Me revoila pour une nouvelle suite

Me revoila pour une nouvelle suite.

Out d'abord les réponses des reviews :

Dgrayman : c'est toujours un plaisir de t'avoir parmi les lecteurs et ça me donne encore plus envie d'écrire. Quand à ce que tu as dis, c'est vrai que Kanzeon joue un rôle assez important, mais j'ai vu dans beaucoup de fiction qu'elle n'était pas assez mise en valeur malgré le fait qu'elle soit à l'origine de beaucoup de chose. Et je peux vous assurer que dans cette fiction, le rôle qu'elle va jouer est parmi les plus existentiels

SkyAngel : C'est avec plaisir que je te revois ma ptite skyangel. Je commençais d'ailleurs à me demander si tu n'avais pas déserté, mais il semblerait que tu ais du travail aussi jte souhaite bonne chance. Comme tu peux plus ou moins le voir, j'attendais plus de reviews pour ce chapitre (je suis exigeante je sais) surtout pour le poster.

Je pense que je vais m'avancer aussi dans les chapitres suivants, parce que j'ai plein d'idée mais comme SkyAngel, le temps me manques (et j'ai aussi un autre livre à écrire alors bon).

Mais en attendant, j'espère que vous allez savourer ce petit départ, un petit début, pour habituer la nouvelle à son groupe de héros (ratés, dépravés bannis de la société).

Chapitre 11 : Quoi qu'il arrive, vers l'Ouest, toujours…

Le matin s'annonça, visuellement par l'apparition de rayons fins, d'abord vert puis très vite jaune, ocre, orange, magenta et très vite rouge par la légère fraîcheur du matin, auditivement parce que le coq de la propriété de Nanami se mit à s'égosiller la voix à en perdre haleine, annonçant de son chant le retour de la journée, la fin du règne des ténèbres.

Hakkai fut le premier à être près avec Oba Chan, question d'habitude. Parmi tous, il avait été celui qui avait subi le moins de dégâts et sa convalescence se passait plutôt bien. Il aidait Oba Chan à préparer le repas. Les suivants furent Goku et Gojô qui commençaient déjà à se disputer pour les places à prendre. Parce qu'avec un nouveau membre, il y allait avoir moins de place dans la jeep et donc l'un des deux allaient devoir sacrifier son aise pour la nouvelle :

Gojô : Tu as l'air de l'adorer alors tu peux partager nan baka saru ?

Goku : c'est pas moi le spécialiste des femmes ici c'est toi sale kappa pervers et arrête de me traiter de singe !

Gojô : T'es qu'un singe stupide et égoiste !

Goku : Abruti égocentrique qui pense qu'à lui ! Pervers ! Obsédé.

Le suivant fut Sanzo, qui manifesta son humeur matinale à coup d'Harusen dans la figure :

Sanzo : Vous pouvez pas la fermer un peu ! Même le matin vous me faites chier ! Vos gueules ! VOS GUEULES !!

Puis la dernière fut Yakumo, qui échappa à toutes remarques des hommes qui mangeaient dans la cuisine. Elle se faufila à travers le salon et sortit dehors, prendre conscience du monde par l'arôme des plantes au matin.

Elle était bien ici pourtant, mais elle devait déjà partir. L'anxiété de ne pouvoir se réveiller au même endroit à chaque fois, l'incertitude des lendemains, l'impatience, la peur, peur d'échouer face à leurs attentes, peur de ne pas faire correctement les choses, peur de perdre à nouveau la face et de n'avoir aucun endroit où revenir…

Yakumo avait tout simplement peur de se retrouver toute seule encore une fois. De se retrouver balancée parmi la nature, comme ci le souvenir d'un enfant sauvage la hantait constemment.

