Rebonjour à tous et désolé pour l'ENORME retard que j'ai pris.
Bah oui, même si je suis en vacance et que j'aime à ne rien faire, je n'ai aucune excuse quand à ce retard immense que j'ai accumulé.
Trêve de bavardage, je remercie à ceux et celles qui sont restés malgré mon absence prolongée et je vous promets des suites géniales.
Donc voila. Place au spectacle…
Chapitre 19 : Concurrence et Rivalité : Tout pour un baisé de Yakumo
« Cela ne devait pas se passer comme ça ! »
Telle furent les pensées de la jeune fille alors que le publique était scotché au spectacle qui s'offrait à eux. Non seulement elle se retrouvait contrainte d'un acte qu'elle n'avait pas vraiment désiré, mais en plus avec une personne qu'elle ne voulait pas.
« Pourquoi ça finit toujours comme ça avec moi ? »
Ils s'approchèrent l'un de l'autre, jusqu'à sentir leurs propres expirations sur leurs cils. Ils devaient sceller la victoire du vainqueur en un baisé de la plus belle femme du monde, élue précédemment par les représentants des villes importantes et influentes des environs. Et Yakumo avait été élue, sans même comprendre quoi que se soit.
Au début, elle en était heureuse et ses compagnons en rajoutaient sur sa joie :
Goku : Tu as vu Yakumo, c'est toi, c'est toi ! Tu es la plus belle femme du monde !
Gôjo : Je m'en doutais de toute façon, je ne voyage jamais en de mauvaise compagnie !
Yakumo : Je vous assure se doit être une erreur ! Je ne suis…
Hakkai, la coupant : Il n'y a aucune raison pour toi d'être aussi modeste Yakumo ! Je te trouve bien plus belle que toutes les femmes qui étaient candidates pour le titre de Femme la plus belle.
Goku : Fêtons cette nouvelle avec un grand repas !
Gôjo : Et plein d'alcool aussi !
L'homme qui venait d'annoncer la nouvelle était quelque peu gêné devant ce spectacle…affligeant. Il avait recherché la jeune fille toute la journée dans toute la ville, et alors que les festivités venaient de commencer par la flamme de la déité, il était tombé sur elle, qui entrait en compagnie du Grand moine Sanzo dans un restaurant avec deux autres énergumènes…
Homme : Je suis ravi de votre victoire Mademoiselle, mais nous devons vous préparer pour le grand champion…
Sanzo en grognant : Quel champion ?
Homme : Et bien chaque année, nous organisons un grand concours de talents comportant entre autre de la musique, des combats, des épreuves d'adresse, et le grand gagnant, donc le Grand Champion, se voit attitré un prix inestimable et un baisé de la femme la plus belle du monde.
Le silence s'installa dans l'assemblée. Goku lâcha ses baguettes d'effroi, Gojô manqua de s'étouffer avec son sake et recracha la totalité de sa gorgée tandis que Hakkai et Sanzo regardait l'Homme.
Goku : Vous plaisantez j'espère ?
Homme : Et bien…
Gojô : Faire ça sans demander l'accord de notre petite Yakumo quelle honte !
Homme : Mais ce…
Hakkai : Allons les garçons soyons raisonnables, ce pauvre homme n'a rien demandé de spécial. Je suppose qu'il n'y a aucun moyen de négocier pour le baisé ?
Yakumo gênée : Heu…
Tous se retournèrent vers elle.
Yakumo : Quand vous dites baisé…vous parler d'une petite bise sur la joue n'est ce pas ?
Homme : Ah bien sûr que non ! Le Grand Champion sera quelqu'un de méritant, qui aura bravé la totalité des épreuves avec force et courage ! Il sera admiré du peuple et aimé de tous ! Il devra mériter un baisé digne de ce nom !
Sanzo : Alors vous voulez dire que Yakumo n'a pas le choix, qu'elle doit se transformé en une petite femme silencieuse et s'exhiber devant des millions de personne pour finalement avoir son premier baisé avec un inconnu certainement grossier et présomptueux ?
