Chapitre 4 : « Planète Rouge »

Attention avertissement : l'auteur de cette fiction a craqué en début de chapitre. Dites moi franchement si selon vous il faut rire ou pleurer là …

Bonne lecture !!!!

Amandine

Route de Sacramento vers le QG du CBI – SUV - 14H30

Lisbon conduisait. Comme d'habitude. Elle commençait à avoir fin et avait besoin d'une pause de toute façon. Jetant un coup d'œil à Jane elle constata que c'était pareil pour lui. Elle décida donc de s'arrêter dans le premier café venu.

Justement une pancarte indiquait justement un snack bar un peu plus loin sur la route.

« Jane, un café et un sandwich ça te dit ? »

Jane fit signe que oui. Il n'était pas très parlant et les blagues habituelles ne fleurissaient pas comme d'habitude. L'affaire John Le Rouge devait le préoccuper au plus haut point. En même temps elle le comprenait. Sam après tout était une de ses amies les plus proches même en étant une psy, elle la connaît non connaissait mieux que personne après tout. Il fallait qu'elle dise à Jane de ne pas de ne surtout pas dire aux autres qu'elle connaissait la victime. Sinon on leur retirerait probablement l'enquête même si apparemment et au vu de ce qui s'était passé avec Bosco ce serait peu probable. Mais elle voulait qu'il soit tous efficace sur cette affaire et s'il savait, il y avait de fortes chances que cela entrave l'enquête.

Ils arrivaient en vue du snack. Le « Planète Rouge ». Elle sut plus tard que le nom du bar provenait de la couleur atypique du sable dans ce coin de désert. Cela donnait l'impression d'être sur Mars, paraît-il.

Le « Planète Rouge » – Route de Sacramento – 15H30

Il y avait peu de clients si l'on en jugeait par le nombre de voiture présente. Tant mieux un peu de calme cela ne fait pas de mal.

Ils entrèrent dans le snack – dont bien sur la climatisation était en panne- et avisèrent une table dans un coin à l'ombre des fenêtres qui laissaient passées les rayons du soleil.

La serveuse s'approcha avec un uniforme … de serveuse. Elle mâchait un chewing gum, portait de grosses boucles d'oreille, un énorme chouchou dans ses cheveux blonds décolorés, des ongles dont on se demandait comment elle faisait pour écrire et servir les clients et enfin le tout accompagné d'un maquillage outrancier multicolore…

Si Lisbon réussit à garder son sérieux en faisant un plongeon stratégique dans le menu que lui présentait la serveuse, Jane en revanche se dérida en la voyant et eu un grand sourire en lançant :

« C'est bien le « planète rouge » n'est ce pas … Donna ? » en lisant son nom sur l'étiquette.

Elle le regardait en lui faisant un clin d'œil elle semblait le trouver à son gout. Lisbon hésitait entre éclater de rire, dire à Jane qu'il craquait et un mystérieux sentiment, qu'elle ne voulait pas appeler Jalousie, qui la poussait à tirer cette fille par les cheveux en la jetant dans un placard à balai, après l'avoir assommer.

« Ouiiiii beau blond », minauda-t-elle.

« Alors c'est bien ce que je pensais, dit-il en s'adressant à Lisbon. « Les martiens ont débarqué mais je crois qu'ils ont du faire une erreur dans le choix des costumes. Les films, de ce …type… ce n'est pas ce qu'il y a de mieux pour se fondre dans la masse… »

Si Lisbon ne savait plus ou se mettre et retenait désespérément un éclat de rire, la fille ne semblait pas avoir le moins du monde compris l'allusion tandis qu'elle clignait désespérément des yeux pour attirer Jane dans ses flets.

En tout cas l'objectif de Jane était atteint, Lisbon avait pour un temps oublié ses soucis.

