Into the Fire, the end which's never coming.
Disclaimer : Les personnages sont à Stephenie Meyer, je ne fais qu'emprunter ses personnages. L'histoire m'appartient, elle sort tout droit de mon cerveau =)
Résumé : Bella, dans une tentative désespérée pour échapper à la vie qu'elle a, essaye de se suicider. Sauvée et transformée par la famille Cullen contre son gré, elle va faire vivre un enfer à ses sauveurs. Entre haine et amour qui remportera?
Salut tout le monde !
Voilà le nouveau chapitre =)
Je sais que cela énerve de ne pas avoir le chapitre rapidement, étant moi-même lectrice de plusieurs fan fictions, mais je n'ai pas envie de me forcer. Je dois vous avouer que j'ai eu beaucoup de problèmes avec ce chapitre. J'ai eu une grosse panne d'inspiration ! Donc désolée pour le retard…
Enfin bref.
J'ai décidé de continuer sur l'idée de monde parallèle, comme les personnes qui m'ont laissé une review semblent apprécier. Je les remercie d'ailleurs, car c'est très important pour moi de savoir ce que vous pensez. Pour les anonymes, je suis désolée, je n'ai pas pu répondre, mais sachez que toutes les reviews m'ont vraiment fait très, très plaisir. Je vous conseille de vous inscrire, c'est beaucoup plus pratique et il y a pleins d'avantages =) !
Je vous conseille In my place, de Coldplay et Mad world de Gary Jules avec ce chapitre.
Bon maintenant, laissons place à la lecture !
Fin du chapitre précédent :
Elle ferma subitement les yeux. Et alors que j'entrevis des pattes plus grosses qu'une chaise se glisser dans l'abri, ainsi que Sara qui se téléportait, ma vision s'obstrua et on revint au monde normal.
-C'en était moins une, soufflai-je, soulagé.
Je la cherchai du regard. Elle était debout à quelques mètres de moi, me dévisageant, les traits impassibles. Ses yeux étaient étrangement inexpressifs. Objectivement, je la trouvais sur le coup extrêmement belle…
Elle s'avança vers moi, ne respirant plus.
Sans que je comprenne la moindre chose, elle fit une chose à laquelle je ne m'étais vraiment pas préparé…
Chapitre 7. Résignation et commencement des problèmes...
Pov Edward.
Avec toute la violence dont elle était capable, elle me gifla. Je ne sentais rien bien sûr, mais la puissance du coup me stupéfia. Alors qu'elle semblait prête pour un deuxième round, je m'éloignai d'elle, furieux. Tout d'un coup, elle me paraissait bien moins charmante…
-Hey, mais qu'est-ce qui te prend ? T'es devenue folle ?, criai-je.
-Je te déteste, répliqua-t-elle.
-Ca, je le savais merci !
Soudainement, elle me surprit en me faisant tomber d'un coup bien placé au niveau des jambes. Résultat, je me retrouvais hébété, assis par terre, à la regarder.
-Moi, et mon cul, on te souhaite bien du plaisir : ciao, salopard !
Puis elle partit me laissant en plan. Je souris furtivement. Elle était vexée par une simple remarque sur son physique. Info à retenir. Je me relevais avec grâce et facilité. La maison était calme, et personne ne semblait être présent. Je ne m'inquiétai pas outre mesure. Ils devaient sûrement être en train de nous chercher je ne sais où. Une chose était sûre : il n'aurait pas pu nous trouver. Savoir où elle allait maintenant rendait les choses plus faciles. Mais ici, on était dans le vrai monde. Et elle ne pouvait pas courir n'importe où comme dans l'univers que nous venions de quitter. Je la rejoins en courant le plus vite possible, la trouvant à cinq kilomètres de la demeure Cullen.
-Où tu penses t'en aller comme ça ?
Elle ricana, amère.
-Ne t'en fais pas, je ne compte plus m'enfuir…
Une question, qui commençait à devenir habituelle, vint à moi : Pourquoi ? Elle qui semblait si réticente à rester près de nous… Ne pas pouvoir lire dans ses pensées me frustrait. Elle m'intriguait de plus en plus. Et son comportement la rendait étrangement intéressante… je secouai la tête, rempli de pensées irrationnelles.
