Chapitre 23 : Sauce Rouge pour Dîner Sanglant

Coucou ! Alors voici un nouveau chapitre (« non sérieux ? On n'avait pas deviné… » « C'est bon mon coté sadique/cynique on a compris … maintenant dégage ! »), mais la particularité de celui-ci est qu'il est exclusivement constitué d'un petit dîner « romantique » entre John Le Rouge et sa charmante invitée j'ai nommé Teresa Lisbon…. Bon je vous laisse le soin de vous imaginer la définition du romantisme là dedans … hum … bref …

Bon racontage de life : mes allergies sont de retour …. Mes yeux sont ceux des Koalas ma gorge me gratte et j'éternue tout le temps que du bonheur…

Bon je ne vous embête pas plus longtemps avec mes histoires. Demain je rentre pour le week end donc c'est probablement le dernier chapitre de la semaine … Je ne suis pas sure qu'il y en ait un demain …

Bien et maintenant les réponses pour vous qui êtes chez vous ! (faut que j'arrête de regarder Nagui le midi …^^)

Allison71230 : Merci pour la review, sinon fracture du bras … aïe … je te le dis c'est bien des mecs ça… non mais je te jure… ah lalalala ….. Ba tu sais moi aussi j'aurais sauté sur la bouteille d'eau, je me souviens de mon pathétique « j'ai soif » en sortant de la salle d'opération… et pas d'eau jusqu' 'au soir… torture… je hais les intubations !

Claire : Ouuuuuiiiiiiiiiiii de nouveau sadique… tu crois que c'est le poisson rouge…. Le ****** s'il n'était pas déjà mort…. Bref sinon merci énorme pour tes compliments … euh je ne sais plus ou me mettre … ça c'est fait. En fait je pense que je suis rouge brique actuellement…. Plus beaucoup de chapitre avant la fin du premier opus … bientôt la deuxième partie j'espère qu'elle te plaira autant ! Ciao ! et encore Gros bisous mon inspectrice préférée !

Ponou : Oui deux chapitres je me rattrape j'en avais pas écrit depuis au moins 5 jours avant ! LoL Pour Van Pelt chapitre exclusif sur elle bientôt, de même pour Jane puis enfin les « retrouvailles » mais je n'en dis pas plus …. Merci pour ta review au fait dis moi C'EST QUAND LA SUITE DE LA TRADUCTION ? Bisou

Filament-de-Lune : Ok je te laisse continuer la suite si je meurs par contre je sais pas comment je ferais pour te prévenir de ma mort imminente… Je ferais un testament spécifique lol… Merci beaucoup effectivement il était plus long… comme je le disais les points de vue vont se succéder par chapitre on arrive en bout de course de la première partie… Bonne lecture !

Sweetylove30 : Merci beaucoup mais tu écris bien aussi rassures toi. J'attends ta fic avec impatience je la corrigerais vite pour que tout le monde puisse la lire. Je ne veux pas risquer une rébellion générale !

Luciole : Oui Jack Malone et toute l'équipe ! ah non ne te ronge pas les ongles à cause de moi je m'en voudrais … mais je suis flattée ! niveau suspense tu n'as encore rien vu ! Je te laisse avec ce chapitre…. Bonne lecture et merci !

Chalet de John Le Rouge, lieu inconnu, 19h

Teresa Lisbon était toujours la poupée de chiffon. Molle et distante. Distante de son corps. Elle voyait la scène qui se jouait devant ses yeux. La colère les rendait brillant. Aussi tranchant que des lames de rasoir …

Elle pouvait bouger le minimum possible. Toute rébellion lui était interdite. Pour l'instant.

La boite à musique s'était enfin arrêtée. Elle remerciait le ciel, n'importe qui pour ça… elle devait s'en sortir seule. Elle le savait. C'était soit elle soit lui. Elle n'avait aucune idée d'où était Jane ce qu'il faisait ni rien… comment allaient-ils la retrouver ? il n'avait aucune piste pour la chercher … Sauf peut être Van Pelt … Mais c'était une disciple de ce malade … donc peu de chance de ce coté là…

Elle soupira. Puis il rentra de nouveau dans sa chambre. Il l'avait fait asseoir devant sa coiffeuse. Il lui retira sa coiffure en mauvaise état depuis son départ précipitée de son ancienne prison. De même sa robe était en mauvaise état. Il en avait une autre. Elle aurait voulu grimacer et lui jeter au visage mais le produit la rendait encore et toujours trop docile pour cela. Elle ne pouvait encore rien faire toute seule. Mais elle le sentait se dissiper encore un peu de temps … Rien qu'un peu de temps…

Il la touchait. Ses cheveux. Il les coiffait comme le faisait sa mère. Elle voulait hurler. Mais elle ne le fit pas. Elle pouvait parler mais ne le ferait pas. Lui donner des raisons de la frapper ou de l'attacher entraverait sa future action pour s'échapper. Elle se murât dans le silence et fit de sa répulsion une arme qui l'aiderait dans sa fuite.

