Comme d'habitude, je remercie les personnes qui m'ont mis une review et qui m'ont mis en alerte ou en favoris. Merci à Adore Youu, AnZeLe42100, So-Amel, NotreDernierEspoir, Letmesign23, kadronya, Habswifes, Amandine, Bellarde, SoSweetySoCrazy, nana, Dawn266, RUBIKA666, samy940, o0-Lulu-o0, Joannie01, annecullen69, Lorena13, lucie62170, Emma-des-iles-974, twilight007, Juliet1802, Fleur50 et Shaly.
Cela me extrêmement plaisir de savoir que vous continuez à aimer mon histoire et d'avoir de nouveaux lecteurs.
- nana et kadronya : pour le POV d'Edward, ce sera le prochain chapitre
- Amandine : Alice va revenir dans les prochains chapitres et on en saura plus sur ce qu'elle sait à propos d'Edward et de Bella
- NotreDenierEspoir : la raison du comportement d'Edward sera expliquée dans le prochain chapitre
J'ai fais quelques modifications dans les chapitres précédents. Rien concernant l'histoire, juste pour corriger les fautes d'orthographe et de grammaire. Je remercie Fleur50 de m'avoir aidé pour le premier chapitre. Malheureusement, elle ne peut pas continuer pour les prochains chapitres. Alors, je suis à la recherche d'un beta.
Si vous êtes intéressé, envoyé moi un MP. Merci
J'en ai fini avec mon blabla et je vous laisse lire le nouveau chapitre.
Chapitre 4
Pendant les trois jours suivants, je ne vis pas Edward. Je l'aperçus quelques fois, au lycée, dans les couloirs et je l'observais de loin. Et à chaque fois, j'avais l'envie irrésistible d'aller le voir mais je me retenais. Je voulais qu'il me prenne dans ses bras et me blottir contre lui. Je ne comprenais pas d'où venait cette soudaine et irrépressible envie pour lui. Je ne pouvais pas avoir des sentiments pour lui. C'était impossible. Je refusais de croire que je commençais à tomber amoureuse de lui, à cause de nos parties de jambes en l'air. Sinon, cela signifierais que j'étais amoureuse d'Edward Cullen, le plus gros dragueur que je connaisse et qui ne changerai jamais. Je savais qu'il ne ressentirait jamais la même chose pour moi et que je souffrirais. Il était seulement attiré sexuellement par moi. Il était hors de question que mon cœur soit brisé à cause de lui. Je ne devais pas le laisser avoir cette entreprise sur moi, je devais me ressaisir. Nos rencontres devaient se limiter à uniquement de la baise, pour assurer la protection d'Eric, et c'est tout.
Après la fin des cours, alors que j'étais à la maison, je réalisai que j'avais oublié de récupérer mes cours de littérature que j'avais prêté à Alice, la semaine dernière, pour qu'elle rattrape le cours qu'elle avait manqué. J'en avais besoin pour le cours du lendemain et je voulais réviser un peu.
Alors je me rendis chez les Cullen. Je sonnai et ce fut Edward qui m'ouvra la porte.
- « Salut »
- « Salut. Si tu es venu voir ma sœur, elle n'est pas là. Elle est chez Jasper » m'informa-t-il.
- « Oh non ! Alice à mes cours de littérature et j'en ai besoin pour le cours de demain » répondis-je.
- « Tu peux monter dans sa chambre, si tu veux, pour voir si tu peux les trouver. »
- « Je ne vais pas fouiller dans ses affaires, elle n'apprécierait pas. »
- « Tu ne vas pas fouiller, tu vas juste jeter un rapide coup d'œil pour voir si tu les trouves. Et puis elle ne sera pas fâchée si c'est toi. Sinon, tu peux attendre qu'elle te les rende demain. C'est toi qui vois » me proposa-t-il.
J'hésitai. A la place d'Alice, je ne voudrais pas qu'Eric laisse une personne entrer dans ma chambre comme ça. Ce serait une violation de ma vie privée. Mais en même temps, Edward n'avait pas tort. Elle me faisait confiance et j'allais juste survoler du regard sa chambre pour voir si j'apercevais mes cours. Ce n'était pas comme si je fouillais dans ses affaires.
- « Bon d'accord, mais je vais lui laisser un mot pour l'informer que je suis allé dans sa chambre. »
Il se poussa pour me laisser entrer et je montai les escaliers pour me rendre dans la chambre de sa sœur, sans le regarder. Je ne devais absolument pas rester longtemps et toute seule dans la même pièce que lui. Sinon, j'allais, encore une fois, ne pas pouvoir résister à son charme.
Par chance, elle avait posé mon classeur de cours sur son bureau, certainement pour ne pas oublier de me les rendre le lendemain. Je pris mon classeur et laissai un mot à sa place, expliquant que j'étais venu les récupérer. Je me retournai et vis Edward adossé contre le chambranle de la porte de la chambre.
- « Tu les as trouvé. Tu vois, tu n'as rien fait de mal. Tu as juste jeté un coup d'œil, pas besoin de culpabiliser » me dit-il avec un sourire très sexy.
Il fallait que je m'en aille vite ou je n'allais pas pouvoir résister plus longtemps. Je sortis de la chambre, toujours en l'ignorant et me dirigeai vers les escaliers. Mais il m'attrapa le bras.
- « Qu'est-ce qui se passe Bella ? Pourquoi tu me fuis » me demanda-t-il.
- « Il n'y a aucun problème, tu te fais des idées, Edward » lui répondis-je, en regardant mes pieds plutôt que son visage.
