Into the Fire, the end which's never coming.
Disclaimer : Les personnages sont à Stephenie Meyer, je ne fais qu'emprunter ses personnages. L'histoire m'appartient, elle sort tout droit de mon cerveau =)
Résumé : Bella, dans une tentative désespérée pour échapper à la vie qu'elle a, essaye de se suicider. Sauvée et transformée par la famille Cullen contre son gré, elle va faire vivre un enfer à ses sauveurs. Entre haine et amour qui remportera?
Salut tout le monde !
Voici le nouveau chapitre qui j'espère vous plaira =) J'espère ne pas avoir trop tardé malgré tout ! Je vous jure que je fais ce que je peux. Je suis souvent occupée et le temps passe vraiment trop vite. Par contre je ne me forcerais pas parce qu'après, cela casse l'envie d'écrire. Pour l'instant, l'envie est toujours là =). Je tenais à tous vous remercier pour votre soutien, cela fait au chaud au cœur. Leslie, je te remercie particulièrement, car à chacun de mes chapitres, tu me dis ce que tu penses
Voilà, voilà, sinon j'ai écrit ce chapitre avec une Comptine d'un autre été, de Yann Tiersen. Juste une précision, je rajoute des chansons parce que, en tant que lectrice de fictions, j'aime quand les auteurs mettent certaines de leurs chansons préférées. Cela permet de donner une certaine ambiance à la lecture !
Sur ce, je vous laisse,
Bonne lecture !
Fin du chapitre précédent : Sans m'en apercevoir, j'avais effectivement bougé. La colère transperçait mon apparence. Je savais que je pouvais ouvrir les yeux, à présent. Ma vie serait à présent celle qu'elle devait être, je ne l'acceptai pas pour autant… Je m'étais promis de ne plus revoir ce monde plein de souffrance, mais on m'y avait forcé. La vengeance est un plat qui se mange froid… Cela tombait bien j'étais froide comme la mort que je n'avais plus…
J'avais les armes, la force, la détermination et le temps nécessaire… La guerre était déclarée...
Sur cette promesse, j'ouvris les yeux.
. . .
Chapitre 4. On aime comme on hait sans raison…
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu. Ma nouvelle condition m'avait finalement améliorée physiquement sur tellement de points… Mon odorat, ma vue et mon ouïe avaient décuplé. J'aurais échangé tout cela contre mon humanité.
Je ne savais pas réellement ce qu'impliquait le fait d'être vampire… Je ne savais qu'une règle : j'allais devoir les supporter pendant une année. J'en devinais une autre, pas très compliquée à comprendre : tout cela devait rester secret. Humaine, je n'avais jamais entendu parler de la véritable existence et de la réalité des vampires. Ce monde m'était inconnu. Bon ok, j'avais entendu certains témoignages sur la question, mais ces personnes étaient vite classées dans la case « fou ». Pas si dénués de sens finalement, ces individus… Ils avaient pu voir la supercherie. Les être humains étaient tellement aveugles. Et je n'en étais plus une.
Il me fallait à présent faire avec ma nouvelle existence. La chambre dans laquelle on m'avait installée était plutôt jolie. Elle aurait pu me plaire si elle n'avait pas été dans cette maison. Mes yeux faisaient le tour de la pièce, le reste de mon corps ne bougeant pas. Les deux personnes présentes étaient figées, comme attendant une réaction particulière de ma part. Je les détaillai en silence, une expression que je voulais impassible sur le visage.
La personne que je devinais être Carlisle Cullen, le docteur agaçant, était dans le fauteuil juste en face de moi. Je ne pouvais pas le rater. Il n'était pas vraiment comme je l'avais imaginé. Blond, grand, il ressemblait à l'un de ces mannequins superficiels dans les magazines que je détestais plus que tout. Oh bien sûr, il était beau, voire magnifique, mais ce qu'il m'avait fait me dégoûtait. Je le détestais tellement de m'avoir transformé en vampire ! Je me demandai comment il pouvait transmettre volontairement son gène… La mort est naturel, le vampirisme non…
Il me condamnait à vivre, et à ce que j'avais compris, c'était pour longtemps. Le sens des paroles de Sam et du docteur prenaient un sens nouveau à mes yeux…
Je ne connaissais pas ses raisons et ne voulais pas le savoir. Pas pour l'instant. Il me faudrait quand même une explication, un jour. Peut-être était-il juste sadique. C'était sûrement cela.
