Into the Fire, the end which's never coming.

Disclaimer : Les personnages sont à Stephenie Meyer, je ne fais qu'emprunter ses personnages. L'histoire m'appartient, elle sort tout droit de mon cerveau =)

Résumé : Bella, dans une tentative désespérée pour échapper à la vie qu'elle a, essaye de se suicider. Sauvée et transformée par la famille Cullen contre son gré, elle va faire vivre un enfer à ses sauveurs. Entre haine et amour qui remportera?

Hey ! Voici un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira parce que j'y ai passé du temps et de l'énergie =). Mais bon tant qu'il y a des gens et des personnes pour me dire de continuer, je continue. Je ne vais pas faire un long avant chapitre, car cela ne sert à rien et que ça casse les pieds aux gens quand on parle trop ^^. J'ai écris avec Mourir Demain de Natacha St Pier (désolée pour ceux qui trouvent que c'est nulle la chanson française, moi je suis fan =)

Sur ce, je vous laisse, bonne lecture,

Fin du chapitre précédent : Dans ses paroles, il y avait un sens définitif, comme un non-retour, aucune possibilité d'échappatoire. La réalité me frappa en même temps que le commencement d'une sensation très désagréable, là où il m'avait mordu. Comme celle d'une brûlure… La fin me fuyait, et elle avait trouvé le moyen de s'assurer que je ne pourrais jamais l'atteindre…

La vérité faisait mal quand on en prenait conscience. Ceci n'était pas une fin, je le pressentais… Ce n'était que le commencement, celui d'une nouvelle ère…

Chapitre 3. La souffrance, le désespoir et la colère…

La brûlure commençait à s'étendre à tout mon corps. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. J'étais perdue dans les méandres de la souffrance qui m'envahissait. Mon cœur s'était arrêté de battre il y a maintenant quelques minutes, mais je continuai à rester dans ce corps mort. Il n'était plus mien à présent. Ce n'était plus qu'une loque, et ce docteur n'avait fait qu'empirer les choses… Je sentais à présent chaque membre, chaque muscle qui se tendait, brûlait et endurait une douleur et n'avait jamais connu avant, même quand je m'étais noyée. J'avais réellement très mal.

J'aurais tellement préféré mourir de la façon dont je voulais… Je ne savais pas ce qui se passait, paniquée et effrayée par la tournure des événements. Ce Dr Cullen me faisait peur… Comment pouvait-il déclencher ce genre de choses dans mon corps, juste en me mordant ? Je sentais encore ses dents étrangement pointues et aiguisées traverser ma peau. Si j'avais pu j'aurais frissonné. Qu'est ce qu'il pouvait être ? Il n'était sûrement pas humain. J'imaginai quel monstre pouvait faire cela à une patiente en train de mourir. Enfin, morte maintenant. Ou peut-être pas. Tout cela était irréel. Comment avais-je pu me foutre dans un pétrin pareil ? Tout cela était de la faute à Sam. S'il m'avait laissé faire ce que je voulais depuis le début, je n'aurais pas à subir cette torture. Quand la torture interroge, la douleur répond…

La douleur, elle, était bien présente et palpable. Elle me ravageait, me détruisait de l'intérieur. Je ne voulais plus qu'une chose : tomber sur le champ dans les bras de la Faucheuse et qu'elle m'emporte loin de tout ça.

J'en voulais à la terre entière. A ma mère, à Candice, à Eric de m'avoir laissé tomber, de m'avoir donné l'envie de me suicider. A mon père qui n'avait jamais pu me comprendre, qui m'avait laissé me débrouiller depuis la mort de Maman. J'en voulais à Sam, qui avait osé interférer dans mes choix. Je m'en voulais. Tous les gens qui me quittaient, ils avaient forcément une raison. Et bien c'était moi. La culpabilité me prenait quelque peu. Mais ce n'était rien comparé à la haine et la rancune mélangé à la peur, sentiments que j'éprouvais à l'encontre de ce Docteur Cullen. Je pourrais le tuer si je le pouvais. Il avait voulu me sauver, et m'avais mis dans cette état horrible qui me menait à ma perte. C'était de sa faute si j'étais comme ça. Et il en était conscient.

Me demander pardon n'avait fait qu'attiser encore plus ma colère. J'espérais pour lui que je ne me réveillerais pas. J'avais toujours eu le sang Chaud. Un rien m'énervait et les gens le savaient en général. J'étais gentille mais sensible et à fleur de peau. Peu de gens savaient comment me prendre. Lui ne savait rien apparemment.

