Chapitre 8 : Valse Rouge (un pas en avant … trois en arrière)

De retour ! Et si la grippe s'en va, c'est maintenant ma cheville qui fait des siennes… décidemment l'auteur de cette fic va peut être mal finir avant de vous livrer l'épilogue final …

Bon sinon je ne suis pas fière de moi j'ai apparemment livré trop d'éléments dans la dernière partie que j'ai récemment publiée…

Dans ce chapitre, on revient sur la relation ambigüe de nos personnages préférés. Et si celui-ci s'intitule Valse Rouge – Un pas en avant et trois en arrière, ce n'est pas pour rien … Alors j'espère que Carletta sera contente car tu me disais dans ta review que cela allait trop vite… tu aurais du attendre un chapitre de plus … ^^

Précision également : Madeleine Hightower est la nouvelle directrice du CBI après le départ de Minelli…

Enfin après je ne sais pas ce que certaines (les filles d'abord galanterie oblige) et certains auront compris mais quelques unes sont dans la bonne voie. Je ne dirais rien de plus. Oui quelques unes parce que les garçons ont du mal avec les reviews… Alors est ce que mes lecteurs masculins pourraient m'en laisser une ou deux ? ^^

Bien allez maintenant les réponses aux reviews « féminines » :

Carletta : tu es sur la bonne voie … Je te laisse te poser des questions là-dessus mais sache qu'effectivement tu te poses de bonnes questions. Merci beaucoup pour ta review. Enfin pour ce qui concerne le Jisbon, et bien rassures toi il va légèrement vaciller prochainement… tu connais le un pas en avant et trois en arrière …Je vous laisse voir comment. Et Merci pour le bon rétablissement que tu me souhaites.

Glouton Mana : Peu de mots mais qui font toujours plaisir ! Merci !

Allison71230 : Merci beaucoup également ! Tu peux te répéter autant que tu veux

Elywinn : Et oui Van Pelt a évolué … La trouvant trop opaque et trop passive dans la série je me suis intéressée à son personnage. Je voulais lui donner du relief et en plus le fait qu'on ne connaisse pas grand-chose d'elle permet de créer tout un univers. Tu en sauras plus sur elle bientôt et toi aussi tu peux te répéter autant que tu veux !

Sur ce je vous dis : Bonne Lecture !

Domicile de l'Agent Teresa Lisbon – 21h

« Pourquoi mais pourquoi il n'avait rien dit ? Bon sang ! » Lisbon craquait. Elle était rentrée chez elle sans personne et alors ? Qui se soucierait d'elle de toute façon ? Ses frères ? Non ils n'habitaient pas par ici et de toute façon étaient trop occupée avec leur travail respectif. Ses collègues ? Non pas après ce qu'elle avait fait à Van Pelt. Quant à Jane … quel salaud ! Il sortait avec cette gourde de voyante ou de médium … et puis zut.

Elle songea alors à John Le Rouge. S'il l'enlevait comme il l'avait dit, qu'est ce que ça pourrait faire ? Au moins Jane pourrait lui mettre le grappin dessus et lui fiche la paix une bonne fois pour toutes. Il partirait filé le parfait amour avec son autre médium. Au moins il saura s'ils auront une fille ou un garçon sans échographie… « Même mon sens de l'humour devient déplorable »songea-t-elle.

Elle qui avait enfin accepté ou du moins commencé à accepter ce qu'elle avait ou croyait avoir en commun avec Jane et boum ! Surprise ! Il ne fallait pas être devin pour comprendre. Généralement quant une fille se pointe au bureau du CBI avec un parfum hors de prix, un maquillage impeccable et une robe du soir en se précipitant vers Jane, le prenant dans ses bras et l'embrassant et en le voyant LUI ce …. Qui y répond également, on voit tout de suite la nature de la relation entre ses deux là. Dégoutée, blessée. Elle en aurait hurlé de douleur ou de rire de frustration de … elle n'arrivait même plus à mettre de nom sur les sentiments qu'elle avait.