Il fit un merveilleux chignon à Lisbon tout en continuant de fredonner. Puis il changea d'avis. Il refaisait sa coiffure mais en laissant les cheveux libre, se contentant d'un serre tête en soie Rouge et dentelle Noire. Une plume noire et rouge complétait le tout. On aurait dit une Lady espagnole des Antilles … il était malade…

Ensuite il commença à enlever tous les boutons de la robe de Lisbon. Elle se fit violence pour ne pas lui hurler dessus ou se retourner et l'étrangler. Ses mains enlevaient tous les boutons dans une lenteur insupportable et délibérée. Il caressait sa peau, doucement … des larmes menaçaient dans les yeux de Lisbon de rage, d'impuissance, de haine et de dégout… pas de désespoir, elle ne lui ferait jamais oh non jamais ce plaisir. Alors elle planta ses yeux dans le miroir et releva le menton dans un geste de défi. Et lentement elle afficha un sourire moqueur…

Il bloqua enfin. Il lui demandait de ravaler son sourire. Oh non pas cette fois. Elle continuait son manège jusqu'à ce que finalement il arrache les derniers boutons. Elle fut soulagée car il ne la touchait plus. Pour le moment du moins.

Il la fit mettre debout pour enfiler l'autre robe. Il ne la toucha pas ou du moins essaya de ne pas la toucher pendant qu'il finissait d'enlever l'autre. Elle avait au moins gagner cette manche.

L'autre robe était entièrement noire. Sauf le bas. Couvert de magnifiques roses rouges. Les manches s'arrêtaient au coude et descendaient ensuite en un drapée jusqu'au sol. Des minuscules boutons brodés dessus. Boutons de roses évidemment. Le décolleté était assez profond mais pas choquant non plus. L'encolure était ronde et le corset mettait en valeur les formes de Lisbon. La touche finale fut les chaussures. La corolle de la robe d'arrêtait au niveau des chevilles laissant apparaître de magnifique chaussures … d'au moins dix centimètres de talon. Des escarpins splendides mais pour courir, de même qu'avec cette robe… le découragement la gagnait mais elle réussit à reprendre le dessus au final. Il faudrait qu'elle l'assomme. Le bloque avant de pouvoir tenter quelque chose. Elle se remémora ce qu'il avait fait des clés de la voiture qui l'avait amené. C'était sa seule chance…

Lorsqu'il eut enfin fini, il admira son œuvre… il resta quelques secondes à la regarder… Puis décida de la laisser un peu seul, probablement pour préparer le diner. Elle bougea le plus possible. Elle devait enlever la drogue de son organisme rapidement.

Elle devait réussir.

L'horloge indiquait à présent 20h30. Il ouvrit la porte et réapparu … en tenue de soirée. Mais toujours avec un masque. Qui avait changé. Il était blanc, juste blanc. Un homme sans visage. Elle constata qu'il était aussi grand que Jane et qu'il avait de la prestance. Voilà surement comment il attirait les victimes… et la personne qu'il avait choisi pour compagne pendant un temps était aveugle… mais il ne l'avait pas maltraité. Elle avait du mal à saisir la personnalité de l'homme devant elle.

Il s'inclina et lui tendit son bras. Il prit le sien et l'emmena dans la pièce principale de la cave.

De nouveau de la musique. Mais cette fois, c'était du Bach, en sourdine. Il la fit asseoir dans la chaise et lui laissa le temps d'admirer le décor. Tout était dans les tons d'une salle de balle à la française. Rouge et Or. Nappe blanche. Tableau de Maître. Et parquet à la française également. Une piste de danse. Son cauchemar se rappelait douloureusement à elle.