Habillé avec classe, la peau d'une blancheur à faire peur, il n'avait pas les yeux d'une couleur normale. Mordorés. De loin, on ne pouvait pas déceler un seul détail qui trahissait son image extérieure parfaite. Pas le moindre défaut extérieur ne montrait la monstruosité de son âme. Une expression compatissante se peignait sur son visage, ainsi que de la pitié et de la douleur. Hypocrite. Je ne croisai pas ses yeux longtemps. Je ne voulais pas qu'il comprenne trop vite mes pensées.
Je regardai un moment le dénommé Edward. Au contraire du docteur, son expression reflétait l'agacement et la colère. Il ne semblait pas m'aimer, à première vue. Et bien soit, de toute façon, il m'énervait déjà. La réciproque était donc vraie.
Je savais que mes réactions étaient disproportionnées, mais qu'importe. Il y a certaines personnes qu'on aime du premier regard, d'autres que l'on déteste. Cette famille faisait partie de la deuxième catégorie. M'avoir tout pris consistait le facteur principal de ma colère... Il n'y avait pas à comprendre ma raison. Comprendre était impossible. On aime sans raison, et sans raison on haït.
Les choses changent… J'ai changé. Le bonheur et la joie étaient partis, les sentiments sombres prenant trop de place. La tension entre nous deux était palpable.
Plus grand que le docteur, Edward possédait un physique idéal. Il était tout bonnement sublime. Humaine, j'aurais sûrement succombé. Ses cheveux cuivrés encadraient un visage de la même blancheur que celui de Carlisle. Magnifiques, ses yeux avaient également la couleur mordorée. Peut-être était-ce une caractéristique des vampires. Avais-je changé physiquement ? Je ne pouvais pas vraiment savoir, aucun miroir n'était accroché.
Musclé, il n'avait pas l'air de manquer de force. Son aura était tellement mystérieuse… Quelqu'un de sombre, d'effrayant. Je ne l'aimais pas.
J'attendis quelques secondes, muette de stupeur. Carlisle se levait déjà, arrivant à mes côtés.
-Bella, tu es enfin réveillée, murmura-t-il, souriant.
Il essaya de poser sa main sur mon bras. Et c'est là que je réagis. Ne voulant en aucun cas qu'il me touche, la réaction de dégoût me fit bondir jusqu'à la porte d'entrée à quelques mètres de là. Tout s'était passé en un dixième de secondes. Son visage s'affaissa, et se paralysa de tristesse.
-Ne vous avisez pas de me toucher, je pourrais très bien vous le faire regretter, crachais-je d'une voix qui m'étais inconnue.
A présent, je prenais vraiment conscience de la puissance de mon corps. Une énergie nouvelle m'envahissait, violente et prête à tout. Je souris sadiquement, un liquide chaud se déversant dans ma bouche.
Surpris, le docteur Cullen s'assit sur le lit. Il ne s'attendait apparemment pas à ce que je sois aussi méchante. Ce n'était que le début… Il sembla se ressaisir au bout d'un moment.
-D'accord, Bella, j'ai compris, murmura-t-il, blessé. Mais écoute-moi cinq sec…
-Vous ne comprenez rien, l'interrompis-je. J'ai entendu tout votre pitch. Du début à la fin. A l'hôpital, j'étais consciente et je sais très bien que ma « nouvelle condition » n'est pas un effet du hasard. Vous ne m'avais pas laissé choisir et maintenant il faudrait que quoi ? Que je vous écoute ? Allez-vous faire foutre !
Bien décidé à m'enfuir, quelles que soient les conséquences, je me retournais vers la porte et l'ouvris avant que l'un des deux ne puisse m'en empêcher. Malheureusement, ils avaient apparemment prévu le truc. Oh Oh.
Un grand colosse me fit face, les bras croisés sur sa poitrine, un sourire sur son visage. Merde. Je reculai, étonnée. Je me repris tout de même.