Il s'adressa à la serveuse

« Nous voudrions 2 cafés et 2 omelettes bacon s'il vous plaît, Donna et si vous aviez l'obligeance d'arrêtez de cligner des yeux votre petit ami m'en voudra tout comme ma compagne ici présente elle est très jalouse vous savez, n'est ce pas chérie. Alors même si nous sentons cette alchimie entre nous je pense qu'on devrait juste… rester des connaissances… »

Si, à cet instant le regard de Lisbon avait été une mitraillette, Jane ressemblerait à une passoire plus qu'à un être humain.

Donna quant à elle partit chercher leur plat. Et Jane regardait Lisbon avec son léger sourire innocent. Lisbon s'exclama : « cela m'étonnait aussi que tu es été aussi calme de la journée… dire que l'on est ensemble et puis quoi encore. En plus elle est … d'une … vulgarité. Non mais tu as vu comment elle te regardait ? »

« Jalouse Lisbon ? » son sourire se faisait de plus en présent sur son visage

« Quoi ?! mais… mais non je ne suis pas jalouse et puis quoi encore ? »

« Tu semblais juste à deux doigts de la trainer par terre par les cheveux et de l'enfermer assommer dans un placard à balai alors … » la voyant interloquée. « Non c'est sérieusement à ça que tu pensais Lisbon ? Je ne te savais pas de telle tendance…

Lisbon allait répliquer et au passage perdre le reste de sa crédibilité quant la serveuse eut la bonne idée de revenir avec le café et les plats demandés.

Ils commencèrent à manger en silence. Lisbon n'en voulant pas à Jane mais ne donnant pas l'impression non plus de vouloir communiquer.

Ce fut Jane qui brisa le silence :

« Je voulais te remercier pour tout à l'heure dans la cuisine. Si j'avais bu la tasse, je serais mort. Si tu n'étais pas revenu à temps et avec tes réflexes... Merci Lisbon. » Dit-il gravement et sur un ton extrêmement sérieux la regardant droit dans les yeux.

C'est dans ses moments que Lisbon voyait le panel de sentiment qu'elle avait pour cet homme. Lorsqu'il ne jouait plus. Il était tout simplement … beau.

« La dernière fois c'est toi qui m'a sauvé la vie. Nous sommes quittes Jane. Et c'est aussi toi qui as été présent lorsque j'ai perdu les pédales. Alors je pense que je te dois largement plus que tu ne me dois. »

Ils se sourirent. Puis Lisbon détourna les yeux, son assiette devant subitement très intéressante. Elle devait de repenser au baiser échanger dans la cour. Une légère rougeur sur les joues. Ils évitaient consciencieusement d'en parler.

« Pour en revenir à notre enquête, je pense qu'on ne devrait dire qu'à tout le monde un minimum de chose. C'est en partie privée tu comprends je ne veux pas que tout le monde apprenne certaines choses sur moi d'accord ? »

Jane la regardait : « je comprends Lisbon, ne t'inquiètes pas. Je ne dirais rien. »

« Il faut y aller si nous voulons rentrer relativement tôt à Sacramento. On a encore trois bonnes heures de route. » Voyant Jane commencé à ouvrir la bouche… « Et non Jane JE conduis tu n'auras pas la voiture tant que je serais vivante d'accord ? »

Il leva les mains en signe de rémission et fit un petit signe de désespoir à la serveuse avant de partir tandis que Lisbon levait les yeux au ciel.

Route de Sacramento vers le QG du CBI – SUV - 16H50

De retour dans le SUV, peu de conversation. Puis un appel de Van Pelt les obligea à sortir de leurs pensées.