-Non que je commence à accepter vos conditions, mais je ne supporterais plus d'être attachée, reprit-elle. Je vous déteste, et je ne ferais jamais rien pour que cela change, mais je ferais n'importe quoi pour ne plus être réduite à cet état…
Elle avait fini, par entendre raison, malgré ce qu'elle disait… Enfin… La peste aurait-elle plus d'esprit que je ne le pensais ? Cela restait à découvrir… Et je réalisai que j'avais hâte d'en connaître plus…
Pov Bella.
J'avais fini par comprendre, que comme je procédais, je n'avancerais pas. Il fallait que je parte, pour ma santé mentale. Et donc il fallait que je sois sage. Un an, ce n'était pas si terrible, non ? J'essayai de me convaincre alors que je lançai un regard à mon interlocuteur. Il paraissait drôlement soulagé. Je ne pus retenir un sourire. Il croyait vraiment que j'avais commencé à accepter leur mode de vie. Ce n'était pas le cas. Les apparences sont tellement trompeuses…
Edward m'intriguait tout de même. Qui était-il réellement ? Hypocrite et méchant, comme il semblait l'être ? Ou sa froideur n'était que façade ? Je devais tout de même accepter le fait que certaines choses nous rassemblaient. Elles étaient rares, mais présentes. Il m'intriguait d'une façon malsaine, presque indésirable. Je me surprenais de plus en plus à penser plus doucement, et moins amèrement qu'avant. Changeais-je malgré moi ? Ses réactions tout autant que les miennes me désarçonnaient.
Compliquée, je l'étais… Comme lui. Mais voulais-je changer ? Sûrement pas.
Mon pouvoir était tout de même étrange. Je n'avais vraiment aucun contrôle sur lui. J'espérais qu'avec la pratique, je pourrais y aller à une fréquence moins prononcée. Sara représentait un soulagement. Je me demandais tout de même si je pouvais continuer à la voir. Deux mondes entiers nous séparaient, ce n'était pas rien…
Elle n'avait pas eu le temps de m'expliquer en profondeur les secrets que recèle ce nouveau monde. Je me surprenais à ressentir une légère exaltation à la nouvelle vie qui m'attendait à présent. Mon futur n'était pas encore écrit finalement, et moi seule pouvait l'influencer. Il ne restait plus qu'à me débarrasser de cette famille. Malgré mon aversion pour ces gens-là, je me rendais compte que je ne pouvais freiner mon intérêt de plus en plus poussée. AU fond, je savais que j'étais d'accord avec leur mode de vie. Mais le fait qu'il me l'imposait me faisait réagir de façon plus exagérée. Quand pourrais-je m'échapper et enfin décider par moi-même ?
Ma liberté me manquait plus que tout. Si je continuai à penser et à ruminer mes idées noires, je savais que j'allais devenir folle. Il fallait que je me change les idées. Et pour cela, il n'y avait qu'une seule échappatoire... Même si provisoire et réellement insatisfaisante…
Edward semblait figé tandis que je réfléchissais. Il me dévisageait, semblant chercher une information que je ne laissais transparaître. Il me vint alors la pensée qu'il fallait peut-être trouver la famille Cullen. Il fallait absolument que je leur parle. A Carlisle en particulier.
Je me tournai vers lui.
-Il faut absolument que je parle à ton père, lui dis-je. Tout de suite, de préférence.
-Ca tombe bien moi aussi !
J'étendis mon champs d'écoute au plus loin que je pouvais. Personne. Edward sortit son téléphone de sa poche. Je soulevai un sourcil. Il haussa les épaules.
-Les humains ont quand même inventé des objets utiles, dit-il, en souriant.
Je secouai la tête. Son premier sourire. L'envie de faire pareil me prit. Mais je me repris. Pas question. A la première tonalité, le docteur Cullen décrocha.
-Carlisle ? Nous sommes à la villa.
