Recoucou à tous. Voici la fin du chapitre 15 (la deuxième partie quoi) et en relisant, j'me disais qu'on pouvais peut être déprimer. Alors déprimez bien jusqu'à la fin (moi j'ai rigolé quand je l'ai relu parce qu'il se peut qu'on ne s'attende à rien de ce qui va se passer).
Bref réponse des coms :
Mykomi : Wouahou ! Et bien pour des commentaires, on va dire qu'avec toi c'est la quantité et non la qualité. Remarque ça m'a fait super plaisir de te savoir encore parmi nous ( j'pensais souvent à toi) et ça me donne encore plus envie d'écrire (même si ces derniers temps j'suis dans les révisions de bac alors…). En attendant, voici un chapitre qui devrait te plaire.
Stef : Kikou toi. Je me demande qui tu préfères entre Sanzo et Konzen. Moi au début c'était Sanzo, mais après avoir lu les Saiyuki Gaiden (jusqu'au volume je sais plus combien mais ils sont pas sortis en France et c'était en anglais scanné) je crois que mon préféré sera Konzen. Cependant l'histoire tourne autour de la Promise de Konzen, donc il y aura une immense liaison entre Gaiden et Saiyuki. Tu verras par toi-même, surtout que j'y ai pensé.
Sinon pour tout le monde, dans peu de temps je vais introduire de nouveaux personnages. J'y ai bien réfléchis à leurs liens et je vous demanderai de ne pas faire de lien entre ma fiction et les Lunes du Togenkyo (mon idée ne vient pas de là mais en y réfléchissant bien, certains peuvent penser que j'ai copier). Ces personnages, vous les découvrirez petit à petit, mais je suis sûr que peu d'entre vous ne verront le lien.
Aller bonne lecture.
PS : Mykomi, ta vengeance sur Sanzo se trouve dans ce chapitre. Je suis sûr que tu vas adorer.
Chapitre 17 : Dispute, fuite, réconciliation (Partie 2)
La pluie ne voulait pas cesser. L'insolente, du haut de sa teneur, du haut de sa traîtrise, continuait de verser son flot de malheur sur la petite cabane où ils s'étaient réfugiés il y a maintenant 4 jours. 4 Jours resté ainsi, assis sur le bord de la fenêtre, à observer les gouttes tomber inlassablement, le visage léthargique d'un passé enfoui et trop douloureux pour être accepté. Et la pluie en maîtresse de pouvoir et de torture, l'attirait sans cesse dans les méandres abyssales de ceux-ci, rappelant sans cesse par l'odeur de l'humidité qui s'échappait des arbres et des plantes, celle du sang et de la chair brûlée, par ses bruits incessants des petites gouttelettes qui martelaient la terre et la verdure encombrante, ceux des cris des moines, des démons, des rires carnassiers et surtout, surtout, l'ombre de la nuit à la lueur des bougies, rappelait à Sanzo l'obscure ombre du corps de son maître, bras écartés devant sa propre personne, et le sang qui s'en échappait.
La douleur de la vision ramena Sanzo à tirer une autre latte de sa cigarette, certainement une des nombreuses qu'il avait fumé depuis leur arrivé.
Son regard se perdit dans le paysage, noyant son esprit dans une prison faite de ses remords et de ses douleurs.
« Je n'ai pas pu le protéger. »
« Je n'ai pas pu le protéger. »
Comme une accusation mélodique qui revenait sans cesse, conduite par les cliquetis des gouttes, rythmée par les coups de tonnerre, comme ci la grandeur du ciel elle-même punissait Sanzo en le condamnant à se perdre dans sa souffrance à chaque fois qu'elle s'exprimait dans un nouveau carnage.
La porte s'ouvrit doucement, et le grincement ramena Sanzo dans la réalité. Il n'était plus en face d'un carnage qu'il aurait voulu oublier, mais plutôt piteusement assis sur une fenêtre, cigarette en main.
Il ne détourna pas son regard du déluge cependant et la jeune fille, timide, osa entrer dans son antre, malgré la tension on ne peut plus tangible qui y régnait.
