Into the Fire, the end which's never coming.

Disclaimer : Les personnages sont à Stephenie Meyer, je ne fais qu'emprunter ses personnages. L'histoire m'appartient, elle sort tout droit de mon cerveau =)

Résumé : Bella, dans une tentative désespérée pour échapper à la vie qu'elle a, essaye de se suicider. Sauvée et transformée par la famille Cullen contre son gré, elle va faire vivre un enfer à ses sauveurs. Entre haine et amour qui remportera?

Coucou tout le monde !

Me revoilà avec le nouveau chapitre, vous m'en direz des nouvelles =) Je ne compte pas trop blablater sur cette avant-chapitre, étant énormément fatiguée, et débordée, il faut que je fasse bref. Et oui autant que je me vantais d'être en vacances, autant que je me plains de ne plus y être maintenant ! Enfin, je pense au prochaine et je redeviens positive !

Je m'excuse aussi de ne pas répondre à toutes les reviews, cette fois-ci. Donc j'en profite pour vous remercier en direct en quelques sortes (encore, me direz-vous ? Et bien oui, parce qu'on est jamais assez poli et reconnaissant !)

Pour ce chapitre, j'ai écrit avec Absolutely (story of a girl) de Nine Days et avec Je saigne encore de Kyo dont quelques extraits dont dans le chapitre ( je n'ai pas pu résister, les paroles correspondent assez bien je trouve =p)

Plus qu'une seule chose à dire : Bonne lecture !


Fin du chapitre précédent :

Elle se figea. Puis tout doucement, d'une façon presque effrayante, elle tourna la tête vers lui.

-Ne me dis pas des choses que tu ne comprends pas, Edward Cullen, murmura-t-elle. Plus je te connais, plus tu me montres ce que je ne puis accepter. J'ai tout perdu, et ça tu ne pourras réellement comprendre ce que cela fait que quand tu le vivras, rajouta-t-elle.

Puis comme si elle était fatiguée, elle ferma ses paupières, aussi doucement qu'elle avait parlé. Alors que le temps s'arrêta de nouveau, tout se bouscula. Edward, se mit à courir. L'image de Bella s'effaçait peu à peu.

-Oh non, tu ne partiras pas ! cria Edward.

Posant sa main sur son bras, je ne compris pas la suite des événements. Alors que le temps reprit son cours, je rouvris les yeux que j'avais fermés par mécanisme. La vision me glaça d'horreur.

Ils avaient disparu. Seul, je contemplais la pièce vide de ceux qui avaient tout emporté.


Chapitre 6. Confrontation explosive…

POV Bella.

Quand je rouvris les yeux, Le même paysage que j'avais quitté il n'y a même pas cinq minutes s'imposa à mes yeux. Au moins une satisfaction, je n'avais plus à supporter les babillages incessants des deux détestables vampires. Mas cela commençait à m'inquiéter. Aurais-je un jour le contrôle sur mes déplacements peu habituels ?

Alors que ma réflexion ne s'était prolongée que quelques secondes, je sentis enfin le contact tiède d'une main sur mon bras. Quand je levai la tête, je me rendis compte réellement de la malchance que je traînais partout avec moi.

Edward.

Mais que faisait-il là ? Et pourquoi tenait-il mon bras ? Et surtout, comment, comment osait-il poser ses sales pattes sur ma peau ?

Par une réaction allergique et de protection, je me dégageai d'un mouvement brusque pour m'ôter la main du parasite qui s'était sûrement accrocher lors de ma téléportation.

Ne pouvait-il pas me laisser tranquille ? De quel droit me suivait-il, même dans le seul endroit où je pouvais avoir la paix ? J'avais envie de hurler les questions et la haine que m'inspiraient alors Cullen. De son côté d'ailleurs, ce dernier contemplait le nouvel environnement qui s'offrait à lui, comme si je n'étais pas là. Il était nullement froissé par mon rejet, il souriait même, plus décontracté que je ne l'avais vu jusque là.

-Oh pitié, vire ce sourire débile de ton visage, tu me donnes envie de vomir, ne pus-je m'empêcher de dire. Que fais-tu là ? Tu ne peux pas comprendre que j'en ai ras-le-bol de vous ? Pourquoi ? POURQUOI ?

