Chapitre 5 : Soleil Rouge

Encore moi : probablement le dernier chapitre (un peu plus court) avant deux ou trois jours … jours fériés obligent je retourne chez moi pour le pont et s'il fait beau (on peut prier pour qu'il fasse beau un pont en Normandie) je serais dans mon jardin au soleil …

Donc comprenez que je ne poste pas mais ne vous inquiétez pas ça va continuer je prépare actuellement la trame du final qui va vous surprendre je pense. Attendez-vous à l'impensable ….

Je fais apparemment dans les astres au niveau des titres après la planète le soleil … je pense qu'on s'en tiendra là pour l'espace à moins qu'une étoile vienne se glisser dans les titres ….

N'hésitez pas à me reprendre j'écris l'histoire au fil de l'eau et au fur et à mesure. Si je fais des fautes ou des incohérences surtout dites le moi !

Enfin, je fais un jeu : saurez-vous trouver le code secret avant Jane ? Je vous souhaite bon courage. Sachez cependant qu'il a une double clé pour le déchiffrer. SI vous arrivez à le déchiffrer avant vous pourrez me demander d'inclure dans ma fic une expression ou un thème au choix que je serais OBLIGEE d'inclure en le rendant crédible.

Sur ce Bonne Lecture et bon courage pour le code !

Encore merci à : Ponou, Draco Jane, Filament-de-Lune, et Liz Jackson pour leur reviews qui m'ont fait extrêmement plaisir.

Bureau du CBI - Sacramento – 20h

Jane et Lisbon venait d'arriver au CBI. Ils avaient oublié les bouchons de fin de journée de Sacramento. Autant dire que Lisbon était d'une humeur massacrante.

L'équipe semblait perplexe. Ils étaient dans la salle de réunion, finissant d'installer les photos de chacun des pétales que John Le Rouge avait soigneusement disséminés dans la maison.

Cho prit la parole :

« Boss, voilà nous avons fini de mettre en place les photos de chaque pétale présent sur la scène de crime. En fait John Le Rouge nous a un peu facilité la tache. Sur chaque pétale, il y a 2 chiffres. Certains se répétant dans le haut nous en avons conclu qu'il faisait parti de la même série et qu'ils allaient donc ensemble. Ils sont notés par un symbole à chaque fois et un chiffre semblant indiquer leur positionnement. »

Van Pelt dit alors : « Et rien que tout ceci nous a pris une heure. Voici donc le code en final mais sans clé je ne vois vraiment pas comment faire… »

Jane et Lisbon se tournèrent dans un même mouvement vers le tableau où l'on pouvait lire ceci :

9616251211 1621524 924 131512262461112

92 96218 21617 217 2461515181516 15121842 217 26524181

« Et bien au moins, c'est d'une clarté absolue comme code. Avez-vous essayé de voir avec des numéros de plaque d'immatriculation, de numéro de compte ou autre, coordonnées GPS ? »

« Non Lisbon, ce sont des mots mais après pour le moment… je ne vois pas. En plus il nous a forcément laissé la clé de ce code mais je ne sais pas ou. Surement dans la maison. »

« Surement oui… »

Les trois autres les regardaient. Rigsby et Cho firent signe à Van Pelt de commencer.

« Hum … Nous avons aussi commencé à éplucher les dossiers récents des patients de Samantha Redding, et on pense qu'il a réussi à récupérer son dossier. Rien ne correspond. Seule des femmes sont venues la consulter récemment et nous savons que John Le Rouge n'est pas une femme donc … et nous avons également voulu consulter les autres dossiers mais comme vous n'avez pas donné votre accord … »

Van Pelt semblait extrêmement gênée, tandis que Rigsby et Cho se montrait très impatient d'avoir le fin mot de l'histoire.

« Et vous désirez aussi savoir pourquoi une photo de moi et de la victime se trouvait dans sa maison n'est ce pas ? »

Les autres firent signe que oui.

Rigsby prit la parole : « nous avons le droit de savoir, boss. Si c'est dans l'intérêt de l'enquête et que c'est à propos de John Le Rouge, que cela nous met peut être en danger… »

« C'est bon Rigsby. Ne t'en fais pas. Je comprends. C'est que tout ceci est un peu compliqué pour moi. Elle marcha un peu dans la pièce puis respira un grand coup pour enfin se lancer. Jane s'était positionné dans un coin de la pièce. C'était entre elle et ses subornés. Lui connaissait déjà la vérité. Pas eux.

« Bien vous savez tous que ma mère est décédée quand j'avais une dizaine d'année. En fait j'ai rencontré Samantha Redding à ce moment là. Elle venait d'avoir son diplôme de psychiatre à l'époque. J'étais l'une de ses premières patientes. Mon père m'y avait envoyé. Puis à sa mort, alors que j'entrais dans un foyer, nous avons continué les séances, elle était devenue ma confidente, en quelque sorte. Bref c'est grâce à elle qu'après avoir atteint mes 18 ans, j'ai pu récupérer la garde de mes frères. Elle m'a souvent aidé. Nous sommes même parties en vacances ensemble pendant quelques temps. Puis on s'est éloignées, nous nous téléphonions de temps en temps. Si John Le Rouge l'a tuée c'est uniquement pour me rappeler tout ceci, et surtout il avait accès à un tas d'informations sur moi. Une victime idéale… l'un des dossiers sera certainement le mien. C'est pour cela que je ne voulais pas que vous les regardiez. Je suis désolée. »

« Nous sommes aussi désolée Boss… » Cho et Van Pelt approuvèrent vivement ses dires.

« Je vous préviens : je ne veux aucune pitié ou compassion. C'est une enquête comme les autres. OK ? Alors ne passez pas votre temps à me demander si ça va ou pas. Sinon je vous renvoie de cette équipe ! Clair pour tout le monde ?

