est pas dans les conduites bouddhiques !
Homme : fermes-la gamin !
Puis il saisit la jeune fille par le bras et la traîna jusqu'à Komyo Sanzo.
Celui-ci n'avait pas bougé et avait prit un visage ennuyé :
Komyo : Je n'ai jamais dis que j'allais la tuer ! J'ai juste dis que nous allions nous en occuper !
Homme : Nani ?
Sanzo sourit malgré lui. Il avait plus ou moins comprit que la jeune fille ne serait pas tuée, et regretta aussitôt d'avoir douté de son maître. Mais l'homme qui la tenait ne voyait pas l'affaire du même œil.
Alors il sortit une lame de sa botte et la brandit devant Komyo, envisageant certainement de tuer la jeune fille.
Homme : Puisque vous ne pouvez pas le faire, alors je vais le faire moi-même !
Sanzo n'avait pas réfléchit. Il se jeta sur l'homme en question, libérant la jeune fille, puis se débattit avec l'homme.
Komyo tentait alors de rappeler son disciple à l'ordre et les villageois essayaient d'arrêter l'homme et le garçon.
Seulement, Kouryu n'avait pas vu et la lame trancha la peau de sa joue, laissant écouler du sang.
Quelques femmes crièrent de stupeur et cela arrêta le combat. La jeune fille aux cheveux blancs s'était relevée malgré le poids lourd de ses chaînes et ses doigts étaient posés sur sa bouche, un regard à la fois apeuré et triste.
Elle regardait le garçon par terre, sa joue en sang, et l'homme avec une robe et des cheveux cendre accourir vers lui. L'homme qui l'avait blessé recula et accusa directement la jeune fille :
Homme : C'est de sa faute ! Si elle n'avait jamais existé, nous n'aurions jamais pu avoir autant de malheur ! C'est sa faute la preuve ! Elle a provoqué cet accident ! Il faut la tuer !
Femme : A mort ! Tuons l'aberration ! A mort !
Voyant que tous protestèrent et que par sa faute, le garçon aux yeux violet avait été blessé, la jeune fille se mit à pleurer et partit en direction de la forêt, espérant alors fuir toute forme de vie.
Sanzo se releva alors, essuyant d'un revers de la main, sa joue, et poignarda les villageois de son regard :
Sanzo : Vous faites pitié ! Sous prétexte qu'elle est différente de vous alors c'est une aberration ? Les seules raisons pour lesquelles vous avez tous ces problèmes sont que vous êtes des faibles et des lâches ! Vous ne vous battez même pas pour vos femmes et vos enfants, vous fuyez comme des minables ! En quoi les problèmes de récoltes sont ils à l'origine d'une fille qui n'a même pas 10 ans et qui ne sait pas parler un mot ? Vous faites pitié !
Certains voulurent protester mais Komyo s'avança alors, monopolisant la parole :
Komyo : Rentrez chez vous ! Vous n'avez plus rien à faire ici ! Nous nous en occuperons ! Partez maintenant.
Les villageois se concertèrent, puis se retirèrent doucement, tout en se plaignant. L'homme qui avait blessé Kouryu se retourna tout de même et menaça le gamin en question :
Homme : S'il vous arrive malheur, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même et à cet enfant !
Puis ils repartirent d'où ils étaient venus. Sanzo regarda alors son maître qui lui fit un hochement de tête :
Komyo : Vas Kouryu ! Soit fort !
Mais ce furent sur ces mots que le rêve se déchira et que le retour à la réalité s'annonça dans une nouvelle mélodie…