Mais elle avait ses raisons : il était enfermé depuis 4 jours et n'avait rien mangé ni bu. Contrairement aux trois autres, il était humain, et sa composition physique nécessitait plus d'attention. Et comble de la situation, il était celui qui en désirait le moins.
Alors la jeune fille inspira profondément et s'approcha de Sanzo d'un pas lent et rythmé, faisant grincer le plancher peu solide et humide.
Elle buta sur une petite table basse mais ne protesta pas. Après tout, la lueur était faible et voir quelque chose avec une petite bougie n'était pas d'une grande aide.
Elle s'approcha toujours plus et voyant qu'il n'avait pas l'air de remarquer quoi que se soit, elle s'efforça de briser le silence, tout en observant combien son état était terrifiant dans ce genre de situation : les cernes violettes, les vaisseaux rouges, les cheveux collants à sa peau, suant légèrement.
Elle resta devant lui, tenant une assiette creuse remplie de bouilli de riz.
Yakumo : Je t'ai apporté ceci.
Sanzo :…
Yakumo, s'approchant méfiante : Cela fait 4 jours que tu n'es pas venu manger, et que tu n'as pas donné de signe de vie alors…c'est de la bouilli de riz, je ne sais pas si tu aimes…
Il ne détourna toujours aucun regard, laissant la lourdeur du ciel à la légèreté de l'eau. Son regard était éteint, la flamme qui alimentait habituellement son regard n'était plus là, et sa peau de nature pâle était translucide. Inquiète elle prit l'assiette sur une main et posa l'autre sur l'épaule de Sanzo :
Yakumo : Est-ce que tout va bien ? Je suis inquiète, tu n'es pas totalement guéri de la fièvre et tu dois manger.
Il ne repoussa pas sa main, bien qu'une décharge électrique le forçat à rester stoïque. Dans ces moments là, il n'aimait pas le contact physique, mais la situation faisait qu'il était bien trop absorbé par la pluie pour réagir et réprimander le fautif. Car perdu dans ses pensées, il ne faisait aucune différence entre Yakumo et les trois autres. Pour lui, quelqu'un venait de perturber le calme et la sentence habituelle, chose qui était interdite.
Yakumo : S'il te plait, manges en un peu, tu n'es pas totalement guéri et tu es encore un peu faible.
Elle avait dit cela en posant sa main sur le front de Sanzo, histoire de jauger de sa température corporelle. Mal lui en prit car au contact physique et à l'appellation du mot « faible », il réagit au quart de tour et s'écria tout en rejetant la jeune fille violemment contre la table basse sans s'en apercevoir.
Sanzo : Foutez moi la paix ! Je vous ai rien demandé alors dégagez !
Un léger cri le sortit tout de même de sa torpeur et il détourna alors le regard vers la personne. Il reconnut immédiatement Yakumo mais sa fierté l'interdit de se lever et de l'aider.
Il l'avait violemment poussé et elle était tombée, tête la première sur le bord de la table basse et l'assiette s'était cassée, si bien que des morceaux de verre traînaient. Ce qui inquiéta intérieurement Sanzo, ce fut que les morceaux de verre en question n'étaient pas loin du visage de la jeune fille, mais il ne voyait pas grand-chose, puisque toute sa chevelure recouvrait son visage.
Cependant il l'entendit sangloter et elle se leva doucement, tenant sa joue d'une main, et tout son corps de l'autre. Elle semblait regarder quelque chose mais il ne sut quoi car immédiatement elle se releva et se retourna, regard chargé de tristesse et de colère, vers Sanzo.
Il resta pétrifié. Son rythme cardiaque avait raté un saut et maintenant le sang avait accéléré dans une course folle dans tout son corps, tandis que ses membres s'ankylosèrent. La jeune fille tenait sa joue gauche de sa main droite, et de fins filets de sang y sortaient. Puis quelques larmes commencèrent à s'échapper et tombèrent lorsqu'elle se retourna brusquement et qu'elle sortit en courant de la pièce.
