Salut ! Désolé pour cette très longue attente. J'ai été pas mal débordée surtout avec mes cours (pas mal de contrôle à réviser). Je vous remercie infiniment d'avoir autant patienté.
Comme d'habitude, je remercie les personnes qui m'ont envoyé une review et qui m'ont mis en alerte ou en favoris. Merci à leausy, lucie62170, NotreDernierEspoir, my-fiction-twilight, AnZeLe42100, kadronya, chouchoumag, Letmesign23, CeLiRa3789, SoSweetySoCrazy, So-Amel, annecullen69, Juliet1802, benassya, colinelou, 35nanou, Lemon-Fanfiction, Puky, mayssa, Mimi-Love-Twilight, KM, bourriquet87, Idiot-Lamb, eliloulou, urbangirl, katty-fiction, aussidagility,951123357789, délia, lovecullenn , titijade, adeline73100, 3ailes01, Willowme, bella-lili-rosecullensister, flow, marnchoups, PETITELULU27, liloulou, Elisa, Twifanes, Samwinchesterboy et tommy pour leur review qui me font toujours autant plaisir. Grâce à vous, j'ai dépassé les 150 reviews de ce que je n'avais pas du tout imaginé.
Étant la 150ème review, Willowme a eu le droit de lire ce chapitre en avant-première. Désolée de ne pas l'avoir précisé dans le chapitre précèdent, car je n'avais pas pensé que j'atteindrais ce chiffre. Alors, j'annonce dès à présent que la personne qui sera la 200ème (si j'arrive à atteindre ce chiffre) aura le droit de lire avant tout le monde le chapitre suivant.
Réponse aux anonymes :
Lemon-Fanfiction : pour le physique d'Éric, il est plutôt fin, pas trop musclé mais pas chétif. Il est de corpulence normale.
951123357789 : je te souhaite la bienvenue et tu auras la réponse à ta question dans ce chapitre
Délia : si tu as bien lu le premier chapitre, tu as ta réponse concernant la fin heureuse
KM :je ferais un bon dans le temps pour parler ensuite de ce qu'ils sont devenus
Flow : merci pour ta longue review, elle m'a fait très plaisir. Tu auras la réponse à ta question dans ce chapitre
PETITELULU27 : merci beaucoup pour le compliment et ravi que mes fics te plaisent autant
Elisa, Mimi-Love-Twilight et Tommy : merci beaucoup et ravi que ma fic te plaise autant.
Merci à Hanine, ma beta pour ses merveilleux services.
Trêve de bavardages, je vous laisse lire le chapitre que vous avez tant attendu.
Chapitre 6
Bella POV
Le lendemain, je croisai Edward dans les couloirs du lycée et nous nous ignorâmes. Comment j'avais pu tomber amoureuse de lui ? Il avait tout prévu depuis le début. Il avait demandé à ces types de s'en prendre à Éric parce qu'il savait que je ferais tous pour lui. Quel enfoiré !
Je me trouvais devant mon casier, entrain de récupérer mes notes pour les prochains cours quand Démétri me rejoignit.
« Salut, comment vas-tu ? »
« Bien. J'ai oublié de te remercier hier après-midi pour être intervenu et avoir défendu mon frère » lui répondis-je.
« De rien, c'est normal. Franchement, je n'arrive pas à croire que Cullen ait pu tomber aussi bas et faire une telle chose. »
Une douleur vrilla mon cœur à ce rappel.
« Oui, moi aussi » répondis-je avec amertume.
J'aurais dû me douter qu'il y avait quelque chose de suspect dans toute cette histoire. Je refermai la porte de mon casier.
« Je t'accompagne jusqu'à ta classe » m'affirma-t-il avec un grand sourire.
Je l'appréciais beaucoup, surtout depuis la veille, mais j'ignorais pour quelle raison à chaque fois que je me trouvais en sa compagnie, je me sentais mal à l'aise. Je cachai ma gène en lui offrant un sourire. Sur le chemin, on croisa Edward qui me lança un regard froid.
Edward POV
Quand je les aperçus dans le couloir, bavardant, je devins fou de rage. Comment pouvait-elle parler à Volturi ? Ce type n'était qu'un enfoiré. Dès son arrivé, il y avait un peu plus d'un an, je l'avais pris en grippe dès la première fois que je l'avais vu. À plusieurs reprises, je l'avais aperçu matait Bella d'une façon déplaisante. J'avais un mauvais pressentiment à propos de ce type. Je le détestais et c'était réciproque. Je la regardais avec froideur tandis qu'il me lança un sourire narquois. J'avais envi de lui mettre mon poing dans sa gueule.