Alors que j'endurai tout en silence, sans pouvoir crier, le Dr Cullen s'agitait anormalement dans toute la chambre, l'air de faire les cent pas. J'entendis Sam revenir.

Alors, c'est bon ? demanda-t-il.

Elle est en pleine transformation, elle risque de rester dans cet état plusieurs jours… Son cœur vient de s'arrêter, répondit-il.

Quelle transformation ? Pourraient-ils m'expliquer ce qui ce passe ? Merde, j'oubliai à chaque fois. Ils me croyaient inconsciente. J'étais pourtant bien là, morte vivante.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?, s'exclama Sam, la voix complètement bouleversée. Comment on va expliquer aux autres le pourquoi du comment elle est morte ? Je ne sais pas… la situation me fait flipper. Je n'aime pas que tout repose sur vos épaules. Je n'ai pas confiance en vous. La meute non plus d'ailleurs.

Tu as eu le temps de les consulter entre temps ? Tu es plus rapide que ce que je pensais.

Ne nous sous-estimez pas, Carlisle.

Il s'appelait donc Carlisle. Quel drôle de nom, avait-il là. Plus personne ne s'appelait comme ça à notre époque. La brûlure gagnait du terrain, me consumait la peau à présent, ainsi qu'une partie de mon cœur mort. J'avais terriblement mal. Qu'on en finisse, par pitié ! Une question me trottait tout de même : pourquoi n'arrêtait-il pas de parler de meute ? Cette appellation me faisait vraiment penser à des animaux sauvages...

Ce n'est pas le cas, je constatai simplement, dit Carlisle, excédé. J'aimerais vraiment que tu arrêtes de m'attaquer sur tout ce que je dis. Je n'ai pas toujours des arrière-pensées quand je parle. Maintenant si tu me laissais t'expliquer le plan que j'ai essayé d'organiser, cela ferait avancer cette situation plutôt… disons inhabituelle…

Sam se tût, l'air d'attendre la suite.

Bon, vu que tu sembles d'accord…, continua-t-il, soupirant. Juste avant de continuer, je sais que tu n'apprécieras pas mon idée, mais c'est la meilleure que j'ai en stock. Donc, je suis ouvert à toute proposition… Si elle est bonne. Tout ce que je demande, c'est que tu ne m'interrompes pas avant la fin.

Ne vous inquiétez pas, je n'oserai pas contester l'intelligence surdéveloppé du grand Docteur Carlisle Cullen, dit-il, sarcastique.

Le docteur soupira de nouveau, l'impatience montrant son nez. Il reprit son souffle puis commença :

Dans quelques instants je compte déclarer la mort de Bella… J'inventerai une histoire pour couvrir les apparences… Le père s'y attendait de toute façon. Son décès était prévu. Selon la version officielle, son cœur aurait lâché sans que je ne puisse rien y faire. Le personnel l'emmènera à la morgue de l'hôpital, et là je subtiliserais le corps. Attends avant de parler, je t'explique !

Ce n'est pas non plus très intelligent de dire ce genre de choses en croyant pouvoir ne pas faire réagir l'interlocuteur, marmonna Sam.

Pff, qu'est-ce que tu peux être pénible… Puis-je continuer ou as-tu d'autres remarques tout aussi pertinentes ?

J'en ai encore, mais vous m'avez fait promettre de me taire jusqu'à la fin, donc je la boucle.

Quelques minutes passèrent, sans que le silence ne fût troublé.

Je compte subtiliser son corps mais le remplacer par un autre, un des corps dont personne n'est venu réclamer et qui est trop abimé pour qu'on puisse affirmer une quelconque ressemblance avec un être vivant. Ainsi, personne ne viendra demander des comptes, si il y en a qui disparaît. Bella n'est pas reconnaissable, pour l'instant. D'ailleurs tout ce qu'ils l'ont vue ont juste aperçu ses yeux fermés. Le bandage cache trop son visage. Ils ne remarqueront même pas que cela ne s'agit pas de Bella, il faudra juste que je prenne une brune petite, ce qui ne sera pas trop difficile vu qu'il y en a plein. J'ai repéré un corps qui pourrait convenir. Ma voiture a sa place personnelle dans le parking souterrain, et à cette heure il n'y a personne en bas. Cela ne sera pas sans risque, mais ma vitesse va pouvoir servir à quelque chose. Je sais que tu ne vas pas aimer cela mais je vais l'emmener chez moi où elle pourra finir… sa transformation. Après, tout ne dépend que d'elle.