-Mais bon sang, vous étiez partis où ! Cela fait plusieurs heures que l'on vous cherche partout !, criait-il dans le combiné.
-Je ne pense pas que de là où on était tu puisses nous trouver, dit-il. Ecoute, je ne peux pas tout t'expliquer par téléphone, mais il faudrait que vous veniez, la famille au complet, le plus vite à la villa. Bella et moi vous attendons là-bas.
-Elle est bien avec toi ? Tu ne peux pas me faire un bref résumé de la situation, parce que là nous sommes tous un peu confus, répliqua-t-il.
-Elle est à côté de moi. Je ne peux vraiment pas abréger, l'histoire est vraiment trop complexe pour que je puisse me permettre de la raccourcir.
-Bonjour, Carlisle, intervenai-je.
Il fit une pause.
-On sera là dans à peu près une heure ou deux, finit-il. N'en profitez pas pour partir.
La conversation fut ainsi interrompue. Edward me regarda alors que j'étais dans mes pensées. Il ne semblait pas vouloir arrêter de me regarder et je ne voulais pas commencer à parler en première. Je le laissais faire.
-Il faut qu'on retourne à la maison avant qu'ils n'arrivent, me fit-il remarquer.
Je ne pris pas la peine de répondre et commençais à courir. En moins d'une minute, je me retrouvai dans le salon de l'antique demeure des Cullen. Je m'assis sur le canapé blanc à disposition. Je vis brièvement Edward se diriger vers l'étage. Un minimum de tranquillité, enfin. C'était tellement rare en ce moment. Mes pensées dérivèrent vers la confrontation imminente avec Carlisle. Je n'étais pas encore sûre à cent pour cent de ce que j'allais dire. Allais-je accepter son offre ? Je ne pouvais décemment pas prévoir comment j'allais réagir. Mais il le fallait. Pour avoir plus de tranquillité que celle qu'il m'offrait. Il fallait que je m'incite au calme.
Un an. Je me répétais cela en boucle, et plus je passais ces deux mots dans ma tête, plus il me semblait qu'il devenait interminable. Le lycée, m'avaient-ils dit. C'était tentant. Retourner près d'étudiants, à côté de d'humains, auxquels je ressemblais il y a à peine un mois. Je soupirai. La nostalgie d'un temps révolu m'envahit. J'avais voulu en finir, mais maintenant que j'étais enfermée dans l'immortalité, je me rendais compte de tout ce que j'avais pu manquer. Je ne l'avouerais sûrement jamais, mais je réalisais à présent que le suicide n'était finalement pas la meilleure solution. Même si cette alternative n'était pas la meilleure non plus. Je ne savais vraiment plus quoi faire.
J'avais tout de même deux objectifs en vue : parler à Carlisle pour m'éclaircir les idées et en découvrir plus sur le nouveau monde. Et avant que je ne puisse finir mes réflexions, je fus entourée de la famille Cullen au complet que je n'avais même pas vu arriver. Je sursautai. Jasper et Emmett que je ne connaissais pas plus que cela, sourirent en se lançant un regard équivoque.
-Merde, vous auriez pu prévenir, sifflai-je.
-Et attends, t'es censée être un vampire, et qui dit vampire, dit une ouïe fine qui a une portée de plusieurs kilomètres, tu devais être très… distraite, sourit-il, sous-entendant des choses qui ne me plaisaient pas des masses.
-Vos gueules, toi et tes allusions perverses, criai-je. Tu ne me connais pas assez pour pouvoir me parler sur ce ton.
-Oh, je compte bien te connaître un peu plus à partir de maintenant, ricana-t-il en s'approchant peu à peu.
-Pas moyen, Cullen ! Reste loin de moi, avec tes pensées déplacées, et c'est valable pour tout le temps où tu seras dans un périmètre de un kilomètre autour de moi, capiche ?
Je me reculais à petits pas, alors qu'il éclatait de rire. Les autres commencèrent à déclarer leur présence.
-Bon, arrêtez vos chamailleries qu'on commence à parler sérieusement, intervint Carlisle. J'ai cru comprendre, d'après Edward que tu voulais me parler, c'est cela ?