-Hey, calme-toi la furie ! Ce n'est pas de ma faute, j'aurais préféré rester là où j'étais ! Et puis, je n'allais encore une fois te laisser sans surveillance !

- Pourquoi pas ?

Il ne prit pas la peine de répondre, regardant encore tout autour de lui. Il fit quelques pas, absorbé par la vision qui s'offrait à lui. Sans raison aucune, je ne pus m'empêcher de me demander ce qu'il pouvait bien penser de ce nouveau monde… Le mien….

-Je n'ai jamais vu une telle chose… Alors c'est là que tu t'enfuis à chaque fois qu'on « te tape sur les nerfs » ?, me reprit-il en appuyant ce qu'il disait avec des guillemets imaginaires. Tu sais où on est précisément ? Tu sais comment revenir ? Parce que je n'aimerais pas rester indéfiniment en ta charmante compagnie, si tu vois ce que je veux dire…

- T'inquiète pas, je vois ce que tu veux dire, marmonnai-je. Si j'avais une réponse à tes questions, tu crois que je serais encore là, en ta précieuse compagnie ?, rajoutai-je, ironique. Je n'y suis allée que deux fois, trois si on compte celle-ci. Je n'ai vraiment aucun contrôle sur mon pouvoir, donc je ne peux pas te dire quand on reviendra.

-Super, en clair, on peut rester autant quelques heures ou encore trois jours ou un mois ? J'espère que tu vas trouver une solution, c'est ton pouvoir débrouille-toi pour le comprendre !

-Qu'est que tu peux être insupportable ! Puisque je te dis que je n'arrive pas à contrôler mes déplacements ! Et puis, tu pourrais m'aider, je te ferais dire que cela fait à peine quelques semaines que je suis devenue un monstre…

Edward tourna subitement la tête vers moi, surpris. Etonnée à mon tour, l'intensité de son regard ambré me piégea littéralement. Complètement happée par l'ardeur de ses prunelles, nous restâmes un moment les yeux dans les yeux. Je n'arrivai pas à lire ce que ses prunelles disaient… Etais-ce de la curiosité ou du dégoût qui encombrait ses yeux ?

Puis, prenant conscience de l'instant présent, je détournai le regard. Pourquoi étais-je troublée par ce simple regard ? Je me repris, mes sentiments de haine m'envahissant de nouveau.

-Pourquoi crois-tu être un monstre ? Que nous le sommes tous ?

Je ne levai pas les yeux.

-Peut-être parce que cela est là vérité ? Répondis-je, espérant qu'il arrête ses questions.

Je jetais un coup d'œil vers lui. Il me regardait intensément encore une fois. Gênée, je fixai un oiseau aux couleurs peu habituels.

-Il est vrai que certains sont vraiment des monstres, tuant sans remords, commença Edward, parlant juste assez fort pour que je puisse entendre. Mais tu ne peux pas dire que nous le sommes tous. Carlisle n'a jamais tué un seul humain.

-Et qu'est-ce que tu fais de moi ? Il m'a tué !

-Tu allais mourir de toute façon, cracha-t-il. Tu devrais être reconnaissante au lieu de lui faire subir tout cela depuis maintenant un mois, tu es une ingrate, voilà ce que tu es.

-Mais je ne voulais pas être SAUVEE ! Criai-je, l'écho de toute ma voix résonnant pendant quelques secondes.

Le déchirement de mon cœur se rouvrit. Quelques paroles avec Edward, et le flot de sentiments que j'avais tant eu de mal à cacher, m'envahissait de nouveau. Quelle espèce de pouvoir détenait-il sur moi ? Je tombai à genoux, blessée jusqu'au plus profond de moi-même. Parler de ma tentative de suicide me heurtait bien plus que ce que j'aurais pu penser. C'était comme relater mes échecs. Mon échec personnel.

Ca fait mal, crois-moi, une lame enfoncée loin dans mon âme

J'avais mal. Mal comme jamais. Et les larmes ne pouvaient tomber. Les pensées concernant mon bien-aimé que j'avais évité depuis tellement longtemps, recommençaient à me harceler. Eric. Pourquoi étais-tu parti ?