Je pense que cela peut se faire, mais on aura beaucoup de bol si on ne se fait pas prendre, commenta Sam. En effet, je n'aime pas trop votre idée, mais c'est la seule, alors allons-y… De toute façon, au pire des cas, c'est vous qui aurez les ennuis, pas moi… Cela ferait tâche sur votre CV, un enlèvement post mortem, ne put s'empêcher de rajouter Sam.

M'aideras-tu ?, demanda Carlisle, sans faire attention à ses dernières paroles. J'aurais besoin de toi, juste pour détourner le personnel de la morgue, mais si tu ne veux pas, j'ai d'autres solutions…

Je ne laisserais pas Bella à la morgue si elle peut encore vivre, enfin en quelques sortes… Même si ce n'est pas de gaieté de cœur, je vais vous aider. Soyons clair, tout de même. Après cela, tout redeviendra normale entre nous : il n'est pas question de fraterniser avec l'ennemi.

Comme tu veux, Sam…, soupira-t-il. Je vais aller prévenir l'équipe médicale et son père, reste si tu veux, et essaye de te composer un visage pour les circonstances… Il serait mal venu que tu affiches une mine impassible.

Il sortit, en claquant légèrement la porte. J'étais complètement perdue. Je savais que cela représentait un tournant dans ma vie, qu'il allait arriver un évènement que je ne pourrais désormais plus éviter. Les choses changeaient, sans mon avis. Qu'allais-je devenir ? Ce plan était complètement déjanté, irréel. Personne ne croirait que cette fille qui me remplacerait soit moi. Mon père me connaissait trop. Enfin Je crois.

Je sentais la présence de Sam à mes côtés. Ses dires m'avaient effrayé et intrigué. J'avais eu l'impression désagréable d'avoir entendu un secret qui ne m'appartenait pas : j'étais persuadé d'être entrée dans un univers qui m'était inconnue jusqu'alors. Car tout était bizarre, étrange, effrayant… Je ne comprenais pas comment ce docteur pouvait savoir ce qui m'arrivait. Moi-même, je ne le savais même pas ! Sam me prit la main.

Hey Bella… On va te sortir de là, ne t'inquiète pas… Je ne sais même pas si tu m'entends ou pas. Quand tu te réveilleras, tu vas trouver un monde différent. Je serais là si tu veux, je t'aiderai. Je suis passé par là, je sais ce que c'est de se sentir dépasser par les événements… Il rit doucement, une pointe d'acidité dans la voix. Cela a des avantages que tu sois comme tu vas être… Plus de secrets, plus de distance. En tout cas, je l'espère.

Je sentis qu'il se remuait sur la chaise. Même si en ce moment, je le détestais d'être intervenu, sa présence était un point de repère. Il semble convaincu que je me réveillerais… Il avait raison sur une chose : je me sentais dépassé. Ma vie ne dépendait plus de moi depuis mon suicide. Quand je pensais que je n'aurais plus été là, si je n'avais pas été si malchanceuse. J'étais de plus en plus désespérée et souffrante. Sam m'avait au moins appris quelque chose : mon état n'était pas naturel. Un monde différent. Pleins de questions se bousculaient dans mon cerveau endolori. La brûlure éclaircissait peu à peu mes sens, même si elle était atroce. Je pouvais maintenant entendre les gens passer, des cris, des pleurs aussi. Une télé semblait allumée à quelques mètres, une série à l'eau de rose à ce que je percevais. Mon cœur ne battait peut-être plus, mais il me pesait horriblement dans la poitrine. J'aurais voulu me l'arracher à mains nues…

Je ne sais pas quels sont tes sentiments en ce moment… Je ne sais pas ce que seront tes réactions quand tu te réveilleras. Si tu m'apprécieras encore un peu, si tu me détesteras de t'imposer ce mode de vie qui m'insupporte moi aussi… De ne pas t'avoir sauvé plus tôt… Si j'avais pu te sauver avant, tu n'aurais pas dû supporter cette nouvelle existence. Tu aurais pu vivre ta vie, te marier, avoir des enfants et mourir après cela… Tu ne peux pas savoir comment je me sens coupable…

Que voulait-il dire ? Que tout m'était désormais inaccessible ? Impossible. Tout le monde mourrait un jour…

Amis, ennemis, que serons-nous ? J'aimerais tellement que tu puisses me répondre… Je ne sais pas si mes instincts prendront le dessus, sur les sentiments que j'ai… Je ne sais vraiment rien… Ne me déteste pas, murmura-t-il.

