Chapitre 12 : Un premier combat

Me revoila (pour vous sauter dans les bras mdr j'suis de bonne humeur).

Alors réponse à….mon seul commentaire.

Et je m'en fou parce que j'en suis fière.

Alors ma petite SkyAngel, je vais être honnête avec toi, pendant un moment j'ai vraiment cru que tu avais laissé tomber. D'ailleurs, je suis heureuse de constater que le seul commentaire vienne de toi (comme quoi) et j'en suis vraiment heureuse.

Sinon, j'attends aussi que tu suites ta fiction, parce que c'est pas tout de lire mais faut écrire aussi yeux qui crachent la menace d'une torture à venir sinon gare à toi ma belle.

Donc, je poste ce petit chapitre (je fais des plus courts ces derniers temps je trouve, mais vous inquiétez pas, vous allez pas vous perdre) qui va nous mener vers de nouvelles péripéties (mouahaha s'extase déjà en songeant aux malheurs qu'elle va faire subir aux garçons et nous montrerons que nous les femmes sommes des démones hahahaha) Hum.

Voila la suite part en courant tout en retenant son rire machiavélique Sanzo !!Viens ici faut qu'on discute !!

Chapitre 12 : Un premier combat.

Ils étaient partis sous un beau soleil, un soleil différent de l'orage qui avait grondé précédemment. Yakumo s'était finalement mise au milieu des deux garçons derrière, posé sur un coussin que lui avait donné Oba Chan. Hakkai conduisait avec le sourire, Sanzo, mains dans ses manches et yeux fermés, semblait rattraper le sommeil, tandis que Gojô regardait le paysage pensif et que Goku se reposait.

Depuis leur départ, aucuns mots n'avaient été prononcés, et cela rendait mal à l'aise la jeune fille qui, faute de mieux, s'était mise à lire un des livres qu'elle avait pris.

Ils filèrent vers l'ouest pendant au moins trois bonnes heures avant que Sanzo, poussé par la faim de Goku, ne déclare une pause.

Ils se stoppèrent à l'ombre de rocheuses, non loin de la route principale. Là, Goku et Gojô étaient partis chercher du bois pour le feu et Hakkai avait installé un petit campement et s'apprêtait à préparer à manger.

La jeune fille était restée dans son coin, bien trop gênée pour oser bouger ou se fourrer là où il ne fallait pas. Elle observait les hommes, apprenant la machine bien huilée qu'ils formaient tous ensemble. Elle était décidément bien en trop.

De plus, personne ne venait lui parler ou l'inviter à faire des tâches de groupe. A dire vrai, ils n'osaient pas lui demander quoi que se soit, non parce qu'ils la considéraient comme un boulet, mais plutôt parce qu'ils ne savaient pas comment s'y prendre avec elle. Tout était une question d'habitude. Et puisqu'elle ne semblait pas bouger, ils en avaient conclus qu'elle ne le faisait jamais, alors pourquoi changer les habitudes ?

Enfin, le silence fut rompu par le retour des deux autres avec un tas de bois dans leurs bras. Ils le déposèrent à côté d'Hakkai qui sortit une casserole et la remplie d'eau.

Yakumo releva la tête et regarda Hakkai préparer un bouillon.

Curieuse, elle osa s'approcher un peu pour voir comment il s'y prenait : du sel, des herbes, de la viande, remuer, mijoter…

Même cette tâche qu'elle aurait pu faire sans problème avait déjà été prise par un autre. Décidément, elle se sentait bien inutile dans cette petite bande.

« Je me demande pourquoi Kanzeon Bosatsu m'a demandé de veiller sur eux. Ils ont l'air de n'avoir besoin de personne…Même Goku a déjà quelqu'un pour veiller sur lui, alors à quoi je sers moi maintenant ? »

Ses pensées furent rompues par Hakkai qui lui tendait une assiette contenant le bouillon. Il s'étaient tous réunis autour du feu et manger en silence. Elle prit le bouillon mais n'en mangea que neni.

Goku d'abord surpris, se tut. Puis, quand il s'aperçut, après avoir manger sa part, qu'elle n'avait toujours pas touché à son assiette, il osa s'approcher d'elle et briser ce silence qui la rongeait petit à petit :

Goku : Tu n'aimes pas Yakumo ?

La jeune fille fut surprise qu'on prononçât son nom, et elle sursauta avant de regarder l'émetteur de la voix.

Yakumo : Je suis désolée.

Elle baissa la tête honteuse puis remit le bouillon dans la casserole et l'assiette dans une bassine prévue pour la vaisselle sale :

Yakumo : Je n'ai pas très faim…

Puis elle repartit loin du camp où elle s'endormit, songeant très certainement à l'utilité de son rôle dans ce groupe qui n'avait besoin de personne.