Les garçons ainsi que la jeune fille regardèrent le moine siroter son thé avec des avis divers. Pour la plupart, il avait plutôt bien résumé la situation et pendant quelques secondes, Yakumo avait songé qu'au final, Sanzo n'était peut être pas si macho et nul qu'elle l'avait pensé. Mais cela ne dura que quelques secondes, car les lèvres du moine s'étirèrent en un rictus narquois et malicieux :
Sanzo : Quel bon plan !
Goku et Gojô : Nani ??
Sanzo : Ca lui apprendra à cette petite peste à se jouer de moi tiens ! Pour ma part, vous pouvez l'embarquer tout de suite, ça ne me dérange pas !
Yakumo : Comment oses tu…Parfait, j'accepte mais à une condition !
Sanzo regard méfiant : Et laquelle ?
Yakumo : J'accepterai de me conduire en une jeune miss beauté parfaite et d'embrasser le gagnant…à condition qu'ils participent tous les quatre au Concours !
Les dés étaient lancés. D'un côté, elle allait souffrir de cette situation, et d'un autre, lui allait souffrir de ces épreuves. Décidément ils ne s'aimaient vraiment pas…
Quelques heures plus tard, ils étaient tous fin prêt. Yakumo était assise sur un trône en or et surplombait l'arène ainsi que le public. Elle était habillée d'une majestueuse robe de satin rouge, ouverte sur les deux côtés, laissant à tous, une vue imprenable sur des jambes magnifiquement pâles et somptueuses…
Sa poitrine était recouverte d'un linceul fin, de la même couleur que le bas, que ne recouvrait qu'une partie seulement de ses seins. Ainsi prostrée, la jeune fille était mal à l'aise, mais n'hésitait pas à faire des signes et des sourires au prétendant au grand titre de Grand Champion.
Lorsqu'ils sortirent des coulisses, elle se retint d'un fou rire tant le spectacle était comique. En étant prétendant à ce titre, ils devaient porter une tunique spécifique. Ainsi, ils se retrouvèrent tout les 4 à porter une tunique blanche, faite de coton, maintenu par une ceinture de cuir beige, qui recouvrait jusqu'à mi cuisse leurs corps. Ils portaient des pantalons moulants et des grandes bottes de la même couleur que le reste.
Sanzo jeta un regard maléfique à la jeune fille qui ne put s'empêcher de discerner un grand sourire d'encouragement (et par la même occasion, enfoncé encore plus le grotesque de la situation dans la fierté de Sanzo).
Alors, l'homme qui était venu la chercher précédemment se retrouva au milieu de l'estrade et joua le rôle de présentateur.
Homme : Mesdames et Messieurs ! Grandes personnalités du monde et petites gens de la vie, je suis fier de vous annoncer l'ouverture officielle du Grand Concours du Meilleur Talentueux. Les épreuves qui auront lieux sont les suivantes : Tir à L'arc, Combat au corps à corps, Danse moderne avec la cavalière de son choix, Chant et enfin défilé de mode ! Que le meilleur gagne !
Puis il sortit de l'arène et laissa d'autres personnes installer les cibles destinées aux candidats.
Homme : Mettez vous devant vos cibles respectives et préparez vos arcs.
Ils obéirent plus ou moins bien et encochèrent respectivement leurs flèches, à l'exception de Sanzo qui resta les bras croisés devant sa cible.
L'homme le remarqua et s'approcha de lui :
Homme : Et bien ! On oublie son arme de tir ?
Sanzo : Non, j'ai pas envie de tirer à l'arc ! J'ai aucune envie de participer à ce stupide concours, tout comme ce public me casse les oreilles !
Mais le public en question ne fit que redoubler d'ovation quand les candidats reçurent le signal pour tirer. Ils y avaient très peu d'échec, et seulement une vingtaine de candidat, parmi la petite centaine présentée, furent qualifiés. Et alors qu'il ne restait plus que Sanzo, toujours bras croisé en fumant sa clope, le public se mit à l'encourager, sous les yeux rieurs de la Grande Prophétesse et de la Déesse Kanzeon Bosatsu, apparut soudainement à ces côtés sans que les garçons n'en sachent quoi que se soir.