Je pris une bouffée d'air, m'incitant au calme.
-Je ne veux pas forcément, mais il le faut, dis-je en le fusillant du regard.
Rancunière, moi ? Ce n'était pas nouveau…
-Ma vie ici dans ces conditions est devenue insupportable pour moi. Je me rends compte qu'il faut que je commence à me raisonner et à aller de l'avant, mentis-je effrontément. Je réalise que je ne vous ai pas épargné, mais pour l'instant, je déclare la trêve de mon côté. Je veux qu'on me laisse un minimum de liberté et de tranquillité… Et si cela doit passer par accepter vos conditions, alors ainsi soit-il… De toute façon, je suis en minorité, à ce que je vois, rajoutai-je en jetant un regard à l'assemblée qui se tenait devant moi.
-Je vois que tu as retrouvé ta raison, Isabella, répondit Carlisle. A moins que cela ne cache quelque chose ?
Je souris à ses paroles. Pas si bête, le doc'. Je remis un masque impassible sur mon visage.
-Vous méfiez-vous, Carlisle ?, demandai-je. Vous qui avait tendance à donner le bon dieu sans confession (NDA : Ne me demandez pas où je sors cette expression =) l'inspiration vous fait sortir des trucs que vous n'auriez jamais pensé sortir en temps normal xD), vous semblez me réserver un sort particulier, le raillai-je.
-Je possède juste assez de bon sens pour me poser quelques questions sur ton sujet, répondit-il, toujours aussi calme et posé. Concernant le régime particulier, tu nous réserves aussi un châtiment unique, alors la réciproque n'est pas étonnante.
-La situation me l'impose, tout comme votre comportement, répliquai-je du tac au tac. La défense est la meilleure parade face à l'ennemi, contrairement à ce que l'on pourrait croire.
Comment avait-on pu déboucher sur une telle conversation ? Je me le demandai alors qu'il me regardait intrigué.
-Ne voulais-tu pas me parler d'une chose en particulier au départ ?, finit-il. Les débats seront pour plus tard.
-En effet. Comme je vous l'ai dit, je consens à respecter vos règles, bon gré mal gré, mais j'ai aussi les miennes, posai-je dès le départ.
-Pourrions-nous savoir quelles sont-elles ?, demanda-t-il.
-Elles sont simples mais elles feront parties intégrante à notre « marché » en quelque sorte, commençai-je. Premièrement, je veux pouvoir avoir la possibilité d'aller où bon me semble sans aucune objection, même si je dois me coltiner un tuteur. La personne en question n'a aucun droit de me refuser l'accès à tel ou tel endroit.
-Cela peut être faisable dans la limite du raisonnable, consentit-il.
-Deuxièmement…
-Tu vas nous sortir encore combien de conditions, madame la capricieuse ?, m'interrompit Edward, les bras croisés. Juste pour savoir s'il faut que je m'asseye afin de ne pas mourir d'ennui et du poids de l'hypocrisie qu'il faut que nous supportions tous.
Je le fusillai du regard.
-Je ne te retiens pas, après tout. Dégage, vu que de toute façon, je ne pense que tu te sentes concernée par ma « surveillance » intense et stupide, répliquai-je, hors de moi.
-Détrompe-toi, Isabella. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'occasion de me distraire d'une telle preuve de sottise et d'égoïsme. Il serait dommage que je n'en profite pas.
Je grognai.
-Tu n'as pas intérêt à venir m'emmerder, je risque de ne pas contrôler mes humeurs de nouveau-nés, dis-je. Et tu sais autant que moi que je n'hésiterais pas à te montrer de quel bois je me chauffe, rajoutai-je en le regardant intensément dans les yeux.
Emmett siffla, à la limite d'exploser de rire.
-On a dû rater un épisode, mais je sais par expérience que tu devrais faire gaffe à la tigresse devant toi, Eddy, remarqua-t-il.
-Ne m'appelle pas comme ça, grogna-t-il à travers ses dents serrées, en n'interrompant pas notre lien visuel. Et je suis mieux placé que toi pour le savoir.