En ouvrant la porte, elle tomba sur les garçons qui, alertés par le cri, s'étaient précipités vers la chambre de Sanzo, pensant à une autre attaque de Yokaï. Ils tombèrent sur une Yakumo apeurée et dissimulant son visage par ses cheveux et ses mains. Goku lui attrapa délicatement le bras au cours de sa course et il n'eut que le temps de voir une profonde entaille au niveau de sa joue gauche, ainsi qu'un regard chargé de tristesse et une visage tordu par la douleur, que la jeune fille était déjà en bas des escaliers, direction la sortie.
Goku se retourna alors et fonça dans la chambre où Sanzo avait retrouvé sa position initiale, dont seul le regard teinté d'une flamme d'amertume annonçait la venue de la jeune file précédemment.
Il remarqua la table basse, l'assiette en morceau et s'approcha de celle-ci pour constater qu'il y avait un peu de sang sur certains morceaux.
Il leva furtivement son regard vers les autres, tenant un morceau de verre avec du sang dans sa main et inquiet demanda :
Goku : Que s'est il passé ? A qui appartient ce…
Il n'acheva pas sa phrase. Aussitôt il revit le visage apeuré de la jeune fille ainsi que les minces filets de sang qui s'y échappait. Un sang clair, reconnaissable par sa couleur presque ambrée.
Goku, s'écriant à Sanzo : Qu'est ce que t'a fait à Yakumo ? Elle t'a rien fait pourquoi tu l'as blessé ?
Sanzo en colère : Fou moi la paix tu veux abruti de singe ! Dégagez et foutez moi la paix !
Ils regardèrent Sanzo déçus et sortirent un à un de la chambre, Goku et Gojô se précipitant vers la sortie pour tenter de retrouver la jeune fille. Hakkai restait sur le pallier et regardait Sanzo sans expression particulière :
Hakkai : Ca me rappelle la fois où tu avais rejeté Goku. Il était aussi parti en larme de la maison et on est parti le chercher. Je savais que tu t'en voulais de l'avoir traiter ainsi. Encore aujourd'hui, je sais que tu regrettes d'avoir blessé Yakumo, mais elle n'est pas comme Goku. Elle est plus fragile alors soit un peu plus doux s'il te plait. Tu pourrais faire des choses irréversibles.
Puis il disparut et referma la porte, laissant Sanzo définitivement seul. Ce dernier se leva, s'accroupit prêt de l'assiette où la bouillie de riz était répandue, et en mangea quelques uns, qui n'avaient pas touché le sol, avec ses doigts.
Son regard se reporta sur la pluie et le paysage extérieur, puis il se perdit à nouveau dans l'agonie de son passé.
Pour les garçons, il fut impossible de trouver Yakumo. Elle avait littéralement disparu dans la forêt et avec la trombe d'eau qui s'abattait sur eux, il était difficile d'apercevoir quoi que se soit, même si la pâleur inhabituelle de celle-ci la rendait reconnaissable à des kilomètres à la ronde.
Alors, au bout de dizaine d'heures de recherche, ils avaient convenus qu'ils chercheraient plus tard, mieux organisés.
Et ils étaient repartis.
La jeune fille avait couru sans savoir où elle allait. Sa raison et son sens de la logique lui criait de faire demi tour, qu'elle risquait de se perdre, mais la peur et l'angoisse rongeait tellement son cœur, qu'elle ne put contrôler les membres de son corps et qu'elle se retrouva bientôt perdu parmi les arbres.
« Encore une fois, j'ai fuis… »
Elle regarda autour d'elle, haletant difficilement après cette course effrénée, cherchant une sortie, un repère familier, mais elle s'était définitivement bien perdue.
Alors, elle se posa sur le creux d'un tronc immense, se recroquevilla sur elle-même et attendit, observant la tempête s'abattre, se calmant, comme ci le déluge intérieur qui s'exprimait en elle se répandait à l'extérieur, laissant son esprit embrumé et fatigué s'apaiser peu à peu.
Ses yeux devinrent lourds et elle s'endormit, malgré l'eau et le froid.