Yakumo : Kanzeon Bosatsu-sama ! Mais que…
Kanzeon : Ne t'inquiète pas, je viens te donner un petit coup de main, sinon ce bonze pourri ne fera rien de lui-même…
En effet, en apparaissant ainsi, le public redoubla d'intensité et Sanzo fut contraint de tirer, sans quoi il serait traité d'incapable jusqu'à la fin de ces jours.
Alors, avec une élégance rare et une beauté sensuelle, il sortit de sa manche son flingue bien aimé et tira d'une unique balle sur sa cible, expirant par la suite la fumée de sa cigarette, se délectant du silence qui venait de s'installer en constatant la facilité de son tir, qui comme par hasard, avait atteint le centre encore fumant.
Puis, il lâcha le mégot de cigarette par terre et retourna auprès de ces compagnons, alors que naissait dans la foule, une nouvelle ovation débordante.
La suite promettait d'être amusante.
En effet, la seconde épreuve se révélait être le combat au corps à corps, une spécialité de Hakkai qui se retenait comme il pouvait face à ses adversaires. De son côté, Goku les massacrait tous un par un, virevoltant telle une toupie entre leurs corps, disparaissant et apparaissant aussi soudainement, surprenant même le public de par son adresse et sa dextérité.
Gojô lui s'amusait bien. Pour une fois qu'il cognait autre chose que des Yokaïs stupides et qu'il y avait un baisé de Yakumo à la clé, il n'allait pas céder ce combat à des abrutis incapables de le toucher.
Du côté de Sanzo, ce fut un massacre grandiose. Parmi ceux qui n'avait pas préféré le petit Goku de par son jeune âge, ou encore Hakkai de par son apparence frêle, ils avaient tous préférés Sanzo de part son visage efféminé et son corps farouchement chétif.
En voyant une douzaine de personne se jeter sur le moine, Yakumo eut un hoquet de surprise et de peur, mais quand elle vit qu'il se battait aussi bien que les autres, elle se rassura elle-même de la confiance qu'elle avait en lui. Même si ce concours était un moyen de se venger de la méchanceté du moine, il n'en était pas moins une personne à qui elle tenait, tout comme les trois autres qui se battait pour sa propre fierté. Kanzeon le remarqua et pendant que des hommes se refaisaient le portrait, elle entama une conversation sybillinne avec Yakumo :
Kanzeon : Le temps a passé depuis ta dernière rencontre avec lui, n'est ce pas Yakumo no Hana…
Yakumo : De quoi parlez vous ?
Kanzeon : C'est vrai, le sceau n'est pas encore déverrouillé…ce n'est pas grave jeune fille, un jour tu te souviendras et ce jour peut être regretteras tu de n'avoir compris plus tôt…
Yakumo : Je ne comprends pas ce que vous dites Kanzeon Bosatsu sama…que vais-je regretter ? Et quel sceau ?
Kanzeon : Ah ! Regarde ils s'en sont encore bien sortis cette fois !
En effet, parmi les qualifiés pour la suite, il y avait toujours Sanzo, Hakkai, Goku et Gojô, ainsi qu'une série de cinq autre personne.
Cependant, les épreuves qui suivaient relevaient bien évidement d'un tout autre domaine que le combat et la déesse en jubilait.
Lorsque l'homme annonça la partie danse, les quatre garçons restèrent pétrifiés de terreur, car il fallait danser, devant des millions de gens.
Gojô : Bah, pour Yakumo je veux bien faire abstraction de ma fierté personnelle en vous montrant une série de pas que j'ai appris en étant petit…
Puis il fut le premier à bouger son corps vers une jeune femme au regard langoureux. Il lui chuchota quelques choses à l'oreille et en attendant qu'elle monte sur l'estrade, ordonna aux musiciens de jouer un certain morceau. Ainsi, ils dansèrent tout deux une salsa langoureuse, qui prit vite fin.