Le grand benêt qui se tenait à quelques pas de moi explosa finalement de rire.
-Je donnerais cher pour savoir ce qu'il s'est passé entre vous deux pendant ces quelques heures, pouffa-t-il. Est-ce moi ou il y a réellement une tension entre ces deux là ? Je ne précise pas laquelle de tension, hein, continua-t-il, tandis qu'il riait de plus belle.
-Tu ferais mieux de te taire, Emmett, criai-je, vraiment furieuse. Tu ne sais pas de quoi tu parles, et jamais, au grand jamais, je ne pourrais le considérer autrement que comme un con.
-Ne jamais dire jamais, philosopha mon interlocuteur.
Je soufflai excédée. Comment arrivaient-ils à repousser mes limites? L'envie de les frapper était tentante … Mais pas assez tentante pour que j'y cède.
-Peut-on reprendre une conversation sensée ?, continuai-je.
Carlisle hocha brièvement la tête, tandis que les autres se muraient dans un silence approbateur.
-J'émets donc en effet une autre condition. Comme vous le savez maintenant, je suis dans la mesure de me téléporter dans une dimension qui semble parallèle à la notre. Les règles ne s'instituant pas dans ce nouveau lieu, je ne vois pas pourquoi j'aurais besoin de quelqu'un. Je souhaite juste donc pouvoir y aller seule, sans que personne me dérange.
-Bella, ce n'est pas possible, me contra Edward. Les contrées sont dangereuses, je l'ai vu de mes propres yeux. Et comme tu le dis, les règles ne sont pas les mêmes là-bas. Que se passerait-il si on se rendait compte que tu es en danger mortel et qu'il n'y est personne pour t'aider ? Tu mourrais tout simplement. Je ne veux pas avoir cela sur la conscience en tout cas.
-Tu trouverais un bon moyen pour te débarrasser de moi, argumentai-je.
-Je n'ai jamais voulu ta mort, me répondit-il.
-Tu l'as souhaité, j'en suis sûre.
-Malgré ce que tu penses, je ne suis pas un monstre dénué de sentiments. Je ne veux la mort de personne, même si cela devait être celle de ma pire ennemie.
-Tu avoues donc que tu me hais.
-Je ne te hais, pas je ne t'aime pas particulièrement.
Je le regardai méchamment.
-Bon, il serait temps que vous arrêtiez vos disputes continuelles lorsque l'on parle tous ensemble, c'est vraiment pénible, intervint alors Carlisle. Notre rôle n'est pas celui d'être arbitre. Bella, Edward a raison sur un point, tu ne vas pas t'aventurer toute seule dans ton… nouveau monde, à ce que j'ai compris, sans qu'on ne sache ce qui t'attends. Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose de regrettable. Alors que je voulais protester, il leva un doigt. Mais je veux bien te laisser seule à partir du moment où tu sauras ce qui t'attends et si cela n'est pas nuisible pour ta nouvelle condition. Jusque là, tu seras accompagnée par Edward.
-Quoi ! Mais pourquoi par lui ?, le désignai-je avec dégoût.
-Parce qu'il est déjà allé avec toi, et qu'il semble que cela marche avec lui, ton histoire de téléportation vers un autre endroit, mais rien ne nous dit que cela est valable pour chacun d'entre nous. De plus, il est celui qui a le moins d'obligations dans ce monde-ci. A ce que j'ai pu voir, tu n'as aucun contrôle sur ton pouvoir, donc tu pourrais très bien y rester plusieurs jours. Je ne peux pas me permettre de rester absent aussi longtemps. Ni Esmée, ni Emmett, ni Jasper. Nous avons tous des responsabilités.
-Et en quoi elles consistent si je puis me permettre ?