-Salut, moi c'est Emmett, ravi de te rencontrer, dit le colosse, gardant son sourire.
-Et bah pas moi, gros lard, répliquai-je.
Il éclata de rire.
-Au moins les choses sont claires. Juste comme ça, tu compte faire quoi là ?, me demanda-t-il. Non que tu puisses faire la moindre chose, d'ailleurs.
-Ca, c'est que tu penses, murmurai-je.
Dans une réaction désespérée, que je croyais vaine, je fonçais droit sur lui. A mon plus grand étonnement, il tomba (Note auteur : je tiens à préciser que Bella est une nouveau-née, donc sa force dépasse celle d'Emmett. De plus, l'effet de surprise joue beaucoup. Donc ne pas s'étonner surtout =). Je l'enjambai rapidement et courus dans le couloir.
Mon Dieu, que c'était immense ! Il fallait que je trouve une échappatoire. N'importe laquelle. Je repérais une porte au fond du couloir. Une demi-seconde après, je l'ouvris.
Il n'y avait personne. Parfait. Je rejoignis la fenêtre. Qui était à une hauteur de plusieurs mètres. Je pris peur. Je n'avais pas beaucoup de temps avant qu'ils ne me rattrapent. Avec mes nouvelles capacités, cela ne devait pas comporter trop de risques. Et puis au pire ce qui devait arriver arriverait. Je ricanai brièvement. Suicidaire un jour, suicidaire toujours.
Je ne pris pas la peine de l'ouvrir, et fonçai droit dessus, sans me poser plus de questions. La vitre se brisa à mon contact. Je tombai pendant quelques secondes, les yeux fermés, et atterris sur le sol avec une facilité déconcertante. Je regardai vivement mes bras et mon torse, pour voir l'étendue des dégâts. Pas une seule égratignure. J'en grognai presque.
Je recommençai à courir, lançant un regard bref vers la maison. Ce que je vis me glaça immédiatement. Edward se penchait par la fenêtre, se préparant à sauter à son tour. La course-poursuite commençait. Qui dit que je n'allais pas gagner ?
Je sprintais, sans que la moindre fatigue ne vienne. La sensation grisante m'aurait fait presque oublier la situation actuelle. Le paysage autour de moi, la forêt, défilait à une vitesse hallucinante. Je sentais une présence quelques mètres derrière moi, mais je ne me décourageai pas pour autant. S'il voulait m'avoir, qu'il prenne son courage à deux mains. Je n'allais sûrement pas lui faciliter les choses.
Je sautais le plus loin possible, agrippant une branche au passage et fis un saut périlleux pour arriver debout sur celle-ci. Auparavant, je ne me serais jamais cru possible de faire ce genre de choses. Maintenant, je n'avais aucune limite.
Je regardai Edward, qui me fixait à son tour, arrêté.
-Tu sais que tu ne pourras pas toujours m'échapper, s'exclama-t-il, le visage furieux. Je suis aussi rapide que toi, sache-le.
-Prouve-le, fillette, répliquai-je. C'est moi qui mène le jeu. Essaye de m'en empêcher pour voir !
Son expression devint enragée. Je souris. Que cela me plaisait de provoquer ce tumulte de sentiments chez mon ennemi ! Et je repartis, la course reprenant. Je sautais d'arbre en d'arbre, ma vélocité augmentant à chaque seconde. Je ne sous-estimais pas mon adversaire. Il tenait d'ailleurs la cadence, me suivant à terre. Je ne pus retenir mon éclat de rire. Cela faisait tellement longtemps que je n'avais pas ris comme cela… La vitesse grisait mon cerveau et j'oubliais peu à peu mes tourments. Je courus pendant ce qui me sembla des heures, goûtant à la liberté que je ne voulais pas lâcher. Je ne voulais pas retourner près de mes tortionnaires.
Mais soudainement, le paysage se découvrit, laissant place à une clairière qui se perdait à l'horizon. Je devais donc descendre. Ce que je fis.