Le personnel débarqua à ce moment. Le flot de paroles commença à m'envahir. C'est ainsi que je me sentis flancher, perdant conscience, disparaissant dans la souffrance et le désespoir de mon corps…

. . .

Quand je revins à moi, je me rendis compte la douleur avait disparu dans certains membres. Je pouvais sentir le bas de mes jambes et ma tête. Je ne pouvais pourtant pas bouger, mais j'étais soulagée de voir enfin le bout du tunnel de mon état catatonique. Mon cœur mort était encore douloureux, mais cela était supportable. Bizarrement, tous mes sens étaient en alerte. Je pouvais entendre des gens parler, sentir le contact doux d'une couverture qui me couvrait. J'étais habillée de vêtements normaux, ce qui était deux fois plus agréable que la robe de chambre que m'avait affublé les infirmières. Enfin, je pouvais me rendre compte que le lieu avait changé. Je ne pouvais toujours pas ouvrir les yeux, mais malgré tout mes oreilles et mon nez m'indiquaient ce que je ne pouvais pas voir. Tout était tellement étrange…

L'air était doux, agréable à renifler, remplie d'odeurs qui m'enivraient. Il y avait aussi Une pointe de sel et d'humidité qui me dérangeaient. Si le plan du pseudo « Docteur » avait marché, je me trouvais chez lui. C'était sûrement le cas : les voix que j'entendais m'étaient inconnues. Dans la pièce où on m'avait installé, tout était calme, silencieux. Au loin, Le tic-tac d'une horloge m'agaçait. Répétitif, il me semblait que le temps qui passait ne concordait pas avec la pendule. Tout cela ralentissait. Je voulais partir. Ma place n'était pas ici, avec lui et sa famille. Je ne les connaissais pas, mais ils m'énervaient déjà. De quel droit m'avait-il enlevé ? Je me demandais si l'on était toujours à Phoenix. Si beaucoup de jours avaient passé pendant mon absence… Si j'allais rester éternellement entre la vie et la mort… Si mon père croyait réellement que je n'étais plus.

Je voulais en savoir plus. J'écoutai donc. Il y avait une dispute, apparemment. La voix de Carlisle était calme comparée aux autres. Je distinguais trois autres voix.

Mais à quoi pensais-tu donc, en la ramenant ? Avec Jasper qui est arrivé récemment, tu ne crois pas qu'on a assez de problèmes comme cela ? Un nouveau-né, ce n'est déjà pas facile à contrôler, mais deux, n'en parlons pas !

La personne semblait en colère. A sa tonalité je devinais que la voix appartenait à un jeune garçon, pas encore un homme. Son langage soigné me faisait quand même douter. Avec difficulté, je me rappelai la façon dont les jeunes parlaient. Pas de cette façon.

Ecoute Edward, tu sais parfaitement pourquoi je l'ai ramené. Tu as accepté Jasper, justement, alors accepte Bella. Il faudra la contrôler, et j'aurais besoin de ton aide. Elle sera en colère. La patience sera de mise. Alors essaye de ne pas t'énerver.

Comment veux-tu, Carlisle ? Quelque chose me trouble chez elle… Avec les autres, je pouvais lire les pensées quand ils étaient dans cette espèce de coma… Là, Elles me sont bloquées ! Je ne pourrais pas prévoir comment elle réagira. Bon sang, on avait réussi à se stabiliser à Pacific City, et maintenant nous voilà une nouvelle fois à Forks ! Et les chiens nous ont suivis. Tu m'as dit qu'elle voulait se suicider, elle ne veut sûrement pas vivre alors ! Les répercussions vont être terribles. Et son père ? Tu as eu de la chance que ton plan se soit déroulé selon tes désirs. T'imagine si soudainement son père se rende compte du poteau rose ? on serait vraiment dans les ennuis jusqu'au cou. Et tout cela par ta faute.

Premièrement, on ne la laissera pas partir à sa guise comme elle le voudra. Ce n'est pas possible. Deuxièmement, son père a vu le corps de l'inconnue et a parfaitement marché : il est persuadé que c'est sa fille. On a plus de soucis à se faire de ce côté-là, je te le promets. Pour ce qui est de la contrôler, on est quatre, tu ne crois pas que c'est assez ? Jasper, quant à lui, cela va beaucoup mieux.