À la pause déjeuner, je partis à la recherche des trois racketteurs. Je les trouvais sur le parking, derrière le gymnase. Ils ne me virent pas arriver. J'attrapai l'un d'eux par son pull et le plaquai violemment contre le mur. Les deux autres ne firent rien pour l'aider, trop apeurés.
« Pourquoi vous avez dit que je vous avez obligé à vous en prendre à Éric Swan ? »demandai-je à celui que je tenais et qui restait silencieux. « Répond ou je te promets que la prochaine fois que je te poserais la question, ce sera moins gentiment » le menaçai-je, en resserrant mon étreinte.
« Lâche-moi et je te dirais tout » me répondit-il terrifié.
Je relâchai ma prise sur lui et il retomba au sol.
« Il nous a forcé à le faire. Si on ne le faisait pas, lui et ses potes nous auraient massacrés. »
« Qui ça ? Donne-moi leur nom » lui ordonnai-je.
« Je ne peux pas. » Comme je m'approchai de lui pour le frapper, il reprit, tremblant. « Je ne peux pas. Ils me font encore plus peur que toi. Tu ignores de quoi ils sont capables. Ils sont complètement tarés. Si je te dis quoi que ce soit sur eux, ils se vengeront. Je t'en prie, ne me fait pas de mal » me supplia-t-il.
« Combien ils sont ? Et pourquoi moi ? » persistai-je.
« Trois et le leader du groupe te déteste mais j'ignore pour quelle raison. Laisse-moi partir. Je t'ai dis tout ce que je pouvais. »
Je le regardai quelques secondes puis m'en allais s'en rien dire. Ces types étaient vraiment des mauviettes, des pantins idéals. Je me demandais qui pouvait bien me haïr à ce point pour monter un tel plan afin de m'accuser. Et pourquoi cette personne tenait tant à me faire passer pour un mauvais type auprès de Bella ? Cela n'avait aucun sens.
Je repartis en cours avec ces questions en tête et j'y réfléchis pendant tout le reste de la journée.
J'arrivai devant chez moi. La maison était vide. Mes parents étaient à leur travail et Alice était chez Jasper. Je me trouvai devant la porte d'entrée, entrain de chercher mes clés quand soudain je reçu un coup à la tête. Je fus surpris par la violence de l'impact et me cognai contre la porte. Je me retournai pour voir qui venait de me frapper. Je n'eus pas le temps de voir le visage des trois personnes qui se trouvaient en face de moi. Ils se jetèrent sur moi et me rouèrent de coups. J'essayais de me défendre mais étant plus nombreux, ils avaient l'avantage. Rapidement, je tombai au sol et ils continuaient à me donner des coups de pieds. Je me protégeais comme je pouvais. Puis, je tombai dans les vapes.
Je repris connaissance dans une chambre d'hôpital, ma famille autour de moi.
« Comment te sens-tu ? » me demanda mon père.
« J'ai l'impression que ma tête va exploser mais sinon ça va » lui répondis-je avec une point d'humour.
« Tu as eu de la chance, tu n'as rien de casser. Est-ce que tu te souviens de ce qu'il s'est passé ? » poursuivit-il.
« J'allais rentrer à la maison quand on m'a frappé à la tête par derrière. En me retournant, j'ai vu trois hommes mais je n'ai pas pu voir leur visage. Ils ont commencé à me tabasser jusqu'à ce que je tombe au sol et m'évanouisse. Comment je suis arrivé jusqu'ici ? »
« Je t'ai trouvé inconscient sur le perron, en revenant de chez Jasper. J'ai paniqué. J'ai essayé de te réveiller mais tu ne répondais pas. J'ai appelé une ambulance et papa pour le prévenir de ton arrivée à l'hôpital » intervint Alice.
« Je suis désolé de t'avoir fait peur. »
« Mon chéri, est-ce que tu as des problèmes ? Pourquoi ces types t'ont agressé ? » me demanda ma mère, inquiète.
« Non, je ne vois pas pour quelle raison ils s'en sont pris à moi. »
Je me doutais que ces trois personnes devaient être celles qui avaient forcé les racketteurs à s'en prendre à Éric. Mais j'ignorais de qui il s'agissait et pourquoi une telle haine. Mon esprit était un peu embrouillé suite aux coups et j'étais fatigué.
Le sheriff Swan vint prendre ma déposition et ma plainte. Puis, je m'endormis.
