Disclaimer : Le monde de Harry Potter appartient à J.K. Rowling. Je ne gagne donc rien à écrire cette petite histoire.

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Note de l'auteur : Voici le troisième chapitre de L'effet Fleur Delacour ! On en est déjà à la moitié. J'espère que ce nouveau chapitre va vous plaire. N'oubliez pas de laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé (même si vous n'avez pas aimé, les critiques constructives sont acceptées et appréciées). Merci beaucoup à tous ceux qui ont pris la peine de me laisser une review pour les chapitres précédents et à ceux qui m'ont mis en alerte et/ou favoris. Bonne lecture !


L'effet Fleur Delacour

Chapitre 3

C'est en baillant que Bill entra dans la salle de repos le lendemain matin. Il avait très peu dormi à cause de sa garde qui avait dû être prolongée. Tonks, qui devait prendre la relève, était arrivée affreusement en retard. Essoufflée, elle s'était excusée et avait commencé à lui expliquer le pourquoi du comment de son retard – une histoire rocambolesque mêlant panne d'oreiller, un gobelin ayant ingurgité un peu trop de Whiskey Pur Feu et une nouvelle démonstration de sa maladresse légendaire. Bill l'avait interrompue avec le peu de politesse dont il était encore capable de faire preuve avant de rentrer chez lui glaner quelques heures de sommeil.

Grognon, il se fraya un chemin jusqu'à la machine à café, sans prendre la peine de saluer qui que ce soit.

Une fois sa tasse de café tant désirée à la main, il en but une gorgée et se sentit tout de suite mieux.

« Alors, Weasley, la nuit a été courte ? On a encore fait des folies ? » le taquina John Bawdy qui se tenait à deux pas de lui.

Bill lui répondit par un rire sans sincérité aucune. Il n'était pas d'humeur à supporter les plaisanteries pitoyables de son collègue. Malheureusement pour lui, ce dernier n'en avait pas terminé avec ses insinuations.

« C'était avec qui ? La petite Française qui bosse pour toi ? » ajouta-il en donnant un coup de coude à Bill alors qu'il buvait une nouvelle gorgée de son café.

Le jeune Weasley faillit s'étouffer. Il ne savait pas si c'était le coup de coude de Bawdy ou sa réflexion qui en était la cause, mais il reprit bien vite contenance.

« C'est vrai qu'elle est mignonne », continua-t-il avec un clin d'œil bien appuyé.

Agacé, Bill lui répondit sèchement avant de sortir de la salle, ignorant les railleries de John Bawdy qui continuaient. Il prit le chemin de son bureau tout en réfléchissant. Il avait décidé de tester aujourd'hui sa résistance au pouvoir des Vélanes. Il s'en savait capable. Il n'avait aucune raison d'échouer. Au contraire, toutes les chances se trouvaient de son côté et aucun obstacle ne pourrait se dresser sur son chemin vers de meilleures relations professionnelles.

Il fut sorti de ses pensées par une voix charmante.

« Bonjour, Bill. »

Ce dernier remarqua alors qu'il avait atteint la porte de son bureau. Il se retourna vers son interlocutrice qui n'était autre que Fleur. Elle était assise à son bureau, souriante et semblait avoir commencé à travailler. Un dossier était ouvert devant elle et elle tenait à la main une plume, prête à annoter les feuilles qui attendaient sagement d'être triées.

C'était l'occasion ou jamais. Bill se concentra intensément, les yeux rivés vers la jeune femme. Il y mit toute sa volonté. Fleur n'était qu'une femme comme les autres. Elle n'avait rien de plus, rien de moins. Ses yeux n'étaient pas obsédants. Ses cheveux ne donnaient pas envie de passer la main dedans. Ses lèvres ne lui donnait pas envie de l'embrasser. Son cou ne…

« Bill, vous allez bien ? »

Le jeune homme sortit de sa transe. Fleur était désormais face à lui et le regardait d'un air inquiet. Il n'avait même pas remarqué qu'elle s'était levée et approchée de lui. Il se tourna vers elle, l'observant sans vraiment la voir. Il était quelque peu perdu.