- « Si je vois bien qu'il y a quelque chose, tu évites mon regard » me répliqua-t-il en prenant mon menton entre son pouce et son index pour me forcer à le regarder. « Quand on s'est quitté, il y a trois jours, tout allait bien. Je ne vois pas ce que j'aurais fait ou dit qui t'aurais blessé lors de ces trois derniers jours, puisqu'on ne sait pas vu. »
Il me fixa de ses magnifiques yeux intenses et je sentais ma volonté de ne pas craquer, diminuait petit à petit.
- « Est-ce que c'est Eric ? Est-ce que ces types s'en sont repris à lui ? » me dit-il en me caressant la joue. « Parce que si c'est le cas, je m'occuperais d'eux demain. »
Je pouvais entendre un peu de colère dans sa voix, comme si il se souciait réellement de mon frère. C'était impossible, sinon il ne m'aurait jamais fait cette proposition.
- « Bella, dis-moi ce qu'il y a » me supplia-t-il.
Mes dernières réticences s'envolèrent au ton de sa voix et je fis ce que j'avais envie de faire depuis trois jours. Mes lèvres vinrent se poser sur celles d'Edward. Notre baiser était doux et tendre. Il y mit fin en reculant.
- « Okay, maintenant je suis certain que quelque chose te tracasses, sinon tu n'aurais jamais fais ça » me dit-il sérieux et j'explosai de rire.
- « Tout va bien. J'étais juste perdu dans mes pensées, c'est tout. Et Eric va bien, merci de le demander, même si je sais que tu ne te soucies pas de lui. »
- « On a un accord, Bella. Et si tu veux que je protège ton frère, tu dois me dire s'il a un problème. »
- « Il va très bien. Il n'y a pas de problème. »
Ce nouveau côté attentionné me faisait fondre. Jamais un homme ne m'avait fait perdre la tête à ce point. Edward Cullen était probablement la personne que je détestais le plus, et pourtant, j'avais énormément envie de lui, de sentir sa peau chaude contre le mienne, de le sentir en moi et qu'il m'envoie au septième ciel.
- « En fait, si, il y a un problème. Je suis toute excitée, en ce moment même, et je n'ai qu'une seule envie, c'est de me faire prendre par un type qui soit capable de me faire prendre un pied d'enfer. Est-ce que tu n'en connaîtrais pas un, par hasard ? » lui dis-je tout en me rapprochant de lui, et en me frottant contre lui.
Je vis ses yeux devenir noirs de désir et je pouvais sentir l'effet que j'avais sur lui. Je m'écartai de lui et me dirigeai vers sa chambre, un sourire coquin sur mon visage. Je n'eus pas à attendre longtemps avant qu'il me rejoigne. Il m'attrapa par ma taille et me plaqua contre son corps musclé et m'embrassa fougueusement. Nos langues se livrèrent à une lutte acharnée et sensuelle. Je passai mes doigts dans ses cheveux et me frottai lascivement contre lui.
On se sépara pour reprendre notre souffle.
- « Il n'y a personne d'autre, à part nous, n'est-ce pas ? » lui demandai-je, essoufflé.
- « Que nous deux, ma belle. Mes parents sont partis dîner en amoureux au restaurant et Alice est chez son petit ami. On devrait avoir la maison rien que pour nous pendant les deux heures qui suivent. »
- « Alors, on n'a pas de temps à perdre » dis-je tout en lui retirant son t-shirt et le poussant sur son lit.
Je déposais des baisers sur son torse alors que l'une de mes mains s'aventura dans son pantalon et vint caresser sa virilité. Ses gémissements étaient devenus mon son préféré. Savoir que c'était moi qui lui donnait autant de plaisir me donner un sentiment de satisfaction. Je continuai mes baisers jusqu'à son bas ventre.
Je me relevai et me déshabillai pour me retrouver juste avec mes sous-vêtements. Je m'agenouillai entre ses jambes, défis le bouton et descendit la fermeture éclaire. J'enlevai son pantalon qui était étroit dû à son sexe tendu, et ses chaussures.
Je saisi son sexe dans ma main et commença à le masturber. Puis je penchai pour lécher le liquide qui se trouvait sur son gland. Je déposai un baiser dessus puis sur toute la longueur de sa virilité. Puis je passai ma langue sur la veine située en-dessous de son pénis et le pris finalement dans ma bouche.
Je prenais de plus en plus de plaisir à faire une fellation. Ça me dégoûtait moins que quand j'étais avec Jacob.
Je le suçai et Edward passa sa main dans mes cheveux et enfonçait son sexe plus profondément dans ma bouche mais sans trop forcer. Il y allait doucement, nous voulant pas me blesser. Je levai mes yeux pour le regarder et je vis les siens fixé sur moi. Il me regardait sucé avec délectation sa queue. Je relâchai son sexe d'entre ma bouche.
- « Tu aimes quand je te prends dans ma bouche ? » lui demandai-je avec un sourire espiègle et reprenant juste son gland.
- « Oh, oui !… Ma belle, … c'est si bon » gémit-il.
- « Et les autres filles avec qui tu t'envoyais en l'air, elles aussi, elles te suçaient ? »
- « Oui…oui…elles le faisaient…Continues, ma belle. »
- « Mieux que moi ? » lui demandai-je, intimidée.
- « ça na pas d'importance » répliqua-t-il entre deux gémissements.
Pourquoi ne voulait-il pas répondre ? Est-ce que c'était parce qu'il ne voulait pas me vexer, et m'avouer que je ne le faisais pas comme il fallait ?
Je relâchai son sexe, me recula et baissa la tête, blessé. Je savais que je n'avais pas autant d'expérience en sexe que les autres filles avec qui il avait couché auparavant, mais je pensai qu'il prenait du plaisir. S'il ne voulait pas me répondre, c'était que je ne lui donné pas autant de plaisir que ces autres femmes et il ne voulait pas me le dire.
Il releva mon visage avec sa main et me força à le regarder.
