Chapitre 2
Lisbon et son équipe avait récupéré l'affaire actuelle d'une autre équipe d'agents et ces derniers en étaient plutôt contrariés. En effet, Lisbon avait la sensation qu'ils leur mettaient des bâtons dans les roues parce qu'on leur avait retiré l'affaire. Aussi, elle convoqua son équipe et décida d'aller parler d'agents à agents avec eux.
Dans une pièce, face à cinq hommes plus grands qu'elle et deux fois plus larges qu'elle, Lisbon s'éclaircit la voix.
- Bonjour, je suis l'agent Teresa Lisbon et voici mon équipe, les agents Cho, Rigsby et Van Pelt et notre consultant, Patrick Jane. Nous travaillons sur l'enquête du tueur en série surnommé « El Kinio » depuis deux semaines et nous manquons d'informations sur les précédents crimes. D'après la liste que nous avons, les victimes sont Gary Watson, neuf ans, Helen Cayers, huit ans, Tom Veiber, neuf ans, Suzie Retery, sept ans, Maddie Koliany, neuf ans et Victor Kimsan, six ans. Ils ont tous été tués dans leur cour d'école et d'après ce qu'on sait, il semblerait qu'ils aient été enlevés à leur domicile respectif avant d'être transportés dans leur école respective. Je sais que chacun d'entre vous s'est donné du mal pour tenter d'attraper le responsable de ces actes horribles mais je sais aussi que votre chef d'équipe est partit en retraite il y a deux semaines et que c'est pour cette raison que nous avons récupéré cette affaire. Je sais ce que c'est de se faire retirer une affaire qui nous tient à cœur et je suis désolée que cela vous arrive. Mais si je tenais à vous parler aujourd'hui, c'est parce que j'ai l'intention d'arrêter cette ordure avant qu'il ne s'en prenne à un autre enfant. C'est pourquoi, j'aimerais que dès à présent vous répondiez à toutes les questions de mes agents et que vous nous fournissiez le dossier dans son intégralité. Ce serait honorable de votre part de passer au-dessus de la déception et de la colère que vous pouvez ressentir et de penser à ces enfants. A vos enfants, si vous en avez.
Elle marqua une pause et attendit une réaction des agents qui se trouvaient en face d'elle mais n'en n'eut aucune.
- Je vous remercie de m'avoir écoutée et… je vous laisse avec mes agents, ajouta-t-elle en sortant de la salle.
Jane sourit aux agents en leurs faisant un signe de la main puis rejoignit Lisbon.
- Joli discours, la félicita-t-il alors qu'ils marchaient tous les deux vers la sortie.
- C'est ça, oui…, répondit Lisbon, peu convaincue. Mais ce sont des idiots de nous empêcher de faire notre travail, on fait de notre mieux.
- Vous voulez que j'en hypnotise un ou deux ? Plaisanta Jane pour la détendre.
Mais Lisbon n'était pas d'humeur à plaisanter, elle ne pouvait s'empêcher de penser que des enfants étaient en danger et que l'enquête piétinait. Jane posa une main sur son épaule et Lisbon se retourna.
- On va le coincer, Lisbon.
- Peut-être, oui, répondit celle-ci en haussant les épaules.
- Peut-être ? S'indigna Jane. Mais ou est passé votre optimisme ? Vous l'avez laissé chez l'instit ?
- Oh, arrêtez avec ça, Jane…
Elle continua de marcher vers la voiture.
- On va retourner au bureau et je m'arrêterai au KingStore m'acheter un plat à emporter, vous voulez quelque chose ? Demanda-t-elle.
- La même chose que vous…
Lisbon trouva une place sur le parking du restaurant et sortit de la voiture.
- Lisbon, je peux vous demander un service ?
- Vous voulez une paille avec votre boisson ?
- Ce serait bien oui, mais je dois passer un coup de fil important et mon portable et complètement déchargé. Vous croyez que je peux emprunter votre téléphone professionnel ? Ce ne sera pas long, promis.