Seulement, entre temps Edward avait pris de l'avance. Il était vraiment très rapide. Avant même que je ne reprenne ma course effrénée, il me sauta dessus, et me fit tomber. Je voulus me relever mais il me retint au sol, avec une telle force que j'étais clouée. La détermination se lisait dans ses yeux. A côté de lui, cet Emmett n'était qu'une femmelette. Les apparences étaient tellement trompeuses…
-Je ne te laisserai pas briser ma famille, m'avertit-il. Je gagne toujours. Retiens le pour la prochaine fois où tu auras des envies de liberté.
Je voulus répondre quelque chose, trop hors de moi pour me laisser faire, mais il me bâillonna de sa main, sortant ce dont il avait besoin de sa poche. Des menottes et un masque. Comme si cela me faisait peur. Je les casserai en un rien de temps. Il vit la lueur de mépris dans mes yeux et ne put s'empêcher de me contredire.
-Tu ne pourras pas fuir, riposta-t-il. Je les ai moi-même testé, elles sont en acier inoxydable. Même les vampires les plus forts ne peuvent les détruire.
Je vis rouge. Je m'agitai tellement qu'il tomba à la renverse, ma bouche délivrée. Je ne pensai plus qu'à une chose : le tuer. Pour qui se prenait-il ? Je ne me contrôlai plus à présent, ne répondant même plus de moi-même. Je voulus foncer sur lui, mais deux paires de bras me retinrent brusquement, me paralysant littéralement. Je voulus me dégager. Impossible. Je jetai un regard par-dessus mon épaule. Carlisle et Emmett. Evidemment.
-Lâchez-moi, bande d'abrutis, hurlais-je, de toutes mes forces. Vous n'avez pas le droit de me garder prisonnière !
-Tu peux toujours rêver, tigresse, répondit Emmett. On ne va pas risquer une peine à cause de tes bêtises !
Je me débattis, sachant que cela était inutile cette fois-ci. Je n'allais pas faire semblant de consentir à ce qu'ils me faisaient. Avec une rapidité déconcertante, ils me mirent ces attaches.
-Là, je te préfère comme cela, se moqua l'autre colosse. Ne compte pas t'en tirer pour tout à l'heure.
-Je suis désolé Bella, mais je ne peux pas te laisser partir, m'intima Carlisle. La loi est la loi, une année vampirique c'est court, ne t'inquiète pas. Après libre à toi de t'en aller.
-J'y compte bien, répliquai-je, la voix pleine de rage.
Pendant ce temps-là, Edward était resté à terre, en train de me regarder, avec un rictus vainqueur. J'aurais tellement voulu le lui faire bouffer. Je criai de rage. Emmett, pour me faire taire, me mis ce stupide foulard. Les deux hommes me tenaient encore. Tous les trois me prirent et me ramenèrent jusque chez eux. Comme je me l'étais promis, ce ne fut pas facile : il fallait qu'il s'arrête constamment pour serrer le tissu qui entravait ma bouche, car je le bougeais et le tirais de tous les côtés afin de recommencer à hurler de manière épouvantable. Je les rouais aussi de coups diverses. Je savais qu'il n'avait pas le moindre mal mais au moins cela avait l'effet que je désirai : cela les agaçait prodigieusement. Mais je ne pouvais pas éviter l'inévitable : à la fin, nous arrivâmes devant la maison. Je n'avais pas prêté plus attention en sortant, mais elle était d'une grandeur impressionnante, une sorte de villa. Plusieurs étages, de nombreuses fenêtres, dont celle que j'avais brisée. Je ne pus m'empêcher de sourire. Au moins, j'avais eu le mérite de m'enfuir de façon assez expressive. La villa, en plus d'être gigantesque, était magnifique. Je me demandai comment ils avaient pu l'avoir en si peu de temps… D'avoir pu tout quitter, rien que pour me cacher…
La douleur et le manque des êtres chers revenaient, tel un couteau qui transperçait mon cœur. Ils me manquaient vraiment tous… Mon père, ma sœur. J'aurais voulu les revoir. Si je suis vivante, autant les avoir près de moi. Je retenterais bien une autre escapade dans l'Oregon… Je savais que cela était impossible, mais l'espoir de les revoir, ne serais-ce que pour leur dire adieu, me gonflait intérieurement. C'était les seuls humains qui comptaient à présent… J'étais seule. Et cela n'avait pas l'air de vouloir changer.