De la musique commençait à s'échapper de l'un des cotés de la pièce. Elle reconnut le morceau. Une vieille chanson d'esclave espagnole… envoutante. Il avait placé le corps de Rigsby dans le coin le plus sombre de la pièce, sur une planche de bois à la verticale. Du sang recouvrait son corps et ses vêtements. Des trainées rouges recouvraient l'escalier. Ses yeux rouges eux aussi étaient ouverts et la fixaient. Elle ne pouvait pas s'y soustraire. C'était de sa faute.

Et cette musique… chanter par cette femme … obsédante… il la fredonnait c'était encore pire. La peur, le sang, le rouge … ce rouge … les flammes des bougies… et au centre ce plancher. Il brillait, ciré, propre.

Elle pensa enfin à se regarder. Elle portait une robe noire et rouge très longue mais souple et ample avec un corset, ses manches étaient de la dentelle et se finissaient en pointe sur ses mains. Ses cheveux étaient coiffés comme les femmes du siècle précédant, même peut être celui d'avant. Et un chignon magnifique, avec un lys noir et une rose rouge dans les cheveux, couronnaient le tout. Ses chaussures étaient des chaussures de bal, en soie et satin rouge et noire également. Elle avait été légèrement maquillée. Un miroir dans un coin lui envoyait son image.

Elle se regardait, s'observait. Intriguée par elle-même ne se reconnaissant pas.

Et cette musique, par pitié arrêter cette musique… ces mots passent en bouclent … elle craquait

Des larmes roulaient sur ses joues. Elle essayait de se lever mais elle retombait comme si un poids la faisait plier. Elle voulut se trainer mais cette robe était lourde. Une ombre dans le rouge se dessinait…

Alors on la releva

Sa robe tournait, s'envolait.

Elle dansait toujours, cette musique… elle revenait… obsédante

Il arrêta de danser. Lui caressa la joue. Fit un geste comme pour l'embrasser. Puis une terrible brûlure la pétrifia. Du sang s'écoulait sur sa joue. Des larmes dans ses yeux. Elle s'écroulait, au ralentit. Il la retenait. Il l'avait tué. Il la prit dans ses bras la déposa au sol, semi allongée, la gardant partiellement près de lui. Son visage en face du sien. La Rose Rouge, il la déposa entre ses mains… près du poignard qui la transperçait. Et dans un geste lent et noble, il retira le masque qui couvrait son visage.

Ce visage était celui de la mort, du vide du froid. Pas de sentiment rien. Elle ne ressenti pas de la peur, c'était pire que cela. Il n'y avait pas de mots pour l'exprimer en fait.

Car ce qu'elle vit était inimaginable. Elle réussit enfin à hurler.

Elle sortit de ses pensées en le voyant revenir un plat à la main. Elle se demanda vraiment si elle aurait la force de manger quoique ce soit et la drogue de la dernière fois ne l'incitait pas trop non plus à prendre quoi que ce soit… Elle eut le sentiment qu'il souriait derrière son masque.

Le diner allait commencer …

« Je t'en pris ma chère Tessa, tu peux manger il n'y a rien de toxique dans celui-ci. C'est promis. J'ai fait des crevettes à la sauce rouge. Je sais que tu adores ça… »

Encore une fois il savait ce qu'elle aimait … elle avait l'impression qu'il savait tout d'elle. Un peu plus et elle se serait cru à Venise au Carnaval…

Elle ne prenait toujours rien.

« Tu ne manges pas ? Suis-je bête je n'ai pas mis de vin dans ton verre. Un blanc sec comme tu les aimes… Voilà. Bien que dirais tu de gouter à présent ? Aller j'ai cuisiné spécialement pour toi, pour te faire plaisir…. »

Elle ne faisait toujours pas mine d'y toucher.

« Bien maintenant ça suffit Teresa ! Tu vas manger ce que je viens de préparer. Et te dépêcher je ne le répéterais pas. »

Elle ne disait toujours rien. C'était maintenant ou jamais. Elle avait maintenant retrouvé sa mobilité. L'effet des médicaments toujours présents dans son organisme qu'ils lui avaient donné à l'hôpital et qu'elle avait gardé sur elle pendant sa captivité y était surement pour quelque chose.

Alors qu'il restait sur sa chaise, elle saisit fermement le couteau et tenta de lui affliger un coup qui le blesserait assez fortement pour qu'elle puisse s'enfuir ou à défaut l'assommer. Mais sa dextérité était grande. Elle le blessa certes mais très peu, une estafilade sur le bras, tandis qu'il lui retournait le bras dans le dos.