Bella POV
J'étais contente d'être de retour à la maison. D'une part, parce que revoir Edward m'avait fait vraiment mal. Mon cœur ne voulait pas accepter la chose ignoble qu'il avait fait. Et d'autre part, parce que Démétri n'avait pas arrêté de me coller toute la journée. Après m'avoir accompagné jusqu'à ma classe, alors qu'elle n'était pas sur son chemin, il m'avait rejoins à ma table lors de la pause déjeuner. Puis, il avait fait changé de place mon voisin en cours de littérature pour pouvoir s'asseoir à côté de moi. Il m'avait même raccompagné jusqu'à ma voiture, au cas où je me serais perdue !
Alors qu'en j'avais enfin pu me débarrasser de lui, ce fut l'extase. Il n'était pas méchant en soit, mais il me filait de plus en plus la chair de poule. Quelque chose chez lui me dérangeait mais j'ignorais quoi.
J'étais entrain de manger avec Éric dans la cuisine quand Charlie arriva.
« Tu rentres tard » lui dis-je.
« Oui, j'ai dû aller à l'hôpital pour recueillir la déposition d'Edward Cullen. »
Je me figeai instantanément. Mon cœur se serra dans ma poitrine et je n'arrivai plus à respirer.
« Pourquoi ? Qu'est-ce qui c'est passé ? » lui demandai-je, angoissée qui lui soit arrivé quelque chose de grave.
« Il s'est fait attaqué par trois types devant chez lui. Ils l'ont frappé jusqu'à ce qu'il s'évanouisse mais il a eu de la chance, il n'a pas été trop amoché. »
« Tu sais qui sont ces agresseurs et pourquoi ils ont fait ça ? »
« Non, il n'a pas pu les identifier. Selon lui, il n'a aucun ennemi et il ignore les raisons de cet acte. La thèse du vol ne tient pas, car ils ne lui ont rien volé. Donc, c'était forcément personnel » expliqua mon oncle tout en s'asseyant à table devant son assiette.
J'annonçai que je montai dans ma chambre pour terminer mes devoirs. Mais, je ne touchai pas une seule fois à mes cours. J'étais trop préoccupée par ce que venait de me raconter Charlie. Qui aurait pu s'en prendre à Edward de cette façon ? Je voulais aller le voir à l'hôpital pour être sûre qu'il allait bien mais je résistais. Il était hors de question de lui montrer mes sentiments, et que je tenais à lui.
Cette nuit-là, je ne dormis pas. Je n'arrivais pas à me le sortir de la tête. J'ignorai s'il serait en cours demain et j'avais besoin de l'apercevoir, même de loin pour être rassurée.
Quand j'arrivai au lycée le lendemain matin, j'observai rapidement le parking pour voir s'il y avait sa voiture. Elle n'était pas là, mais celle d'Alice oui. Je l'aperçus et j'allai à sa rencontre. Alors que je me dirigeai vers elle, Démétri m'intercepta.
« Salut. Tu vas bien ? » me demanda-t-il, souriant.
Je l'avais oublié celui-là !
« Salut, désolée, je ne peux pas te parler. Je suis pressée. Je dois aller parler à une personne » lui répondis-je tandis que mon amie nous rejoignit.
« Salut, est-ce que ton oncle t'a informé à propos d'Edward ? » me demanda-t-elle.
« Oui, comment va-t-il ? » lui répondis-je, inquiète.
« Il a eu de la chance, il n'a rien de casser, juste des bleus. Notre père l'a gardé en observation à l'hôpital cette nuit. Il sort cet après-midi. »
Je fus soulagée de savoir qu'il se portait bien mais j'avais besoin de le voir. J'avais beau me dire le contraire, je n'arrivais pas à l'oublier. Il occupait toutes mes pensées. Tout en lui me manquait : ses lèvres douces, ses baisers, ses mains expertes sur mon corps, sa peau chaude contre la mienne, nos ébats passionnés, ses bras autour de moi. Lui, tout simplement.
Je me maudissais d'être tombée amoureuse de lui, car je savais qu'il allait me falloir beaucoup de temps pour passer à autre chose et qu'entretemps, j'allais énormément souffrir.
Je fus ramenée à la réalité par Démétri.
« Comment peux-tu te soucier de Cullen après ce qu'il a fait à ton frère ? » me dit-il, énervé.
« Qu'est-ce qu'il lui a fait ? » demanda Alice, surprise.
« Rien. C'est une méprise » lui répondis-je rapidement, plus parce que je ne voulais pas qu'elle apprenne pour l'accord et qu'elle soit fâchée contre lui, que par réelle conviction.