« N'être vivant pour personne, n'être aimé de personne, n'être attendu d'aucun sourire, d'aucune chaleur. N'avoir pour espoir que le noir, pour nourriture que la peur, pour boisson les larmes de douleur, de lumière que l'obscurité… »

Elle l'avait déjà vécu, il y a bien longtemps, il y a peut être des centaines d'années, tant sa mémoire est floue et les images incertaines. Ce qu'elle avait vécu lui était comme un profond gouffre où la vérité se trouvait suspendue par-dessus des pics saillants, et dont elle devait plonger pour la découvrir. Comme ci désirer se souvenir de son passé, lui était similaire à se jeter de ce gouffre pour se laisser transpercer à la chute par les pics acérés.

C'était dangereux, mais les sentiments qui demeuraient en elle, et qui se liaient avec ce passé dangereux, étaient responsables de ses craintes et de ses peurs.

Elle n'entendit pas Goku entrer dans le salon et s'approcher d'elle, si bien que quand il déposa sa main dans celle de Yakumo, cette dernière sursauta et la lâcha par réflexe :

Goku avec le sourire : Désolé je t'ai fais peur ! Je savais pas que t'était réveillée…

Yakumo baissant les yeux : Ie, gomene.

Goku : D'après Sanzo on va bientôt partir, tu es prêtes ? Si tu veux, je peux t'aider à préparer tes affaires…

Yakumo : Oui, s'il te plait, je ne vais pas prendre grand-chose, mais je dois ranger. Je ne veux pas t'embêter ni même vous retarder dans votre voyage.

Visiblement elle était très gênée, alors pour la décoincer un peu, Goku lui sourit de toutes ses dents et lui lança en lui prenant le poignet :

Goku : Bah, on s'en fou, dis toi que si tu n'étais pas là, il n'y aurait plus eut de voyage.

Et il l'emmena dans la pièce que personne à part Oba Chan n'avait visitée. Il ouvrit la porte et il resta sur le pallier, tout en lâchant la main de la jeune fille de surprise.

La chambre était une petite pièce rectangulaire, avec une simple fenêtre et des rideaux blancs. Le lit était fait, et rien ne traînait à part une pile de rouleau dont Goku ignorait l'utilité.

La jeune fille le fit entrer et referma la porte derrière lui, puis se dirigea vers une armoire et en sortit un sac à bandoulière pouvant contenir un bon volume. Elle y mit les rouleaux puis deux livres et quelques effets personnels.

Yakumo : Goku, s'il te plait pourrais tu me donner le rouleau là bas ?

Goku : Oui.

Puis Goku s'empara du parchemin enroulé comme le Sutra de Sanzo, mais plus large. Malheureusement, il le prit mal, et le rouleau en question se déroula par terre, sous leurs yeux. La jeune fille poussa un petit cri de stupeur et ses jours prirent une teinte rosâtre.

Goku ne respirait plus, tant la beauté du contenu du rouleau l'avait choqué : c'était une peinture de couleur, à l'encre et aux pigments, qui représentait l'image d'un garçons de dos, aux cheveux mis courts, d'un beau blonds, qui balayait les environs. Les arbres autour de lui perdaient leurs feuilles et la peinture resplendissait dans un mélange de rouge, d'orange, de violet et de vie. Et au centre de ce paysage, le garçon, blond, grand, calme et serein, de dos, comme ci son visage était œuvre de secrets. Autour de lui, la vie, la joie, le souffle d'une nature qui poursuit sa route, au centre, un garçon, un devoir, un moment précis d'une vie stoppée à jamais dans cette peinture.

La jeune fille se jeta sur la peinture et l'enroula de nouveau pour la dissimuler au fond de son sac.

Goku n'avait rien dit jusque là, mais il s'étonna :

Goku : Suge…. ! Vraiment, magnifique ! C'est toi qui l'as fait ? Qui sait ? Comment tu as fait ça ?

La jeune fille inquiète se retourna vers Goku et lui mit sa main sur la bouche pour le faire taire :

Yakumo : S'il te plait Goku, ne dis rien à personne, pas même à Sanzo !

Goku : Nani ?

Yakumo : Je ne veux pas que d'autres découvre cela, s'il te plait.