Quand il fut sûr qu'elle dormait, Gojô brisa le silence installé dans le groupe :

Gojô : J'peux savoir ce qu'y s'passe ici ? Y a eu un raz de marée ou quoi ?

Hakkai : Heu, pas vraiment, je ne vois pas de quoi tu parles…

Gojô : Attends ! D'puis que Yakumo est là, y a un silence de mort ! Vous allez pas me dire que vous êtes dans votre état habituel ?

Hakkai : C'est pas faux. Je ne sais pas, j'ai l'impression qu'avec elle les choses sont plus calmes…

Sanzo : Tch, j'en ai rien à foutre !

Goku : La pauvre, elle doit se sentir pas bien !

Hakkai : Elle doit être fatiguée, c'est normal, hier elle n'a pas dormi beaucoup et elle a pas arrêté de veiller sur Sanzo depuis presque une semaine.

Goku : Moi je pense qu'elle est mal à l'aise parce que personne ne lui parle !

Sanzo : Pff, on s'en fou, elle fait ce qu'elle veut. Si elle veut partir je la retiens pas !

Gojô : J'ai l'impression que tu lui en veux Sanzo, j'me trompe ?

Sanzo : Oui, comme toujours, tu te trompes. J'm'en fou, maintenant, préparez vous, on s'en va dans une heure.

Puis il se leva et se dirigea avec ses affaires vers le ruisseau, où il se brossa les dents avant d'allumer une autre clope et de lire son journal à quelques pas de la jeune fille. Goku et Gojô partirent vers le ruisseau pour faire la vaisselle et Hakkai, après avoir ranger le matériel, partit se promener avec Hakuryu, tout en ayant demandé à Sanzo de veiller sur Yakumo.

Sanzo : fais le toi-même, j'suis pas son père !

Hakkai : Merci Sanzo.

« Pff, c'est elle qui devait veiller sur nous normalement, fais chier c'te carne de Kanzeon ! Nous obliger à prendre un boulet en plus ! »

Il tourna rageusement la page de son journal tout en savourant le silence de la forêt. C'était très calme, quelques chants d'oiseaux, des brises légères, une chaleur douce. On y était bien à l'ombre de ce gros rocher.

Lorsqu'il eut fini de lire son journal il le posa et soupira, rejetant avec l'expiration la fumée nauséabonde.

Le petit silence apaisant fut interrompu par un gémissement, léger, enfantin, mais non insonore. Sanzo se retourna vers la jeune fille qui rêvait certainement. Elle était allongée sur le côté gauche, vers Sanzo, et son coude gauche lui servait d'oreiller tandis que sa main droite était posée près de son visage blanc. Elle respirait par la bouche, d'où les gémissements, et ses fines paupières tressaillaient de temps en temps. Sanzo se surprit par ailleurs à penser qu'elle était belle ainsi, puis finalement, ne voyant pas le mal à avoir ce genre de pensée, laissa cours à celles-ci.

« C'est vrai qu'elle est belle quand elle dort. Dire que je vais devoir me la coltiner pendant tout le voyage…C'est déjà assez difficile avec les trois autres, alors avec une fille en plus, bonjour les ennuies. L'autre kappa pervers va pas arrêter de me saouler avec, Goku l'adore déjà alors qu'il la connaît à peine et Hakkai semble l'apprécier aussi. En plus que je parie qu'elle ne sait pas se battre, alors bonjour la surveillance quand on sera attaqué par des Yokaïs ! »

Il continua à observer la jeune fille, prenant peu à peu conscience que, malgré les apparences, tous l'avaient déjà adoptés. Tous sauf lui.

« Je ne suis pas comme ces autres abrutis moi ! »

Il savait qu'il ne pouvait s'attacher à des personnes étant susceptible de mourir facilement. Il le savait et pourtant, il craignait s'attacher à cette fille. Il s'était décidé à l'ignorer durant tout le voyage quand il aperçut une larme perler au coin de l'œil de Yakumo, accompagné par un « Pardonnes moi » timide qu'elle avait prononcé dans son gémissement endormi.

Sanzo : Tch, fais chié.

Hakkai : Et bien, je ne savais pas que tu étais aussi énervé après elle !

Goku : Ouai c'est vrai, même en dormant elle te fait chié.

Gojô : Si tu veux mon avis, je crois que tu vas finir ta vie seul mon pauvre !

Sanzo : Uruse, bande de demeuré ! Réveillez là, on a pas que ça à faire !

Hakkai : On devrait peut être éviter de la réveiller. Elle doit être fatiguée…

Sanzo, agacé : Alors faites en ce que vous voulez mais en route !