-J'ai l'hôpital, Esmée a ses différents contrats dans la rénovation de plusieurs établissements publiques pour le social, Jasper entreprend des recherches sur notre condition et a encore quelques difficultés à gérer sa privation du sang humain, ce qui rend les choses compliquées. Emmett a en charge la gestion des plusieurs entreprises que nous dirigeons à distance, de plus de sa situation scolaire et les interventions de protection autour du territoire de Forks, pour voir si des vampires habitent dans les alentours. Edward est le plus libre de notre famille, en tant qu'indépendant à part entière. Tu n'as pas le choix.
-Il n'est pas question qu'il me surveille à chaque fois que je pars là-bas ! Vous voyez bien que l'on ne se supporte pas ! Vous me punissez de vous haïr, c'est ça ?
-Mais Swan, j'adorerais passer du temps en ta compagnie, ajouta Edward ironiquement.
-Oh toi, je t'ai dit de te la fermer !
-Le sujet est clos, as-tu une autre condition à nous soumettre ?
-Oui. Je souhaite aller au lycée, si cela m'est possible. J'ai besoin de m'occuper l'esprit, de voir autre chose que vos têtes qui me deviennent vraiment antipathiques. Ne le prends surtout pas pour toi, Edward, lui souris-je avec tout le sarcasme que je pouvais insuffler. Il me regarda avec froideur et indifférence.
-Pour cela, tu as tout mon accord, il me semble que je t'en avais déjà parlé de toute façon, agréa-t-il, faisant fi des remarques.
-Oui, et j'accepte votre offre.
-Et bien, tu pourras t'inscrire toi-même dans les prochains jours. Je te conseille de t'inscrire dans la division première, tu parais assez jeune pour avoir cette âge.
Je souris à cette remarque. Normale, j'avais dix-sept ans, tout comme lors de ma transformation qui me figeait dans la jeunesse éternelle.
-Il se pourrait que l'on puisse arriver à un compromis acceptable et vivre la prochaine année sereinement.
Je ne dis rien. S'ils savaient ce que je leur préparais au cours de cette année… Elle n'allait pas être de tout repos, même s'il était impossible d'être fatiguée chez notre espèce… Je m'approchais à pas de félin près du patriarche de la famille Cullen.
-Retenez tout de même cela, Cullen, je resterai une Swan, quoi qu'il puisse arriver, murmurai-je près de son oreille. Vous m'avez condamné, je vous condamne à mon tour. Pensez-vous peut-être que j'exagère ? J'ai toujours eu tendance à être rancunière. L'immortalité a rendu ce trait de caractère plus… marqué. Une année peut être longue si je le veux. Votre traité sera respecté, mais sachez que je le ferai à ma façon…
J'entendis Esmée grogner légèrement. Je me tournai vers elle.
-Dommage que vous apparteniez à cette famille, lui dis-je. Je suis sûre que dans une autre situation, j'aurais pu vous apprécier.
Je fixai alors Edward. Je ne dis pourtant rien à son encontre. Je pouvais dire n'importe quoi, mes sentiments étaient différents à son égard. Plus exacerbés, plus profonds… Plus passionnés. Dans une autre vie… Mais ce ne serait pas celle-là. Je partis à l'étage, les laissant méditer mes paroles, m'enfermant promptement dans une chambre. J'avais remarqué l'isolation de chaque pièce, bien qu'elles laissaient passer des sons pour l'oreille vampirique lorsque l'on parlait de façon distincte et claire. Heureusement, ce n'était pas le cas. Le silence, c'est, tout ce qui m'importait.
Je regardai tout autour de moi, me rendant compte que je n'avais encore jamais mis les pieds ici. Curieuse, je la détaillai minutieusement. Un lit, un bureau, des couleurs sobres, unies. Un miroir. Un miroir. Je n'avais toujours pas vue ce que j'étais devenue après ma transformation. A vrai dire, ce n'était qu'un détail face à la préoccupation que me procurait la situation. Mais maintenant, j'avais du temps à tuer et d'autres choses à penser.
Je m'avançai vers celui-ci. Et ce que j'y vis me choqua. J'avais réellement changé. Mes yeux, de couleur auburn, me surprirent plus que tout le reste. Mes cheveux avaient pris une jolie couleur, virant vers le noir de jais, et brillaient de mille feux. Mon corps était vraiment bien disproportionné, bien défini. En un mot, j'étais plus belle que je ne l'avais jamais été.