- Ok, dit-elle en lui tendant son téléphone. Vous avez cinq minutes, le temps que j'aille prendre les commandes.
- Merci.
Une fois qu'elle eut refermé la porte, Jane entre dans le répertoire du téléphone. Il était intimement persuadé qu'il y trouverait le numéro de cet instituteur ; Lisbon enregistrait souvent les numéros des témoins dans son téléphone professionnel lors d'une enquête pour ne pas avoir à les chercher s'ils en avaient besoin. C'était quoi son nom, déjà ? Quelque chose comme Riman… Il le trouva en quelques secondes : Rickman. Il releva le numéro au cas où. Lisbon revint les bras chargés et ils se dirigèrent vers les bureaux du CBI.
Un peu plus tard dans l'après-midi, Cho, Rigsby et Van Pelt revinrent avec de nouvelles informations.
- Ils ont été très coopératifs après votre discours, expliqua Rigsby.
- Vous voyez, je vous l'avais dit, remarqua Jane.
- Oui, bon, qu'avez-vous obtenu ?
- D'après un des agents, ils ont soupçonné l'oncle d'un de leurs collègues mais ont abandonné cette piste. Cet homme, du nom de Max Thelman, a déjà tenté d'enlever un enfant, deux mois avant le premier meurtre.
- Mais il a été pris sur le fait par la mère qui n'était autre que l'ancienne petite amie de Thelman, poursuivit Cho. Il a donc très bien pu peaufiner sa technique de kidnapping en deux mois.
- Et pourquoi les charges contre lui ont-elles été abandonnées ? Questionna Lisbon.
- Là réside tout le mystère, répondit Van Pelt. Mais d'après ce qu'on a compris, la principale raison est que Thelman faisait partie de la famille d'un des agents.
- Très bien, bon travail. C'est la piste la plus sérieuse que l'on ait mais la plus risquée aussi donc on ne va pas aller l'interroger directement. Renseignez-vous un maximum sur ce Max Thelman et revenez me voir quand vous aurez quelque chose de solide. Rigsby, occupe-toi de trouver son métier, ses occupations, et d'interroger ceux qui le connaissent. Cho, concentre-toi sur son passé, trouve tout ce que tu peux de suspect. Van Pelt, tu viens avec Jane et moi, en ce qui nous concerne, on ne sera pas trop de trois.
- On va où ? Demanda Van Pelt, impatiente.
- On va montrer la photo de Max Thelman à tout le personnel et les élèves des écoles des six victimes.
- Si on commençait par l'école de Victor Kimsan ? Proposa Jane.
- Pourquoi celle-là, on ne devrait pas commencer par celle de la première victime ? Demanda Van Pelt.
Jane attendit que Lisbon marche loin devant et il murmura à l'oreille de Van Pelt :
- Lisbon a un faible pour un des instituteurs de cette école.
- Oh…
- Allez dépêchez-vous, on n'a pas toute la vie ! Leur cria Lisbon, déjà près de la voiture.
- Tu vois comme elle est pressée ?
Par soucis de distance, ils commencèrent par l'école de Suzie Retery. Personne n'avait jamais vu Max Thelman, ni les élèves, ni les enseignants, tout comme ils l'avaient déjà dit quelques mois plus tôt à la police. Il n'eurent pas plus de chance dans l'école de Helen Cayers et de Gary Watson.
Ils se rendirent ensuite à l'école de Tom Veiber. Ce fut une institutrice qui les reçu, les bras chargés de guirlandes en papier multicolore.
- Oui, nous avons déjà vu cet homme ici. Pas moi personnellement mais les deux agents d'entretien de l'école ont déjà répondu à la police il y a quelque temps à ce sujet.
- Nous aimerions les voir, dit Lisbon.
- Bien sur, répondit l'enseignante. Elles seront là d'ici deux heures pour faire le ménage. Elles travaillent une fois que les enfants sont partis, vous comprenez. Maintenant je dois vraiment vous laisser, mes élèves sont sages mais ils vont commencer à s'impatienter.
- Oui, excusez-nous de vous avoir déranger, dit Van Pelt. Merci et bonne journée.
