Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer
Salut tout le monde. Comment allez-vous ? En voiture, à pied, à vélo ? D'accord, j'avoue, j'ai un humour particulièrement pourri, mais moi, ça me fait rire ... Hum, je m'enfonce, hein ? ;)
Alors, comme vous le voyez, moi et mon humour bancal sommes de retour avec ... un nouveau chapitre, eh oui ! Hipipip hourra =)
Comme d'habitude, on se retrouve en bas.
Bonne lecture.
FLASHBACK
POV Isabella Swan
Je suis tranquillement assise sur mon lit, mon iPod bleu dans une main, mon stylo préféré dans l'autre, une feuille gribouillée posée à plat sur ma couverture, et un paquet de bonbons presque vide à côté. Je tourne la tête vers mon réveil et remarque qu'il est presque vingt-deux heures trente. Je baille bruyamment avant de fermer mon iPod et de retirer mes écouteurs, tout en jetant mon stylo sur mon lit. J'attrape ensuite ma couverture et l'agite, faisant tomber mon stylo, ma feuille, mes bonbons et mon baladeur par terre. Génial, demain matin je me ferai encore mal aux pieds en l'écrasant.
J'éteins la lumière et me glisse dans les draps en fermant les yeux. Cependant, le sommeil ne vient pas, je suis angoissée pour je ne sais quelle raison et j'ai un mauvais pressentiment, très mauvais, même. Super, Bella-poule-mouillée-Swan est de retour [ NDA : … pour vous jouer un mauvais tour. D'accord, je me tais ]. J'enfonce méchamment ma tête dans mon oreiller en espérant que ma brutalité me fera perdre connaissance et, par conséquent, arrêter de me tourner et retourner dans tous les sens. Je me dévisse le cou pour regarder l'heure. 23 : 17. Merde ! Demain, j'ai prévu d'aller à Port Angeles pour aller m'acheter des vêtements, puisque les miens sont vraiment en mauvais état et carrément moches. Effectivement, j'ai décidé d'être plus féminine et moins renfermée sur moi-même. A présent, je suis majeure, je suis une jeune femme, donc je me dois d'être séduisante. Enfin, c'est ce que je me dis à chaque anniversaire, mais cette fois-ci, je m'y tiendrai, mais si je n'arrive pas à dormir, je serai de mauvaise humeur demain. Je n'aime déjà pas faire les boutiques lorsque je suis de bonne humeur, alors d'une humeur massacrante, il en est hors de question.
23 : 58. Put… mince ! Je veux dormir. Plus je me mets la pression, moins j'arrive à trouver le sommeil.
Soudain, j'entends la porte de ma chambre grincer, et s'ouvrir. Je n'y prête pas attention, pensant que Charlie vient vérifier si je n'ai pas fait le mur pour aller faire la fête en l'honneur de ma majorité fraîchement acquise. Eh non, mon coco, il y a certaines choses qui ne changent pas, comme ma révulsion pour les fêtes. De plus, je n'ai pas vraiment d'amis, alors mettre la musique à fond et sauter comme une possédée en solo, très peu pour moi.
Bizarrement, je n'entends aucun souffle, aucun pas, et pire : la porte ne se referme pas. Or, Charlie la ferme toujours avant de repartir, il est persuadé que je ne suis pas au courant de ses visites nocturnes. Incertaine, j'ouvre les yeux et me redresse dans mon lit. Je plisse les yeux mais ne vois strictement rien. Agacée, je m'extirpe de mes draps enroulés autour de moi et marche sur mon stylo et mon iPod.
« Ouchoulalala ça fait mal ! m'écriai-je » [ NDA : Un simple « aïe » aurait suffit, mais ça faisait plus drôle comme ça. Comment ça, ce n'est pas drôle ? Arf, vous n'avez pas d'humour -) ]
J'entends un léger rire, qui m'est complètement inconnu. Ok, là, il y a quelque chose de pas normal. Telle une furie, je me jette sur l'interrupteur pour allumer la lumière mais, évidemment, je me rue en fait sur le mur. Ok, le pied puis ensuite le visage et la main, de mieux en mieux. Cette fois-ci, c'est un rire non retenu et non identifié qui se fait entendre. J'attrape la première chose qui me tombe sous la main, à savoir … un paquet de m&m's. J'écarquille les yeux, le jette sur le sol et attrape un autre objet. Je brandis donc une bouteille d'eau à moitié fermée. Des gouttes d'eau coulent le long de mon bras, de mon épaule, glissent dans mon cou et atterrissent je ne sais où. La bouteille toujours en main, j'appuie sur l'interrupteur avec un cri victorieux. Cependant, la lumière ne s'allume pas. Ok, je récapitule. Je suis dans ma chambre, sans lumière et en compagnie d'une putain de psychopathe qui se fout de ma poire [ NDA : J'aime cette expression ]. D'accord, j'ai compris ! En réalité, je dors et je rêve que je n'arrive pas à dormir et, pour rendre ce rêve plus palpitant, je m'invente une sorte de kidnapping. Donc, si je suis dans un rêve, je peux faire a-b-s-o-l-u-m-e-n-t tout ce que je veux. C'est pourquoi, avec un cri digne d'un champion de Kung Fu mélangé à un cri de cow-boy, je me jette en avant, espérant tomber dans une barbapapa géante. Bah quoi ? Je suis dans mon rêve, alors je fais ce que je veux. Pourtant, ce n'est pas dans un nuage de sucre que je tombe, mais contre de la pierre froide et affreusement lisse. Par réflexe, j'hurle et donne des coups avec ma bouteille sur la chose qui me retient prisonnière. En relevant les yeux, je remarque avec effroi deux yeux rouge sang. Je m'étouffe avec ma propre salive et parviens finalement à hurler. Ce rêve – cauchemar – ne me plaît pas du tout et semble si réel.