Goku et Gojô s'installèrent dans la Jeep et Hakkai posa délicatement Yakumo à sa place, utilisant les genoux de Goku comme d'un oreiller.

Hakkai : Ca évitera qu'elle ne se cogne la tête durant le voyage.

Et puis, Goku était plutôt heureux de pouvoir rendre service à son amie. Il dégagea quelques cheveux qui s'étaient posés sur son visage fin, et profita de son sommeil pour analyser sans gêne les traits de son visage. Gojô en fit de même mais demeura pensif. Lui qui d'habitude, laissait courir son libertinage, il semblait se retenir face à Yakumo, comme s'il ne pouvait se permettre de faire quoi que se soit quand il s'agissait d'elle.

Ils reprirent la route puis Goku, tout en regardant Yakumo, posa une question :

Goku : C'est quoi une Grande Prophétesse ?

Hakkai : J'ai lu dans des livres que Grande Prophétesse est un titre unique au monde décerné à une femme qui a voué son âme à un Bodhisattva. Mais je n'en sais pas plus, il faut demander à Sanzo.

Goku, se tournant vers Sanzo : Ne Sanzo, c'est quoi une Grande Prophétesse ?

Sanzo : Il y a longtemps, une créature naquit, enfant née de l'union de la Lune de compassion et de la miséricorde de la Terre. Cette fille était une aberration de la nature, une enfant maudite d'après les Dieux. Mais elle possédait de grands pouvoirs et elle fut amenée aux royaumes de Bouddha pour y être la représentante de l'ordre des Prêtresses, un ordre ancestrale. Elle fut la gardienne des secrets des Bodhisattva et malgré son apparence d'aberration, elle fut traitée comme l'une des plus grandes princesses. On dit qu'un jour, elle commit un crime impardonnable, et elle fut exilée dans le Togenkyo où elle apportait aux hommes la sagesse, les soins et la protection matricide. Et depuis le titre de Grande Prophétesse est décernée à une femme qui, selon les légendes, posséderait en elle l'âme de la première Prophétesse, et qui aurait voué allégeance à un Bodhisattva. Ces femmes sont dotées de grands pouvoirs et d'une grande beauté car la première était la plus belle des créatures que le monde n'ait jamais portées. Et pour marquer l'importance de son statut, comme nous autres Sanzo, ces femmes se voient pourvus du nom de Yakumo, qui est en fait une fleur céleste très rare qui ne peut fleurir que sous les rayons de la Lune. Ces fleurs sont appelées Fleur de Yakumo, ou Yakumo no Hana.

Goku : Ouah, alors la fille qui est avec nous est en faite une sorte de réincarnation d'une déesse ?

Hakkai : Pas tout à fait. Elle possède simplement un grand pouvoir.

Gojô : En attendant je n'ai rien vu moi de son soi disant grand pouvoir ! En revanche, c'est vrai qu'elle est très belle. Tu vas pas nous dire le contraire hein Sanzo ?

Sanzo : Je ne vois pas de quoi tu parles.

Gojô : Attends, je t'ai vu tout à l'heure, limite tu la dévorais du regard !

Il se retrouva en face d'un flingue, collé au front.

Sanzo : Reid ça pour voir ?

Hakkai : Sanzo, je crois que tu vas devoir reporter ça à plus tard.

Il arrêta la Jeep et regarda à travers les épais arbustes. Les feuilles frémirent et une trentaine de Yokaïs en sortit, crocs acérés, et yeux de sang.

Sanzo : Goku, réveilles Yakumo. Il ne faut pas qu'elle dorme pendant qu'on est occupé ailleurs.

Goku réveilla la jeune fille qui prit vite conscience de la situation. Paniquée, elle regarda autour d'elle, puis son regard se dressa vers les garçons qui s'étaient mis en ligne devant la Jeep et qui attendaient, toutes armes sorties dehors :

Yokaï : Sanzo ! Nous sommes venus réclamer ton Sutra et ta vie !

Sanzo : Tch, viens le chercher pour voir !

Ils se jetèrent alors tous sur eux, les bouches ouvertes prêtes à mordre, armes brandies et griffes pointées vers leurs visages. Ils se séparèrent et commencèrent à achever un à un, les ennemis, chacun avec sa propre technique.