Goku fut le suivant :
Goku : Puisque c'est Yakumo, je vais essayer quelques trucs.
Alors il se mit à virevolter comme s'il se battait, mais en faisant des mouvements gracieux, des cascades époustouflantes, au rythme d'une musique dynamique et énergique.
Hakkai fut le suivant et entama des pas de valse avec une jeune femme au regard claire.
Hakkai : Je suppose que je ne peux pas y échapper non plus, même si je n'ai aucune honte à montrer mes talents de danseur devant les gens.
Le moment le plus hilarant arriva alors.
Quand se fut le tour de Sanzo, le public fit un silence quasi religieux et le bonze, sentant le regard moqueur de la jeune Prophétesse, fulmina de rage et s'exposa devant tous :
Sanzo : Ca te plait de me voir comme ça hein ? Mais va pas croire que tu vas pas en baver aussi ! D'ailleurs ta tenue légère est parfaite pour ce que je t'ai prévu ! Vient donc Yakumo si tu es une femme digne ! Aller descend !
La jeune fille, piquée au vif, descendis les marches tandis qu'un piano se faisait entendre. Enfin des violons, en un rythme de tango.
Ils croisèrent leurs regards et se laissèrent entraîner dans la danse, marchant au rythme des violons, tournant autour tel deux vautours qui se toisent de leurs affinités.
Enfin, la mélodie commença et ils s'approchèrent simultanément l'un de l'autre, entraînés dans cette transe qu'est le tango. Au début ils ne firent que de petit pas, jaugeant de l'adresse de l'autre, sans pour autant se laisser dominer.
Puis ils tournèrent lentement, toujours au rythme simple de la musique, laissant le vent rafraîchir leurs corps réchauffés par la proximité.
Puis ils accélérèrent le pas, s'abandonnant l'un à l'autre dans une hymne corporelle, dessinant un monde qui n'appartenait qu'à eux à cet instant.
Chaque mouvements de bras étaient une mélodie magnifique, chaque regard incandescent, une invitation à un septième ciel.
Ils se complaisaient dans leurs langages artistiques, ne regardant que leurs opposés, des iris d'un violet brûlant, si brûlant qu'il en était intriguant et étouffant, et un blanc laiteux fiévreux, un blanc de brume oppressant et stérile.
La mélodie accéléra dans une grande et magnifique ritournelle, entraînant les deux danseurs dans des mouvements plus amples, moins stoppé, plus gracieux aussi, mélangeant leurs deux corps en extase des capacités de l'autre, sans jamais quitter leurs regards.
Et dans cette magnifique déclaration de pureté sauvage et de grâce intime, le public n'osait respirer trop fort, tant l'aura que dégageait les danseurs étaient divine.
Nul ne pouvait dire qui guidait l'autre, mais les pas étaient sûrs, la sueur était un accessoire de perfection, les cheveux de la Grande Prophétesse volait dans une symphonie vertueuse, alors que le corps du moine jubilait intérieurement, guidé par cette sauvagerie qui dominait toute raison, toute conscience, toute gêne.
Ils étaient un pendant cet instant, et en regardant ce spectacle sensuel, la déesse ne put retenir une larme.
« Dire que les choses ne changent pas. Ils sont toujours aussi fou l'un de l'autre. En une simple danse, ils en disent bien plus de leur amour éternel qu'en 500 ans de souffrance silencieuse. Dommage que cela doit prendre fin… »
En effet, la musique s'emballa dans un final chaotiquement grandissime, et les deux danseurs, emportés par leur élan, se laissèrent guider dans l'apothéose de leurs émotions. Dansant encore plus vite, tournant encore plus loin, repoussant les limites de leurs orgasmes jubilatoire et silencieux, ils finirent par la position traditionnelle : Yakumo maintenant par Sanzo.
Il avait une main sur sa nuque et une autre sur son flanc et, malgré l'essoufflement visible des deux êtres, il ne semblait pas quitter ce monde spirituel.