Avec Bosco c'était simple : il était marié. Amour platonique. Ça ne fait pas souffrir en comparaison. Mais là, lui laisser croire à un possible … non pas ce mot, à une possible relation, et se voir jeter à la figure la scène qu'elle a eu sous les yeux. Non. Définitivement non.

Une fois l'affaire John Le Rouge terminée, elle partirait. De longues vacances seules. Sans personne. Sans collègues, sans Jane, sans famille, sans Passé, sans Avenir… juste elle et sa douleur, sa peine, son angoisse… son agonie. Sans avoir à se montrer forte, ferme parfois dure. Etre juste elle-même, la petite fille fragile qu'elle était.

Elle regardait la bouteille en face d'elle depuis de longues minutes, les cachets à coté, comme la fois ou le psy était là, la faisant passer pour la coupable du meurtre de ce salaud violeur d'enfants. Mais là ce n'était plus de la comédie. Elle était à bout. Sans personne. Sans rien. Vide. Seule, toujours si seule…

Les larmes se mirent de nouveau à couler. Depuis deux jours elle ne faisait que pleurer. Toujours avec … lui. C'était se sa faute tout ça oui tout était de sa faute. S'il n'avait pas joué au voyant, John le Rouge n'aurait rien eu à faire avec elle et lui.

Elle entendit taper à sa porte. Elle ne bougea pas. Elle était dans le noir. Personne ne savait qu'elle était là. Elle attendit que l'importun s'en aille. Elle fixait la bouteille d'un air morne. Elle avait diminué de moitié. Mais malgré le whisky dans ses veines, elle n'était pas saoule. Trop résistante décidemment…

Les coups dans la porte recommencèrent plus insistants. Elle s'en fichait. Elle boudait. Oui elle boudait comme les enfants. Ça la fit sourire. Puis elle entendit sa voix. Elle se figea. La douleur sans jamais être partie revint d'un seul coup. Les larmes refirent leur apparition. Elle paniquait. Elle ne voulait pas le voir. Lui montrer qu'il l'avait fait souffrir. Non jamais. Elle ne répondrait pas.

Il tapait tellement fort que la porte allait finir par céder. Cela faisait dix bonnes minutes qu'il tambourinait. Elle se décida à … non pas aller ouvrir la porte mais au contraire à se cacher la tête et les oreilles sous un gros coussin de son canapé. Puéril mais efficace… dans une certaine mesure. Elle ne l'entendait plus. Il devait enfin être parti.

Elle enleva l'oreiller. Se redressa. Elle sentit quelque chose derrière elle. Aux aguets, elle se figea, prit son arme à coté d'elle – désespérée ne pas dire suicidaire non plus – et faisant le moins de mouvement possible.

D'un mouvement preste, elle se leva en se retournant et tint en joue l'intrus… qui n'était autre que Jane. Elle ne baissa pas son arme pour autant. Elle le fixa, il ne bougeait plus.

Jane examina rapidement Lisbon, cheveux en bataille, vieux t-shirt de l'université trop grand pour elle, haleine chargée d'alcool mais toute sa vigilance, et son visage… défait. Ses yeux surtout, vide, pas de colère, pas de rancœur, de haine mais du vide. Un effroyable vide. Il ne se rendait même plus compte qu'elle le tenait toujours en respect. La scène était figée et il revécut l'après midi où avait eu lieu ce qui avait conduit ces deux personnes si proches à creuser un fossé entre eux deux.

Flashback – Bureau du CBI – 14h

Lisbon et Jane après un arrêt minute dans un coffee shop, ou elle prit bien sur des donuts, arrivèrent au QG du CBI. Il ne put s'empêcher de la taquiner avec ça.

Il ne parlait pas de leur « amitié » et c'était mieux comme ça de toute façon. Pour le moment du moins. Surtout qu'il sortait enfin, sortait c'était beaucoup dire, avec cette médium rencontrée sur l'enquête. Elle se nomme Kristina Frye. Il n'avait pris qu'un café avec elle, à vrai dire, mais elle s'accrochait malgré tout.