Je m'éloignai d'elle pour parler en privé avec lui.
« Écoute, je t'apprécie, surtout depuis ton aide mais tu ne me connais pas et tu ne sais rien de ma relation avec Edward. Ne te mêle plus de ma vie, si tu veux que l'on reste amis » lui dis-je, en colère, avant de partir avec mon amie.
On se connaissait à peine et il se permettait de s'immiscer dans ma vie privée. Sa réaction m'avait surprise, surtout le ton qu'il avait employé. Pour qui se prenait-il pour me dire ce que je devais faire ou pas ? Il me faisait de plus en plus flipper. Il y avait vraiment quelque chose d'étrange chez lui.
À la fin des cours, je me rendis sur le parking pour me rendre chez Alice qui avait fini plus tôt. Cela me permettrait de voir Edward sans qu'il ne se doute de mon intérêt et de mes sentiments pour lui. Alors que j'arrivai à ma voiture, je vis Démétri adossé contre celle-ci.
« Qu'est-ce que tu fais là ? » lui demandai-je surprise.
Ma classe était celle qui finissait le plus tard ce jour-là. J'étais donc étonnée qu'il se trouve là puisqu'il n'avait pas le même cours. Il aurait dû déjà être parti.
« Viens avec moi » me répondit-il, simplement.
« Je ne peux pas. J'ai déjà des projets » lui dis-je, en me dirigeant vers ma portière.
« Ce n'était pas une suggestion mais un ordre. Si tu ne veux pas qu'il arrive quelques bricoles à Éric, tu me suis » m'interpella-t-il avant que je ne grimpe dans ma Chevrolet.
Il m'agrippa le bras violemment et me guida vers sa voiture.
« Qu'est-ce que tu viens de dire ? Où est mon frère ? Qu'est-ce que tu lui as fait ? » lui criai-je
« Rien, pour l'instant mais cela pourrait vite changer si tu ne fais pas ce que je te dis. »
Il ouvrit la portière et me força à rentrer à l'intérieur. Il s'assit derrière le volant et démarra.
Je n'arrivais pas à croire ce qui était entrain de se passer. J'étais choquée par son attitude. Il n'était plus le même qu'avant. Il était froid et il me faisait réellement peur.
« Pourquoi tu fais ça ? Je croyais que l'on était amis. Qu'est-ce que tu me veux ? lui demandai-je, au bout de cinq minutes de trajet.
« Ce dont j'ai toujours eu envie de toi depuis la première fois que je t'ai vu » me répondit-il, en posant une main sur ma cuisse et la remonta vers mes hanches. Je le stoppai avec dégoût.
« Tu veux me forcer à coucher avec toi, sinon tu t'en prendras à mon frère, c'est ça ? » lui dis-je, effarée de ce qu'il venait de me dire.
« Tu l'as bien fait avec Cullen, alors pourquoi pas avec moi. »
Comment est-il au courant pour l'accord ? Est-ce qu'il nous avait espionnés ? Et tout d'un coup, je réalisai une chose.
« C'est toi qui a forcé ces types à s'en prendre à Éric. Edward n'y était pour rien » lui dis-je, abasourdie devant la réalisation.
Il ne m'avait pas menti. Il avait été sincère avec moi, m'avait confié ses sentiments et je ne l'avais pas cru un seul instant. Je l'avais repoussé. Il devait probablement me détester maintenant.
Démétri tourna dans le chemin pour accéder à l'ancienne fabrique de bois de Forks. Elle était dans un coin désert, reculée de la ville. Je ne pouvais rien tenter. Si j'essayais de m'enfuir, il me rattraperait facilement. Et je ne pouvais pas laisser mon frère entre ses mains. Il arrêta la voiture et me força à descendre. Il m'entraîna à l'intérieur du bâtiment. On arriva dans l'entrepôt et j'aperçus Éric, les mains attachées dans le dos, à genoux devant Alec et Félix.
« Est-ce que tu vas bien ? » lui demandai-je, affolée qu'ils aient pu lui faire du mal.
Il hocha la tête et je pouvais voir qu'il était apeuré et qu'il ne comprenait pas ce qui se passait.
« Laisse-le partir et je ferais tout ce que tu veux » criai-je à Démétri.
« J'en suis certain. Mais, je n'ai pas l'intention de le libérer de sitôt. Il est mon assurance que tu respecteras bien la part du marché » me répondit-il, en m'embrassant sur la joue. « On va bien s'amuser tous les deux. »
« Tu ne t'en tireras pas ainsi. Charlie va se rendre compte de notre absence. Les gens vont se mettre à notre recherche » lui dis-je, en m'éloignant de lui.