Me sortant de mes pensées, ils me tirèrent à l'intérieur, malgré ma réticence évidente. Emmett se pencha vers moi, alors qu'on m'emmenait vers un étage.
-Ne compte pas t'enfuir cette fois-ci, me murmura-t-il à l'oreille. On est tous passé par là, et personne n'a réussi. Alors, petite vampirette, n'essaye même pas. Tes espoirs seront vains…
Ils me poussèrent à l'intérieur de la chambre où ils m'avaient placé avant mon escapade. Alors que j'étais toujours attachée ils me reprirent une nouvelle fois les poignets, et, sans dire un seul mot, me retirèrent les menottes. Je me demandai ce qui avait pu leur prendre, alors qu'il savait que je m'enfuirai encore s'il me les enlevait. Une lueur d'espoir me reprit, mais qui fut de courte durée. Alors que je m'agitai de nouveau, le docteur préparait le lit apparemment avec ce qui semblait des engins de torture. Je m'en foutais royalement. Ce n'est pas comme si ça allait me tuer.
Les deux abrutis continuaient à me tenir, avec peine, tout de même. Quand Carlisle eut fini, on m'installa sur le lit et on referma l'installation sur moi. Putain ! C'était à ça que ça servait tout ce bordel ? Il m'avait littéralement attaché de toute part : des attaches du même acier que les anciennes menottes s'étaient refermées sur mes avant-bras. Le même genre de système m'accrochait au lit par les pieds. Je n'avais vraiment aucune possibilité de partir. Les paroles d'Emmett prenaient à présent tout son sens : cela pourrait tenir un colosse tranquille. J'étais à présent folle de rage et désespérée. Mon bâillon me gênait réellement.
Ils se décidèrent, après qu'ils se soient réjouis du spectacle, à me le retirer.
-Détachez-moi ! Je vous jure que vous le regretterez, bande d'enfoirés !, hurlai-je. Votre vie deviendra un enfer, je me le promets à moi-même. Vous n'avez pas le droit de me laisser comme ça !
Mon cri transperçait les murs, j'entendais d'ailleurs les gens d'en bas s'arrêter de parler, écoutant la suite. Ils attendirent que j'aie fini d'évacuer ma rage pleinement, tout en me regardant avec pitié. J'aurais voulu leur faire ravaler leur regard tout simplement agaçant. Mais je me rendis compte que ce que je faisais n'avait aucune utilité. Ils semblaient bien supporter mes cris, et ne craquaient pas. Je me contentai alors de leur lancer un regard aussi mauvais que je pouvais.
-Quelle petite capricieuse, marmonna Edward dans sa barbe.
-Oh toi et tes grands airs de monsieur et ton balai dans le cul, tu peux te taire, répliquai-je furieuse.
-Je préfère avoir un balai dans le cul qu'une alarme incendie coincée dans la gorge, me rembarra-t-il, et puis, je remarque la stupidité a soudainement apparu avec ta transformation… Moi qui pensais que justement elle disparaissait avec… Je me suis trompé pour une fois.
-Petit prétentieux, tu…
-Bon vous deux, vous arrêtez la joute verbale, on vous a assez entendu aujourd'hui, interrompit Carlisle, alors que j'allai lui répondre vertement. Je dois poser certaines questions à Bella et répondre aux siennes, donc cela nécessiterait un peu de calme. Si tu ne te sens pas capable de te taire, tu peux prendre congé.
-Finalement, Dieu existe peut-être et a exaucé mes vœux, dit Edward tout en sortant de la chambre.
Quel calme ! Il me tapait sérieusement sur les nerfs. Je ne pense pas que je vais pouvoir l'encadrer…
-Bon moi aussi, je crois que je vais m'en aller, tenta Emmett, hésitant à faire un pas dans la direction de la porte.
-Reste devant la porte, on ne sait jamais, tempéra Carlisle, me jetant au passage un coup d'œil. Elle a prouvé qu'elle savait se défendre…
-Je suis encore là, je vous signale, alors ne faites pas semblant que je n'existe pas, intervins-je, venimeuse.