Il se sentit s'approcher de son visage, mais ne pouvant plus se contenir, le public hurla de joie et la transe disparut aussitôt, réinstallant les sentiments habituels de gêne et les notions de fierté.
Ils n'étaient plus des êtres sauvages, des âmes désincarnées liées par un puissant amour, mais Sanzo et Yakumo.
Alors une grosse rougeur apparut sur les joues de la jeune fille tandis que le bonze la laissa s'écrouler par terre pour dissimuler sa propre rougeur.
Deux hommes vinrent reprendre Yakumo et les trois compagnons se jetèrent littéralement sur Sanzo :
Goku : Tu m'avais pas dit que tu savais danser le tango Sanzo…
Sanzo : Le quoi ?
Ils restèrent silencieux.
Puis, voyant le peu de candidat, l'épreuve du chant fut annulée, pour le plaisir de Sanzo et des autres qui ne savaient plus comment faire.
Vint alors le défilé de mode, assez amusant, puisqu'il ne restait qu'eux quatre.
En un sens, Yakumo était rassurée, puisqu'elle n'aurait pas à avoir son premier baisé avec un inconnu, mais en un autre, elle se sentait mal à l'aise, certainement à cause de la tenue et de la danse enflammée, malgré le fait qu'elle n'ai jamais dansé de sa vie…
Les garçons se préparèrent et attendirent le signal du présentateur pour commencer à défiler dans leur vêtement.
Bien sûr, après quelques protestations, ils purent quand même forcer Sanzo à porter d'autres vêtements que son traditionnel jean et sa toge de moine.
Hakkai fut le premier à sortir : il portait un pantalon noir avec un pull à col roulé de la même couleur et une veste tout aussi sombre, ce qui mettait en valeur ses yeux émeraude.
Puis se fut le tour de Gojô qui lui sortit avec un jean moulant et une chemise ouverte, laissant à la vue de tous, son torse miroitant.
Ensuite, Goku sortit joyeusement, petit sourire enfantin sur son visage recouvert d'une casquette bleu. Il portait des vêtements larges, des baskets, le tout blanc faisant ressortir l'or de ses yeux.
Et plus rien.
Surpris, les garçons déjà présents se retournèrent vers les coulisses, où Sanzo aurait du sortir. Le présentateur interrompit le silence en incitant Sanzo à venir se présenter :
Homme : Et bien, on dirait que Sanzo-sama a quelques doutes quand à sa tenue…
Sanzo en hurlant depuis les coulisses : Je n'ai aucune difficulté sur mes affaires ! Je n'ai pas envie de me montrer comme ça un point c'est tout !
Gojô : Oh ! Sanzo la petite fille est timide, faut pas lui en vouloir, elle est tellement fraîche depuis ce matin.
Sanzo : Teme ! Redis ça pour voir ?
Gojô : Allons Sanzo, nous savons tous que tu es une fille ! Pardonnez nous grand public, mais Sanzo a peur de révéler sa féminité naturelle et…
Et il se retrouva dans les pommes, suite à l'impact du poing de Sanzo sur sa mâchoire.
Sanzo : Je ne suis pas une fille ! Compris !
Gojô, dans les vapes : Hi….
Et tout le public put alors détailler la tenue de Sanzo (même si le défilé était un peu…brusque). Il portait un pantalon noir avec des tribaux blancs au niveau des cuisses, une ceinture de cuir noir enroulait son basson et une veste toute ouverte, noire elle aussi, se suspendait légèrement sur ses épaules frêles. La pâleur naturelle de ses traits allait en parfaits contraste à l'obscure tenue qu'il portait, ce qui n'en donnait que plus de magnificence. Et dans l'éclairage lumineux de la scène, le regard ténébreux qu'offrait Sanzo aspirait la moindre critique, la moindre ovation, le moindre soupir.
Yakumo aussi n'en revenait pas, non seulement du silence du public mais aussi de la beauté de Sanzo.