Elle lutta et fit une prise que l'un de ses ex avait eu bon de lui apprendre. Elle réussit à s'écarter suffisamment de lui. Son coup avait porté ses fruits. Elle réussit à l'assommer. Enfin. Elle chercha autour d'elle la sortie. La porte était fermée et avait probablement les clés sur lui.. Pas le choix.

Elle se rapprocha doucement. Mais il l'attrapa à ce moment, la projetant contre la table. Le couteau récupéré quelques secondes plus tôt tomba à terre. Elle était étourdie et la balle avait de nouveau bougé. La douleur violente la fit vaciller. Il la gifla au visage. La douleur éclata de nouveau en elle.

Du sang coule de sa joue, sa cheville lui fait mal, elle se l'ai tordu avec les talons. Il s'acharne encore un peu sur elle. A moitié inconsciente, elle réalise qu'il ne la ramène pas dans sa chambre non… Mais dans une sorte de cave…

« Tu es punie ma chérie. Tu comprends si tu es comme ça après ce ne sera pas bien, ni pour toi, ni pour moi, ni pour lui… ça ne me plait vraiment pas tu sais de faire ça mais c'est ainsi. Ta nuit sera longue mais la mienne aussi. Tu as gâché notre premier diner… je suis triste mais tu comprendras plus tard …. Bonne nuit ma douce … »

Il la laissa sur le sol. La douleur atroce la vrillant de toute part. Elle perdit conscience pendant un moment…

Première sensation …

Elle était là, comme détachée de son propre corps. Elle avait mal, elle était sur le point de replonger dans son inconsciente mais rassurante torpeur… mais non elle s'accrochait malgré tout. Pourquoi ? Pour lui, pour eux finalement elle avait mis du temps à comprendre avant d'accepter et surtout de s'accepter elle dans leur relation Sa respiration était de plus en plus saccadée et du sang roulait sur sa joue. Une goutte après l'autre…

Ploc… Ploc.

Elle songea que ce son allait la rendre folle. Pourtant elle tentait de refaire surface, la douleur arrivait par vague, elle affluait, elle refluait en même temps que ce bruit incessant.

Ploc…. Ploc…

Elle réussit plus ou moins à sortit de son état comateux et tenta alors d'identifier son lieu de captivité. Sa cage ou du moins l'endroit ou elle se trouvait était humide, sale, sombre et elle réalisa alors à quel point tout cela était ironique : elle cherchait John le Rouge et c'était finalement lui qui l'avait trouvé elle et mené tout droit dans son repère. Elle voulut rire de dépit mais elle ne put. La gorge sèche, les larmes menaçaient de céder encore.

Ploc… Ploc …

Pas de fenêtres, plus d'armes ni de portable une simple porte et une ampoule éclairant faiblement la pièce. Rien d'autres sauf … Sauf une sorte de livre posé là à même le sol. Il fallait qu'elle se traine pour voir, pour savoir.

Ploc… Ploc…

La douleur fut terrible mais elle avançait lorsqu'elle prit enfin le livre qui était en fait une sorte d'album photo elle comprit elle n'était pas la cible bien qu'elle fasse partie du plan. Le faire souffrir était tellement plus jouissif. Elle regardait les photos, eux qui s'étaient crus discrets… encore une fois son rire mourût cruellement en la laissant en proie à une quinte de toux qui la laissa pantelante.

Ploc… Ploc …

Il fallait qu'elle sorte d'ici, ou qu'elle le tue. Peu importe mais Lui ne devait pas venir ou cette fois il finirait fou. Elle ne le voulait pas, elle n'eut pas le choix, elle devait lutter, se battre comme elle l'avait toujours fait, pour son père, pour ses frères, pour elle-même et toutes les victimes. Mais elle venait de comprendre pour Lui et surtout pour Lui parce qu'il ne la laissera jamais, elle le sait maintenant.

Ploc… Ploc…

Finalement les larmes coulent sur son visage et fermant les yeux elle entend son rire, glacial, sec, emprunt de folie sur un Prélude de Bach…

La nuit serait longue mais demain … elle le tuerait ou il en finirait avec elle mais ce cauchemar prendrait fin, qu'importe comment mais ce serait terminer…

Fini pour aujourd'hui ! peut être un autre chapitre demain … je ne sais pas on verra !

Bisous et bon aprem ! Mione