Ces conditions la ramenèrent vers un autre de ces souvenirs oubliés. Elle avait l'impression d'avoir déjà vécu ce genre de situation, mais les souvenirs sont comme les mirages : éphémères et incertains. Elle voyait une petite clairière bordant une falaise assez haute, des arbres immenses pour son corps, dominant l'ensemble de sa vue. Elle était encerclée de partout et ne trouvait aucune lumière, aucune issue, rien que l'obscurité et la pluie.
Elle sentait un mur derrière elle, et quand elle leva la tête, elle s'aperçut qu'il faisait nuit noire et qu'elle se tenait à une corniche.
Elle tenta de se relever, mais une douleur lancinante frappa sa cheville à l'instant où elle posa le pied par terre, et elle perdit à nouveau l'équilibre, s'affaissant de tout son corps contre le sol. Alors, elle s'accroupit de nouveau et regarda les alentours, recherchant une lumière, une aide quelconque, un espoir aussi fugace.
Elle ne trouva rien et ses yeux se confondirent en un flot de larme.
Puis, il apparut.
Yakumo en resta coite. Il sortit de nulle part, essoufflé d'une course qu'elle ne connaissait pas, transpirant par l'effort et trempé par la pluie. A l'instant où il avait franchis les buissons, l'obscurité qui avait gagné la clairière s'était retirée, bien que la pluie demeurait.
Le monde semblait plus clair, plus beau aussi, les formes menaçantes des branchages étaient devenus des courbes harmonieuses et légère, et le souffle carnassier de la tempête s'était transformé en une fine brise légère.
C'était comme ci le monde autour d'elle avait attendu qu'elle rencontre ce garçon pour se calmer enfin et montrer l'harmonie qui régissait la nature.
Il était petit, un garçon d'une douzaine d'année voire un peu plus et portait une tunique courte qui lui couvrait jusqu'aux genoux sans manches.
Il avait les cheveux d'un blond de blé magnifique et des yeux violets qui transperçaient l'obscurité d'une braise incandescente. Ce regard apaisa la jeune fille qui reconnut tout de suite Sanzo.
Sauf qu'il n'était pas comme elle s'en souvenait : renfermé, solitaire, froid, distant, haineux, colérique.
Il était calme, frais, et semblait ressentir des émotions, contrairement à l'autre.
Elle le vit s'approcher d'elle et au fur et à mesure que ses pas le menaient à elle, la lueur d'un soleil nouveau apparaissait pour finalement l'aveugler, l'empêchant de connaître la suite de ce rêve étrange.
Mais une chose était maintenant bien formelle. Ce garçon qu'elle n'avait jamais vu que de dos, cette étrangeté qu'elle n'arrivait jamais à atteindre, enfin elle venait de le voir. Mais la ressemblance avec Sanzo était frappante, trop frappante pour que les deux personnages coïncident. Lorsqu'elle ouvrit les yeux à la nuit, elle revoyait encore le visage du garçon, et émergea lentement de son sommeil, apaisée.
Elle se redressa et se figea : en face d'elle se tenait Sanzo, bras croisé, dos contre un arbre, essayant d'allumer une autre de ses cigarettes. Il avait les sourcils froncés et n'avait pas remarqué le réveil de la jeune fille.
Lorsqu'il comprit qu'il n'arriverait pas à allumer sa clope, il releva son regard vers Yakumo qui était maintenant debout.
Ils se toisèrent tout deux longtemps, puis finalement il lâcha, las de ce combat sans action :
Sanzo : Je t'ai dis de ne pas me faire chie il me semble !
Yakumo : J'ai pour ordre de veiller sur vous, que ça te plaise ou non. Je dois faire en sorte que vous alliez bien pour accomplir votre mission ! Navrée que cela te dérange au point d'en venir à la violence !
Sanzo : J'ai pas besoin d'une baby-sitter ! Cette vieille carne t'a envoyé juste pour avoir plus de divertissement c'est tout ! Alors maintenant tu me fous la paix. Joues la mère poule avec les trois autres abrutis si tu veux, mais fou moi la paix !
