Disclaimer : Le monde de Harry Potter appartient à J.K. Rowling. Je ne gagne donc rien à écrire cette petite histoire.

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Note de l'auteur : Bonjour à tous ! Voici le cinquième et avant-dernier chapitre de L'effet Fleur Delacour. La fin approche et ça se sent. Je tiens à vous remercier pour toutes vos reviews qui me font extrêmement plaisir. J'espère que ce chapitre vous plaira. N'hésitez pas à donner votre avis dans une review. Bonne lecture !


L'effet Fleur Delacour

Chapitre 5

Depuis ce fameux samedi où il servit de guide à Fleur Delacour, les habitudes de Bill changèrent. Il cessa d'éviter la jeune femme. Certes, il ne la regardait pas encore tout à fait dans les yeux, mais il passait volontiers plus de temps à discuter avec elle lors des pauses qu'il s'accordait. La relation strictement professionnelle qu'il avait désiré conserver à tout prix gagna en souplesse : Fleur devenait une collègue comme les autres et même plus. Elle avait cette capacité à le rendre à l'aise et à converser avec bonne humeur et simplicité.

Bill s'était longuement questionné sur ce rapprochement inattendu, mais qui semblait pourtant s'être opéré naturellement. Etait-ce bien raisonnable que d'entretenir une telle proximité ? Cette interrogation l'avait obsédé pendant des jours, l'empêchant presque de dormir. Puis, après un long combat intérieur, sa conscience avait fini par céder : après tout, rien de dangereux n'avait eu lieu. Pas que Bill s'attendit réellement à commettre un acte dangereux, seulement il craignait de ne pouvoir se maîtriser. De ne pas pouvoir se conduire en gentleman. Ses peurs finirent par s'apaiser. Il devint ainsi plus détendu en sa présence.

Ce changement de comportement dû être notable puisqu'il sembla marquer une nouvelle étape dans la relation que nouaient les deux jeunes gens. Vers la mi-août, Fleur commença à accompagner l'aîné des Weasley lors de ses pauses. Tous deux se rendaient dans la salle de repos où ils prenaient un café tout en discutant de tout et de rien avant de retourner travailler. Bill accueillait toujours ces moments avec plus d'enthousiasme que d'habitude. Le plaisir du café était décuplé par la présence de la Française. Il oubliait alors tous ses soucis : les dossiers ardus de la banque, les problèmes de recrutement rencontrés par l'Ordre, l'audience disciplinaire de Harry.

Un matin, alors que Bill se versait son habituel café, il eut la soudaine envie de faire plus. Subitement, sans vraiment y réfléchir, il prit une deuxième tasse. Hésitant face à l'absence de capuccino, il y versa finalement du café et un peu de lait. Il ajouta un morceau de sucre et saupoudra de la cannelle sur le tout. Satisfait, une tasse dans chaque main, Bill sortit de la salle de repos le sourire aux lèvres, peu soucieux des regards curieux de ses collègues.

Lorsqu'il arriva à proximité du bureau de Fleur, toute son assurance s'envola. Et si elle n'aimait pas boire autre chose que du cappuccino ? Et s'il avait mis trop de lait ? Ou pas assez ? Qu'en était-il du sucre ? Et de la cannelle ? Est-ce qu'au moins elle buvait du café le matin ? Toutes ces questions d'apparence futile prenaient tout à coup une ampleur inimaginable chez Bill. Et si son attention ruinait cet équilibre qui s'était installé entre eux ? Il fut à deux doigts de faire demi-tour et de se débarrasser du deuxième café, mais ce fut à ce moment-là que le courage des Gryffondor décida de faire son apparition. Il prit une grande inspiration et marcha à grands pas jusqu'au bureau de la jeune femme. Elle interrompit sa lecture d'un dossier et releva la tête vers Bill en souriant.

« Bonjour ! lui dit-elle d'une voix chantante.

- Bonjour, Fleur, lui répondit-il en lui rendant un sourire qu'il espérait charmeur. Tenez, j'ai pensé que vous aimeriez avoir un café, fit-il en lui tendant la seconde tasse qu'il avait à la main. Il n'y avait pas de cappuccino alors je vous ai apporté un café au lait, j'espère que ça vous conviendra.

- Merci beaucoup, c'est très gentil de votre part. »

Elle le gratifia d'un nouveau sourire éblouissant. Bill sentit son cœur chavirer et il ne put empêcher ses lèvres de s'étirer.

Une nouvelle habitude s'installa.

Bientôt, au café du matin et à celui de l'après-midi s'ajouta celui du soir. Ce jour-là, Bill avait longuement tourné et retourné la question qu'il voulait lui poser. « Ça vous dirait de prendre un café ? » « Que pensez-vous d'un café ? » « Et si nous allions boire un café ? » « Vous avez du temps pour prendre un café ? » Les différentes tournures se succédaient dans sa tête, revenant chacune à la charge sans pour autant lui procurer satisfaction. Cela l'empêcha de travailler.

Lorsqu'enfin vint la fin de la journée, la nervosité de Bill augmenta soudainement. Ses mains en tremblaient presque et il dut prendre quelques minutes pour se calmer avant de sortir de son bureau. Il la trouva en train de ranger des dossiers dans les étagères prévues à cet effet. Spontanément, il lui proposa son aide qu'elle accepta avec un plaisir évident. Cette tâche lui occupa l'esprit pendant quelques minutes, ce qui lui empêcha de penser à sa tentative d'invitation. Malheureusement, cette distraction fut de courte durée et vint le moment de choisir entre souhaiter une bonne soirée à la jeune femme ou prolonger encore le temps passé en sa compagnie.