« Bill ? » l'appela-t-elle à nouveau.

Il secoua la tête pour reprendre ses esprits. Il se rendit alors compte de la proximité de Fleur. C'était mauvais, très mauvais. Il déglutit difficilement tandis qu'il ne pouvait empêcher des pensées peu recommandables de s'imposer à lui. Il devait réagir, et vite.

« Je… j'ai du travail qui m'attend. » dit-il à toute vitesse.

Sans attendre la réaction de Fleur, Bill se précipita dans son bureau dont il referma la porte presque violemment. Il crut entendre la jeune femme marmonner quelques phrases mais il ne put saisir en le sens. Il soupira avant d'aller tirer sa chaise de bureau et de s'y affaler, sa tasse de café toujours à la main. Il en but une gorgée, ce qui lui permit de se calmer et de remettre ses idées en ordre.

Sa technique n'avait pas fonctionné. C'était un fait. Peut-être n'y avait-il pas mis assez de volonté. Ou peut-être qu'il n'était pas assez éveillé pour résister complètement aux charmes d'une demi-vélane. Oui, sûrement. Il retenterait l'expérience tout à l'heure. Il faudrait seulement qu'il fasse attention à ne pas se faire remarquer par la jeune femme cette fois. Sinon, elle se poserait des questions. Et puis, si elle s'approchait à nouveau de lui, son expérience échouerait. Il devait procéder par étape : d'abord en étant éloigné d'elle, puis il se rapprocherait petit à petit. Une trop grande proximité lui serait fatale. Sa volonté fléchirait face au trop grand pouvoir séducteur des vélanes.

Ou peut-être que tu es incapable de résister à Fleur Delacour, sang de vélane ou non, lui souffla une petite voix goguenarde.

Il balaya l'air d'un geste agacé de la main, comme si cela pouvait chasser cette voix indésirable de sa tête. C'était bel et bien le pouvoir des vélanes qui le mettait dans cet état. Il n'y avait pas d'autres explications possibles et il était par conséquent inutile de chercher des théories fumeuses.

Il décida qu'il allait mener à nouveau son expérience, sauf que cette fois-ci, il maintiendrait une distance de sécurité entre Fleur et lui. Le mieux qu'il puisse faire, c'était de l'éviter et de ne lui adresser la parole que s'il y était contraint par son travail.

Soulagé d'avoir trouvé une solution temporaire, Bill posa sa tasse de café à présent vide sur son bureau avant de se plonger entièrement dans le dossier qui allait l'accaparer une bonne partie de la matinée.


Une semaine passa, semaine durant laquelle Bill suivit à la lettre les décisions qu'il avait prises. Ainsi, le matin, après un crochet par la salle de repos pour son café habituel, il allait directement dans son bureau. Fleur était toujours à son poste bien avant son arrivée. Elle le saluait et il lui rendait la politesse sans pour autant lui accorder le moindre regard. C'était le compromis qu'il avait trouvé, ne voulant pas l'ignorer purement et simplement mais ne pouvant décidément pas lui montrer la même chaleur qu'avec ses autres collègues. Elle ne s'en formalisait pas, mais ne cessait de murmurer des phrases incompréhensibles en français. Le soir, il quittait Gringotts presque en même temps qu'elle. Il lui disait un simple « Au revoir ! », toujours sans aucun regard, et elle lui répondait de même. Le reste du temps, il limitait au maximum leurs contacts. S'il devait s'entretenir avec elle, il lui parlait sans la regarder en face. Il respectait une distance de sécurité avec elle d'au moins un mètre et il faisait en sorte qu'il y ait toujours un obstacle qui les séparait. Il ne restait jamais plus que nécessaire dans la même pièce qu'elle. Il ne savait pas si elle avait remarqué son manège, mais le contraire l'étonnerait. Il n'avait aucune idée de ce qu'elle en pensait et préférait rester dans l'ignorance. Mais il ne pouvait s'empêcher de ressentir un sentiment de culpabilité à chaque fois qu'il sentait sa présence. Son mal-être s'accentuait à chaque fois qu'il l'entendait parler en français, comme si elle n'osait dire tout haut ce qu'elle pensait qu'à la condition de cette barrière de la langue. C'était une nouvelle matérialisation de la frontière qui les séparaient et qu'il tenait à tout prix à protéger.