Les yeux de la jeune fille étaient tellement emprunt de sérieux et de crainte, que Goku ne put y faire autrement. Ne comprenant pas pourquoi, mais préférant rassuré son amie, Goku acquiesça dans un sourire chatoyant :

Goku : Parler de quoi ?

Puis ensemble, ils réunirent les derniers effets personnels de la jeune fille, allant d'une brosse à une ceinture remplie de fiole dont Goku ignorait l'existence.

Goku , brandissant la ceinture : C'est quoi ça ?

Yakumo avec le sourire : Ca Goku, c'est une ceinture d'herboriste. Chacune des fioles contiennent une substance différente que j'utilise pour fabriquer des médicaments ou des bombes.

Goku : Ah comme Yaone-chan.

Yakumo : Yaone-chan ?

Goku: Oui, c'est une Yokai qui se bat avec Kogaïji, notre rival. Ils veulent voler le Sutra de Sanzo pour rescussiter Gyomao.

Yakumo : Kogaïji ? Je connais, c'est le fils de Gyomao et de sa femme Rasensuyo.

Goku : Oui, d'ailleurs il est puissant, j'ai hâte de me battre contre lui de nouveau.

Yakumo : Vous semblez avoir l'habitude de vous battre je me trompe ?

Goku : Oui, les Yokaïs sont souvent sur notre route pour voler le Sutra, mais on a toujours réussis à s'en débarasser. Comme Sanzo est un grand moine, il attire souvent la compassion des humains et la haine des Yokaïs.

Yakumo : Tu sembles intimement lié à lui n'est ce pas ? Pourtant vous n'êtes pas de la même famille, mais ce que tu ressens envers lui sont des sentiments pures…Tu es quelqu'un de bien Goku.

Suivant cette déclaration, le jeune garçon aux yeux d'or rougit, et emmena le sac à bandoulière de Yakumo dans la Jeep, où tous attendaient.

Hakkai parlait avec Oba Chan, Gojô était déjà installé confortablement sur son siège et Sanzo fumait l'air pensif.

Les voyant arriver, Hakkai et Oba Chan se turent, le premier aidant Goku à charger le reste et la seconde allant voir directement Yakumo :

Oba Chan : Il ne vous manque rien Yakumo-sama ? Vous pouvez prendre plus si vous désirez…

Yakumo : Oba Chan, s'il vous plait arrêtez. Je ne veux plus de ça. J'ai pris tout ce qu'il faut pour un long voyage.

Oba Chan : Et pour les herbes ?

Yakumo : Nous allons vers l'Ouest, j'ai ma propre réserve dans le sac, et je pourrai toujours m'arrêter dans des officines pour en reprendre, ce n'est pas un problème. Mais et vous Oba Chan ?

Oba Chan : Ne t'en fais pas pour moi Yakumo. Je vivais très bien avant toi, je continuerai à vivre très bien après. Et puis, tu es ici chez toi, viens quand tu veux. Ces portes resteront toujours ouvertes pour toi ma petite Yakumo.

Yakumo : Oba Chan.

Yakumo avait les larmes aux yeux. Elle allait partir, elle allait laisser la vieille femme seule, avec certainement peu de chance de la revoir, et elle s'en voulait énormément de n'avoir pu lui dire ce qu'elle pensait.

Oba Chan : Il n'y a aucun regret à avoir Yakumo. Suis mon conseil, ne t'arrête pas sur les échecs. Qu'importe ce qu'il se passe, avance toujours, pas après pas, doucement si tu veux, mais avance, à ton rythme. Tu n'es pas Dieu, tu ne pourras pas sauver tout le monde. Tu ne peux pas sauver tout le monde. Alors reprends toi et pars avec le sourire au moins ! Je ne veux pas avoir l'image d'une jeune fille perdue et triste en partant de chez moi !

La jeune fille se reprit alors et lui adressa son plus beau sourire. Puis elle sortit un rouleau de son sac et l'offrit à Oba Chan en lui faisant promettre de ne l'ouvrir que le lendemain de son départ.

La vielle femme lui donna parole et elle les regarda partir vers l'Ouest, le Soleil veillant dans leurs dos.