Goku frappait avec son baton magique, faisant craquer les os de ses adversaires qui s'effondraient dans un immonde gargouillis, Hakkai avait entamé une danse étrange dans laquelle il évitait les coups de griffes des monstres tout en en donnant à des points bien précis, alimentant parfois quelques coups par une décharge d'énergie. Gojô lui, tournait sur lui-même, dressant une barrière infranchissable par son arme, laissant la chaîne de celle-ci, couper les membres des Yokaïs sans résistance, comme ci ceux-ci avaient été du beurre. Puis Sanzo de son côté rythmait le combat par des tirs réguliers, simples et précis. La jeune fille était totalement paralysée encore une fois, la peur avait gagné son cœur et elle sentait son estomac se tordre d'angoisse. Elle qui avait pourtant horreur de ce genre de scène, elle ne pouvait détourner le regard du massacre. Elle voyait le sang couler et nourrir la terre, elle entendait les cris d'agonie de la souffrance.

Ses membres se mirent à trembler et de la sueur perla de son front. Elle ne put pas faire un pas, pas même lorsque deux rescapés se jetèrent sur elle, dans l'espoir d'immobiliser le groupe entier en la prenant comme otage.

Elle ne put rien faire, si bien que lorsque l'un des deux lui prit le bras et l'immobilisa, elle ne put que crier sa douleur et sa honte de n'avoir agis correctement.

Les garçons s'immobilisèrent en entendant le cri et les autres Yokaïs encore vivants se rapatrièrent vers les deux qui détenaient l'otage.

Goku : Yakumo ? Bande de lâche !

Yokaï : Doucement le morveux, si tu veux qu'elle vive ! Donnez nous le Sutra où elle mourra dans d'atroces douleurs !

Sanzo : N'y compte même pas ! C'est hors de question que je cède mon bien pour elle ! Pas même pour aucun d'entre eux d'ailleurs.

Hakkai : Malheureusement, on nous a déjà fait cette tentative avec une enfant et ça n'a pas marché, alors ça ne marchera pas non plus avec une femme.

Yokaï : Alors je vais la tuer, puisqu'elle ne vous sert à rien.

Etant dit, il s'empara du cou de Yakumo et commença à serrer sous le regard des garçons. Goku commençait à s'énerver et Gojô rageait intérieurement de n'avoir put surveiller la jeune fille un peu plus.

Hakkai cherchait désespérément un moyen de sauver Yakumo à temps tandis que Sanzo regardait la scène, neutre et sans réaction.

Bientôt la jeune fille ne put plus respirer et avec sa fatigue, elle ne put se débattre plus. Elle commençait à manquer cruellement d'air et son regard se fit trouble.

Malgré sa douleur, elle n'appelait pas à l'aide, c'est ce qu'attendait Sanzo pour agir : qu'elle demande de l'aide.

Mais elle refusait, non pas parce qu'elle voulait mourir, mais parce qu'elle ne voulait pas être un boulet aux yeux des autres. Elle voulait se sortir de cette situation toute seule, sans avoir à demander toujours de l'aide.

Malgré cela, elle n'y arrivait pas. Au bout d'un moment, Sanzo comprit qu'elle ne demandera rien, qu'elle essayera de s'en sortir toute seule, bien qu'elle ne le puisse pas :

Sanzo : Tch, vraiment, y a rien à faire, t'es pas douée !

Puis il brandit son arme et tira avec précision sur le Yokaï qui étranglait la jeune fille. Goku, qui attendait le départ, se jeta littéralement sur les Yokaïs, déciment à tour de bras. Gojô se déchaîna (mdr avec sa chaîne) sur ceux qui tentaient de fuir la rage de Goku et Hakkai se précipita vers la jeune fille qui était sur le point de perdre connaissance.

Sanzo rechargea son arme et s'installa sur son siège, attendant que les autres se remettent en place pour repartir.

Hakkai : Tout va bien Yakumo ? Pas trop choqué ?

La jeune fille avait honte, elle avait vraiment honte. Elle sentait les larmes venir, et les contenait. Pas des larmes de tristesse. Des larmes de rage, rage de n'avoir pu tenir tête à ces monstres, frustrée de n'avoir pu se débrouiller sans l'aide de ce bonze.

Elle se sentait inutile, bonne à rien, stupide et incapable de servir.

Elle ne répondit rien à Hakkai, et repartit s'installer dans la Jeep, sans un mot, la honte couvrant son front pale et lisse.

Gojô vint s'installer à ses côtés et s'alluma une clope tandis que Goku enlaça la jeune fille :

Goku : Yokata tu n'as rien. J'ai eu trop peur qu'il te fasse du mal ! Promis à partir de maintenant j'te protégerai !

La jeune fille ne répondit rien. La seule chose qui avait changé, c'était qu'il n'y avait plus aucune trace de gaieté sur son visage pourtant si chaleureux et si serein. Le voyage commençait bien pour elle, elle avait accompli une chose : elle avait donné la preuve de son incapacité ! Et ça, tous s'en souviendront, elle y comprit.