Disclaimer : Le monde de Harry Potter appartient à J.K. Rowling. Je ne gagne donc rien à écrire cette petite histoire.
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Note de l'auteur : Euh... oui, c'était censé être un OS, je sais. Mais après, en ayant lu vos reviews (en fait, plus particulièrement celle de Fedjs) et bien... une suite s'est dessinée toute seule dans ma tête sans que je puisse l'en empêcher. Du coup, cette fanfiction comportera plusieurs chapitres (6 en fait, sauf si mon imagination s'emballe encore). Plusieurs d'entre vous m'ont fait remarquer que Bill et Fleur s'étaient déjà rencontrés dans le tome 4. Oui, c'est vrai, mais Bill n'a pas une bonne mémoire, surtout le matin quand il n'a pas bu son café (oui, c'est une excuse pourrie, mais elle tient la route, non ? Sinon j'en ai plein d'autres à vous servir) Voilà, j'espère que ce deuxième chapitre va vous plaire. N'oubliez pas de laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé (même si vous n'avez pas aimé, les critiques constructives sont acceptées et appréciées). Merci beaucoup à tous ceux qui ont pris la peine de me laisser une review et à ceux qui m'ont mis en alerte et/ou favoris. Bonne lecture !
L'effet Fleur Delacour
Chapitre 2
La visite commença par les différents services de la banque. Bill présenta à sa nouvelle collègue l'accueil dans le hall où les gobelins se chargeaient de guider leurs clients avant de lui montrer la porte donnant l'accès aux coffres.
« Mais seuls les gobelins peuvent s'y rendre en compagnie des propriétaires des coffres. Tous les employés humains de la banque y sont interdits d'accès s'ils ne sont pas accompagnés par un gobelin.
- Ah, oui ? Pourquoi cela ? s'étonna Fleur.
- Question de sécurité. Les gobelins ne font confiance à personne d'autre qu'à eux-mêmes quand il s'agit de l'or qu'on leur confie. Et puis, il n'y a qu'eux qui sachent se repérer dans ce dédale de coffres, expliqua-t-il.
- C'est vrai qu'il y a des dragons qui gardent les coffres ? s'enquit-elle, soupçonneuse.
- Bonne question. Vérité ou légende urbaine. Pour ma part, je crois que les gobelins entretiennent le mystère pour dissuader les cambrioleurs de tenter de dérober la banque. Gringotts est l'un des endroits les plus sûrs au monde. Rien que l'immense labyrinthe souterrain empêcherait un quelconque voleur de s'échapper. Il mourrait de faim avant d'avoir pu approcher la sortie.
- Dragons, labyrinthe… si jamais j'entends parler d'un lac avec des strangulots et des sirènes, je crois que je vais démissionner », murmura-t-elle en frissonnant.
A ces mots, Bill, qui s'était soigneusement empêché de regarder Fleur, se tourna brusquement vers elle. Dragons, labyrinthe, strangulots ? Un souvenir enfoui au fond de sa mémoire remonta à la surface.
« Fleur Delacour ! » s'exclama-t-il soudainement.
La jeune femme se tourna vers lui, déconcertée. Bill, quelque peu rouge, décida de se justifier.
« Vous avez participé au Tournoi des Trois Sorciers, n'est-ce pas ? »
Elle acquiesça, surprise.
« Nous nous sommes déjà rencontrés, enfin, aperçus serait plus juste. A Poudlard. Je suis le frère de Ron. »
D'abord indécis, le visage de Fleur s'éclaira ensuite lorsqu'elle s'écria :
« Ron, l'ami d'Arry ! Oui, oui, je m'en souviens. Ils ont sauvé ma petite sœur.
- Oui, j'en ai entendu parler. J'ai assisté à la dernière tâche. Vous vous êtes bien débrouillée. Vous seriez allée loin si les circonstances avaient été meilleures…
- Si cet idiot de Krum ne m'avait pas attaquée par surprise, oui ! murmura-t-elle d'un ton rageur. Mais, oui, je me rappelle de vous, se reprit-elle. Je vous ai vu. Vous étiez venu voir Arry. »
Ses joues avaient pris une jolie teinte rosée. Bill hocha la tête, intrigué par ce soudain changement de couleur chez la jeune femme. Il dévia rapidement son regard, de peur d'avoir une nouvelle réaction indésirable. Un silence gêné s'installa. Bill posa alors la première question qui lui passa par la tête, dans le but de rompre ce malaise.
« Qu'avez-vous pensé de Poudlard ? »
Poudlard se trouva être le parfait sujet de conversation. Fleur se mit à comparer l'école anglaise avec Beauxbâtons et Bill fut stupéfait par les différences entre les deux établissements. La discipline était plus exigeante outre-manche et de nombreuses activités parascolaires étaient proposées aux élèves en dehors du Quidditch. Un point non négligeable était le nombre de vacances scolaires qui était plus élevé côté français. Le cadre de Beauxbâtons semblait être tout aussi agréable que celui de Poudlard, mais le château écossais réservait bien plus de surprises, entre les escaliers mouvants et les salles cachées, que l'académie française.