- « Bella, à côté de toi, ces filles étaient des amatrices. Aucune fille avant toi ne m'avait donné autant de plaisir que toi. C'est même surprenant que, pour une fille si peu expérimentée, tu sois si doué. Jacob Black ne sais pas ce qu'il a loupé. Ne doutes plus jamais de tes capacités à faire jouir un homme. Tu es merveilleuse, ma belle » me rassura-t-il, en me caressant ma joue.
Ses paroles me réconfortèrent. Moi qui avais toujours douté de mes compétences sexuelles, ce que venait de dire Edward me fit chaud au cœur.
Je lui souris et pour le remercier, je saisi à nouveau son sexe dans ma main, repris mes va-et-vient et le pris entièrement dans ma bouche. J'alternai entre le sucer et le prendre entièrement dans ma bouche. Edward gémissait de plus en plus. Son supplice prit fin et il vint dans ma bouche. Je ne laissai pas une seule goutte de sa délicieuse semence.
Je relâchai sa verge, me relavai et m'assis sur le lit. Il me rejoignit et déposa des baisers dans mon cou.
- « Ne me fait pas un suçon, j'aurais beaucoup de mal à en cacher un autre » lui ordonnai-je, entre deux cris de plaisir.
Sa bouche descendit vers mes seins. Il défit l'attache de mon soutien-gorge d'une seule main experte, tandis que l'autre caressait mon ventre. Il prit immédiatement l'une de mes pointes durcies dans sa bouche et la titilla. Je poussai un gémissement, laissant ma tête retombait en arrière. Je passai mes doigts dans la chevelure d'Edward tandis qu'il s'occupé de mon deuxième sein, alors que sa main rentrait en contact avec mon petit paquet de nerf.
Je perdis pied et m'allongeai sur son lit, sous le coup de l'excitation. Il embrassa tout mon corps jusqu'à ce qu'il arrive à la hauteur de mon intimité.
- « Je vois que je te fais toujours autant d'effet, ma belle » me susurra-t-il, tout en enlevant mon string. « Est-ce que tu es prête à me recevoir ? »
Sentir son souffle sur mes lèvres intimes m'excitai encore plus.
- « Oui, je suis prête » criai-je de plaisir.
- « Vérifions ça. »
Il se pencha et lécha mon bouton d'or, tout en introduisant deux doigts en moi. Je me cambrai sous ses délicieuses caresses et poussai un cri guttural. Il continua pendant quelques minutes et je repoussai son visage d'entre mes cuisses. Il me regarda, surpris pas mon interruption.
- « Edward, je veux te sentir en moi… Prend-moi, maintenant…Je ne peux plus attendre. »
Il sourit, se releva, m'embrassa passionnément et allait prendre un préservatif dans sa table de chevet. Il revint vers moi et l'installa sur son pénis qui pointait fièrement vers le haut. Je le regardai avec excitation et je me retournai pour me mettre sur mes genoux et mes mains, face au matelas.
- « Tu veux que je te prenne dans cette position, ma belle ? » me demanda-t-il, en se rapprochant de moi et caressa mes fesses.
- « Oh, oui… vas-y… je t'en prie, baise-moi » le suppliai-je, tout en me frottant contre son sexe.
Il agrippa ma taille et me pénétra d'un coup de reins et nous poussâmes, tous les deux, un grognement de plaisir.
Cela faisait trois jours, que je n'avais qu'une seule et unique envie : Edward Cullen. Il était devenu ma drogue et je ne pouvais plus m'en passer. Me blottir contre lui, me faire prendre par lui, et même son sourire étaient mes principales préoccupations, ces derniers temps. Je repensai à nos étreintes passionnées sous la douche, dans mon lit et je m'étais même surprise à le faire pendant les cours. A chaque fois, j'étais toute excitée et je me faisais violence pour ne pas aller le voir pour un petit coup rapide. Je ne devais pas lui montrer quel ascendant il avait réussi à avoir sur moi sinon il en profiterait.
- « Est-ce que tu aimes cette position, ma belle ? Est-ce que tu aimes me sentir si profondément en toi ? » haletai-t-il entre deux coups de butoir.
- « Oui,…oui… j'aime que tu me prennes par derrière….c'est si bon…continue » lui criai-je.
Peu importe qu'il me baise avec tendresse et douceur comme lors de notre dernière étreinte ou de façon bestiale, comme en ce moment même, j'aimais d'une façon inconditionnelle la sensation de l'avoir en moi.
- « Plus vite… plus fort. »
Il attrapa fermement mes hanches et intensifia notre rythme et je vins à le rencontre de chacun de ses coups. On était complètement déconnecté de la réalité, seul notre plaisir comptait. Il se pencha en avant, pour que son torse soit en contact avec mon dos et agrippa mes épaules pour mieux m'empaler sur son membre.
Quelques minutes plus tard, ma délivrance arriva et je poussai un hurlement d'extase. Il me suivit de près et poussa un cri roque. Nous restâmes immobiles, reprenant notre souffle et Edward déposa des baisers tendres sur mon dos nu.
- « Hum… Tu es merveilleuse…Incroyable, Bella….Je n'ai jamais atteint un tel nirvana auparavant » me murmura-t-il entre chaque baisers.
Il se retira, se débarrassa de la capote et vint s'allonger sur son lit. Il me prit dans ses bras, collant mon dos contre son torse chaud.
- « Alors, tu aimes la levrette maintenant ? » me susurra-t-il dans le creux de mon oreille.
- « Oh, oui. Je crois qu'elle va vite devenir l'une de mes positions préférées » lui répondis-je, souriante, en caressant son bras autour de ma taille.