Tout à coup, je sens une douleur lancinante au niveau de ma tête avant d'être giflée. Mon cri meurt dans ma gorge et je perds connaissance.
POV Edward
J'assomme Bella et la jette sur mon dos. Quelle idiote ! Je scanne les pensées des gens et remarque que ses voisins dorment à poing fermé. Je soupire de soulagement et la jette sur mon dos sans douceur. Je l'entraîne dans le couloir et passe devant la chambre de son père inconscient. Je souris machiavéliquement en repensant à ce vieux monsieur qui avait essayé de me tirer dessus lorsque nous nous étions croisés devant la porte de sa chambre. Ce vieux bonhomme dormait carrément avec un flingue non chargé sur lui et des cartouches dans la poche ! Visiblement, nous avions la même destination : la chambre de la petite Bella.
A vitesse vampirique, je descends les escaliers, sors de la maison et me dirige chez moi. Je l'emmène dans la chambre que j'utilise toujours lorsque je ramène une fille chez moi pour … satisfaire mes besoins d'homme et ensuite de vampire. Baiser et tuer, voilà comment définir ma vie – mort, pardon. En posant l'humaine dans le lit, je remarque que son affreux pyjama est toujours mouillé. Je cours dans la salle de bain et lui ramène une jolie petite nuisette très courte, de la même couleur que les murs, soit dorée. Je la déshabille et ne peut m'empêcher de loucher sur ses formes gracieuses. Je glisse ma main sur son corps, la caressant tendrement.
« Non, murmure-t-elle »
Au début, j'ai cru qu'elle s'était réveillée, mais en regardant son visage, j'ai remarqué que ses yeux étaient fermés. Je pousse un soupire et détourne le regard de son corps nu, avant de l'habiller rapidement et de quitter la chambre.
FIN DU FLASHBACK
J'avais paniqué et quand j'étais dans cet état, je faisais n'importe quoi. Je laissais mon instinct me diriger et je n'avais aucun contrôle sur moi-même. J'étais animal, bestial, brutal. A cause de moi, l'humaine avait le visage couvert de sang. Oui, je culpabilisais et le pire c'était que je ne savais même pas pourquoi. J'avais déjà frappé des humain, certains étaient même méconnaissables, ils me suppliaient et je n'avais jamais ressenti une quelconque culpabilité. Là, je l'avais frappée, certes, mais pas au point de la dévisager, et pourtant je me sentais mal. Pour la première fois depuis ma transformation, je regrettai un acte violent commis. Plus je la regardais, plus ma panique augmentait. J'étais un monstre sans cœur mais, en ce moment, j'avais l'impression que ce dernier avait repris vie. Je pouvais presque l'entendre battre, se calant sur le rythme régulier de la fille allongée dans le lit.
Elle toussa et se retourna, souillant de son sang les draps soyeux. La peur de la refaire souffrir ainsi me tiraillait le ventre. Je me précipitai hors de la chambre, de la maison, de la ville. Je voulais m'éloigner d'elle, j'étais lâche. Je ne réfléchissais plus à rien, je ne savais pas où j'allais, je me contentai de courir le plus vite possible. Brusquement, je m'arrêtai. Il faisait nuit et j'étais sous un lampadaire dont l'ampoule clignotait irrégulièrement, mais ce n'était pas la raison de mon soudain changement d'attitude. Face à moi se trouvaient cinq vampires aux yeux dorés. « Des végétariens, pensai-je cyniquement ». Ils me fixaient tous, enfin, surtout le sang de Bella qui se trouvait sur ma chemise. Je scannai leurs pensées.