-Ça, on risque pas de t'oublier, remarqua le colosse.
-Ça, je ne suis pas aussi insignifiante que toi, répondis-je, le regardant droit dans les yeux.
Il soupira, excédé. Il semblait hésiter entre la colère ou le rire. La colère remporta, même s' il réussit à se calmer.
-Bon, j'y vais, sinon je sens que je vais me la faire, finit-il par dire, tout en sortant à son tour.
Le calme de nouveau. J'aimerai finalement que cela reste tout le temps comme ça. Dans un autre endroit, être seule, sans personne pour me taper sur le système. Je voulus fermer les yeux mais on ne m'en laissa pas le temps. Le blond en face de moi reprit la parole.
-Que cherches-tu, Bella ?, commença-t-il. A faire le vide autour de toi ?
-Non, vous croyez ?, ironisai-je. Comme si j'avais envie de parasites toujours à côté de moi qui me flique à longueur de temps ? Je serais vraiment maso de vouloir cela.
-Juste un truc, continua-t-il, impassible. Tu n'arriveras pas à te débarrasser de nous. Je sais parfaitement que tu es en colère et tu en as le droit. Je me sens coupable de tout ça et je sais que tu m'en veux. Logique. Et pourtant, j'aimerai tellement qu'on puisse apprendre à s'apprivoiser… Je ne vais pas te forcer à nous aimer, moi et ma famille.
-Comme si vous pouviez… Je ne vous aime pas et vous ne pourrez pas me forcer encore une fois, dis-je en appuyant fortement sur les trois derniers mots. Son expression reflétait à présent la douleur.
-Et bien, il va falloir que tu fasses avec, parce que pendant un an au moins tu devras nous… supporter. Après tu seras complètement libre de faire ce que tu veux.
-Et avant cela, je vais devoir supporter une année entière prisonnière… Quelle début d'existence, ça donne envie de continuer…
-Cela pourrait largement aller autrement. Tu pourrais nous promettre de reprendre un comportement raisonnable et nous te libérerions au moins de ces liens.
-Qu'entendez-vous par comportement raisonnable ?, demandai-je, curieuse. Contente de savoir que j'ai le choix, aussi limité qu'il soit…
-Tu devrais nous promettre de ne plus t'enfuir comme tu l'as fait aujourd'hui. Cela est vraiment fondamental, tu es obligée de rester avec au moins une personne de la famille qui t'as transformée. Tu ne devrais révéler à personne ton existence. Tu devrais au moins te calmer au moins jusqu'au point de ne pas arracher la tête de quelqu'un, genre Edward, qui semble t'énerver…
-Je me demande qui il n'énerve pas aussi…, murmurai-je.
-Je te retourne la question, cria Edward d'en bas.
Je ricanai involontairement.
-Là n'est pas la question, continua Carlisle. Je dois d'ailleurs t'en poser une. Elle est vraiment importante donc réponds. Comment te sens-tu ?
-C'est ça votre question importante ?, ris-je jaune. Je me sens rageuse, désespérée, j'en ai marre, j'ai de la rancœur…
-Ce n'est pas exactement ce que je te demandais, m'interrompit-il à son tour. N'as pas tu envie de quelque chose ? N'as-tu pas besoin irrépressible ou mal quelque part ?
Maintenant qu'il en parlait, j'avais la gorge complètement à sec. J'avais l'impression de m'être réveillée après avoir passé l'après-midi au soleil. Cela m'irritait un peu, pas plus que ça. J'avais soif.
-A vrai dire, j'ai un peu soif, répondis-je, mais ça peut attendre.
Le docteur Cullen me regardait, interloqué. Il semblait vraiment surpris.
-Tu peux attendre ?, répéta-t-il.
-Bah oui. Je le regardais maintenant moi aussi bizarrement. Il avait de ces questions ! Un verre d'eau et je serais remis d'aplomb. Pas besoin d'en faire toute une histoire.
Il se tût, les yeux se baissant vers le sol.
-Bella, as-tu bien compris que tu es maintenant un vampire ?