Regarde en toi, même pas l'ombre d'une larme
Et je saigne encore, je souris à la mort
Tout ce rouge sur mon corps
Je te blesse dans un dernier effort

Edward me regardait, la peine et la pitié que je détestais tant se lisant dans ses yeux, transparents pour une fois. Il s'avança vers moi. Je voulais le blesser. Pour qu'il ait aussi mal que moi. Mais je savais que rien ne le toucherait venant de ma part. Il me détestait au moins autant que moi. Alors, C'est à ce moment que je fis ce que je faisais toujours. Fuir. Courir pour avoir l'espoir d'une libération.

Je sais que ce qui ne tue pas nous rend plus fort
Mais moi, mais moi je suis déjà mort…

La course était finalement le seul remède pour toutes les situations. La douleur de mon cœur, semblait battre en rythme avec mes pas. Eric. Eric. Pourquoi m'as-tu laissé ? Je ne savais pas si Edward me suivait. Je m'en fichais. Pourquoi m'avez-vous tous laissé ?

Je m'arrêtais quand j'atteignais une clairière en forme circulaire. Magique. La vitesse m'avait vidée de tout. Je n'étais plus qu'une épave.

-Pourquoi ?

Je tournai la tête vers la provenance de la voix. Encore lui.

Edward était assis sur un rocher, à l'ombre. Il me fixait, attendant que je réponde. Une question me tourmentait à présent : est-ce que ce monde modifiait son incapacité à lire les pensées ? Je n'espérais vraiment pas. Mais quand je cherchai la réponse sur le visage, je ne vis que de l'incompréhension. Je soufflai. Rien ne changeait.

-Comment as-tu fait pour arriver aussi vite ?, éludai-je.

-Je te l'ai déjà dit que tu ne pouvais m'échapper. Réponds à ma question.

-Pourquoi quoi ?

-Ne m'obliges pas à le formuler à voix haute, me menaça-t-il.

Je le regardai. J'en avais aussi des questions. S'intéressait-il à moi ? N'avait-il pas mieux à faire ? La réponse était évidente pour les deux : non. Je devais sûrement lui faire tellement pitié qu'il se sentait obligé de demander.

Je savais que je n'étais pas obligée de répondre. Je pouvais simplement lui dire que je ne voulais pas en parler. Mais ce serait mentir. Depuis ma transformation, personne ne m'avait posé la question. Et il était vrai que je ressentais le besoin de me confier. Que ce soit à mon ennemi ou pas. Dans une pensée furtive, je me dis que cet endroit m'embrouillait vraiment. En tant normal, j'aurais voulu l'étriper. Mais le calme était la seule chose qui me caractérisait en ce moment.

Ses prunelles me transperçaient.

-J'étais une adolescente normale, mais on a décidé de s'acharner sur moi… Regarde, où j'en suis, cela le prouve assez bien… Je ricanai amèrement. Ma mère est morte quand j'étais petite, je ne l'ai presque pas connue. La mort semblait marquait son sceau sur mon âme. Le manque d'une mère… J'avais encore pourtant un père et une sœur… Et ma meilleure amie que je connaissais depuis ma tendre enfance… Mais elle aussi a décidé de m'abandonner. Après son enterrement, j'allais très mal, mais… l'espoir m'a repris. On m'avait redonné… une nouvelle raison de croire à la vie. Un an après… On m'a retiré tout envie de vivre.

Je me tus pendant quelques instants. Je ne pouvais pas parler d'Eric. Il était déjà dur de l'évoquer dans mes pensées, il m'était alors impossible d'en parler à voix haute.

-Je ne croyais plus en rien… La mort était alors tellement tentante…Comme l'échappatoire qui m'offrirait le repos dont j'avais besoin. J'avais trop vécu… Beaucoup trop. Alors j'ai décidé d'en finir. La falaise était mon aubaine, la meilleure solution qui s'offrait à moi. Ma rédemption.

Je divaguai, les yeux dans le vide. Il me semblait que je parlais toute seule, comme s'il était absent. La douleur s'allégeait peu à peu.