- « Alors tu m'en vois ravi. »
Il me mordit, suça mon lobe. Il se dégagea pour se retrouver au-dessus de moi et embrassa chaque parcelle de ma peau. Sa douceur me gonfla le cœur. Avant lui, je n'avais eu que deux amants, Nick et Jacob, et aucun des deux n'avait été autant attentionné et doux que ne l'était Edward.
Je l'entendis jurer et le senti se raidir.
- « Qu'est-ce qu'il y a ? » lui demandai-je, surprise, n'ayant entendu aucun bruit annonçant qu'Alice ou ses parents soient rentrés.
- « Pourquoi tu ne m'as rien dit ? » me répondit-il, avec de la colère dans sa voix.
- « De quoi tu parles ? » répliquai-je, perplexe.
- « De ça » me dit-il en me montrant mes hanches.
Je les regardais et vis que deux ecchymoses étaient entrain d'apparaître à l'endroit où les mains d'Edward se trouvaient plus tôt.
- « Pourquoi tu ne m'as pas stoppé quand ça te faisais mal ? Pourquoi ne pas me l'avoir dit ? J'aurais arrêté. »
- « Parce que je n'ai pas eu mal. Jusqu'à ce que tu me les montres, je ne m'en étais pas rendu compte. »
- « Je m'en veux terriblement. Je ne voulais pas te blesser » s'excusa-t-il, en me regardant avec regret.
- « Ca va, je t'assure que je n'ai pas mal » le rassurai-je, en lui caressant la joue. Je voyais qu'il était sincèrement désolé de m'avoir fait ces marques. « Je n'ai absolument rien senti sur le coup, excepté un immense plaisir » continuai-je, coquine avec un sourire, pour lui montrer que je ne lui en voulais absolument pas, bien au contraire.
- « Tu en est sûre ? Ne me dis pas ça uniquement pour me faire plaisir. Soit honnête. »
- « C'est le cas. Mais si tu tiens vraiment à te faire pardonner pour ces deux pauvres petits bleus, alors je vois bien une chose que tu pourrais faire » lui dis-je, tendrement.
- « Je ferai tout ce que tu veux, Bella » me répondit-il rapidement.
- « Prend-moi comme tu l'as fait l'autre jour sous la douche. Lentement et avec douceur. »
- « C'est vraiment ce que tu veux ? » me demanda-t-il, surpris par ma demande.
Pour toute réponse, je hochai de la tête et lui sourit. Alors il m'embrassa tendrement. Pendant que sa langue et la mienne dansèrent sensuellement, ses mains caressèrent délicatement mon corps ce qui me provoquait des frissons. Nous continuâmes notre baiser passionné pendant un moment puis il s'écarta pour se consacrer à mon corps, en passant par mon cou, mes seins, mon ventre et mon nombril. Il embrassa précautionneusement les deux ecchymoses.
- « Plus jamais, je ne te faire du mal, plus jamais » dit-il dans un murmure quasi inaudible mais que je réussis quand même à entendre.
Il continua sa descente et écarta mes cuisses pour déposer ses lèvres sur mon intimité et il refit le chemin inverse. Une fois qu'il fut revenu au niveau de ma bouche, je le basculai pour me retrouver au-dessus de lui, et je fis exactement la même chose que ce qu'il venait de me faire.
Après avoir saisi un préservatif, je l'enfilai sur son sexe et Edward me refit passer en dessous de lui. Il me pénétra avec douceur et comme la dernière fois, les seuls sons furent nos gémissements.
Mes mais étaient posées sur ses divines fesses fermes et je le poussai à l'intérieur de moi. Pendant tout ce temps, on se regardait dans les yeux, aucun de nous deux voulant briser le contact. Lorsque j'atteignis la jouissance, ce fut le plus puissant des orgasmes que j'avais eu jusqu'à présent, et surtout avec lui. Je n'avais jamais connu ça auparavant.
J'avais cette étrange sensation qui me faisait penser que ce que nous venions de faire était autre chose que de la baise. Non, c'était différent. Nous avions fait l'amour.
Après notre deuxième étreinte de la soirée, je me blottis dans ses bras, ma tête contre son torse. Je fermai mes yeux et laissai les battements de son cœur me bercer.
Je dû m'endormir car il me réveilla en caressant mon visage.
- « Bella, tout à l'heure, quand je t'ai dis que j'aurais tout fait pour me faire pardonner, pourquoi tu n'as pas saisi l'occasion de mettre fin à notre accord ? Si tu l'avais fait, j'aurais acceptait.» me demanda-t-il.
- « Tu es sérieux ? Tu m'as fait du chantage pour que mon frère soit tranquille au lycée, et tu voudrais me faire croire ça ? » lui répondis-je, amer, en me levant pour lui faire face.
- « Je l'aurais fait, je te le jure. Je sais que tu vas avoir du mal à l'accepter mais je tiens beaucoup à toi. C'est sûr, je ne te l'ai pas vraiment prouver ces dernières semaines en te forçant à coucher avec moi. Je sais que tu me détestes et que je te dégoûte mais je dois t'avouer quelque chose. Je t'aime Bella. Je suis fou amoureux de toi, depuis un petit moment. » me dit-il, sincère, en me regardant droit dans les yeux.
Je fus sous le choc de sa confession.
- « J'étais naïf. J'ai cru, qu'en passant du temps avec moi, tu aurais pu développer des sentiments pour moi. Mais je me suis trompé et aujourd'hui je réalise que jamais tu ne m'aimeras comme moi je t'aime. »
- « Edward… » commençai-je mais il m'interrompit.