« Espères-tu qu'une personne bien précise vienne te sauver ? Cullen, par exemple ? » dit-il en riant. « Parce que dans ce cas, je suis désolé de te l'avouer, mais il ne pourra rien pour toi puisque je m'en suis déjà occupé. »
Mon cœur s'arrêta de battre. Non, ce n'était pas possible. Edward était à l'hôpital et il était sain et sauf. Il ne pouvait pas s'en être pris à lui.
« Qu'est-ce que tu lui as fait ? » lui hurlais-je, en me jetant sur lui pour le frapper, ce qui l'amusa.
Il agrippa mes poings et me força à me retourner. Félix était parti et je le vis revenir avec l'homme que j'aimais. J'ignorais si les blessures dataient d'hier ou d'aujourd'hui, tous ce que je savais c'était qu'il était mal en point. Du sang coulait au sommet de sa tête.
« Mes amis se sont un peu amusés avec lui, un peu plus tôt. »
« Pourquoi tu t'en prends à lui ? C'est moi que tu veux. »
« Je veux qu'il assiste au spectacle. Je veux qu'il me voie te toucher, t'embrasser, te faire l'amour. »
« Qu'est-ce qu'il t'a fait pour que tu t'acharnes sur lui ? Vous l'avez tabassé, ça ne vous suffit pas ? » criai-je, en essayant de me débattre.
« Depuis le premier jour, je ne l'ai jamais aimé. Il me gênait constamment à chaque fois que j'essayais de t'approcher. Et il a osé interférer dans mon plan. J'avais tout prévu : tu découvrais que ton frère se faisait racketter, j'intervenais et grâce à cela, on se serait rapprochés jusqu'à ce que tu tombes amoureuse de moi. Mais, il a fallut qu'il intervienne. Il a menacé les racketteurs qui sont venus m'en informer. Je savais qu'il portait un intérêt pour toi. Je vous ai vu à plusieurs reprises ensemble et j'ai été intrigué. Un jour, je t'ai suivi jusqu'à un hôtel à Port Angeles. Tu es entrée dans une chambre et j'ai loué celle d'à côté. Et je vous ai entendu vous envoyez en l'air. J'ai réalisé qu'il profitait de mon plan pour te mettre dans son lit. Cela m'a mis dans une rage. J'ai eu l'idée de lui faire porter le chapeau mais quand tu l'as défendu ce matin auprès de sa sœur, j'ai su que je n'arriverais pas à l'éloigner de toi. Quand mes pantins m'ont apprit qu'il était venu leur poser des questions sur moi, j'ai décidé de lui donner une bonne leçon. Et je crois qu'il a apprécié notre petite visite d'hier soir. À la fin, j'ai dû penser à une autre méthode pour t'avoir » m'expliqua-t-il.
« Espèce d'enfoiré ! » cracha Edward, avec colère en essayant de se libérer de l'étreinte de son garde.
« Je savais que si Éric est en danger, tu ferais n'importe quoi pour l'aider. J'en ai eu la preuve. Alors, j'ai décidé de le kidnapper. Je l'ai accosté à la fin des cours, lui disant que tu ne te sentais pas bien et que tu avais besoin de lui. Il m'a suivit sans se douter de quoique ce soit. Je l'ai assommé et amenait ici, l'endroit idéal pour s'amuser un peu. Et je voulais que Cullen assiste à ce merveilleux spectacle, alors j'ai envoyé mes amis le chercher à la sortie de l'hôpital » poursuivit-il, un grand sourire aux lèvres.
J'avais en face de moi le vrai Démétri Volturi. Il me montrait sa vraie nature et il était complètement cinglé. Il s'approcha de moi et m'embrassa avec force. Je me débattais et lui mis une gifle.
« Tu n'aurais jamais dû faire ça » me dit-il, ses yeux noirs de colère.
« Lâche-la » crièrent les deux hommes qui comptaient le plus pour moi.
Il fit un signe de tête à ses amis qui commencèrent à rouer de coups leurs otages, et principalement Edward. J'assistais à ce spectacle, immobile car je savais que je ne pouvais rien faire contre eux. Je ne supportais plus de les voir souffrir à cause de moi.
« Stop ! Arrêtez ! » leur criai-je, puis me tournant vers Démétri « C'est bon, je ne résisterais plus mais laisse-les tranquilles. »
Il ordonna à ses complices d'arrêter.
« Bella, ne fais pas ça » hurla mon frère.