-Puis Sam est arrivé.

Une pensée pour lui me traversa. Que devenait-il ? Qui était-il, s'il savait notre secret ?

-Et Ton père m'a « sauvé ». Me condamnant à la vie que je ne voulais plus… Je ne sais pas si un jour j'arriverai à lui pardonner...Tout est de sa faute…

Je me tournai vers lui, les yeux perçant les siens par ma détermination.

-C'est pour ça, que je vous déteste tous autant que vous êtes… Si la nature aurait été normale, je ne serais plus de ce monde, à parlementer avec celui qui ne veut pas de moi, qui me déteste… Vous êtes des erreurs de la nature. Et je le suis maintenant à mon tour. A présent, tu sais.

Je fis une pause, hésitant à rajouter quelques mots. Je voyais à présent une lueur dans ses yeux qui me déplut plus que de raison. Que voulait-elle dire ? Sûrement pas des choses gentilles.

-Je ne veux pas de ta pitié, je m'en sors comme je peux, et sans ton aide, terminai-je.

Il me fixait. Cette lueur avait subitement disparue.

-Qui te dis que je voulais t'aider ?, répondit-il froid comme la glace.

Quelle ordure. Je le regardai, déçue de ne pas m'être trompée à son sujet. Je ne voulais certes pas de sa pitié, mais son attitude glaciale me dégoûtait. Un seul mot me venait : inhumain. Sa nature lui correspondait bien : son cœur qui ne battait plus, était aussi austère en apparence qu'à l'intérieur…

-Tu es aussi insensible que je le pensais, tu es finalement le beau salop que j'ai toujours vu en toi, lui crachai-je à la figure.

Je me retournais, prête à partir de mon côté, ne pouvant plus supporter sa vue. Mais il me retint, subitement à mes côtés.

-Je te pose une question. Pourquoi crois-tu que je voudrais t'aider ?, répliqua-t-il. Tu ne peux être aidée. Que pourrais-je faire contre la peine de la perte d'être chers. Je n'aurais pas cette prétention. Et puis, Après tout, tu ne fais aucun effort. Je comprends que tu ais souffert, mais est-ce une raison pour gâcher ta nouvelle vie ? Tu as le droit de nous détester, mais pourquoi ne pas essayer de rendre notre présence moins dure ? Si tu voulais vraiment partir, tu commencerais par être raisonnable et te comporter de façon à ce qu'on te libère. Ce qui n'est pas le cas.

-Tu penses que je le fais exprès pour rester coincée par des chaînes et sous le joug de tortionnaires qui veulent paraître gentils ?

-Exactement. Tu ne peux pas te passer de nous. Tu es tellement perdue, et ta seule façon de montrer ta frustration, c'est de nous détester. En fait, tu n'as aucune raison, et tu es tellement désemparée que tu te sens plus forte en ayant un but : celui de nous faire chier jusqu'au bout.

Quel culot !

-Alors là, j'en ai entendu des trucs, mais jamais des aussi ridicules ! J'éclatai de rire. Puis je repris mon sérieux, convaincue de ce que j'allais faire. Je vais te prouver que je veux vraiment partir. Je vais être aussi sage qu'un agneau et je pourrais ne plus entendre ta psychologie à deux balles. Je me demande d'ailleurs comment tu peux dire cela m'ayant parlée que quelques minutes. Tu vois, je ne sais pas comment tu fais, mais tu te rends plus détestable de minutes en minutes.

-Je pourrais te retourner le compliment.

Puis soudainement, nous fûmes interrompus. Et ce que nous vîmes n'était vraiment pas habituel. Une personne apparût de nulle part, sans que l'on sache d'où elle vienne. Elle nous inspirait la méfiance, et la menace qui provenait de son aura était puissante. Elle ne semblait pas très accommodante. Elle semblait féline, à la limite de l'être humain. Malgré tout elle en avait l'apparence. A première vue, elle était d'une beauté sans pareille. Sa chevelure, d'un beau blond éclatant, descendait en cascade jusque sa taille fine. Ses yeux, d'un vert hypnotisant, m'emprisonnait et m'empoisonnait jusqu'au plus profond de mon être. Petite de taille, elle avait une silhouette élégante. Peu de vêtements la couvraient – une sorte de bikini dans une texture qui m'était inconnue- ce qui laissait une large vu sur son décolleté généreux. Elle était puissante, effrayante, même pour un vampire. Et j'étais sûre qu'elle le savait également. Edward la regardait aussi, une expression de méfiance sur le visage. Il paraissait se méfier plus d'elle que de moi. Pour dire, il devait vraiment ne pas l'aimer à première vue. J'étais surprise tout de même : tout homme normalement constitué l'aurait trouvé magnifique. Lui ne semblait pas le remarquer. Elle brisa le silence en premier.