Une fois dehors, Van Pelt se proposa pour rester dans l'école et attendre les femmes de ménages. Lisbon accepta et partit avec Jane en direction de l'école de Maddie Koliany. Les écoles de Maddie et Victor étaient finalement les seules où le personnel et les enfants n'avaient jamais été confrontés à la photo de Max Thelman et Lisbon espérait vraiment avoir un résultat plus concret.
- Oui, effectivement, je l'ai peut-être déjà vu, annonça la directrice de l'école de Maddie. J'ai pensé que c'était l'oncle d'un enfant de l'école. Il est revenu deux fois, si c'est bien lui parce que je peux me tromper.
- Regardez bien la photo, insista Lisbon.
La femme se pencha sur l'image, la fixa quelques secondes puis releva la tête.
- Je suis sure à quatre-vingt pour cent, je ne peux pas faire mieux, désolée.
- On vous remercie quand même pour votre aide.
- Madame heu … ? Interrogea Jane.
- Justin.
- Madame Justin, je suis consultant au CBI et je n'en ai pas le droit mais je sais hypnotiser les gens pour leur faire retrouver la mémoire.
- Jane !
- Je ne fais rien de mal, on ne tiendra pas compte de ça dans le rapport de l'enquête c'est juste pour notre propre conviction. Pour qu'on soit sur de ne pas s'en prendre à un innocent…
- Non.
- Ce n'est peut-être pas une si mauvaise idée, agent Lisbon, intervint la directrice. Du moment que ce n'est pas dangereux pour moi, ça ne me dérange pas.
- Nous n'avons pas le droit, madame.
Jane passa son bras autour des épaules de Lisbon et s'éloigna avec elle pour essayer de la convaincre.
- Je reste ici pendant que vous allez voir ce charmant Rickman, murmura-t-il. Personne n'en saura rien et elle est d'accord, où est le problème ?
Lisbon fronça les sourcils, signe d'une réflexion intense.
- D'accord mais je reste.
- Super ! C'est d'accord, madame Justin.
Il procéda avec la directrice comme avec tous ses autres « clients » et elle tomba dans une transe profonde. L'effet fut immédiat. Lorsque Jane lui demanda de se remémorer le jour où elle pensait avoir aperçut Thelman, son visage lui revint en mémoire et elle put certifier que c'était bien lui qu'elle avait vu. Il la réveilla, la remercia pour son aide précieuse et Lisbon et lui quittèrent cette cinquième école pour se rendre à la sixième et dernière.
- Ce n'était pas illégal cette fois-ci, lui disait Jane alors qu'ils sonnaient aux grilles de l'enceinte de l'école de Victor Kimsan.
- Parce qu'elle a été mise au courant avant. Et nous ne pourrons pas utiliser cela comme un témoignage.
- Mais en ce qui nous concerne, nous sommes sur d'être sur la bonne piste ! S'enthousiasma Jane. Oh oh…
- Quoi ?
- Voilà votre prétendant…
- Un commentaire de plus et je vous fait virer par Hightower, le menaça Lisbon avec un sourire.
- Ah ! Vous souriez ! C'est Jim son prénom, c'est ça ?
- Non, c'est Kyle.
- Ah vous avez même retenu son prénom !
- Allez voir ailleurs si j'y suis, lui ordonna-t-elle alors que son estomac commençait sérieusement à lui jouer des tours.
- Vous plaisantez, je ne veux pas rater ça…
Elle n'ajouta rien et fit de son mieux pour se comporter normalement lorsque Kyle Rickman arriva à leur hauteur.
- Bonjour. Heureux de vous revoir, dit Rickman en leur serrant la main. Enfin, si je puis dire…
- Bonjour. Nous aimerions montrer une photo d'un homme à tout l'établissement pour s'avoir si l'un d'entre vous le reconnaît, expliqua Lisbon.
- Ah, très bien. Suivez-moi, nous allons faire le tour des classes tant que les élèves sont encore là.
- Merci, dit Jane.