« Bill ! » l'apostropha Fleur un après-midi alors qu'il revenait de sa pause-café.

Il se tourna vers elle, étonné, tout en évitant soigneusement son regard

« Oui ?

- Il y a un problème avec moi ? exigea-t-elle de savoir, les poings sur les hanches dans une pause qui lui rappelait étrangement sa mère.

- Non, pas du tout, s'empressa-t-il de répondre. Pourquoi cette question ? »

C'était plutôt avec lui-même qu'il avait un problème, mais elle n'avait pas besoin de le savoir. Cependant, Fleur ne tint pas compte de sa question et continua son interrogatoire.

« Alors pourquoi vous m'évitez ? »

Ah, elle l'avait remarqué. Et elle n'avait pas l'air content. Bill retint un soupir.

« Mais non, je ne vous évite pas, Fleur », nia-t-il avec une hypocrisie à toute épreuve.

Elle lui lança un regard qui semblait dire « je ne te crois pas espèce de menteur ». Elle avait bien raison, mais Bill ne céderait pas. Il commençait à être de plus en plus mal à l'aise et ne voulait qu'une seule chose : retourner dans son antre, son bureau, où il se trouvait bien à l'abri de toutes sortes de tentations.

« Mon travail vous déplaît ? »

Le ton qu'elle employa lui indiqua qu'il s'agissait plus d'une affirmation que d'une question. Il crut déceler une lueur de déception dans ses yeux qu'il s'était pourtant promis d'éviter.

« Non, il est parfait. Je n'osais pas espérer mieux », dit-il avec sincérité.

Son regard se fit moins inquisiteur et elle laissa retomber les bras le long de son corps. Elle fit un pas dans sa direction.

« Alors, pourquoi ? » demanda-t-elle d'un ton plus doux.

Le désir de comprendre mêlé à de la tristesse se lisait sur son visage. Elle continua d'avancer lentement jusqu'à ce qu'elle soit à moins d'un mètre de Bill. Elle ne le quitta pas des yeux et attendait une réponse. Un système d'alarme s'alluma dans la tête du jeune homme. Sa raison lui criait de reculer, de partir, de s'éloigner du danger qu'elle représentait.

« Je… Désolé, Fleur, mais j'ai du travail qui m'attend. »

Il s'enfuit lâchement sans avoir la force de croiser son regard déçu. Avant de sortir, il eut le temps de l'entendre s'exclamer à haute voix en français. Elle devait vraiment lui en vouloir pour parler dans sa langue maternelle.

Quel idiot ! Mais quel idiot ! Cette situation était insupportable mais il ne pouvait tout bonnement pas lui avouer son attirance. De quoi aurait-il l'air ? Il ne vaudrait pas mieux à ses yeux que ce crétin de John Bawdy.

Il s'affala sur la chaise de son bureau et mit la tête entre les mains. Il se massa les tempes en essayant de trouver une solution. Malheureusement, aucune n'était assez satisfaisante. Il était hors de question d'envisager de retourner en Egypte. L'Ordre avait besoin de lui en Angleterre et Bill n'allait pas laisser une histoire de cœur interférer dans ses obligations. D'ailleurs, il devait à tout prix arrêter de penser à Fleur. Elle était une distraction qui l'empêchait d'accomplir correctement sa mission.

Il dut se rendre à l'évidence. Il n'y avait rien d'autre à faire, sinon continuer à l'éviter et à réduire ses contacts avec elle à de simples relations professionnelles. Encore. Décidément, c'était une impasse.


Voilà, c'est la fin de ce chapitre. Le prochain sera normalement pour le week-end prochain. Merci beaucoup d'avoir lu et n'hésitez pas à donner votre avis (bon ou mauvais) en laissant une review ! D'ailleurs, une tasse du café matinal de Bill sera offerte à tous les revieweurs !^^

Princesse Guilty, militante du Front d'Incitation aux Commentaires (FIC).