-Qui êtes-vous ?

Elle avait prit entre temps sa position de défense sortant un couteau de je ne sais où. Automatiquement, Edward et moi fîmes la même chose, exceptée pour le couteau.

-On peut vous demander la même chose…, intervint Edward, d'une voix menaçante.

-Ce n'est pas vous qui posez les questions ici, c'est vous les intrus. J'étais là bien avant vous et de bien plus longtemps. C'est mon monde. Et je suis la seule propriétaire. Comment avez-vous pu atterrir ici ?

J'intervins à ce moment, ne voulant pas nous créer des ennuis. J'en avais déjà assez comme cela…

-Ecoute je suis désolée, cela fait depuis quelques temps, après quelques changements… que j'ai commencé à venir ici. Je ne contrôle rien, et franchement je t'avoue que je m'en serais passé si cela ne m'avais pas servi ces temps-ci et si j'avais eu le choix. Je ne voulais surtout pas empiéter sur ton territoire… ou quelque chose du même genre. Enfin bref. Je m'excuse.

Son expression se radoucit. Elle ne changea pourtant pas de position. Je m'étais rendu compte que j'étais plus gentille que je ne l'avais été depuis un petit bout de temps. Je lui souris, sans que je ne contrôle rien. Son visage se referma, comme si ma réaction l'avait déstabilisé.

-Eh bien, tu peux faire preuve de politesse quand tu veux, me murmura Edward à l'oreille.

-Ta gueule, répliquai-je sur le même ton.

Je retournai mon attention sur la jeune personne qui se dressait devant nous. Elle nous regardait, intriguée apparemment. Sa tête s'était penchée sur le côté, le bras toujours tendue avec un couteau dans la main. Elle était comique à voir. Je ne pus m'empêcher de sourire à nouveau. Je me demandais ce qui l'intéressait à ce point dans notre échange avec Edward.

-Comment vous appelez-vous ?, demanda-t-elle.

-Je suis Bella, et lui… bah c'est rien, c'est que de la vermine, répondis-je.

Edward s'avança d'un pas.

-Ne faites pas attention à elle, elle perd un peu l'esprit, je m'appelle Edward Cullen.

Elle le reluquait d'une façon pas très correcte.

-Je suis d'accord avec toi, on dirait vraiment un parasite, m'informa-t-elle comme s'il n'existait pas. Je m'appelle Sara.

Elle me tendit sa main, que je pris sans hésiter. Je ne la connaissais peut-être pas, mais une phrase me revint en tête : les ennemis de mes ennemis étaient mes amis… Je croyais alors qu'on allait devenir de grandes amies.

Il se recula.

-Je ne l'aime pas, me dit-il. Viens, on part.

-Je reste, protestai-je. Je crois que j'ai beaucoup plus en commun avec elle qu'avec toi. Pars si ça te chante. Moi je ne partirais pas.

Il grogna.

-Tu sais très bien que je ne peux pas te laisser sans surveillance.

-C'est quoi, ton garde du corps, ton chien ?, me demanda Sara.

Cela faisait tellement de temps que je n'avais eu envie de rire comme cela… Candice… Je secouai la tête.

-Un peu des deux mais surtout un pot-de-colle, répondis-je. Fixé comme de la glu. Et je n'ai trouvé aucun moyen de le faire dégager. Il m'a même suivi où je ne pensais pas que cela était possible.

-Hey, je suis là, intervint-il.

-Ah bon ?

-Très drôle.

-Je sais.

-L'ironie, tu connais ?

-Devrais-je ?