- « Ce n'est pas de ta faute. On ne peut pas forcer une personne à vous aimer. Ce n'est pas grave. Tôt ou tard, j'arriverai à t'oublier. J'annule notre accord sauf pour ce qui est de la protection d'Eric. Tu n'as pas de souci à te faire pour lui. » Il se leva, mis son boxer et allait se poster devant la fenêtre de sa chambre, me tournant le dos. « Tu dois certainement vouloir t'éloigner de moi le vite plus possible maintenant que notre marché n'existe plus. Vas-y, tu peux t'en aller. »
Le voir ainsi me provoquait une énorme douleur. C'était moi qui le faisait souffrir ainsi et je ne m'en étais jamais rendu compte. J'étais vraiment loin d'imaginer ses sentiments à mon égard. Je me levai à mon tour, et enroulée dans le drap, je le rejoints et lui fis face.
- « Je suis sincèrement désolé de t'avoir blessé pendant tout ce temps. Je ne pensais pas que tu pouvais être amoureux de moi. Je croyais que tu voulais juste agrandir ton tableau de chasse. Je te demande pardon » m'excusai-je.
- « Après ce que je t'ai forcé à faire, tu n'as pas à le faire » répliqua-t-il, en détournant son regard du mien.
- « Edward, arrête. Oui, ton idée était ignoble mais elle a fonctionné. »
Il me fixa, surpris par mon aveu. Je pris son visage entre mes mains et me rapprochai de lui.
- « Je ne peux pas te dire que je ressens la même chose pour toi. J'ignore quels sont mes sentiments pour toi, mais ce que je sais, c'est que depuis quelques jours, je n'ai qu'une seule envie. Je veux que tu me prennes dans tes bras, que tu m'embrasses et te sentir en moi. Je n'aurai jamais cru cela possible, mais je crois que suis entrain de tomber amoureuse de toi » lui expliquai-je et je l'embrassai tendrement.
Il fut choqué au début puis il répondit à mon baiser qui devint beaucoup plus passionné.
- « Tu le penses sincèrement ? Tu m'accordes une chance après ce que j'ai fait ? » me dit-il, surpris et ampli de bonheur à la fois.
- « Oui. Si je ne t'avais autant repoussé et si j'avais essayé d'apprendre à te connaître au lieu de me fier aux rumeurs, alors tu ne m'aurais jamais fait cette proposition » lui répondis-je et mes lèvres retrouvèrent les siennes.
Nos langues commencèrent une danse sensuelle. Je tirai Edward vers son lit, défit le drap et m'allongeai en l'attirant au-dessus de moi. Il enleva son boxer et nous nous retrouvâmes sans aucune barrière entre nos deux corps. Il quitta ma bouche pour descendre dans mon cou et j'inclinai ma tête pour lui donner un meilleur accès.
- « Oh, Bella, je t'aime tellement » me souffla-t-il dans mon oreille. « Tu n'imagines pas à quel point. »
Je fus surprise de réaliser qu'il était déjà prêt lorsqu'il me pénétra doucement. Il instaura un rythme lent et tendre. Nous faisions l'amour et c'étais encore meilleur que toutes nos étreintes précédentes. A chaque coup de reins, il murmura mon nom.
- « Bella… Bella… Bella »
Je me réveillai surprise. Je me trouvais toujours dans les bras d'Edward et il me caressait mon visage. J'avais rêvai. Il ne m'avait jamais avoué avoir des sentiments pour moi. Tout cela n'avait était que le fruit de mon imagination.
- « Désolé de t'avoir réveillé, mais si tu veux que personne ne te voie, alors il faut que tu partes maintenant » me dit-il gentiment.
- « Tu as raison, j'ai du m'endormir sans m'en rendre compte. Merci. »
Je me levai, m'habillai rapidement et le vis faire de même. Il se dirigea vers moi et m'embrassa tendrement. J'étais très excitée à cause de mon rêve mais je savais que nous n'avions plus de temps, même pour un coup rapide. Cela aurait été trop risqué. Avec regrets, je me détachai de lui et récupéra mon classeur de littérature.
- « On se voit dans dix jours, ma belle » me dit-il avant que je ne parte.
*****
Une fois chez moi, j'avais foncé sous la douche pour évacuer la tension. Je m'imaginai Edward, avec moi, sous la douche et il me faisait l'amour tendrement. Quand je fus frappé par mon orgasme, je gémis son prénom.
Tout en reprenant mon souffle, je repensai à mon rêve. Est-ce que je voulais qu'il soit amoureux de moi ? Est-ce que j'étais devenu comme ces filles pathétiques du lycée qui espéraient qu'un jour il laisserait tomber son côté séducteur et voudrais une relation sérieuse avec l'une d'entre elles ? La réponse me frappa de plein fouet.
Malgré mon acharnement à ne pas succomber à son charme, je l'avais fait. J'étais amoureuse de lui.
Je fondis en larme car ce que je venais de réaliser me provoqua une violente douleur. J'étais voué à avoir le cœur brisé par lui. Jamais il ne ressentirait la même chose pour moi. Il n'y avait qu'une seule chose qu'il l'intéressé en moi : le sexe. Edward était incapable d'aimer qui que ce soit, excepté les membres de sa famille.
*****
Les jours suivants, je l'évitai au lycée. Si je me contentais de le voir uniquement lors de nos rendez-vous, et pas une seule fois en-dehors, alors j'arriverais à tuer dans l'œuf mes sentiments naissant pour lui. Mais c'était sans compter sur lui. Alors que j'avais une heure de battement entre deux cours suite à l'absence du prof, je me dirigeai vers la bibliothèque, lieu inconnu de lui quand il apparut soudainement devant moi.
- « Salut. C'est génial que le prof de sciences ne soit pas là. Cà nous donne une heure pour nous amuser. Viens avec moi » me dit-il en saisissant mon poignet et me tira.
Je ne voulais pas le suivre, je traînais des pieds et essayai de me libérer.