« Un non végétarien, pensa un grand blond »
« Sexy, mais moins musclé qu'Emmy, pensa une blonde »
« Une abomination ! Il ne devrait pas exister. C'est quoi tout ce sang humain ? S'il veut se battre, alors on le fera. Il n'a aucunes chances contre nous, pensa un grand brun baraqué »
« Faîtes qu'il ne s'en prenne pas à ma famille, pitié, pensa de façon protectrice une femme aux cheveux caramels »
« Edward, se contenta de penser une petite brune, s'adressant visiblement à moi »
Je ne comprenais pas. Comment connaissait-elle mon prénom ? Je n'avais pourtant jamais vu ces vampires. Soudain, je me rendis compte que je n'avais aucunes chances contre ces vampires. Ils étaient beaucoup trop nombreux. Je vis le grand brun – Emmett, d'après ses pensées – serrer les poings en grognant. J'avais donc deux possibilités : soit attaquer et mourir, soit partir le plus rapidement possible. Honnêtement, j'hésitai. J'étais perdu l'humaine avait ravivé des sentiments que j'avais oubliés. J'avais perdu mes convictions. Ne voulant pas repenser à elle, je partis en courant, à l'opposé du clan et cherchai un endroit où passer la nuit. Je laissai mon instinct me guider et me vidai complètement la tête. Je ne pensais qu'à ma course folle. Par chance, le clan ne m'avait pas suivi.
Les arbres, maisons, rues se succédaient rapidement sous yeux. Mon bouleversement était proportionnel à l'allure de ma course.
Sans savoir comment, je me retrouvai devant chez moi. Je regardai autour, croyant être victime d'une hallucination. Oui, c'était bien ma maison. Le soleil commençait à se lever, au loin, projetant de faibles rayons sur moi. Ma peau commençait à scintiller légèrement. Il était temps pour moi de rentrer et d'affronter les conséquences de mes actes.
En soufflant, j'ouvris la porte de la nouvelle chambre de Bella. Cette dernière était assise sur le lit, à côté de Jasper. Les draps avaient été changés et son visage nettoyé. Elle avait les yeux rouges et gonflés, sa lèvre inférieure était couverte de coupures, une coupure plus ou moins profonde ornait son beau visage, son arcade sourcilière était aussi gonflée que sa lèvre.
Jasper me lança un regard lourd de reproche, se leva et quitta la pièce.
« T'es un enfoiré, Ed. Tu ne veux pas qu'on la touche, mais toi tu te permets de la frapper. Ce que tu n'as pas encore compris c'est qu'à chaque coup que tu lui donnes, tu souffres aussi. Tu tiens à elle, mec, tes émotions ne trompent pas. Il va falloir faire un choix, et vite. Tu te mens à toi-même, pensa-t-il amèrement »
Je ne prêtai pas attention à ses pensées et m'avançai dans la chambre. Lorsqu'elle m'aperçu, Bella écarquilla les yeux, se jeta par terre et pressa son corps contre le mur, le plus loin possible de moi. Ce comportement m'attrista, mais je le méritai largement. J'avais été pris à mon propre piège.
« Ne m'approche pas, sanglota-t-elle
- Bella, je ne te ferai pas de mal, je te le jure, plaidai-je
- Reste loin de moi, je t'en supplie ! »
Sur ce, elle se mit à pleurer. Une tristesse profonde m'enveloppa. Ne l'écoutant pas, je m'avançai prudemment vers elle. Elle se tassa un peu plus contre le mur. A présent, je devrais regagner sa confiance. Arrivé à sa hauteur, je m'accroupis sur le sol et glissai une main dans ses beaux cheveux. Elle poussa un cri terrifié, qui me fit sursauter.
« Chuut, calme-toi, ça va aller, chuchotai-je »
Brusquement, elle se redressa et tenta de me repousser, sans succès. Comprenant qu'elle n'avait pas d'autres choix, elle se laissa aller dans mes bras. J'inspirai sa douce fragrance. Son sang avait un goût exquis, tout comme son odeur. Du coin de l'œil, je regardai son visage. Elle avait l'air si innocente, et surtout si jeune. Dans le fond, elle me rappelait mon frère. L'innocence incarnée. Je regrettais de lui faire vivre tout ça. Elle ne le méritait vraiment pas.