Il laissa échapper un petit sifflement de frustration.

-Tu ferais mieux de te taire avant que je ne fasse quelque chose de regrettable.

Je rigolai. Comme s'il me faisait peur… Je regardai du côté de Sara, toujours en train de nous observer. Qui était-elle ? J'avais repris mon sérieux, et ma tristesse, qui était parti quelques instants, reprit sa place habituelle.

-Je connais un endroit où on pourrait mieux discuter… Et s'expliquer, annonça-t-elle. Et je pense qu'on a besoin. Les choses ne sont pas… comment dire… Habituelles. Et puis nous ne sommes pas forcément très en sécurité ici.

Elle regarda autour d'elle, comme si elle s'attendait à ce que surgisse une créature.

-Bella, si tu dois emmener l'autre, fais-le, mais c'est surtout à toi que je dois parler. A ce que j'ai compris c'est toi qui es à l'origine de ta venue dans mon monde. Et il faut que je sache comment. C'est important.

Je fis un signe de tête à Edward pour qu'il se rapproche de moi. Il était vraiment en colère et son estime de lui-même semblait avoir pris un rude coup. Je souris. Cela ne lui faisait pas de mal. Je recherchai cependant la désapprobation dans ses yeux, mais elle n'y était pas. Il avait su passer au dessus de sa méfiance. Il ne l'aimait pas certes, mais il ne semblait pas la trouver dangereuse. Comment savais-je tout cela ? Son regard était tellement expressif en ce moment… Je détournai mon attention.

-Il faut que tu saches quelque chose, Sara. Nous ne sommes pas… comme les humains normaux, la prévins-je.

-Cela je l'avais compris. Tout ce qui arrive ici ne l'est pas, dit-elle. Ca tombe bien, je ne le suis pas non plus…

Puis elle disparût. Pour réapparaître à l'opposé de la clairière. Nous nous tournâmes vers elle, surpris et interloqués.

-Vous venez ?

Quand elle remarqua que nous ne bougions pas d'un centimètre, elle eût la bonne idée de rajouter une chose.

-Les questions viendront après… Tout comme les réponses. Maintenant soit vous me suivez, soit je vous laisse vous démerder…

Puis elle commença à courir. Nous nous dirigeâmes dans la direction qu'elle ouvrait par sa magnifique et impressionnante course… Nous ne savions qu'une seule chose de cette fille si surprenante : Sara était définitivement quelqu'un de spéciale… J'avais hâte de la connaître… Oh oui.

. . .

-Asseyez-vous, ce sera plus confortable pour parler.

-Cela ne change pas grand-chose pour nous, mais si tu préfères…, tempérai-je.

L'abri de Sara était beaucoup plus grand que je ne l'avais imaginé. Spacieuse, lumineuse, la petite maison semblait avoir été créée de notre monde, sans les matériaux nuisibles telles que le goudron ou l'acier : un chalet des temps modernes. Nous nous assîmes autour de la table au milieu de la pièce principale.

-Bon, maintenant, j'aimerais bien entendre votre histoire, commença Sara.

Edward et moi échangeâmes un regard. Je décidai de tout lui raconter. Sans que j'en sache la raison, je savais que je pouvais lui accorder ma confiance.

-Comme on te l'a déjà dit, nous ne sommes pas comme le commun des mortels. Nous sommes des vampires. Je m'arrêtai, voulant lui laisser le temps de digérer la nouvelle, mais à mon plus grand étonnement, elle ne paressait pas troublée pour le moins du monde. Ma… transformation ne fut que très récente, et par ce fait, je ne connaissais pas cet aspect de ma personnalité, tu sais, la téléportation. Edward n'a fait que s'accrocher à moi lors de mon départ. Je lui lançai un regard noir, qu'il me rendit. En fait, je ne sais pas ce que je fais exactement, c'est peut-être un pouvoir, mais je ne contrôle pas. Je supposai au départ d'avoir créé un nouveau monde. Mais il semblerait que je me sois trompée. Je la dévisageai. Non ?

