Chapitre 1 : dis, je peux rester pour mon rêve ?
Rivaul me dévisage. Je lui ressemble beaucoup, je suis la femme typique du Brésil, les cheveux marron très foncé presque noire et un regard très expressif tirant lui aussi vers le noir. Mais surtout une peau mate marqué par le soleil avec une taille assez grande près de 1m70 et très fine. Il met du temps avant de réagir que normalement je n'ai vraiment rien à faire ici.
- Tu nous présentes cette adorable femme, demande l'un de ces coéquipiers.
Rivaul le fusille du regard puis s'adresse à moi toujours avec ce regard qui pourrait faire peur aux morts.
- Que fais-tu ici? Réponds vite !, me demande-t-il furieux.
Pourquoi tant de violence et d'énervement ? Il pourrait quand même être content de me voir. Après tout, je ne l'ai pas vu en chair et en os depuis 2 ans.
- Même pas un bonjour pour commencer pour sa chère cousine!!! Tu n'es pas gentil avec moi!!
- Réponds d'abord à ma question Mariana et après je vais voir ce que je dois dire!!!
- J'ai bien le droit de te faire une visite surprisse !, lui répondé-je avec le plus grand des sourires que je peux offrir.
Avec son regard encore plus noir qu'avant ma réponse, je comprends qu'il n'a pas du tout cru le mensonge que je viens de lui servit.
- Attends-moi dans les tribunes, m'ordonne-t-il avec autorité, des que j'ai fini l'entraînement, on va parler bien calmement. Restes très calme.
Moi calme, il a fumé quoi, je suis toujours calme…
- Soit sympa avec ta chère cousine, elle vient du Brésil rien que pour toi!! Dit un autre des ces coéquipiers.
- C'est bien là le problème, rétorque Rivaul, elle me cache quelque chose!! Allez les gars c'est repartit!!!
Si tu savais comme tu as raison, cher cousin, si tu savais!!
Je m'installe dans les tribunes et regarde la fin de leur entraînement, je l'attends bien sagement, ainsi que le moment qui va arriver. Je ne sais pas pourquoi mais je sens que ça va être ma fête. Que ça va être drôle pour vous mais moins pour moi.
Quand l'entraînement est fini, toute l'équipe va prendre une douche et d'après moi, il vaut mieux pour eux.
L'entraîneur du Barça vient me voir pendant ce temps. C'est un homme avec beaucoup de carrure malgré son âge. Mais il est surtout pour l'équipe le sélectionneur. Il me pose de nombreuses questions surtout sur le football que je m'empresse de répondre.
- Alors si je récapitule bien tu es la cousine de Rivaul et la fille de Roberto, c'est bien ça!!
- Oui c'est juste !, avoué-je comme si j'étais coupable d'un meurtre.
- Mais que viens-tu faire ici loin de chez toi ?, finit-il par me demander.
- Je viens pour trouver une équipe qui cherche un entraîneur, j'adore le foot mais en tant que fille je n'ai pas ma place au Brésil d'après certain !, riposté-je avec amertume.
- Très bien, je te laisse avec Rivaul, vous devez avoir beaucoup de chose à vous dire!!!
Je n'avais pas vu Rivaul arriver, l'entraîneur part et nous laisse seul.
- Mariana, tu vas me dire tout de suite ce que tu fais là!!
- Si tu es dans cet état c'est que tu sais déjà alors pourquoi tu pose la question ?, m'informé-je avec défi.
- C'est vrai, je viens d'appeler oncle Roberto qui est fou d'inquiétude, lâche mon cousin après cinq minutes de réflexion. C'est bizarre mais il ne sait pas du tout où tu es!!! Tu as disparu, tu ne trouves pas ça étrange?
- Oups!!!
- C'est tout ce que tu trouves à dire!!!
- Merde, c'est mieux!! Tu veux la vérité!!
- ça coule de source……………….
- J'en ai marre d'être que la fille de Roberto HONGO et de ne pas pouvoir jouer au foot !, révélé-je à bout de nerfs. Je veux être moi, pas ce que les autres veulent que je sois.
- Je comprends, mais tu ne peux pas partir comme ça sens prévenir!! Appelles ton père immédiatement!!
- Mais je suis majeur, je peux faire ce que je veux.
Il me tend son portable et la je sens mon cœur se serrer au fond de ma poitrine. Ça va chauffer pour mon matricule. Je compose le numéro, une seule sonnerie et ça décroche déjà. J'attends la voix de mon père.
- C'est moi papa!!!
C'est bizarre mais c'est tout ce qui me vient à l'esprit sur le coup.
- Où es-tu…………pourquoi tu appelles avec le portable de Rivaul ?, hurle-t-il dans le combiné, du coup Rivaul entend tout aussi.