Pour elle, il n'avait été qu'un grand moine, une personne à protéger, qu'elle apprenait chaque jour. Et aujourd'hui encore, elle venait de découvrir quelque chose d'important : Sanzo était beau. Mais Sanzo était aussi fragile.
Et ça, aucun des regards dirigés vers lui ne le comprirent…
Enfin, Sanzo brisa ce silence :
Sanzo : Bon alors ! C'est quand que ça finit ce bordel, que je puisse retrouver mes affaires !
Homme bagayant : Heu…bi…bien ..s…sûr…Hum (raclement de gorge) C'est maintenant au tour du public de voter !
Vous savez ce qu'il vous reste à faire Messieurs et Mesdames ! Les urnes sont à votre disposition !
Et alors plusieurs femmes en blanc circulèrent avec des corbeilles, qui se remplissaient vite. L'enthousiasme était tel, qu'il ne fallut pas plus de 20 minutes pour que toutes les personnes si présentes, n'aient donnés leurs accords. Le plus dur fut aussi de décompté, chose qui fut faite durant le repas. Bien sûr entre temps, les garçons s'étaient rhabillées, et Goku se consolait de ses épreuves en dévorant à son habitude la nourriture.
Certains participants vinrent de temps en temps saluer les derniers candidats, leur souhaiter bonne chance ou au contraire les taquiner voire même les menacer.
Sanzo avait d'ailleurs coupé court à la discussion :
Sanzo : Vous vous mettez dans des états pareille juste pour un baisé d'une inconnue ! Franchement vous faites pitié.
Concurrent : Tu peux parler t'es en final ! Tu vas pas me dire que t'es pas d'accord d'embrasser la fille ?
Sanzo resta muet, mettant en doute la réponse qui semblait évidente pour certain, et moins pour d'autre.
Puis, lorsque le compte fut terminé, le public fut réinstallé à sa place et les quatre finalistes furent emmenés devant la jeune Yakumo.
Son cœur battait rapidement, en repensant à ce qu'elle devait faire, et ce devant des millions de spectateurs.
Enfin, le présentateur se montra au public avec une enveloppe.
Homme : Mesdames et Messieurs. Je vous remercie d'abord et avant tout de votre fidélité. C'est grâce à votre soutien que nous avons put parvenir jusqu'à la final. Et j'ai maintenant le privilège de vous annoncer le Grand Champion !
Mais avant cela, je cède le discours à la Plus Belle Femme du Monde, J'ai nommé…quoi ?
Il se retourna vers la jeune fille, juste après avoir lu son nom sur le papier.
Homme : Mais…mais c'est incroyable !
Gojô : Quoi ?
Homme : Mesdames et Messieurs, nous avons élu la plus belle femme du monde, la Grande et la Belle Yakumo no Hana ! La Grande Prophétesse de Kanzeon Bosatsu sama !
Quelle émotion !
Yakumo : Merci pour…cette présentation. Je tiens d'abord à vous remercier aussi de votre participation, autant aux concurrents qui nous regardent que ceux qui sont en final. Aujourd'hui, j'ai beaucoup appris, j'ai beaucoup vu et j'admets remettre en cause mon jugement sur certaine personne dont je ne citerai pas le nom par respect. On m'a montré à quel point, avec un peu de motivation et de courage, on pouvait atteindre nos objectifs et c'est avec résolution que je suis prête à accepter le Grand Champion.
Homme : Quel magnifique discours venant de la Grande Prophétesse. Maintenant place au moment que vous attendez tous ! L'annonce et la récompense !
Il déplia alors l'enveloppe qu'il tenait dans ses mains et sortit un petit papier bleu. Il lu le message et annonça haut et fort :
Homme : Le vote fut serré ! Ce furent 4 beau, jeunes hommes que nous dûmes juger de part leurs capacités et leurs grâces, mais un gagnant est quand même désigné. J'ai nommé… Sanzo !