Je me détournai de celui-ci. Il n'y avait plus rien de l'ancienne Bella. Elle avait disparu. Mon comportement, mon physique, mes capacités… Tout avait changé, et l'humaine que j'étais n'était plus. Je m'étais perdue.
Je m'assis sur le lit.
Quand retrouverai-je un minimum de normalité ? Quand j'aurais trouvé mon équilibre. Autant commencer maintenant.
J'étais prête à tout bouleverser, tout changer si cela me permettait d'oublier la peine. J'avais remarqué que la douleur de mon cœur mort finissait par s'atténuer. Bonne ou mauvaise chose ? Je ne le savais pas. Je n'avais pas envie de les oublier, et j'avais peur des conséquences. Ma douleur était le seul reste de mon ancienne vie. Si je finissais par la laisser de côté, le pire pourrait se passer : devenir inhumaine, à l'instar de cette famille de fous.
Une petite voix dans ma tête me disait quand même que j'avais très peu de chances que cela arrive. Au moins pour la mémoire des personnes que j'avais aimé, que j'aimerai toujours, je ne laisserai pas cela arriver… Ou peut-être pourrai-je prendre avantage de certains aspects. Je changerais tout pour quelque chose de nouveau, et ce qui me semblait être la meilleure solution… Oui, je savais exactement, ce qui me restait à faire… J'étendis mon champ d'écoute pour entendre ce que disaient la famille Cullen.
-...monde différent du notre, voir complètement l'opposé, prononça Edward, d'un calme olymmpien. Il me semble véritablement dangereux, et je ne sais pas s'il pourrait nous atteindre. La fille, cette Sara ne nous a pas plus préciser ce qui change de tous les autres univers. Je ne sais pas d'où elle vient, d'ailleurs. Cet univers... il est tout simplement magique. Même si nous savons rien, il est véritablement intriguant. Je ne sais pas comment Bella a pu développer un tel don, si impressionnant.
-C'est une découverte extraordinaire que vous venez de faire, et vous êtes les deux seuls témoins de ce miracle, termina Esmée, puis elle soupira. Le pire dans tout ça, c'est que vous ne pouvez partager cela avec personne. Elle pourrait largement avoir de l'influence dans le monde des vampires, ne serait-ce rien que par sa protection contre toute attaque mentale. Elle pourrait faire changer les choses... Si seulement elle surmontait sa peine et son amertume...
Ils se turent tous puis partirent chacun de leur côté.
La vie m'offrait une nouvelle chance. Et j'avais tous les atouts dans ma manche.
Je restai là un certain temps, inqualifiable. Tout se remettait peu à peu en place pour former un plan… Un plan qui semblait infaillible. Nouvelle apparence, nouveau caractère, nouveaux objectifs… Une nouvelle vie s'offrait à moi, et il était temps que j'en profite… de toutes les façons possibles… Oh oui, j'allais en profiter !
Voilà, c'est la fin d'un nouveau chapitre ! Je suis désolée pour la longueur du chapitre, mais comme je vous l'ai dit précédemment, j'ai vraiment eu du mal à le finir. Vu que je suis en vacances je vais pouvoir me consacrer plus sérieusement à cette fiction. Je suis vraiment désolée de mon retard impardonnable ! Vous me pardonnez, hein *yeux façon Alice* ?
Alors comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Je peux le dire, maintenant, ça y est, la fiction va commencer à bouger un peu ! Il serait temps vous allez me dire, mais j'avais vraiment besoin de poser le contexte de mon histoire. Je compte un peu alléger les chapitres… Vous allez voir comment =).Je ne sais pas comment vous trouver l'avance de l'intrigue. Est-ce que cela entre trop dans les détails ou vous voulez que je continue à prendre mon temps ?
Des idées sur le plan de Bella pour profiter de sa nouvelle vie ?
Bon je vous laisse mes chers lecteurs,
Et à bientôt (je l'espère - -' mais oui ne vous en faites pas !)
K.