Je tends le bras pour éloigner le portable de mon oreille le plus loin possible, malgré tout je continu de l'entendre crier, alors je baisse le son.
- Je suis désolé, lâché-je enfin. Mais je suis à Barcelone près de Rivaul, en ce moment. Et je compte bien y rester un certain temps.
Tout ce qu'il trouve à me dire c'est qu'il ne comprend pas. Comment faire comprendre à son père que vous en avez assez d'être sa fille devant les autres surtout par téléphone? Des larmes commencent à perler le coin de mes yeux puis elles coulent le long de mes joues.
- Ce n'est pas de ta faute, je t'adore, disé-je pour le rassurer. Mais je veux être moi. Tu sais j'aime le foot, c'est bien pour ça que je suis ta fille. Mais en restant au Brésil près de toi, je ne peux pas en vivre. Tu comprends ?……………………… Oui, c'est ce que je veux pour le moment!!
Je passe le téléphone à Rival. Ça c'est passer mieux que je l'aurai cru, peu être que parce qu'on est au téléphone et non en face à face. Tout ce que j'arrive à comprendre de la conversation, sont les « oui, peut être, je comprends » que mon cousin donne comme réponse à mon père. Alors aller savoir ce qu'ils peuvent bien ce dire moi je n'en sais rien.
Il raccroche, et c'est là que je me rencontre que je n'ai même pas pu dire en revoir à mon père, d'un côté, je m'en fou un peu. Rivaul se retourne avec moi avec ce regard si froid, je commence à baliser.
- Tu vas venir vivre chez moi jusqu'à que tu trouve un appartement et il fait que tu trouves aussi un boulot!!
- Merci beaucoup, je t'adore !, annoncé-je toute contente mais surtout rassurer.
Pendant un moment, j'ai cru qu'il allait me mettre dans le premier avion direction le Brésil.
Je me jette à son cou toute heureuse, c'est le moment que choisit l'entraîneur pour revenir nous voir avec le sourire aux lèvres.
- Calmes-toi un peu !, me dit-il gêné.
- Je viens de parler au dirigeant de l'équipe. Tu aimes le foot………………
- Elle n'aime pas le foot, elle vit, pense, rêve et mange foot. Elle est pire que moi !, répond Rivaul à ma place
- On a besoin d'un entraîneur pour l'équipe second donc j'ai pensé à toi!!
- C'est vrai …… Mais pourquoi ? Demandé-je à la fois contente et affolée. C'est sûr que ce n'est pas tous les jours qu'on me fait une telle proposition.
- On va dire que tu m'as convaincu et puis si tu es la fille de Roberto, tu t'y connais vraiment en foot.
- Normal, lui expliqué-je, il m'a tout appris, même si j'ai appris d'autres techniques par moi-même.
Je suis tout heureuse de cette nouvelle mais aussi très étonné, je sens un mais arriver.
- Oui c'est sur, mais d'abord je te teste, ajoute l'entraîneur.
Tiens voilà le mais que je sentais, je suis devin peu être.
- Vous contez la tester comment ?, demande mon cousin angoissé de ce que je pourrais lui faire subir.
- Dans quatre mois, il y a un test match entre l'équipe première et seconde…….
- Mais vous voulez qu'elle face quoi avant le test match ?, coupe une fois de plus Rivaul
- Laisse le parler !, ordonné-je après lui avoir fait une petite tape derrière la tête.
- Je sais le niveau actuel de l'équipe second, ils sont loin d'arriver au niveau de l'équipe première, m'explique-t-il. Je veux voir comment tu vas faire augmenter leur niveau et surtout de combien pendant ces quatre mois. Après je verrai ce que je vais faire de toi!!
- C'est tout !, lâché-je rassurer. Je pensais que ça serait pire.
Bizarre comme réponse, je sais, mais c'est tout ce que je trouve à dire ! C'est dernier temps mon cerveau est en vacances.
- Tu es d'accord donc tu commences demain, je te présenterai à l'équipe avant l'entraînement passe dans mon bureau. À demain.
Je suis toute contente contrairement à mon cousin qui l'est beaucoup moins. Il s'inquiète pour les joueurs de l'équipe seconde.
Après le départ de l'entraîneur, au lieu de me félicité, il n'a trouvé mieux qu'à dire en boucle « les pauvres, je les plains ! » Je voulais presque le gifler à force de l'entendre mais je me suis retenu, je ramollie !
Demain va être un autre jour, pour moi comme pour les joueurs de l'équipe seconde. On va faire une séance torture, rien que pour eux. Je les plains un peu aussi. D'un côté, ils sont là pour.
Faute de pouvoir communiquer correctement avec mon père. Je me retrouve à Barcelone chez mon cousin où je vais commencer à réaliser une partie de mon rêve: je vis pour et avec le football.