Yakumo, piquée au vif : Tu comprends pas ! Je sais parfaitement ce que je représente pour la déesse, pas besoin d'un moine stupide, égoïste et borné comme toi ne me le dise ! Personnellement je me passerai bien de tes commentaires désobligeants !
Sanzo : Et bah tu t'en passeras pas ! J'ai déjà les autres demeurés à me coltiner et en plus je reçois un boulet supplémentaire qui se trouve être une gamine capricieuse et fichtrement gourde !
Yakumo : Gourde ? Tu trouves que je suis une gourde ?
Les trois garçons avaient entendus les cris et s'étaient précipités pour finalement devenir spectateur d'une étrange scène qui réjouissait fébrilement la déesse en question.
Sanzo : Parfaitement ! Tu ne sais que te plaindre et faire à manger ! Merci j'ai déjà Hakkai comme mère poule pas besoin d'une seconde !
Yakumo : Hakkai n'a pas toujours à te surveiller ou à s'assurer que vous alliez bien ! Il a besoin de son propre temps pour être bien ! Et franchement tu dis que je suis gourde, mais t'es bien content de manger mes plats ! C'est bizarre mais je suis gourde que quand ça t'arrange !
Sanzo : Non tu es une gourdasse tout le temps. Tout ce que tu nous fais, on le faisait déjà avant, alors tu ne sers à rien !
La jeune fille ne répliqua pas. Elle resta triste, devant un Sanzo qui regretta aussitôt ses paroles, sans le faire remarquer.
« Je te l'avais dit Sanzo, Yakumo est plus fragile que Goku, ne fais pas ce qui pourrait être irréversible » pensa Hakkai.
Mais c'était trop tard, et des larmes commencèrent à s'écouler du visage de Yakumo, se mélangeant avec le sang d'une plaie sur sa joue.
Yakumo : Je suis inutile hein ? Héhé, c'est bizarre mais je pensais la même chose avant que tu ne viennes en piteux état, aux bords de la mort, complètement amoché.
Sanzo : Je t'ai rien demandé.
Hakkai : Il n'empêche que tu lui dois la vie…
Sanzo : Mêles toi de tes affaires toi !
Yakumo : Laisses Hakkai. Puisqu'il est ingrat et qu'il persiste à dire que je suis inutile, on ne va pas contredire sa grandissime magnificence ! Mais j'ai une question. Puisque je suis inutile, alors pourquoi tu es là ?
Sanzo, blasé : Parce que la vieille carne bloquera le compte si on te laisse.
Yakumo resta interdite, s'avança d'un pas certain vers Sanzo et planta son regard dans celui-ci. Ils n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre et pourtant, Sanzo se sentait à des centaines de milliers de kilomètres de Yakumo.
La jeune fille sonda son regard, étouffant l'incendie qu'était le regard de Sanzo qui se sentit étrangement impuissant et chétif face à elle, comme ci des impressions anciennes refaisaient surface.
Puis, serrant les dents, elle brisa ce silence :
Yakumo : Je suis inutile ? Dis moi Goku, toi qui as pratiquement toujours été avec Sanzo depuis le début du voyage, peux tu me dire combien de personne se sont vantés d'avoir fais ça !
Puis elle lui administra un royal direct dans la figure, si puissant qu'il s'en retrouva propulsé à quelques mètres de sa position initiale, dans l'arbre.
Devant le spectacle, la déesse ne put s'empêcher d'éclater littéralement de rire. Gojô et Hakkai la suivirent d'ailleurs, bien qu'ils ignorent qu'elle les épiait et Goku répondit :
Goku : En fait tu es la seule qui ait réussi à mettre Sanzo au tapis, qui soit encore vivante.
Yakumo : Alors qui est inutile maintenant ? Moi aussi je sais me battre et je vais te le prouver !
Elle se tenait les poings sur les hanches, devant un Sanzo qui, rouge de colère et de honte, se frottait machinalement la joue. Puis elle tenta de se relever et d'attaquer la jeune fille, mais elle fut plus rapide que lui et elle profité de son élan pour prendre possession de son bras et de renverser son corps en un arc de cercle.