C'était à ce moment qu'il s'était rendu compte qu'il appréciait réellement Lisbon, et qu'il devait également prendre de la distance vis-à-vis d'elle. Il restait donc avec sa première conquête depuis la mort de sa femme. Elle était drôle après tout mais depuis les dernières 48 heures leur « amitié » avait largement commencé à dépasser ce stade. Il n'avait pas songé à ce qu'il allait faire.

Bon advienne que pourra. Lisbon n'est pas au courant de toute façon. Il avait été discret. Et la seule fois ou la charmante directrice du CBI lui avait dit de prendre les devants avec Kristina Frye, Lisbon n'avait rien dit ou fait donc, il avait cru sur le moment que tout était réglé et qu'elle ne s'intéressait pas à lui. Il avait du commettre l'une de ses rares erreurs de jugement. Et il se souvenait parfaitement de la dernière qu'il avait commise… elle lui avait coûtée sa famille.

Il soupira discrètement tandis que Lisbon se dirigeait vers son bureau. Elle ne laissait de nouveau plus paraître ses émotions. Lisbon, l'Agent du CBI était de retour. Il se dirigea vers son canapé, Rigsby avait pris l'initiative de déplacer le tableau avec le code à déchiffrer. Il le regardait en long en large et en travers. Où était cette fichue clé ? Celle qui servirait à décrypter le code ? Les photos de la scène de crime étaient à coté et Rigsby cherchait sur son ordinateur les liens qui auraient pu faire que John Le Rouge voulait tuer la sœur de Van Pelt.

Sans s'en rendre compte Jane, du fait de la nuit relativement courte passée avec Lisbon, et en se perdant dans ses pensées, s'endormit une heure ou deux. Lisbon ne songea pas à le réveiller. Après tout, c'était en parti sa faute s'il n'avait pas vraiment dormi.

Elle sourit et s'intéressa au code. Elle parlait avec Rigsby quant Jane se réveilla. Il la regardait, son regard à elle était pensif. Elle dit quelque chose à Rigsby. Il se leva brusquement et fila prendre un café. Elle soupira. Il se rendit compte que tout le monde la regardait. Il lui sourit, se releva brusquement et parti rejoindre Rigsby dans la petite cuisine.

« Alors Rigsby, que t'arrive-t-il ? et pourquoi tout le monde regarde Lisbon comme si elle avait tué un flic ? »

« Peut être parce que c'est Grace qu'elle a suspendu et qu'à cause de cela elle n'est pas sure de revenir dans l'équipe. Elle a fait cela devant tout le monde ! Et …. Quang Grace est revenue ici avec Cho, elle … a fait un scandale. Lisbon ressort du bureau de notre directrice… elle vient de me dire qu'elle approuvait ce qu'elle avait fait. Moi je trouve que c'est dur. Même si j'apprécie Lisbon, je ne comprends pas. C'était sa sœur tout de même. T'aurais fait la même chose ? »

« Rigsby, fit Jane en préparant du thé, Lisbon est votre patron. Je comprends la réaction de Van Pelt mais encore mieux celle de Lisbon. Elle doit se faire respecter si elle laisse des débordements de ce genre se produire devant des journalistes, des policiers et encore d'autres personnes, pourquoi va passer le CBI et la police en général ? si elle a été capable de se contrôler pour d'autres crimes qui ont été commis et dont les victimes étaient proches d'elles, ne penses-tu pas que Van Pelt devrait en faire autant ? »

« Oui peut être mais on ne peut pas tous être aussi insensible que Lisbon … enfin je veux dire … euh Boss… Je… »

Jane et Rigsby étaient surpris de l'apparition. Et Lisbon bien qu'elle ne le montra pas avait mal pris, très mal pris la réflexion de Rigsby à son égard. Mais elle fit comme si de rien n'était.