- « Lâche-moi, je veux aller nulle part avec toi. J'ai déjà quelque chose de prévu. »
- « Allons, ma belle, tu voudrais me faire croire que tu ne désires pas autant que moi qu'on aille dans un petit coin tranquille pour s'amuser un peu » répondit-il, rigolant et en continuant de me traîner.
Il n'avait pas tort et justement c'était pour cela que je voulais éviter à tout prix de me retrouver toute seule avec lui. Je serais incapable de lui résister.
- « Non, Edward, pas ici. Quelqu'un pourrait nous surprendre. Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, on n'est pas vraiment discret lors de nos rapports. Et puis, on n'a pas rendez-vous avant trois jours. Tu devras attendre » lui dis-je en tirant sur mon bras pour qu'il me lâche, ce qu'il fit, et parti dans la direction opposée, mais il me stoppa.
- « Bella, la dernière fois, cela ne faisait pas dix jours non plus » me répondit-il en se rapprochant de moi pour me murmurer dans le creux de mon oreille « Allez, j'ai vraiment envie de toi, depuis ce matin, depuis que je t'ai vu arrivé dans cette minuscule jupe. Et puis, il n'y a que nous deux dans le couloir, personne ne nous verra ou nous entendra. S'il te plaît, ma belle. »
Je regardai dans le couloir et vis qu'effectivement il n'y avait personne. Il me fit son sourire qui faisait fondre toutes les filles et je craquai. Je le laissai m'entraîner, un peu à contre cœur, dans l'ancienne réserve. Il ne perdit pas de temps et me plaqua gentiment contre le mur.
- « Tu me rends fou » dit-il en m'embrassant sauvagement. Je gémis de bonheur de retrouver enfin ses lèvres qui m'avaient tellement manquées. « Quand je t'ai vu arrivé ce matin habillé ainsi, j'ai cru que j'allais devenir dingue. Tu es tellement bandante. »
Ce matin, j'avais décidé de porter une jupe assez courte. Elle m'arrivait à mi-cuisse. Je ne n'avais pas pensé une seule seconde à la réaction qu'aurait Edward en me voyant habillée ainsi. J'aurais dû prévoir qu'il serait excité et qu'il essaierait un coup pareil. J'avais vraiment été stupide.
Il passa ses mains sous ma jupe et caressa mes fesses tandis que je mordillais le lobe de son oreille.
- « Qui te dit que je ne l'ai pas mise exprès pour te faire perdre la tête ? » lui susurrai-je à son oreille.
Ce n'était pas vrai mais comment aurait-il pu le savoir. Il retira ses mains et déboutonna ma chemise pour ensuite prendre avidement mes seins dans sa bouche. Je résistai afin de ne pas laisser s'échapper mon cri de plaisir, de crainte qu'on nous entende. Je défis son pantalon, saisi son membre dur et le masturbai.
- « Tu vois que tu en avais autant envie que moi, ma belle. Tu es une vraie mordue de sexe, tout comme moi. Dis-le, Bella. Dis que tu veux que je te prennes, là, maintenant contre ce mur » m'ordonna-t-il.
Je ne pouvais pas m'empêcher d'aimer ce petit côté dominateur qu'il avait parfois durant nos étreintes.
- « Oui, prend-moi. J'ai envie de te sentir en moi, de te sentir venir en moi »répondis-je haletante alors qu'il introduissait deux doigts en moi et que je continuais mes va-et-vient sur son sexe.
Je n'en pouvais plus. Quand j'étais avec lui, je devenais une vraie bête en chaleur, je le voulais encore et toujours plus. Je le repoussai un peu pour m'agenouiller et pris son membre dans ma bouche. Il lâcha un cri guttural. Je le sucer avec plaisir, et j'allais accélérer le rythme quand il me stoppa.
- « Stop, ma belle. Si tu continues comme ça, je ne tiendrais pas longtemps encore. On a juste le temps pour un seul petit plaisir et je veux être en toi quand je vais venir » m'expliqua-t-il devant mon air surpris.
Il sortit une capote de la poche de son jean, et l'installa sur son membre. Puis, il releva ma jupe jusqu'à ma taille, enleva mon string et me souleva pour me pénétrer. Instinctivement, j'enroulai mes jambes autour de sa taille et le poussai à aller encore plus profondément en moi. Alors que je m'attendais à ce qu'il me prenne comme une bête, comme d'habitude, il y allait lentement et tendrement. Il dû voir mon expression de surprise.
- « Tu aimes… quand je te prends… comme ça… doucement… c'est encore meilleur…n'est-ce pas » haleta-t-il entre ses coups de reins qui butaient au fond de mon vagin et me procuraient un immense plaisir.
- « Oh, oui… c'est si bon…meilleur…continue » répondis-je dans un murmure.
Bientôt, on ne prononça plus un mot et laissa nos corps parlaient notre la place. Dans toute cette histoire, la seule chose que je ne regretterais jamais, c'était le sexe avec Edward. Je n'avais jamais rencontré meilleur amant que lui et j'étais certaine de ne pas en rencontrer un dans le futur.
Alors que je sentais que nous étions proches de la jouissance, ne pouvant certainement plus résister encore longtemps, il vint me caresser à l'endroit où nous étions joints. Lorsque nous atteignîmes l'orgasme, je le mordis dans le cou pour ne pas crier de plaisir. Il resta en moi quelques instants puis se retira, détacha mes jambes délicatement et mes pieds retouchèrent le sol. Il ria en parsemant ma poitrine de baisers furtifs.
- « Je croyais que l'on ne devait plus se faire de suçons. Je suis pratiquement sûr que d'ici une heure, tout le monde va pouvoir admirer celui que tu viens de me faire. »
- « Tu n'as pas le droit de m'en faire, par contre moi, je peux. Avec toutes tes conquêtes, personne ne sera surpris et oserais penser que je puisse en être la responsable » lui répondis-je, taquine.