Le cœur du vainqueur ne fit qu'un tour, avant de virer au rouge cramoisi et de sentir sa colère monter en lui. Une colère dévastatrice, dirigée vers tous les abrutis finis à qui l'on devait la création du concours. Dirigée aussi vers cette fille qu'il n'arrivait plus à détester ou à maudire, le souvenir de cette danse enflammée revenant sans cesse perturbé sa méditation.
Les trois autres garçons ne bougèrent pas non plus, bien trop surpris et paralysé par l'annonce et par ce qu'il allait ce passait.
Sanzo n'avait jamais rien fait de tel et admettre que c'était sa première fois était…comment dire…un allée simple pour l'enfer sans préavis ni possibilité de compromis. Et, même s'ils se faisaient attaqués tout les jours par des monstres débiles, ils n'étaient aussi suicidaires qu'ils en avaient l'air, bien au contraire.
Cependant, les gens, inconscients, acclamèrent le Grand Champion et dans une hymne commune, crièrent le moment attendu : le baisé.
On fit approcher la jeune fille près de Sanzo et Sanzo près de Yakumo, et le silence s'installa.
Yakumo : Si j'avais su…
Sanzo : J'aurais jamais participé…
Pour la première fois ils étaient sur la même longueur d'onde.
Yakumo : Mais je dois admettre que danser à tes côtés m'a rappeler des souvenirs lointain.
Sanzo : tch, ils me lâcheront pas la grappe tant que j'l'aurai pas fait ton foutu baisé à la con !
Yakumo : Si je pouvais l'éviter j'en serai heureuse !
Mais l'un comme l'autre, étaient plus gêné vis-à-vis du public que par le geste. Embrassé n'est pas un crime, mais devant des millions de personne, ça l'était.
Alors ils s'approchèrent tout deux et se fixèrent pendant une dizaine de minute.
La déesse arriva alors, dans un demi sourire, et intervint :
Kanzeon : Avant que toutes choses soient faites, j'aimerai vous prévenir que ce que vous êtes sur le point d'accomplir est au delà d'un simple baisé. En scellant vos lèvres, vous allez libérer un passé que peut être, vous ne voudriez pas en vous !
Sanzo : Qu'est ce que tu causes vieille carne ?
Kanzeon : N'est ce pas Yakumo, que le passé est douloureux ? Les souvenirs de bons moment sont parfois les plus sombres et les plus machiavéliques, quand ils sont rongés par les remords et les regrets…Tu es la mieux placé pour le savoir ma petite…
Yakumo : Je ne vois pas…
La déesse soupira de lassitude et se retourna vers les trois autres :
Kanzeon : Si j'étais vous, je me préparerai à protéger ces deux là. Ils vont partir pour un bon petit moment !
Je vous expliquerai plus tard la totalité des changements qui ont eut lieu et je sens que certains ne vont pas tarder à arriver…
Puis, le moment attendu arriva. Nul ne pouvait dire qui avait fait le premier pas, simplement que leurs lèvres se scellèrent dans un silence religieux et que leurs consciences respectives se noyèrent dans le flot de souvenirs que l'impact provoqua.
Ils tombèrent tout deux dans l'inconscient, et seuls les cris de leurs camarades résonnèrent en écho dans leurs chutes.
Kanzeon : Les choses peuvent maintenant commencer…Nataku, j'espère que toi aussi tu sais ce que tu fais…
Dans le prochain chapitre : Il n'y a rien que l'on puisse faire quand la mémoire est descellée. Le retour d'une promesse brisée, le retour de souvenirs aussi tranchant que la lame d'une épée, l'essence divine qui revient, l'histoire qui recommence sans que l'on puisse arrêter quoi que se soit. Lorsque deux êtres furent liés l'un à l'autre par un serment, qu'ils se retrouvèrent de part une nouvelle vie, qu'ils se séparèrent de par ses changements, l'Histoire telle qu'elle fut recommencera-t-elle à nouveau ?
Chapitre 20 : Aube d'une promesse trahie, rencontre de la fleur de Lys et du Soleil.
Konzen…as-tu un cœur de pierre ou un cœur de glace ?