« Bien je voulais vous dire que vous pouvez partir pour ce soir. Le rapport d'autopsie et les relevés d'empreintes ne donnent rien de nouveau pour le moment. Autant pour l'une que pour l'autre des victimes. Il est 18 heures. Soyez de retour demain pour 8h, nous commencerons par faire un débriefing et chercherons d'autres pistes, et nous tacherons de décrypter le code. Si besoin je suis dans mon bureau. »

Elle repartit aussi vite qu'elle était venue. Un peu comme un fantôme. Rigsby ne disait plus rien. Jane non plus. Il but une gorgée de thé et se replongeât dans l'énigme du code. Sur son canapé.

Rigby partait vers le bureau de Lisbon après avoir parler avec Cho. Il lui devait des excuses et des explications.

Il resta cinq minutes dans son bureau, lui serra la main. Puis partit.

Il était 18H30. Jane se leva et Lisbon arrivait vers lui avec une veste entre les mains.

« Jane encore là ? je croyais que l'on t'avait remis le code pour que tu puisses t'acharner dessus chez toi. »

« Oui mais je voulais vérifier que tu partais avec une escorte policière. Tu en as parlé à Madeleine je suppose ? »

Elle esquiva le regard inquisiteur de Jane et lui dit d'un ton au final peu convainquant « oui, bien sur »…

« Bizarrement je ne suis pas vraiment convaincu. Tu ne rentres pas toute seule n'est ce pas ? Sinon je vais en parler à cette chère directrice Hightower qui se fera je suis sure un plaisir de te donner des agents en faction devant chez toi. »

« De toute façon Jane ne t'ai-je pas dit que je restais ici toute la nuit je sors juste prendre un café et des donuts à l'extérieur. Il ne va rien m'arriver OK ? »

« Bon je t'accompagne dans ce cas. Je… »

Il n'eut pas le temps d'en rajouter qu'une femme se précipita sur lui et l'embrassa. Lisbon n'en revenait pas. Elle bloqua pendant quelques secondes et Jane comprit l'étendue de la catastrophe. Lisbon enfila sa veste prit son sac, ses clés et partit rapidement.

Jane ne put la suivre sur le moment avec Kristina dans ses bras. Il venait de faire une erreur quasi impardonnable, et Lisbon allait lui en vouloir plus que tout. Il se rendit compte à ce moment du peu de valeur qu'avait Kristina à ses yeux. Il devait cependant tout lui expliquer. Il l'emmena à l'extérieur. Environ deux heures plus tard elle le laissa en colère et se sentant trahie. Quant à lui il sortit du café voir la personne à qui il devait de nombreuses explications.

Fin du flashback et retour chez Lisbon

Il prit enfin la parole.

« Lisbon… je suis vraiment désolée je ne m'attendais pas à ça ».

Ces paroles firent sortir Lisbon de la transe dans laquelle elle était. Elle baissa son arme. Et elle le regardait.

D'un ton froid et vide de tout sentiment elle déclara posément :

« Je pense que tu as assez fait de dégâts pour aujourd'hui tu ne crois pas ? Et je pense que j'ai aussi le droit de souffler, non ? Alors je veux, que tu partes d'ici et je ne veux pas te revoir avant demain au CBI ou nous reprendrons notre relation comme avant. Plus de café après le boulot, tu ne viens plus chez moi… tout ça c'est fini, terminé. Maintenant dehors. »

« Lisbon s'il te plait … écoute moi… Je … »

« J'ai dit, dehors Jane. »

Il ne servait à rien d'insister pour ce soir. Et après tout, il constata amèrement que c'était ce qu'il voulait pour ne pas que John Le Rouge s'en prenne à elle, il ne la voulait pas trop proche. Il avait réussi au delà de toutes ses espérances… mais cela faisait mal, beaucoup trop mal. Il lui expliquerait demain, oui demain.

Elle restait là au milieu du salon. Puis elle fit un geste, puis un autre. Elle s'assit de nouveau sur son canapé. Elle finit la bouteille pour oublier, peu lui importait de devenir comme son père au final. De toute façon, elle n'avait plus personne alors … elle s'endormit sur le canapé.

Cette fois encore, elle ne s'aperçut pas de la silhouette qui la regardait…