Tous acquiescèrent rapidement rassurés de voir leur boss agir normalement. Tout le monde continuait donc de travailler mais à 20h30, Lisbon leur demanda de rentrer chez elle. L'affaire était trop lourde à gérer pour tout le monde, une bonne nuit de sommeil serait profitable.

Cho, Rigsby et Van Pelt partirent tandis que Lisbon s'asseyait à son bureau. Jane lui sortait de la salle de réunion quant il la vit dans son bureau. Il savait qu'il devait réfléchir au code et il l'avait donc retranscrit sur un papier. Il rentrait chez lui mais passait comme toujours voir Lisbon avant.

Lisbon relevait la tête alors qu'il passait justement la porte.

« Un café ? »

Elle eut un léger sourire. Fit signe que oui et rajouta : « c'est moi qui conduit ! ».

Le soleil se couchait rendant tout autour d'eux Rouge. Toujours rouge. Elle se dit qu'aujourd'hui le Rouge était désormais la couleur qu'elle détestait le plus. Elle se sentait oppressée par ce rouge… ils se dirigèrent vers le SUV et s'en furent vers le café.

Appartement de l'Agent Lisbon – 23h

Lisbon ouvrit la porte jeta les clés sur la table basse et s'écroula après avoir retirée sa veste et allumée la TV dans son canapé. Elle regardait distraitement le journal de 23h et les nouvelles.

Et à ce moment, elle s'écroula enfin. Les larmes roulèrent sur les joues de Lisbon, elles se transformèrent en sanglot. Elle attrapa un coussin, se pelotonna sur son canapé et pendant de longues minutes laissa tomber le masque de la Lisbon forte et courageuse pour redevenir l'enfant qui venait de perdre une des rares amies qu'elle n'avait pas fait fuir et qui la connaissait vraiment.

Elle aurait voulu boire et perdre connaissance. Tout oublier. Mais c'était interdit. Elle devait d'abord faire payer à John Le Rouge et ne pas devenir comme son père voulait qu'elle devienne. Une bonne à rien, qui ferait mieux de disparaître car elle était coupable de la mort de sa mère.

Alors Lisbon se jura de tout faire pour que toute cette affaire soit enfin réglée, qu'on en finisse tout simplement … après on verra comment s'en sortir et surtout comment vivre …

Elle pensa inévitablement à Jane. À son baiser, à ses sentiments pour lui. Elle se demandant sans arrêt s'il avait les mêmes pour elle. Elle ne savait jamais à quoi s'attendre avec lui. Mais de toute façon, la période était mal choisie pour lui avouer ce qu'elle ressentait et pour une fois elle choisit avec joie de se comporter en lâche. C'était mieux ainsi. John Le Rouge verrait le point faible, l'occasion à saisir pour les tenir en respect. C'était trop dangereux pour eux. Oui beaucoup trop dangereux.

Elle n'entendit pas la porte s'ouvrir, ni une personne s'approcher d'elle. Pour quelqu'un comme Teresa Lisbon cela aurait pu être particulièrement dangereux. Ou elle avait compris que cette personne ne lui ferait aucun mal.

C'était juste Jane qui venait, qui avait compris et qui la berça comme une enfant pendant de longues minutes.

Il était revenu sur ses pas en partant du café. Lisbon n'allait pas bien il en était sur. Il voulait juste la voir, la toucher, s'assurer qu'elle allait bien. Il avait de plus en plus de mal à se cantonner au jeu qu'ils avaient créé ensemble au fur et à mesure de leur collaboration. Elle qui tempêtait à tout bout de champ clamant qu'elle ne lui faisait pas confiance et lui toujours en train de la taquiner mais résolvant les affaires, la surprenant sans arrêt.

Jane serrait Lisbon qui s'était enfin calmée et dormait à présent contre lui. Il resterait là. Avec elle. Ils s'endormirent tous les deux sur le canapé, ne voyant pas l'ombre qui rôdait autour d'eux, qui les observait depuis la fenêtre avec un léger sourire. Il était trop tôt encore. Mais demain … Oui demain après la seconde étape de leur plan.

L'ombre repartit tranquillement, habilement s'assurant qu'elle n'était pas suivie ou surveillée. Demain, elle agirait et Jane serait enfin à la merci de son maître : John Le Rouge…

Appartement de l'Agent Lisbon – le lendemain.

Lisbon se réveilla avec un sentiment inédit de bien être et de sécurité. Elle se demandait vaguement où elle était. Elle était sur son canapé et une odeur de café et de pancakes flottait dans l'air.

« Bonjour Lisbon, bien dormie ? »

« Jane ? Ah oui c'est vrai tu étais là hier soir… j'ai mal au crâne c'est pire qu'une gueule de bois. Je vais à la salle de bain je dois être dans un état … »

Jane ne dit rien mais sourit.

« Le petit déjeuner sera près dans 10 minutes Lisbon !

Elle grogna une réponse depuis la salle de bain. Elle sortit une dizaine de minutes plus tard. Ils entamèrent en silence leur petit déjeuner et Lisbon eut du mal à dire à Jane « merci » décidemment cela devenait une habitude pour hier soir. Alors qu'elle le faisait, son téléphone se mit à sonner.

« Lisbon. « … » « Oui très bien nous arrivons. Prévenez mon équipe au bureau du CBI. On se rend directement sur place. ».

Elle coupa la communication et se tourna vers Jane pour annoncer dans un souffle : « une autre victime de John Le Rouge, nous allons sur les lieux. Prends ton café et le mien, on passe chez toi tu te changes et on file sur les lieux du crime. »

Ils ne perdirent pas de temps et grimpèrent dans la voiture de Lisbon.

Qu'allait-il encore découvrir cette fois ?