Une autre personne intervint.

Edward, comprends Carlisle. Tu connais son passé et son histoire. Son choix affecte peut-être tout le clan, mais il n'est pas répréhensible. Je l'accepte déjà. Le reste de la famille aussi. Il ne manque plus que toi, dit une voix féminine, doucement.

Arrête de faire ta tête de mule, hein ?, intervint une autre personne, masculine cette fois-ci. Une autre petite sœur, ça ne te dis pas ? Moi je suis partant !

Je ne voulais plus entendre un mot de plus. Tout cela était trop. Trop incompréhensible, insupportable. Je voulais qu'ils se taisent. Comme je ne pouvais pas décider de cela, je préférai arrêter d'entendre, et fermer mon esprit comme je savais si bien le faire. On avait quitté Pacific City. Mon chez-moi, le seul endroit où il y avait des souvenirs des gens que j'aimais. Je connaissais l'Oregon comme ma poche, et je n'avais jamais entendu parler de Forks. On avait donc quitté l'Etat. Je les détestais.

Ils m'avaient tout pris, m'avaient enlevé. Tout était de leur faute et comme cet Edward le pressentait les répercussions seront être terribles. Je le promettais, leurs vies seraient un enfer. Ma gentillesse était partie. J'allais renaître apparemment. Nouveau-née, comme ils l'avaient dit. Une nouvelle Bella arrivait donc. Si la mort m'était inaccessible à cause d'eux, alors leurs vies seraient aussi agréables que la mienne. Une force que je ne connaissais pas m'a pris soudainement, sentant le pouvoir que je possédais. J'en aurais presque souris. Je ne sais pas ce que j'étais devenue mais je comptais bien en profiter. Malgré tout cela, j'étais triste, mon cœur déchiré. La douleur des êtres disparus m'accompagnait partout, où que j'aille. Elle resterait omniprésente. Peut-être que la vengeance apaisera celle-ci. Je l'espérais tellement. L'ancienne Bella était partie. La vie n'était pas douce et je devais m'adapter.

La douleur partait de plus en plus, la détermination la remplaçait. Mon cœur semblait plus léger de son poids. Je sentais le changement, la force qui me poussait à ouvrir les yeux. Je n'étais pourtant pas prête. Il me fallait plus de temps. Je les ouvrirai bientôt. Avant, Je devais revenir à la situation actuelle, sortir de mes pensées et me concentrer sur la situation extérieure.

Sortant de ma bulle, j'entendis des mouvements dans la chambre.

Elle va se réveiller bientôt, dit Carlisle, la voix impassible. La transformation est quasi finie. Mon dieu, je ne sais pas comment elle va réagir à sa nouvelle condition… Avec les autres, le temps d'adaptation et d'acceptation a toujours été long.

Une autre personne était présente, sa respiration s'entendant, mais ne s'exprimait pas. Je me demandais qui cela pouvait être. Leurs odeurs corporelles étaient vraiment fascinantes.

Elle doit nous entendre à présent. L'explication est inévitable, sinon elle risque de paniquer, continua le docteur. Tu n'entends toujours pas ses pensées ? Cela m'aiderait, elle doit se poser des questions.

Je te l'ai déjà dit il y a cinq minutes, ses pensées me sont fermées, grogna-t-il. Je n'ai pas confiance. J'ai un mauvais pressentiment.

C'était le gars qui était en colère tout à l'heure. Edward. Il n'avait pas confiance ? Moi non plus. Ses réactions m'agaçaient, encore plus que celles du père Cullen.

Bella, je suis le docteur Carlisle Cullen, celui qui s'occupait de ton cas après ta tentative de suicide, commença-t-il, calmement. Ne panique pas. Tu vas bientôt te réveiller. Tu dois te poser beaucoup de questions, et je vais essayer de répondre à certaines. Tu es à Forks, dans l'Etat de Washington et en sécurité. Je sais que tu dois te sentir désorientée… Nous essayons le plus possible de te faciliter les choses mais nous sommes conscients que cela ne sert pas à grand-chose. Quand je te dirais ce qui va t'arriver, il faudra que tu aies l'esprit ouvert. Notre monde n'est pas le même que le tien. Il est parfois horrible mais il y a certains avantages…

J'entendis un « pff ! » qui se voulait discret de la part d'Edward. Il ne semblait pas d'accord avec Carlisle. En ce qui concernait l'esprit ouvert, je ne pouvais pas l'avoir plus. Je m'attendais à toutes les explications possibles…

Voilà, Bella, tu es devenue un vampire, dit-il rapidement.