Ils suivirent Rickman dans les couloirs de l'école et Lisbon entra dans la première classe avec sa photo à la main, montrant le visage de Thelman à l'institutrice présente et à tous les élèves. Pendant ce temps, Jane discutait avec Rickman dans le couloir.
- Désolée si l'agent Lisbon est un peu stressée mais cette affaire lui tient à cœur étant donné que ce sont des enfants qui sont concernés, commença-t-il.
- Je ne la trouve pas stressée, elle semble même bien maîtriser son travail. C'est rassurant de savoir qu'il y a des gens comme vous au CBI.
- Oh moi je ne fais pas grand-chose d'exceptionnel contrairement à elle.
- Ah bon ? S'intéressa soudain Rickman.
- Elle dirige son équipe comme personne, c'est une des meilleures. Elle est un peu colérique mais ça fait son charme…
Jane observa Rickman qui regardait Lisbon passer dans les rangs d'un air captivé. Aussi, il poursuivit.
- D'ailleurs, c'est étrange qu'elle n'ait pas d'homme dans sa vie. Il lui faudrait quelqu'un d'intelligent. Et de drôle aussi parce que son métier n'est pas le plus simple.
- Vous avez l'air de bien la connaître, dites-moi. Vous ne feriez pas l'affaire ? Lui demanda alors Rickman.
- Moi ? Rigola Jane. Moi et Lisbon… C'est impossible. Premièrement parce qu'on travail ensemble et que c'est interdit, et deuxièmement je ne suis pas à la recherche de l'amour et elle a toujours eu une préférence pour les grands bruns assez discrets. Et au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, j'en suis loin ! Ni brun, ni discret…
- C'est vrai, confirma Rickman en souriant à son tour. On dirait qu'elle a terminé…
En effet, Lisbon marchait vers eux avec la photo dans la main en secouant négativement la tête.
- Rien, dit-elle simplement. On peut voir la classe suivante ?
- C'est par là, indiqua Rickman en se penchant vers la photo. Faites voir… Mais… c'est le type du ping-pong ! C'est Max, non ? On dirait vraiment que c'est lui.
- Vous le connaissez ? S'enquit Lisbon.
- Le type du ping-pong ? Interrogea Jane
- Oui, il a postulé pour le job de prof de ping-pong en septembre mais il n'est resté que trois jours. Je le sais parce que c'est moi qui ai proposé au directeur de mettre en place cette activité pour les enfants. Il a accepté sous la condition que je trouve moi-même quelqu'un pour le poste. Mais il ne faisait pas l'affaire, il n'y connaissait rien en fait.
- Vous pouvez nous certifier que c'est lui ?
- J'ai même les papiers prouvant qu'il a bossé ici ces trois jours-là, répondit Rickman en souriant à Lisbon.
Celle-ci lui sourit en retour et acquiesça.
- Génial.
Ils firent cependant tous les trois le tour des autres classe mais seuls les élèves ayant participé aux séances de ping-pong le reconnurent.
- « Génial » ? Vous n'avez rien trouvé de mieux à lui dire que « génial » ?
- Ce n'est pas génial ? Demanda Lisbon en relisant pour la cinquième fois la photocopie du contrat de travail tout en marchant vers la voiture.
- Vous ne dites jamais « génial ». Je suis sur que c'est la première fois de toute votre vie que vous dites « génial ». Vous ne m'avez jamais dit que j'étais « génial ».
- Parce que je pense que vous ne l'êtes pas.
- Oh la menteuse ! Bien sur que vous me trouvez « génial ».
- Agent Lisbon ! Attendez !
Jane et Lisbon se retournèrent et aperçurent Kyle Rickman qui venait vers eux en courant. Ils attendirent quelques secondes qu'il arrive à leur hauteur.
- J'ai peut-être quelque chose qui peut vous intéresser, déclara-t-il essoufflé.
- Dites-nous.
- Je peux vous dire un mot en privé ?
Il s'était adressé à Lisbon. Celle-ci devina le sourire que Jane arborait. Sûrement un sourire jusqu'aux oreilles qui faisait plisser ses yeux bleus.