-A force, je crois.
Je commençais à réfléchir, et prit alors conscience de ce que cela impliquait. Evidemment. Si j'avais pu je me serais frappée moi-même. L'horreur me prit. Ce moyen de nourriture dont ils avaient parlé me concernait à mon tour Je savais qu'ils devaient se nourrir de cette façon, mais dans ma tête, la réalité ne faisait surface qu'à présent. J'allais devoir boire du sang.
-Je ne veux pas, dis-je implacable.
-Tu seras obligée, Bella, répliqua-t-il doucement. C'est notre façon de vivre. Cela m'étonne même que tu ne deviens pas folle de ton abstinence du sang. Je ne m'attendais sûrement pas à toutes ces réactions de ta part, je dois l'avouer…
-Vous êtes des monstres. Je ne veux pas devenir comme vous. Impossible. Je ne veux pas tuer.
-Bella, on ne tue pas des humains, juste des animaux. Je te l'ai déjà dit. Et tu devras te plier à la règle à ton tour.
Je fus soulagée pendant un centième de secondes. Au moins un truc bien chez eux.
-Vous tuez quand même. Et vous m'avez obligé à le faire aussi, criai-je impitoyable.
-Je sais Bella, mais je ne pouvais pas te laisser mourir, je…
- Je ne veux pas de vos explications, Cullen, cela m'importe peu. Le résultat est de toute façon le même..
Je ne voulais pas commencer à lui trouver des excuses. Je voulais qu'il reste méchant à mes yeux. Je ne voulais pas l'aimer… Il semblait vraisemblablement blessé par mes paroles. J'avais trouvé le point faible… Bizarrement, c'était moi…
-Que pourrais-je faire si j'accepte de vous promettre ce que vous m'avez dit ?
-Tu pourrais te promener dans la région ou voir dans le pays, mais toujours accompagné par un membre de la famille. Cette close est très importante. On ne veut pas avoir les Volturi sur le dos… Tu pourrais reprendre des études si tu le souhaites… Tu pourrais aussi commencer une activité qui te tient à cœur. Des possibilités s'offrent à toi si tu te tiens tranquille.
Il peut toujours rêver.
- Tout le monde parle de cette punition si j'enfreins cette détestable loi… Quelle est-elle ?
-Les Volturi sont la famille la plus puissante et influente dans la hiérarchie des vampires. Ils règnent en quelques sortes et font respecter les règles qu'ils ont imposées. Il permette l'équilibre dans notre monde. Ils ont d'ailleurs fait répandre les peines encourues si on ne respectait pas ces lois. Plusieurs personnes ont servis de témoins lors de l'un des « jugements » des Volturi. Ils l'ont fait exprès bien sûr. Pour mettre en garde le reste de la population vampirique. Un clan non végétarien qui a subi les sévices de cette famille est resté dans les anales. Ils avaient transformé un humain et l'humain avait disparu dans la nature, sans pour autant revenir. Les Volturi ont eu vent de l'histoire et a condamné le clan à être séparé les uns des autres, servant les différents membres de l'élite dans chaque recoin du monde. Le nouveau-né a été condamné pareil que les autres. Ils étaient quatre. Tu ne peux pas mesurer l'ampleur de la punition tant que tu ne connais pas la famille dite « royale ». La torture existe dans notre monde et eux la subissent tous les jours, traités comme des moins-que-rien. Je te promets qu'il vaut mieux la mort que ne veulent pas leur donner les tortionnaires… Cela te semble peut-être ridicule de punir des gens pour seulement un nouveau-né en liberté. Mais notre histoire est marquée par les nouveau-nés non contrôlés, semant la panique dans le monde des humains… Plus personne ne veut risquer la pénitence éternelle.
Il se tût, plongé dans ses pensées. Cela ne rigolait pas, en effet. Je comprenais mieux pourquoi ils ne voulaient pas risquer de me perdre. Je comprenais… Ce n'est pas pourtant que j'adhérais…
-Donc c'est pour ça que vous me faites prisonnière…
-Ce n'est pas de plein gré, j'aimerai te laisser tranquille, dit-il, la voix sympathisante.