« Lisbon. »

« Boss, ici Van Pelt. Nous avons récupérer les dossiers de la psychiatre, car elle était effectivement psychiatre. Cho à interroger son associé dans le cabinet. Un certain Dr Tahoma. Pas de casiers. Il semblait bien s'entendre avec la victime et nous a dit qu'un nouveau patient étrange était venu lui rendre visite dernièrement. Il se souvenait d'éclat de voix le bureau de sa collègue, mais ne connaît ni le nom ni le visage de la personne en question. Elle lui en a peu parlé. Elle a juste dit qu'elle espérait ne pas le revoir. Elle avait eu peur, lui a-t-elle confiée. Elle a également rajoutée qu'il aimait Bach. Ça l'a étonné c'est un choix extrêmement rare selon elle. Elle le sait car elle demande toujours à ses patients de choisir une musique pendant la séance qu'ils aiment… »

« Y a-t-il des traces d'effraction dans son bureau, quelque chose a-t-il été volé, déplacé ? »

« D'après le Dr Tahoma et les le fait que rien n'est été forcé non… mais Jane pourrait nous le confirmer. »

« Très bien. Avez-vous fouillé sa maison avec Rigsby ? »

« Oui, nous n'avons rien trouvé à part quelque chose de curieux à vrai dire. »

Van Pelt semblait hésitante et Lisbon était mal à l'aise.

« Qu'est ce que c'est ? » demanda alors Jane.

« Salut Jane. C'est une photo de vous, patron avec la victime… »

« Ce n'est rien Van Pelt je vous expliquerais au bureau. Ne dites rien à personne en dehors de Rigsby et Cho. En ce qui concerne les dossiers vérifiez les plus récents ceux qui datent du moment où cet homme à commencer à venir laisser les autres de coté pour le moment. »

« Mais c'est peut être important de regarder les autres … »

« Pas pour le moment Van Pelt. Regardez cela en priorité. Jane et moi regarderons les autres lorsque nous arriverons. »

« Essayez de faire correspondre les nouveaux patients avec le profil que nous avait donné sa compagne aveugle. Nous aurons peut être de la chance pour une fois. Et trouver les adresses de ces nouveaux patients, tous les renseignements possibles. »

« Très bien Boss. Dans combien de temps serez-vous là ? »

« Dans environ 2H30. Faites aussi imprimer les photos des pétales et mettez les dans l'ordre tout comme les photos de la scène de crime. Mettez tout cela dans la salle de réunion en baissant les stores et en fermant à clés. Nous avons un code à découvrir et il est inutile que tout le monde vienne et soit au courant. Ce sera tout on se revoit au bureau. » Elle raccrocha le téléphone.

Jane regardait Lisbon. « Comment comptes-tu leur annoncer ? »

« Je n'en sais rien Jane. Je te le dirais quant je le saurais. »

« Très sympa, l'improvisation c'est aussi une bonne technique. Fais comme d'habitude. Sois sévère, mais pas trop, un peu décontracté comme si cela ne t'atteignait pas, ne lâche que les infos que tu veux et tout se passera bien … »

« Ecoute je verrais je n'ai pas de méthode toute prête pour leur dire que leur boss est suivie par un psy depuis son enfance et qu'elle a failli plusieurs fois se voir retirer la garde de ses frères, a travaillé dure pour oublier et a fait tout ce qu'elle a pu pour mener une existence normale jusqu'à ce que ce dingue de John Le Rouge s'empare du dossier de la dite psy pour avoir un pouvoir certain sur nous tous en recréant comme ouverture du brillant spectacle la mort de la mère de la dite patiente !!! »

Lisbon avait fini le discours en hurlant presque, avec des larmes de rage. Elle qui avait déjà du mal avec son passé devait s'ouvrir à quatre personnes le même jour…

« Je suis désolé Lisbon. C'est à cause de moi que tu revis tout ceci. »

« Non tu te trompes Jane, ce n'est pas de ta faute, mais de celle de John Le rouge et en même temps moi j'ai confié des infos à Sam que je n'aurais pas du sur vous tous. Alors imagine à quel point je peux me sentir coupable également. »

« Il va falloir qu'on arrive à passer au dessus de tout ça pour avoir une chance de le coincer. Quand ce sera fait, nous serons tous les deux libres de continuer notre vie, aussi dure et pathétique soit elle. »

« Amen » sortit Lisbon avec un sourire.

Ils continuèrent la route en se souriant mutuellement. Dans un silence bienvenu.