Il se nettoya et referma son pantalon tandis que je rebaissai ma jupe. Notre étreinte m'avait donné encore plus envie de lui et j'en voulais encore mais nous n'avions plus le temps. Je savais que cela n'était pas une bonne idée, je ne pu me retenir de lui faire une proposition.
- « Eric passe la soirée chez un ami et Charlie est de service ce soir. Donc, j'ai la maison pour moi toute seule, ce soir. Tu pourrais passer pour me tenir compagnie, si tu veux » lui demandai-je, timidement, baissant les yeux pour fixer le sol.
Par cette simple phrase, il avait dû comprendre que j'aimais de plus en plus nos rencontres, à un point que c'était la deuxième fois que l'on couchait ensemble avant la date prévue. Mais il ne devait absolument rien savoir de mes sentiments pour lui.
Il releva ma tête avec un doigt et m'embrassa tendrement sur la joue.
- « J'ai hâte d'y être. Mais ne crains-tu pas que l'on s'ennui tous les deux, seuls, dans cette grande maison ? Comment va-t-on passer notre temps ? » me répondit-il, en plaisantant.
- « Je suis certaine que l'on trouvera de quoi s'occuper » lui répondis-je, sur le même ton, et d'une voix sensuelle, tout en frottant ma féminité contre son sexe.
Je me souvins que je n'avais pas remis mon string et le cherchai. Alors que j'allais le récupérer, il me devança et me le tendis. Il me regarda avec excitation le remettre sous ma jupe. Je passai mes mains dans mes cheveux pour me recoiffer.
- « De quoi j'ai l'air ? »
- « D'une femme qui vient de s'envoyer en l'air et qui a pris un pied d'enfer » répliqua-t-il fièrement.
On se dirigea vers la porte et je lui demandai d'attendre quelques instants avant de sortir après moi. Quand je sortis, les couloirs étaient toujours déserts. Je me rendis à la bibliothèque, comme je l'avais prévu avant d'être interrompu sur mon chemin par ce délicieux contretemps.
*****
Le soir arriva enfin, pour ma plus grande joie. J'étais impatiente, en manque de ma drogue. Quand il fut arrivé, je m'empêchai de me précipiter pour aller lui ouvrir et me jeter sur lui. Je devais me contrôler pour ne pas lui montrer que je ne pouvais plus me passer de lui.
Je le laissai entrer et nous allâmes dans le salon. N'en pouvant plus, je m'apprêtai à l'embrasser quand il me repoussa. C'était la première que cela arrivé. Je l'observai, stupéfaite et je vis, à son air, que quelque chose n'allait pas.
- « Qu'est qui ne va pas ? » lui demandai-je, vexé par son geste.
- « Bella, j'ai décidé de mettre fin à notre accord. Tu n'es plus obligé de te forcer, tu es libre. Ne t'en fais pas pour Eric, je continuerai de le protéger » me répondit-il sérieux.
J'avais l'impression de revivre mon rêve. Je me pinçai le bras pour vérifier que j'étais bien éveillé et c'était bien le cas.
- « Pourquoi tu viens de faire ça ? Tu voulais vérifier que tu ne rêvais pas, c'est ça ? Pour toi, ça ne peux pas être réel ? Cela t'est impossible d'imaginer une seule minute que je puisse faire quelque chose par gentillesse ? » répliqua-t-il, énervé.
- « Oui. Dois-je te rappeler quel était notre accord ? Et d'ailleurs pourquoi tu l'annules ? Quoi, tout d'un coup, tu as eu des remords et tu culpabilises pour ce que tu as fait?
- « Si je continuais à te forcer de coucher de moi, je ne pourrais plus me regarder dans un miroir. Tu as été obligé de le faire, malgré que tu me détestes, et tu as dû vraiment souffrir de devoir te sacrifier de la sorte. Ton frère avait des problèmes, et au lieu de l'aider, j'en ai tiré profit. Tu as dû me supporter et j'ai abusé de toi de la pire des façons. Je me dégoûte moi-même » me répondit-il, honteux et coupable.
Je n'arrivai pas à croire qu'Edward Cullen se trouvait juste en face de moi et s'excusait pour quelque chose. Ce devait certainement être une première pour lui. Je restai muette, ne sachant pas quoi dire. Une partie de moi était heureuse et une autre souffrait parce qu'elle savait qu'elle ne le reverrait plus jamais.
- « Je suis désolé, je n'ai jamais voulu te faire du mal. Dorénavant, je te laisserais tranquille, je ne t'importunerais plus. Je ne te parlerais même plus, comme ça, tu n'auras plus à faire semblant » s'excusa-t-il encore une fois. « Je vais m'en aller maintenant. »
Il se dirigea vers la porte d'entrée quand je me précipitai pour le retenir.
- « Edward, je t'en veux pour ton odieux chantage mais ce que tu viens de faire me prouve que tu peut-être un homme gentil et attentionné quand tu le veux. Lors de nos moments passés ensemble, j'ai découvert une autre facette de toi. Tu t'es soucié de mon bien-être, de savoir si j'étais à l'aise pour faire certaines choses lorsque l'on couchait ensemble. Tu as été affectueux et altruiste. C'est dommage que tu ne veuilles pas que les gens te voies ainsi, que tu préfères qu'ils pensent que tu n'es qu'un type sans cœur » lui dis-je, en le regardant droit dans les yeux, pour lui montrer que j'étais sincère et que son geste me touchais réellement.