« Quelle belle soirée qui s'annonce », remarqua Fleur en levant la tête vers le ciel une fois qu'ils furent sortis de la banque.

Il acquiesça. Le soleil brillait encore et le crépuscule se devinait à peine. Aucun nuage ne venait obscurcir le ciel.

« Une belle soirée pour observer les étoiles, ajouta-t-il.

- Vous avez raison. Je vais pouvoir m'en donner à cœur joie sur mon balcon. »

Après un instant où tous deux restèrent silencieux, elle reprit la parole :

« Bon, et bien, je vous souhaite une bonne soirée, Bill. A demain. »

Elle lui fit un signe de la main avant de commencer à s'éloigner. C'était le moment où jamais. Poussé par une force inconnue, le jeune homme l'apostropha.

« Fleur ! Attendez ! Je… Un café, ça vous dit ? »

Elle eut d'abord l'air étonné avant de sourire et de lui répondre :

« Avec plaisir. »

Cette invitation acceptée marqua un tournant dans leur relation. Dès lors, Bill et Fleur se rencontrèrent souvent en dehors de la banque pour prendre un café, discuter, déjeuner ou simplement passer du temps ensemble. Ces sorties les rapprochaient et bientôt, ils devinrent plus familiers. A chaque fois qu'ils se séparaient, le même rituel était exécuté. Elle le remerciait de son invitation et admettait avoir passé un très bon moment avec lui. Elle espérait qu'ils puissent se revoir à nouveau. Puis, juste avant de le quitter sur le pas de la porte d'entrée de l'immeuble qu'elle habitait, souriante, elle lui déposait un baiser sur la joue avant de lui faire un clin d'œil et de murmurer :

« Comme en France. »

Elle disparaissait ensuite à l'intérieur, laissant un Bill pantois. Que pouvait bien signifier ce clin d'œil ? Plus que le sourire énigmatique, plus que ce doux baiser sur sa joue, plus que cette phrase mystérieuse, c'était ce clin d'œil qui l'intriguait et le troublait. Il rentrait alors chez lui, l'air béat et l'esprit vagabondant.

Cependant, Bill ne cessait de s'interroger. Il s'était découvert de nouvelles sensations lorsque Fleur était à ses côtés : son cœur battait plus vite, sa tête se vidait de tous ses problèmes, ses mains tendaient à devenir moites, sa mauvaise humeur s'envolait. Il se sentait à l'aise et tellement bien. Au contraire, lorsqu'elle était loin, il ne cessait de penser à elle. Il était plus distrait que d'habitude et se faisait réprimander lors des réunions de l'Ordre.

Il finit par se rendre à l'évidence : Bill Weasley tenait décidément beaucoup à Fleur Delacour. Enormément. Passionnément ? C'était fort possible. A la folie ? A priori. Cette femme le rendait fou.

Un jour de septembre, alors qu'elle lui disait au revoir comme à son habitude, il prit soudain conscience qu'il voulait plus. Plus qu'un simple baiser sur la joue suivi d'un sourire, d'un clin d'œil et de cette sempiternelle rengaine : « Comme en France ». Il la retint par le bras alors qu'elle s'éloignait pour rentrer chez elle. Elle se tourna vers lui, les sourcils haussés en signe d'étonnement.

« Et si on se disait au revoir comme en Angleterre maintenant ? » murmura-t-il.

Il n'attendit pas sa réponse et se pencha vers elle tout en l'attirant vers lui, puis il fit ce qu'il avait voulu faire dès la première fois où il avait posé son regard sur elle chez Gringotts en ce jour caniculaire de la mi-juillet. Il l'embrassa, doucement, chastement, ne voulant pas la brusquer. Puis, lentement, il s'écarta. Il observa alors sa réaction. Son regard était troublé et ses joues avaient pris une jolie teinte rosée. Il lui sourit avant de lui faire un clin d'œil et de lui chuchoter en français :

« Au revoir, Fleur Delacour. »

Elle lui rendit son sourire. Bill s'apprêtait à partir, incertain du comportement qu'il devait adopter à présent. Ce fut Fleur qui le sauva.

« Je ne suis pas sûre de vouloir de te dire au revoir maintenant », lui avoua-t-elle d'une voix faible.

Il eut un petit rire.

« Et bien… je n'ai qu'à rester alors », suggéra-t-il, pris d'une soudaine audace.

Il eut alors peur d'être allé trop rapidement. Ce n'était peut-être pas le moment de prendre les devants. Il avait déjà fait un énorme pas en cédant à la tentation de l'embrasser. S'inviter chez elle était peut-être le pas qu'il ne devait pas franchir aujourd'hui. Il était anxieux et attendait sa réponse, le cœur battant. Il espérait qu'elle s'emparerait de la perche qu'il lui tendait. Et si elle refusait ?

Le hochement de tête de la jeune femme stoppa net toutes les pensées pessimistes qui menaçaient d'accaparer son esprit. Il retint un soupir de soulagement.

« Tu n'es jamais venu chez moi. Viens, je vais te faire visiter. » lui proposa-t-elle en lui prenant la main.


Voilà, c'est déjà la fin de ce chapitre. J'ai dans l'idée qu'il vous a plu (ou du moins, il plaît à une personne qui attend ce moment depuis longtemps ;) ). Je pars aujourd'hui même en vacances mais cela ne devrait pas m'empêcher de vous donner le dernier chapitre le week-end prochain. En attendant, vous pouvez toujours laisser une review pour me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre ^^

Princesse Guilty, militante du Front d'Incitation aux Commentaires (FIC).