-C'est pas pour autant que vous le faites, vu que vous n'arrêtez pas de parler…
J'essayais de bouger mes membres, mais ils étaient totalement bloqués. Je laissai un petit cri de frustration. Carlisle se leva du fauteuil, et commença à partir à reculons.
-Veux-tu que je t'apporte ton…repas tout de suite ou plus tard ?
-Partez, j'en ai marre, ma soif peut attendre, je vous l'ai dit, lâchai-je, excédée.
Il me regarda un long moment sans rien dire, comme figé par mes paroles. J'avais envie de lâcher des paroles encore moins polis mais il ne m'en laissa pas le temps. Il sortit enfin me laissant seule. Le calme dans la chambre était revenu, et il n'y avait que cela qui importait. J'entendais toujours les bruits des alentours mais après quelques secondes, j'appris à fermer mon sens pour me concentrer sur le calme apaisant. Je me permis donc de fermer les yeux, fatiguée par cette série d'événements qui m'étaient tombés littéralement dessus. J'aurais voulu pouvoir tout oublier, partir à un autre endroit, ou ma paix intérieure reviendrait d'elle-même. Je me plaisais à imaginer une nouvelle vie. Un endroit rien qu'à moi. Voilà mes ambitions. Je soupirai, vaincue d'avance, me préparant à la longue période d'entretiens avec ces nouveaux compagnons temporaires…
Mais quand je rouvris les yeux, le spectacle de mes yeux avait changé du tout au tout. Je n'étais plus dans la chambre de la maison des Cullen, mais sur mes pieds, devant l'un des paysages les plus magnifiques qu'il m'avait été offert de voir dans toute ma vie. La douleur se calmait instantanément devant la splendeur incarnée. Plus d'attaches, libre comme le vent, complètement seule, je faisais face à la nature nouvelle environnante.
Le soleil se couchait peu à peu, colorant le ciel d'un doux orange-rouge, derrière des montagnes vertes qui avaient l'air de vivre et de bouger sous la douce caresse du petit vent du soir. Une rivière s'étendait sur plusieurs kilomètres, zigzaguant à travers la forêt resplendissante.
Quant à moi, j'observais ce spectacle qui me semblait tellement réel, présent. J'étais sur une colline qui surplombait le reste de la vallée, entourée de fleurs aux odeurs enivrantes.
J'étais au paradis. Pour m'assurer que je ne rêvais pas, je refermais les yeux, espérant de toutes mes forces rester dans ce jardin d'Eden, apparemment fait pour moi.
Mais quand je clignai une nouvelle fois des yeux, tout cela disparut et je revins à moi. J'étais à nouveau prisonnière. Que s'était-il passé ? La déception et la réalité me frappa immédiatement. Comment avais-je pu croire que quelque chose de bien m'arrivait… J'attendis quelques heures, comme sonnée par ce qui venait de me prendre. Devenais-je folle ?
Une question m'obsédait tout de même : Avais-je rêvé ? Rêve ou réalité, il me fallait une réponse…
. . .
Tant de questions et pas assez de réponses me direz-vous… Et bien c'est fait exprès ^^. A vous de deviner les réponses. Patience, patience, vous saurez tout !
J'espère que cela vous a plu, au moins. Comment vous avez trouvé ce chapitre? Je sais que je mets du temps à écrire, et je m'en excuse encore une fois. Mais sachez au moins que c'est vous qui m'aider à trouver l'inspiration que parfois je perds en cours de route. Merci !
Aujourd'hui c'est les vacances pour moi et j'ai décidé de fêter dignement l'événement en postant le chapitre plus tôt que je ne le pensais. Ces vacances arrivent enfin ! Je suis totalement crevée et j'avoue que ça va me faire du bien. Désolée pour ceux qui n'y sont pas encore, moi je m'en fous j'y suis : p. Je penserais à vous ! Méchante Karine, tais-toooooi !
Bon je vais arrêter là parce que vous allez vraiment penser que j'ai une case en moins (ce qui est le cas, mais j'essaye de le cacher =)
Donc sur ce, je vous laisse
Bonne soirée,
Karine.