Il s'abattit sur le sol, pétrifié par son infériorité. Pourtant il avait combattu souvent à mains nues, et il était le meilleur combattant au temple.
Mais il avait trop sous-estimé la jeune fille, si bien qu'il ne récolta que ce qu'il méritait : une bonne punition.
Yakumo : Maintenant, oses dire que je ne sais pas me battre !
Elle se tenait juste au dessus de lui les poings posés sur les hanches et baissée de sorte que son visage soit en face de celui de Sanzo. Elle scruta son regard qui s'adoucit doucement, légèrement, mais suffisamment pour que la jeune fille comprenne enfin.
Puis, son regard dur s'apaisa lui aussi et elle s'effondra de fatigue sur Sanzo qui n'avait pas bougé.
«- Jiroshin, pourquoi fais tu cette tête ?
-Je n'ai pas tout compris Kanzeon Bosatsu sama.
-C'est pourtant simple ! Sanzo regrettait amèrement d'avoir blessée la jeune fille, alors il est reparti la chercher pour tenter de s'excuser. Sauf que quand il l'a trouvé, il n'a pas su et ça l'a énervé, alors ils se sont disputés et il a dit des choses qu'il ne pensait pas.
-Pourquoi ?
-Parce qu'il était frustré tout simplement ! Il ne voulait pas faire du mal à Yakumo, mais il n'osait avouer qu'il avait tort. Et finalement, il a dit que Yakumo ne savait rien faire de plus que les autres savaient déjà faire. Alors elle lui a prouvé que contrairement aux autres, elle avait la capacité de le mettre au tapis !
-Comment se fait il ? Même le grand Sage céleste n'a pas su…
-Allons Jiroshin, il y a un proverbe qui dit, qu'il ne faut jamais sous estimé les femmes déterminées. A ton avis, pourquoi l'infante de la Lune est elle une femme ?
-Je ne sais pas…
-Alors tu ne dois pas encore le savoir.
-Au début je pensais qu'il restait des parts de Konzen Doji en lui et qu'il l'avait recherché parce que l'âme de Konzen Doji avait reconnu celle de Yakumo…
-Qui sait, peut être as-tu raison. Penses tu que se soit Konzen Doji ? Ou bien que se soit Sanzo ? Dis moi Nataku, que penses tu toi ? A-t-il recherché Yakumo parce qu'il n'avait d'autres choix ? Ou parce qu'il était guidé par son ancienne vie ? Tu sais, je crois que dans l'affaire, les deux sont disponibles.
-Que voulez vous dire.
-Rien de bien spécial, simplement que ça me rappelle de bons souvenirs. Je me souviens lorsque je l'ai amené à lui la première fois. Il était visiblement en colère et lorsqu'il est tombé dessus, il était encore plus frustré parce qu'il n'avait aucune chance contre elle.
-Comment se fait il qu'autant Konzen que Sanzo ne puisse gagner lorsqu'ils sont confrontés à Yakumo no Hana ? Est-ce une particularité de ses pouvoirs ? »
La jeune déesse sourit à cette annonce et adressa un regard énigmatique à son second :
« -Saches une chose Jiroshin, Konzen était un dieu et Sanzo est un homme. La seule chose qui les différencie c'est la mortalité. Ils étaient tout deux des hommes Jiroshin et un homme ne pourra jamais gagner face à la fureur d'une femme, surtout si celle-ci est celle qui gouverne son cœur… »
Fin de la deuxième partie.
Prochain épisode : Sanzo a sous estimé Yakumo, mais il n'est pas le seul. Alors qu'ils poursuivent leur voyage vers l'Ouest, une altercation va permettre aux membres de la Sanzo-ikko de comprendre qu'au final, Yakumo est bien plus utile qu'elle n'en a l'air. Par ailleurs, d'autres vont se rendre compte qu'ils auraient mieux fait de ne pas se lever le matin.
Prochain chapitre : Le premier combat de Yakumo.