« Tu ne veux pas qu'Éric s'en aille, très bien, mais je t'en prie ne le force pas à nous regarder. Il ne t'a rien fait. Laisse-le aller dans une autre pièce pendant ce temps, s'il te plaît » suppliai-je.
Je ne supporterais pas qu'il assiste à ce qu'il allait se passer. Sinon, je crois que je n'arriverais plus jamais à le regarder et que lui ne pourra jamais l'oublier.
« D'accord. Alec, emmène-le à côté » concéda mon kidnappeur.
Une fois qu'ils furent partis, il se jeta sur moi et m'embrassa avec fougue. Je ne fis rien pour l'en empêcher car je savais qu'elle serait la punition. Il devint plus entreprenant, posant ses mains sur mes fesses et les malaxa durement. Pour supporter cette soumission, je m'imaginais que c'était Edward à sa place. Puis, il passa ses mains sous mon t-shirt et me pelota. Il me faisait plus de mal que de bien mais je le laissai faire. Vu l'ardeur dans ses gestes, je savais qu'il allait vite passait à l'étape supérieur et je ressentais des nausées à cette idée.
Puis soudain, il fut loin de moi et je vis l'homme que j'aimais entrain de le frapper.
Edward POV
Pendant ma nuit forcée à l'hôpital, j'avais longuement réfléchit sur l'identité de mes agresseurs mais je n'arrivais toujours pas à leur mettre un nom. Je finis par m'endormir sans trouver de réponse à mes questions.
Je rêvai de Bella. On était tous les deux, dans un parc, appuyés contre un arbre, elle lovée dans mes bras. Je parsemais sa nuque de tendres baisers tout en lui répétant à quel point je l'aimais. À son tour, elle me fit la liste de tout ce qu'elle aimait chez moi. On était heureux et comblés. Mais, je revins à la réalité lorsque je me réveillai le lendemain matin et réalisai que tout cela était faux et que jamais elle ne ressentirait les mêmes sentiments que les miens à mon égard. Elle avait été très claire sur ce qu'elle pensait de moi.
Mon père vint m'annoncer que je pourrais sortir l'après-midi et que ma mère viendrait me chercher. Alors que je me trouvais sur le parking, attendant son arrivée, je vis une camionnette arrivant devant moi et la portière s'ouvrit. Sans me laisser le temps de pouvoir agir, Félix m'attrapa et m'attira dans le véhicule.
Pendant le trajet, j'essayais de me défendre mais malgré ma force, mon ravisseur était plus musclé que moi. En me retournant pour voir qui était le chauffeur, j'aperçus Alec. Et tout d'un coup, j'eu une révélation. C'étaient mes agresseurs de la veille et le troisième homme devait être Volturi. Comment je n'avais pas pu y pensait. Ce type me détestait mais je ne comprenais par pourquoi il s'en prenait à moi.
On s'arrêta et mes kidnappeurs me sortirent du véhicule pour m'emmener à l'intérieur de l'ancienne fabrique de bois et je commençais à réellement avoir peur. C'était un endroit totalement désert, éloigné de la ville. Ils pourraient me faire ce qu'ils voulaient sans que personne ne puisse nous entendre.
On arriva à l'intérieur, ils me frappèrent plusieurs fois avant de m'enfermer dans une pièce.
« Qu'est-ce que vous me voulez ? Pourquoi vous vous en prenez à moi ? » leur demandai-je à travers la porte mais ils m'ignorèrent.
Les minutes passèrent et Félix revint me chercher et me conduisit jusqu'à l'entrepôt de découpage du bois et en apercevant les deux autres personnes, tout se mis en place dans ma tête.
Ce n'était pas moi la cible mais Bella. Volturi avait mis au point un stratagème pour se rapprocher d'elle mais je l'avais gêné, alors il était passé au plan B.
Et j'eus la confirmation que j'avais vu juste lorsqu'il raconta toute la vérité. Pendant sa révélation, j'essayai de me libérer de la poigne de fer de mon gardien pour pouvoir venir en aide à la femme que j'aimais. Quand je le vis l'embrasser avec force, je ne pu rien faire. J'avais beau me débattre, rien ne faisait.
Elle le gifla et il n'apprécia pas du tout. J'ai cru qu'il allait la frapper alors je lui criai de la lâcher. Puis sous l'ordre de leur chef, Félix me frappa tandis qu'Alec fit de même avec Éric qui était moins résistant que moi. Puis, j'entendis le cri de désespoir de ma douce.