… Ou pas. Un vampire ? Genre cercueil, chauve-souris et vivre la nuit ? C'était du foutage de gueule. Comme pour me contredire, ma gorge commença à me faire mal.

Dans peu de temps, si ce n'est pas déjà le cas, tu vas avoir mal à la gorge, murmura-t-il, comme pour répondre à mes questions. Sache que cela est tout à fait normal. Tu as juste besoin de te nourrir.

Il m'avait dit de garder l'esprit ouvert, mais pas de me préparer à l'inimaginable. Putain, un vampire ! Je n'arrivais pas à le croire. Malgré tout, cela expliquait pas mal de choses. La morsure du Docteur, ma survie alors que je devais mourir, cette brûlure… Le comportement bizarre de Sam et de tous les membres de la « famille ». Et c'était cela que cette famille m'infligeait ? Je n'étais pas sûre de tous ce que cela voulait dire, je ne savais pas les limites de la nouvelle réalité tirée d'un film d'horreur.

Il faut te prévenir que ta vie sera littéralement changée, des prudences s'imposent. Mais quand tu prends le pli, tout devient plus facile. Tes débuts seront sûrement durs, le sang humain est très attirant. Bella, je ne veux t'oblige à rien. Tu peux très bien décider après la première année de ta nouvelle existence de vivre toute seule en buvant le sang humain. Mais avant cela, je suis obligée de te garder une année sous mon régime, c'est-à-dire pas de sang humain, que celui des animaux. C'est l'une des seules règles des vampires : les nouveau-nés doivent être contrôlés par leur créateur, et cela pendant une année.* Tu ne peux pas échapper à la règle, la peine encourue est trop pénible.

Ma vie était un cauchemar, ce n'était pas possible autrement. Je commençais à croire ce cinglé. Trop d'éléments concordaient, à mon plus grand malheur… J'allais donc devoir les supporter une année entière. Je me demandai ce que justement j'allais avoir comme punition si je ne respectais pas le régime. Si c'était la peine ultime, alors je sauterais à pied joint dans les interdits. S'il croyait vraiment que j'avais peur de mourir, il se mettait vraiment le doigt dans l'œil. La tension traversait tout mon corps, la douleur étant partie complètement. La force et la colère me remplissaient.

Carlisle, s'exclama Edward, la voix calme. Elle a bougé. Elle serre les poings.

Sans m'en apercevoir, j'avais effectivement bougé. La colère transperçait mon apparence. Je savais que je pouvais ouvrir les yeux, à présent. Ma vie serait à présent celle qu'elle devait être, je ne l'acceptai pas pour autant… Je m'étais promis de revoir ce monde plein de souffrance et on m'y a forcé. La vengeance est un plat qui se mange froid… Cela tombait bien j'étais froide comme la mort que je n'avais plus…

J'avais les armes, la force, la détermination et le temps nécessaire… La guerre était déclarée...

Sur cette promesse, j'ouvris les yeux.

. . .

*J'ai pris la liberté de rajouter une règle en plus, mais c'est pour l'histoire. Après tout, même si je m'inspire de la version de Stephenie Meyer, cette fiction est la mienne. J'y fais donc certaines modifications, même sur les principes. Mais je tenais juste à préciser que la règle, garder le secret reste évidemment en vigueur.

Voilà, voilà, un nouveau chapitre en ligne. Je sais parfaitement que je ne publie pas régulièrement, mais j'avoue que je n'étais pas très encouragée cette fois-ci… Cela m'a un peu déçue de n'avoir que quelques reviews. Sachez que cela prend du temps de publier la suite qui est d'une longueur que je trouve raisonnable. Il m'est toujours important de savoir son travail apprécié. Si ce n'est pas le cas, cela est aussi bon à dire.

Je ne recherche pas vraiment un nombre de reviews précis mais c'est vrai que cela me permet d'écrire plus vite… C'est juste une remarque comme cela, vous faites comme vous voulez après ^^.

Merci à tous mes lecteurs car ils permettent de faire vivre mon histoire… Je ne pourrais pas continuer sans eux =).

Bonne soirée,

Karine.