- Oui.
Elle s'éloigna de Jane en compagnie de Rickman.
- Voilà, je viens de me souvenir qu'un jour, une maman a discuté avec Max Thelman à la sortie de l'école. Elle semblait le connaître.
- Son nom ? Questionna Lisbon.
- Je vous le donne si vous acceptez de venir boire un verre avec moi.
Lisbon resta interdite. Son estomac fit un saut périlleux. Tiens, cela faisait longtemps qu'un homme ne l'avait pas invitée à sortir.
- Ce soir, par exemple.
- Ce soir ? Vous n'avez pas le droit de faire du chantage. A personne et encore moins à un représentant de la loi.
- Une représentante de la loi, corrigea Rickman. Et ce n'est pas du chantage, c'est… un accord.
- Un accord ? Je ne peux pas passer d'accord de ce genre avec des témoins ou des suspects, expliqua Lisbon, les mains un peu moites. Pas tant que l'affaire n'est pas terminée, en tout cas, ajouta-t-elle.
Pendant un court instant, elle observa Jane qui lui souriait puis se tourna de nouveau vers Rickman.
- Très bien, dit celui-ci. Dès que l'enquête est close, je vous invite à dîner.
- On devait juste boire un verre au départ, lui fit remarquer Lisbon.
- Oui mais vous avez imposé une nouvelle condition : la fermeture de l'enquête. C'est à mon tour d'imposer une nouvelle condition, non ?
Il était plutôt bel homme mais cela faisait longtemps qu'elle n'était pas sortie avec un homme et elle ne voulait pas s'y sentir obligée.
- Monsieur Rickman…, commença Lisbon, mal à l'aise.
- Kyle.
- Si vous voulez. Je… rappelez-moi après l'enquête et je verrai à ce moment là. Je ne vous promets rien.
- C'est d'accord. J'ai presque tout perdu dans l'histoire mais je ne suis pas du genre à perdre espoir. Son nom est Célia Mickel.
Il lui tendit un petit bout de papier qu'il tenait dans la main.
- Voici son numéro de téléphone et son adresse.
Il avait tout prévu.
- Je vous remercie.
- Passez une bonne soirée. A bientôt j'espère.
Il lui sourit, fit un signe de la main à Jane et partit sans se retourner.
Lisbon rejoignit son collègue et ils retournèrent vers la voiture.
- Alors ?
- Alors d'après lui, une maman a discuté avec Max Thelman il y a quelques temps.
- Ce n'est pas de ça que je parlais. Il vous a invitée à boire un verre ?
Lisbon leva les yeux au ciel d'un air exaspéré et Jane comprit qu'il faisait fausse route.
- A dîner ?
- On essaie de résoudre une enquête Jane ! S'énerva Lisbon. Essayez de vous concentrer.
- D'accord. Il vous a au moins donné son nom ? C'est quoi ce papier ?
Lisbon soupira et lui tendit le papier, devinant déjà qu'elle allait avoir droit à une remarque.
- Whoua… Quel homme prévoyant ! S'exclama Jane en rigolant. Vous n'êtes pas d'accord ? Hein ?
Lisbon arracha le papier des mains de Jane et toujours énervée, elle s'installa au volant de la voiture pour aller récupérer Van Pelt qui devait en avoir terminé avec les deux femmes de ménages.
Ce soir-là, Jane rentra chez lui enthousiaste. L'interrogatoire effectué par Van Pelt n'avait rien donné mais ils avaient une bonne piste pour l'enquête et s'ils se débrouillaient bien, ils pourraient épingler Thelman avant la fin de la semaine. Il enleva sa veste et vida ses poches avant de l'accrocher au portemanteau. Il retrouva alors le papier où il avait noté le numéro de Kyloe Rickman. Il s'assit sur son canapé, réfléchit quelques minutes et composa ce numéro. Avec un peu de chance, son plan fonctionnerait à merveille. Et demain matin, il irait faire un tour chez Max Thelman. Sans être vu bien sur…