-C'est un peu plus compliqué que cela. Je dois t'avouer que vous êtes les premières personnes venant du monde réel que je rencontre depuis le début de mes transferts dans Bokolona. Je l'interrogeai du regard. Bokolona est le nom que j'ai donné à ce monde. Je pensai réellement que j'étais la seule à pouvoir aller et venir entre ces deux univers. Cela ne me surprend donc pas que cela soit des êtres magiques qui viennent… Plus rien ne m'étonne de toute façon. J'ai vu tellement de choses bizarres…

-Qui es-tu vraiment ? Je veux dire, tu fais partie d'une catégorie du monde fantastique particulière ?

-Je suis née ainsi, Bella. Je suis orpheline, je ne sais donc pas si il y a d'autres personnes comme moi. Appelle cela un don si tu veux. Je suis assez spéciale, moi aussi. Je ne vieillis plus depuis un certain temps. Je ne sais pas si c'est à cause de mon installation depuis quelques années ici. Je suis rapide, et je me déplace par la pensée, mais je reste humaine. Je mange, je dors. Alors si vous vous nourrissez de sang comme dans les légendes, je vous préviens que j'ai quelques atouts dans ma manche.

-Nous ne buvons que du sang animal.

Elle fit un signe de tête, trahissant son soulagement. Elle avait tout de même peur de nous.

-C'est bon à savoir.

-Que voulais-tu dire par « des choses bizarres » ? demanda Edward.

-Cet univers est particulier, différentes choses apparaissent, d'autres disparaissent. Tout est instable et précaire. La faune est particulièrement dangereuse quand on ne la connait pas. C'est pour cela que nous devions bouger. Certaines espèces peuvent être féroces.

-Peu de choses nous détruisent, voire elles sont quasi-inexistantes, rétorqua-t-il

-Fais attention à tes certitudes, ne pense pas que tes acquis que tu as sur Terre sont les mêmes sur ces sols. J'ai vu des choses bien résistantes définitivement disparaître sous les crocs de certaines bêtes. Elle réprima un frisson. De toute façon, je ne pense pas que tu reviendras une deuxième fois. C'était un accident cette fois-ci.

-J'ai un devoir envers Bella, je ne peux pas me séparer d'elle aussi facilement, dit-il amèrement.

-Hey, je te ferais dire que les règles ne sont pas les mêmes ici que là-bas. Ta famille royale ne connait même pas l'existence de cette nouvelle terre. Je peux donc voyager librement sans ton consentement, intercédai-je. Donc quand je reviendrai avec toi dans notre monde, vous et ta famille n'aurait aucune raison de me surveiller quand je ferais une de mes petites excursions. Je coupai court à toutes les protestations en posant les questions qui me trottaient dans la tête. D'ailleurs, Sara, il y a-t-il une limite dans le temps dans tes téléportations ? Tu as un plein contrôle sur ton don ? Tu peux revenir vraiment quand tu veux ?

-Il n'y a pas vraiment de limite dans le temps, c'est quand tu ressens le besoin de revenir que tu reviens dans le monde que tu as toujours connu. J'ai ce don depuis toujours, j'ai pu donc le développer. Je ne sais pas ce qu'il en sera pour toi, mais je pense que cela sera identique à mon cas. Bizarrement, nous nous ressemblons plus qu'on pourrait le croire. Je peux aller venir dans ces deux univers comme je le veux. Mais plus rien ne m'attache à la vie que j'avais avant. Tu peux donc décider d'arrêter tes voyages.

-J'ai encore une question, continuai-je. Je me suis rendu compte que l'environnement s'adaptait à mes besoins. Tout ce que je veux, je l'obtiens. Est-ce que c'est ton cas ?

-Bizarre, observa-t-elle. Pour moi, l'environnement est justement dangereux. Mais cela vaut le coup. Les ressources sont multiples et quand une dizaine de monstres n'est pas à tes trousses, c'est vraiment agréable de vivre ici. Mais rien n'est facile.

Soudainement, nous entendîmes tous un drôle de bruit.


POV Edward.