- « Bella, tu ne peux pas pensé ça. Je suis un enfoiré. Je t'ai forcé à faire semblant d'apprécier nos moments intimes alors que je sais que tu ne prenais absolument aucun plaisir. »
- « C'est ce que tu crois ? Que je simulais ? C'est totalement faux. Tu m'as procuré beaucoup de plaisir, plus que n'importe quel autre homme. Tu m'as donné confiance en moi au niveau sexuel et je te remercie pour ça. Et puis si je n'appréciais pas réellement nos ébats, tu penses sincèrement que j'aurais couché avec toi aujourd'hui, et que je t'aurais invité ce soir, si cela avait le cas ? » lui répliquai-je, sidéré qu'il puisse douté sur ce point car je pensai avoir été plutôt expressive.
- « Alors, je suis ravi que j'ai au moins pu te rassurer sur tes compétences sexuelles. Ne laisse aucun homme te faire douter à propos de cela. J'espère que tu trouveras un jour un homme qui te donnera tout le bonheur que tu mérites » me répondit-il avec un faible sourire. « Si je ne t'avais jamais fais cette proposition et que j'étais intervenu pour défendre Eric, est-ce que tu aurais accepté de sortir avec moi ? »
- « Non » lui annonçai-je honnêtement, et je vis qu'il fût encore plus triste qu'avant. « Edward, si je t'ai toujours repoussé c'est parce que tu ne sors pas avec des filles, tu couches avec elles. Je ne voulais pas être une autre conquête parmi tant d'autres. Tu ne cherches pas de relation sérieuse alors que c'est ce que je désire. »
- « Je comprends. Au revoir, Bella » me dit-il et il s'en alla sans que je ne puisse l'en empêchai.
Je m'adossai contre la porte et m'écroula au sol, en larmes car je venais de réaliser que c'était certainement la dernière fois que je le voyais et qu'à partir de maintenant, il allait m'éviter. J'avais mal, je souffrais. Je me relevai et montai dans ma chambre. Je plongeai sur mon lit et je pleurais à nouveau. Je continuais jusqu'à ce que le sommeil ait raison de moi.
*****
Le lendemain fût horrible. Alors que je marchai dans les couloirs pour me rendre dans ma salle de cours, Edward était passé à côté de moi, sans même me regarder. Il m'avait totalement ignoré et j'avais dû lutter de toutes mes forces pour ne fondre en pleurs à ce moment-là, en plein milieu du lycée.
Ce jour là, je ne prêtai pas attention à aucun des cours durant la matinée, trop absorbé dans mes pensées. Je me livrer à une bataille interne. Ma tête me disait de l'oublier tandis que mon cœur me disait d'aller le voir et de lui accorder une chance. Je voulais suivre ce que me dictait mon cœur, mais je n'arrêtais pas de me dire qu'en faisant cela, j'allais inévitablement me le faire briser.
Quand l'heure de la pause déjeuner arriva, je décidai d'aller rejoindre Eric pour que l'on puisse manger ensemble. Quand j'arrivai devant sa classe, je vis que l'un des garçons qui le rackettaient l'avait plaqué contre un mur tandis que les deux autres étaient à côté. Mon frère essaya de se défendre ce qui mit en colère le garçon qui le tenait. Il n'y avait personne dans les couloirs puisque tout le monde était à la cafétéria. J'aurais pu aller chercher Edward mais cela aurait pris trop de temps. Il fallait que j'intervienne moi-même. Les jeunes commencèrent à le frapper et je me dirigeai vers eux pour les arrêter quand je vis Démétri Volturi attrapait l'un des types et le frappait.
Démétri était l'un des garçons les plus populaires du lycée. Tout comme moi, il était en terminale, était le capitane de l'équipe de basket du lycée et venait d'une famille très riche.
Je vis ses amis, Felix et Alec s'occupait des deux autres. Je m'approchai d'Eric et le pris dans mes bras pour le réconforter. Rapidement, les trois racketteurs furent maitrisés par Démétri et ses deux amis qui les maintenaient contre le mur. Je me dirigeai vers eux.
- « Pourquoi vous vous en prenez à lui ? Il ne vous à rien fait » leur demandai-je avec colère.
- « C'est tellement drôle de le voir apeuré. Et c'est trop facile d'obtenir tout ce que l'on veut de lui. Une vraie mauviette » répliqua le leader avec mépris.
- « Vous allez laisser ce gamin tranquille ou alors vous aurez à faire à moi, c'est bien compris ? » les menaçait Démétri.
On ne se connaissait pas vraiment mais à ce moment-là, je lui fus extrêmement reconnaissante.
« Non, on ne peut pas faire ça » répondis un autre.
« Pourquoi ? » répliquai-je.
« Parce qu'on nous a obligé à s'en prendre à lui. Honnêtement, je me fous complètement de ton frère. Il n'a jamais beaucoup d'argent sur lui et ce n'est pas vraiment une « tête ». On est venus nous voir, il y a quelques mois. On nous a menacés. On devait s'en prendre à lui tous les jours, sinon c'était nous qui allions nous faire massacrés. On n'a pas eu le choix » m'expliqua-t-il.
« Qui vous a demandé ça ? » lui criai-je, stupéfaite qu'une personne puisse faire une telle chose à mon frère.
« Je ne peux rien dire. J'ai trop peur de ce qu'il me ferait s'il apprenait que je t'ai tout dit.
« Répond ! » lui ordonna Démétri, en le cognant contre le mur.
Le type était terrifié et il tremblait un peu.
« D'accord. C'est lui » dit-il en fixant quelqu'un derrière moi.
Je me retournai pour voir de qui il parlait et je vis Edward qui nous observé de loin.
J'espère que cela vous a plu.
Le prochain chapitre sera essentiellement un POV d'Edward. Vous découvrirai pourquoi il agit ainsi avec Bella. Je pense poster le prochain chapitre vers la deuxième quinzaine de février. Il faudra être un peu patient. :-)