« Pourquoi ? , murmura-t-elle
- Pardon ? , répondis-je, surpris
- Pourquoi être gentil avec moi alors qu'hier tu m'as frappée ? POURQUOI ?, hurla-t-elle
- Je … je ne sais pas, avouai-je piteusement
- Menteur ! Tu aimes me frapper puis me réconforter pour me donner le mauvais rôle. Je commençai à avoir confiance en toi, je me sentais bien en ta présence, grâce à Jasper, hein ? Mais tu n'avais pas besoin de faire tout ça, avec le temps, j'aurai pu comprendre et accepter de t'accorder ma confiance. Avec le temps, on aurait même pu être amis ! Même si je te détestai, j'aurai probablement fini par t'apprécier. Moi, j'aime tout le monde, je fais confiance rapidement. Par contre, à partir du moment où on trahi ma confiance, je ne l'accorde plus et ne perds pas mon temps inutilement. Tu m'as trahie, Edward. De toute façon, il n'y a que ça qui t'intéresse : la manipulation. Comme tu as vu que ça ne marchait plus sur moi, tu as voulu me faire souffrir, puis tu t'es dit 'je vais la réconforter, pour que ce soit elle qui passe pour la méchante', mais ça ne marche pas avec moi. Je ne suis pas aussi stupide que tu ne le crois. Je ne veux plus que tu me touches, PLUS JAMAIS ! TU ENTENDS ? PLUS JAMAIS ! Je crois que … que …, craqua-t-elle
- C'est faux Bella, totalement faux. Je déteste lever la main sur toi ! Mais c'est de ta faute, tu me provoques inconsciemment. Et toi tu arrives, tu me résistes et je suis obligé de réclamer l'aide de Jasper. Tu me fais perdre la tête, je suis complètement perdu. Tout ça c'est de ta putain de faute ! Pour qui est-ce que tu prends ? Beaucoup de femmes seraient prêtes à tuer pour que je leur accorde une once d'attention, et toi, tu me repousses. Ce n'est pas normal, ce n'est pas possible. Tu brises toutes mes convictions, toutes mes certitudes. Je ne sais plus quoi faire. Je ne sais même pas ce que je suis censé faire de toi. Te tuer, te libérer ou te garder prisonnière jusqu'à la fin de tes jours ? Qu'est-ce que je dois faire, bordel ? »
Bella me regarda, la bouche grande ouverte. Elle ne s'attendait pas à ce que je m'ouvre aussi facilement à elle. Moi non plus, d'ailleurs. Cependant, lorsque j'étais avec elle, je ne contrôlai ni mes actes ni mes paroles. Avec elle, tout était si simple et si compliqué à la fois. J'aurai très bien pu la tuer, mais je ne le voulais pas. J'étais égoïste et je voulais la garder pour moi, rien que pour moi.
Soudain, je réalisai une chose : si je ne l'avais pas tuée, c'est parce que je réclamais sa présence. Je me suis menti à moi-même en cherchant des prétextes inutiles. Dans le fond, je me foutais de savoir pourquoi l'accès à ses pensées m'était impossible. Je me foutais de savoir pourquoi elle avait aperçu des bribes de mon passé. Tout ce que je voulais, c'était la garder auprès de moi. Elle avait une certaine emprise sur ma personne, mais elle ne devrait pas le savoir, jamais. Il serait plus sage pour moi de retrouver mon masque glacial. Néanmoins, je n'en avais pas envie. Jasper avait raison : sa souffrance provoquait la mienne, également. Désormais, nous étions liés. En bien ou en mal, telle est la question et seul l'avenir nous le dira.
Et la vie – ou la mort – est ainsi faite.
Finalement, c'est Edward qui la traîne et, malheureusement, se déchaîne un peu sur elle. Croyez moi, nous sommes bien loin du Edward qui lui gratouille les pieds en chantant sa petite berceuse. Là, ça serait plutôt un Edward qui lui coupe les pieds en riant. Lequel des deux préférez-vous ?
On a enfin la scène du kidnapping. Au début, ce n'était pas du tout comme ça que je le prévoyais. Normalement, il y avait du sang et des larmes, mais contre une bonne barbapapa géante, ça ne fait pas le poids ;-)
Ensuite, la petite brune en compagnie de Jasper n'était pas Alice, ça serait trop simple, sinon.
La famille Cullen a fait une très brève apparition, pensiez-vous la voir dans ce chapitre ? Est-ce que vous auriez préféré une histoire où il n'y aurait pas les Cullen, exceptés Edward, Jasper et Bella ?
On aperçoit aussi brièvement Charlie, toujours près de son arme, d'après les dires d'Edward. D'ailleurs, l'a-t-il tué, d'après vous ?
En ce qui concerne la relation Edward/Bella, ça évolue doucement. Néanmoins, à chaque fois qu'un pas en avant est effectué, deux pas en arrière suivent alors ... Edward commence à ressentir certaines choses pour Bella. Bella, quant à elle, le déteste plus ou moins, et c'est compréhensible. Néanmoins, la frontière entre la haine et l'amour est particulièrement mince. Au début, c'était Bella qui était sous l'emprise d'Edward, maintenant, c'est le contraire. Qu'en pensez-vous ?
Allez, je ne vais pas vous retenir plus longtemps.
Bonne journée/soirée/nuit et vous connaissez la suite x)