La discussion se mua bien vite en un débat pour déterminer quelle était la meilleure école de sorcellerie mais Bill fut rapidement dépassé de par son ignorance à propos des écoles étrangères. Il proposa alors à Fleur de continuer la visite des autres services de Gringotts. Elle accepta et le suivit. Elle écoutait très attentivement les descriptions de son supérieur et n'hésitait pas à poser des questions pour éclaircir certains points obscurs. Quant à Bill, il était agréablement étonné par le peu de lacunes de Fleur concernant la langue anglaise. Mis à part quelques mots de vocabulaire assez techniques, elle comprenait l'essentiel de son discours sans trop de difficultés.
Une fois la visite terminée, Bill montra à Fleur son bureau et lui expliqua les choses fondamentales à savoir quant à son emploi de secrétaire.
« Voilà, si vous avez des questions, vous pouvez vous adressez à moi, n'hésitez pas. Je serai dans mon bureau. »
Elle hocha la tête et le remercia en souriant. Bill ne s'attarda pas et alla s'enfermer dans son bureau.
A présent seul, le jeune homme se mit à réfléchir. Il avait une montagne de dossiers à traiter mais il n'arrivait pas à se concentrer. Quelque chose chez Fleur Delacour le dérangeait, mais il n'arrivait pas à savoir quoi. Ou plutôt, il ne le voyait que trop bien. Fleur était extrêmement attirante et c'était bien là le problème. Impossible de se concentrer avec une femme pareille de l'autre côté de la porte. Il secoua la tête pour chasser toutes les pensées concernant de près ou de loin sa nouvelle collègue et prit le premier dossier de la pile de son bureau. Le dossier Hiboux Market, voilà qui devrait l'occuper un moment.
La journée se termina sans accroc particulier. Bill fut très peu dérangé par Fleur. Elle semblait avoir assimilé les bases de son travail sans difficultés majeures. Elle paraissait compétente et Bill en était soulagé. Moins il passait de temps en sa compagnie, mieux c'était. Il craignait que son attirance pour sa collègue ne lui cause des problèmes. C'était pour cela qu'une fois le travail fini, Bill sortit rapidement de son bureau en saluant distraitement la jeune femme. En d'autres circonstances, il se serait enquis de sa journée et l'aurait aidée à s'adapter à la vie londonienne. Il lui semblait plus prudent de limiter ses relations avec elle à des liens purement et strictement professionnels.
Il n'osa pas la regarder, de peur de percevoir un quelconque mépris ou de la déception sur son visage. Il s'en voulait de ne pas être capable de résister à la beauté de la Française.
Il entreprit de la chasser de son esprit alors qu'il sortait du l'immense bâtiment blanc. Il se concentra et transplana. Il se retrouva dans une petite ruelle sombre et vide. Il rejoignit la rue principale qu'il parcourut à grands pas avant d'en emprunter une autre à sa gauche. Dix minutes plus tard, il arriva au 12, Square Grimmaurd où il était attendu pour dîner. Sa mère avait insisté pour qu'il vienne, bien qu'aucune réunion ne soit prévue pour ce jour-ci.
Après avoir sonné, il attendit qu'on vienne lui ouvrir. Ce fut le cas quelques secondes plus tard. Sa mère le pressa d'entrer alors que le portrait de Mrs Black faisait des siennes. Il l'aurait presque oubliée celle-là. Il salua sa mère avant de l'aider à refermer les rideaux sur l'indésirable qui ne cessait de hurler des insultes.
Une fois le calme revenu dans le hall d'entrée, Bill suivit sa mère silencieusement dans la cuisine, évitant de faire le moindre bruit susceptible de réveiller la maîtresse de maison.
Ginny et Hermione étaient en train de mettre la table mais il n'y avait aucun signe des garçons.
« Assieds-toi, mon chéri. Tu es pile à l'heure, le dîner est prêt. Je vais aller appeler les garçons. Remus dîne avec nous ce soir, ajouta Molly avant de sortir de la pièce.
- Alors les filles ? Vous allez bien ? » demanda Bill s'asseyant sur la chaise la plus proche.
Il eut un grognement de la part de sa sœur en guise de réponse. Son amie leva les yeux au ciel et entreprit de résumer l'essentiel de leur journée, sans tenir compte des interruptions incessante d'une Ginny de mauvaise humeur. Elle fut néanmoins coupée par un craquement soudain signalant l'arrivée des jumeaux.