« Stop ! Arrêtez ! C'est bon, je ne résisterais plus mais laissez-les tranquilles. »
Non, elle ne pouvait pas baisser les bras aussi vite. Elle supplia pour que son frère n'assiste pas à ce qui allait suivre. Démétri accepta sa requête. Une fois Éric sorti, il se jeta à nouveau sur elle qui n'opposa aucune résistance. C'était insoutenable de les regarder s'embrasser. Il commença à devenir plus entreprenant, plus agressif et elle ne dit rien, elle se laissait faire. Il passa ses mains sous son t-shirt et la pelota. C'en était trop. Je fus incapable d'assister une minute de plus à ce spectacle sans agir.
Pousser par la rage, je frappai Félix de toutes mes forces et il fut étourdi. J'en profitai pour aller éloigner Démétri de Bella. Celui-ci fut surprise par mon interruption mais se ressaisit vite et me frappa au visage. On se rendait coups pour coups et Alec se ramena pour aider son ami. J'aperçus ma belle, apeurée, qui nous regardait.
« Récupère Éric et allez-vous en ! » lui criai-je.
Félix se réveilla et vint également. Je savais que je n'avais aucune chance seul contre eux trois. Mais si je pouvais les occuper assez longtemps pour qu'elle et son frère puissent s'enfuir, alors cela en valait la peine.
« Dépêche-toi » lui dis-je, en voyant qu'elle ne bougeait pas.
Finalement, elle partit dans l'autre pièce tandis que mes assaillants prirent le dessus et commencèrent à me rouer de coups chacun leur tour. Je savais que cette fois-ci, je ne m'en sortirais pas aussi chanceux que la veille. Je m'écroulai au sol, me recroquevillant pour me protéger et éviter le maximum de casse.
« Police ! Les mains en l'air et éloignez-vous de lui » entendis-je soudainement.
Mes agresseurs arrêtèrent et furent chacun menottés pas un policer. Je relevais la tête et vis le sheriff Swan venir me porter secours.
« Ne bouge pas Edward, l'ambulance arrive » me dit-il.
« Bella » appelai-je.
« Elle va bien. Elle est avec Éric. »
Je lui demandais comment il nous avait trouvés. Il m'expliqua qu'Angela avait vu Démétri forcer son amie à monter dans sa voiture. Elle les a suivit jusqu'ici et l'avait prévenu par téléphone. Il se trouvait à l'hôpital car ma mère l'avait appelé pour signaler ma disparition.
Les secours arrivèrent quelques minutes plus tard et ils m'auscultèrent. À première vue, je n'avais rien de cassé mais ils préféraient m'emmener à l'hôpital pour en être sûr. Une fois là-bas, mon père s'occupa de moi.
Bella POV
Edward avait écarté Démétri de moi et ils se battaient. Alec arriva à la rescousse de son ami. Voyant cela, mon héros m'ordonna d'aller chercher mon frère et de partir. Mais, je ne pouvais pas le laisser seul. Au début, je ne bougeai pas, pétrifiée par ce qu'il se déroulait devant moi. Il essayait de se défendre mais étant à trois contre lui, il recevait beaucoup de coups. Je ne voulais pas l'abandonner car j'avais peur de ce qu'ils allaient lui faire. Puis, j'eus une idée.
Je partis vers la pièce où se trouvait Éric. Je défis ses liens et lui demanda comment il allait.
« Ça va. Comment tu as fait pour t'enfuir ? »
« Edward les a occupés pour que je puisse m'en aller. Est-ce que tu as ton portable sur toi ? Le mien est dans mon sac, dans la voiture de Démétri » lui demandai-je, vraiment inquiète pour l'homme que j'aimais et qui était entrain de risquer sa vie pour moi.
Heureusement, il avait le sien sur lui. J'allais composer le numéro de Charlie quand, surprise, je le vis arriver, accompagné d'autres policiers.
« Bella, Éric, vous allez bien ? »
« Oui, mais ils sont en train de tabasser Edward. Dépêche-toi ! Ils sont là-bas » lui répondis-je, en lui pointant du droit l'endroit d'où je venais.
« Restez ici. Sanders, ne les quitte pas ! » ordonna-t-il avant de partir, avec ses collègues.
Quelques minutes plus tard, il revint m'annoncer que tout était fini et qu'il avait arrêté nos trois kidnappeurs. Il nous emmena dehors et je vis Angela. Elle m'expliqua toute l'histoire et je la remerciai vivement pour son aide. Sans elle, peut-être qu'Edward serait mort. Je le vis sortir, accompagné des ambulanciers qu'ils le conduisirent à l'hôpital. Je n'eus pas le temps de lui demander comment il allait ni de le remercier.