Je n'avais écouté le dialogue entre Bella et Sara que d'une oreille distraite. Ce monde m'inquiétait. Je sentais la présence d'étranges êtres dans les parages. Sara avait raison, c'était dangereux. Je n'avais qu'une envie : forcer Bella à nous ramener et la bâillonner pour qu'elle reste à jamais avec nous. Malgré le profond antagonisme que je ressentais à son égard, je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir revenir avec elle. Je ne l'aimais pas, certes, mais je ne voulais pas sa mort. Je voulais qu'elle parte de notre vie, mais en sécurité.

Je me méfiais de l'étrangère, Sara. Elle ne semblait pas dangereuse, mais elle avait une mauvaise influence sur Bella. Déjà qu'elle était détruite, il ne fallait pas que quelque chose de mauvais la guide. Sa révélation sur son ancienne vie m'avait plus bouleversé qu'il n'y paressait. Même si elle était idiote, têtue, et amère, elle n'avait pas mérité ce qui lui était arrivé.

Partir d'ici était la meilleure solution. Mais Bella ne semblait pas l'entendre de cette oreille. J'en avais marre d'être ici, surtout que les deux nouvelles « amies » se montaient contre moi… C'était vraiment de très mauvais augures. Une fille haineuse, je pouvais gérer. Deux c'était moins sûr.

Alors que Bella continuait son interrogatoire, nous entendîmes tous les trois un bruit suspect. Je reportai mon attention sur la conversation.

-En voilà la preuve, cria Sara. Vous devriez partir tant qu'il en est encore temps, je ne pourrais pas vous aider.

Je croisai les yeux de Bella. Ses yeux. Je dus me reconcentrer, me rappelant à qui appartenait cette paire de yeux si expressifs et qui me retournaient. A la capricieuse qui détruisait tellement bien l'équilibre de ma famille. Celle que je détestais.

-Bella, débrouille-toi pour nous ramener en vitesse à la réalité, je sens la menace pas loin, la pressai-je.

Elle ferma les yeux, et je mis ma main sur son épaule.

-Ils ne me feront pas de mal, murmura-t-elle comme possédée. Ils sont gentils…

Elle rouvrit les yeux.

-Je n'arrive pas.

-Dépêchez-vous !, nous pressa-t-elle.

Je ne pouvais pas laisser Bella gâcher ma vie. Il fallait absolument qu'elle nous fasse partir. A n'importe quel prix. Si l'étrangère avait raison, ces bestioles pourraient nous détruire.

-Bella, je sais que tu as tendance à être suicidaire, mais pas moi, lui criai-je. On va mourir tous les deux si tu ne te grouille pas, toi et ton cul !

Elle ferma subitement les yeux. Et alors que j'entrevis des pattes plus grosses qu'une chaise se glisser dans l'abri, ainsi que Sara qui se téléportait, ma vision s'obstrua et on revint au monde normal.

-C'en était moins une, soufflai-je, soulagé.

Je la cherchai du regard. Elle était debout à quelques mètres de moi, me dévisageant, les traits impassibles. Ses yeux étaient étrangement inexpressifs. Objectivement, je la trouvais sur le coup extrêmement belle…

Elle s'avança vers moi, ne respirant plus.

Sans que je comprenne la moindre chose, elle fit une chose à laquelle je ne m'étais vraiment pas préparé…


. . .

Ah Ah Ah =) Alors comment trouvez-vous ce chapitre ? J'avoue que le changement est plutôt radical, tout autant du point de vue du cadre que de l'histoire. Un retour dans le vrai monde est prévu pour le prochain chapitre. Comment trouvez-vous l'idée du monde parallèle ? Dois-je exploiter l'idée ou la laisser tomber ? J'aimerais savoir votre avis, car j'ai deux choix possibles pour la suite et cela dépend de vous.

Ne vous inquiétez pas, la fiction réserve encore quelques surprises. Enfin si vous avez la patience d'attendre l'arrivée des prochains chapitres. Je n'ai qu'une idée générale, mais je sais où mon histoire va mener =).

Pour la fin, j'attends vos suggestions sur la réaction de Bella. J'ai déjà mon idée en tête, mais ne vous attendez pas au plus simple… Suspense !

Bon je vous laisse avec mon blablatage,

Merci encore pour les reviewers, c'est en vous que je puise l'énergie nécessaire pour écrire. Alors continuez, n'hésitez pas !

K.