« Bonjour, frérot ! » s'exclamèrent-ils d'une seule voix.
Ils s'assirent de part et d'autre de Bill tout en ignorant les réprimandes de Hermione. Ils entamèrent ensuite une discussion animée sur le dernier match de Quidditch opposant le Club de Flaquemare au Tornades de Tutshill. Ils furent rapidement rejoints par Ron, Sirius et Remus lorsqu'ils entrèrent à leur tour dans la cuisine.
Peu après, le Quidditch fut abandonné au profit des nouvelles du jour.
« Comment ça se passe à la banque, Bill ? s'informa poliment Remus.
- Plutôt bien, mais beaucoup de paperasse et peu d'action, contrairement à l'Egypte, plaisanta-t-il. D'ailleurs, vous ne devinerez jamais qui vient d'être embauché : Fleur Delacour, la championne de Beauxbâtons.
- Fleur Delacour ? Mais qu'est-ce qu'elle fait chez Gringotts ? s'écria Fred, stupéfait.
- Elle veut améliorer son anglais », répondit laconiquement Bill.
La jeune femme le lui avait avoué lorsqu'il l'avait interrogé sur sa présence en Angleterre. Il se rappela qu'à ce moment-là les joues de Fleur avaient à nouveau rosi.
« Ah oui, elle en aurait bien besoin ! renchérit son frère.
- Arrête de te moquer des gens, George ! le sermonna Molly avec un regard noir.
- Il a raison, Maman. Si tu l'avais entendue parler. Oh, Arry, tu as sauvé ma petite sœur ! » imita la benjamine des Weasley en prenant un accent français étrangement semblable à celui de Fleur.
Les jumeaux éclatèrent de rire, très vite rejoints par Ginny et Hermione. Quant à Ron, il semblait perdu dans ses pensées. Bill ne fut pas le seul à le remarquer. Sa sœur lui donna un coup de coude qui le sortit de sa transe.
« Quoi ? grogna-t-il en constatant l'hilarité de ses frères.
- Ron est complètement sous le charme de cette très chère Fleur, expliqua Hermione face à l'air interrogateur de Bill. Il lui a même demandé d'aller au bal de Noël avec lui, ajouta-t-elle alors que Ginny pouffait à ce souvenir.
- Et qu'est-ce qui s'est passé ? s'enquit l'aîné, curieux, alors que Ron commençait à protester.
- Elle l'a complètement snobé avec son petit air hautain de princesse. Le pauvre Ron est resté traumatisé à vie, fit sa sœur avant de rire à nouveau.
- Je crois que le coup de grâce lui a été porté lorsqu'il l'a vue au bras de Roger Davies, tu t'en rappelles, Fred ?
- Oui, le petit Ronnie a fait la tête toute la soirée. Padma Patil s'en souvient encore. »
Les jumeaux continuèrent à se moquer de Ron. Bill s'esclaffa en entendant les malheurs amoureux de son petit frère. Ce dernier continuait de rouspéter et de bouder dans son coin, jusqu'à ce qu'il prononce une phrase qui retint toute l'attention de son aîné :
« Toi aussi, Bill, tu aurais réagi pareil. Comment veux-tu résister à une demi-vélane ?
- Une demi-vélane ? s'étouffa-t-il.
- Oui, affirma Ron, heureux de trouver du soutien parmi sa fratrie. Harry m'a dit que sa grand-mère était une vélane.
- Allons, allons, arrêtez un peu d'embêter votre frère. Prenez plutôt un dessert. J'ai fait un gâteau au chocolat », tempéra Molly.
Alors qu'il se servait une part de gâteau, Bill réfléchit à ce qu'il venait d'apprendre. Si Fleur avait en effet du sang de vélane, cela expliquait bien des choses : le mépris de Marta à chaque fois qu'elle l'apercevait, la réaction des gobelins à chaque fois que Fleur était dans les parages ainsi que la déconcentration dont lui-même faisait preuve à chaque fois qu'il pensait à elle. Pourtant, Bill savait qu'il était possible de résister au pouvoir des vélanes avec de la volonté. Il en était lui-même capable et se l'était prouvé lors de la dernière Coupe du Monde de Quidditch. Il pourrait donc résister à cette attirance qu'il éprouvait face à la jeune Française et entretenir des relations normales de collègue à collègue, de supérieur à subordonnée. Cette constatation le rassura alors qu'il disait au revoir à sa mère avant d'aller assurer son tour de garde au Ministère.
Voilà, c'est la fin de ce chapitre. Le prochain sera normalement pour la semaine prochaine, la date n'étant pas encore fixée. Merci beaucoup d'avoir lu et n'hésitez pas à donner votre avis (bon ou mauvais) en laissant une review !^^
Princesse Guilty, militante du Front d'Incitation aux Commentaires (FIC).