Mon oncle nous amena au poste de police pour prendre notre déposition. Après lui avoir raconté tout ce qui s'était passé, il nous informa qu'il devait se rendre l'hôpital et qu'un officier allait nous ramener à la maison et rester avec nous jusqu'à ce qu'il rentre.
« Je veux venir avec toi pour le remercier et voir comment il se porte » lui dis-je
« Moi aussi » répliqua mon frère.
Il accepta et nous partîmes.
Charlie était entrain de recueillir l'histoire d'Edward dans sa chambre tandis que je patientais dans le couloir. Je mourrais d'envie de le voir et de me blottir dans ses bras. Enfin, mon oncle termina et nous autorisa à entrer.
« Je te remercie pour ce que tu as fait aujourd'hui, pour moi et ma sœur » lui dit Éric, à qui je demandais de nous laisser.
« Comment vas-tu ? Ils ne t'ont pas trop amoché ? » le questionnai-je, en m'asseyant sur son lit et en caressant sa joue.
« Ça va. Cela aurait pu être pire mais je n'ai que des ecchymoses, rien de casser. Et toi ? »
« Je vais bien grâce à toi. Merci pour ton intervention »
« De rien, je ne pouvais pas le regarder te toucher sans rien faire » m'expliqua-t-il.
« Je m'excuse de ne pas t'avoir cru quand tu m'as dit la vérité concernant ton innocence. Je m'en veux terriblement. J'aurais dû te croire ou tout du moins te laisser t'expliquer. »
« Oui, tu aurais dû » me répondit-il, blessé et en baissant sa tête.
Je me sentais mal de l'avoir fait du mal. Il m'avait sauvé aujourd'hui au risque de sa propre vie malgré ce que je lui avais fait et dis. Ce que je regrettais le plus, c'était de ne pas l'avoir cru lorsqu'il m'avait avoué son amour. Maintenant que je savais qu'il avait été sincère, je devais lui confesser ce que je ressentais pour lui. Je ne pouvais plus garder cela pour moi.
« Je te demande pardon et je dois te dire quelque chose. Tu as été honnête avec moi sur tes sentiments pour moi alors je vais faire de même. Je suis amoureuse de toi » lui dis-je, avant que mes lèvres rencontrent les siennes.
Notre baiser fut tendre et doux. Cela m'avait tellement manqué ces derniers jours. Mais, il y mit fin et me repoussa gentiment.
« Qu'est-ce qui ce passe ? » lui demandai-je étonnée par son geste.
« N'oublie pas ce que tu as dis. Je suis incapable d'aimer et je suis sans cœur. »
« Je ne le pensais pas. Je suis désolée de t'avoir fait du mal. J'étais en colère. Mes mots ont dépassé ma pensée. Tu es un homme merveilleux. C'est ce que je pense réellement de toi. Tu n'as pas hésité à mettre ta vie en danger pour me sauver moi et mon frère » lui affirmai-je.
« J'accepte tes excuses mais tes paroles m'ont vraiment blessées. Il vaut mieux que l'on oublie tout ce qui s'est passé entre nous deux et qu'on passe à autre chose » me répondit-il, triste et en fuyant mon regard.
« Non ! J'ai fais une erreur et je le regrette mais ne tire pas un trait sur nous Edward. Je t'aime » le suppliai-je.
Il releva la tête, surpris par mon aveu mais il se ressaisit.
« J'ai besoin de me reposer » affirma-t-il d'un ton qui ne laissa aucun doute sur le fait que notre conversation était finie.
Dépitée, je me levai pour partir. Je laissais tomber pour cette fois-ci mais je n'abandonnerais pas. Je réessaierais une autre fois. J'ouvris la porte et me retournai une dernière fois.
« Je t'aime » lui répétai-je une dernière fois avant de sortir.
Comme certains d'entre vous l'avez deviné, effectivement c'était bien Démétri le coupable. La réaction d'Edward peut vous choquer mais je l'expliquerais dans le prochain chapitre. Laissez-moi vos reviews pour me dire ce que vous en avez pensé.
J'ai une idée de fic pour le concours Hot summer et j'ai décidé de m'y consacrer pendant les semaines à suivre.
Donc, je vais un peu mettre de côté mes deux autres fics pour l'instant, en essayant de ne pas vous faire attendre trop longtemps. Pour cette fic, il ne reste plus beaucoup de chapitres. Une fois que j'aurais fini ma nouvelle fic qui est déjà en cours d'écriture, je terminerais en priorité Pour Éric.
Gros bisous
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