Thème : Mariage. 335 mots Tout public.

Le mariage, c'était quelque chose auquel ils n'auraient jamais droit. Colby l'avait accepté, Charlie moins. Mais Charlie vivait dans son monde ne pouvait s'empêcher de se rappeler Colby. Et le monde de Charlie était plein de chiffres, de rêves et de mathématiques. Colby aimait les rêves de Charlie, parce que c'était un monde dans lequel il pouvait le suivre. Sauf qu'aujourd'hui le rêve tournait au cauchemar.

Colby avait accepté la casi relation entre son amant et Amita, il l'avait fait parce que Charlie y tenait. Mais jamais il n'accepterait ça, parce que même si ce mariage n'était qu'une cérémonie blanche, son homme allait jurer amour et fidélité à une autre femme.

Il avait dit au mathématicien ce qu'il en pensait, mais celui-ci n'avait pas changé d'avis. Il les regardait de loin, Amita dans sa robe blanche et Charlie dans son costume de James Bond. Il formait un si joli couple, comme dans les rêves de son amant. Ex amant. Le prêtre leur demanda de prononcer leurs vœux. Il la vit passé une bague au doigt de l'homme qu'il aimait, ce geste que la loi lui interdisait de faire. C'était au tour de Charlie maintenant, il s'en alla, il ne pouvait pas.

Il n'avait pas fait trois pas qu'Alan l'intercepta. « Tu vas vraiment le laisser l'épouser ? »

« C'est son choix, il veut un mariage, une vie normal et je ne peux pas la lui offrir »

« Tu crois ? » Alan lui fit signe de se retourner. Charlie s'avançait vers lui à grand pas, arrivé à son niveau, il l'embrassa. Des murmures s'élevaient de l'assemblée mais ils ne les entendirent pas. Quand ils se séparèrent enfin, Charlie lui dit « Je suis désolé, c'est avec toi que je veux être. Tant pis si on ne peut pas se marier. »

Du podium où la cérémonie avait lieu, Amita les regarda. Déçue et heureuse pour son ami en même temps, elle descendit et sorti discrètement de la maison. Elle n'était plus l'héroïne du jour.

Thème : Casser. 162 mots. G

Charlie regarda la tasse cassé qu'il avait sous les yeux. Il allait devoir la rembourser au FBI. Mais c'était le dernier de ses soucis à cet instant précis. Il s'était tellement battu pour trouver cette liste de Janus… Il avait été si heureux quand la voix de l'agent britannique avait commencé à énoncer les noms des agents doubles. Puis il avait entendu le sien. La stupeur, les muscles de sa main avait lâché et la tasse et son contenu avait fini sur le sol. Mais Charlie s'en fichait, il n'arrivait juste pas à comprendre ce qui venait de se passer. Colby, son Colby, il avait trahit son pays.

Amita l'appela une seconde fois, il releva la tête. « J'ai prévenu Don. J'arrive pas à y croire. Ca va Charlie ? »

Charlie avait déjà rebaissé les yeux posés sur la tasse, brisée par terre. A cet instant, c'était à ça que son cœur ressemblait : des morceaux éparpillés, qu'il allait devoir recoller.

Thème : secours. 217 mots. PG

Il voulu crier mais aucun son ne sortit de sa bouche. La peur envahissait tout son corps, et le fait ne pas réussir à se défendre alors qu'il pourrait en appelant de l'aide lui faisant encore plus peur. Colby ne devait pas être loin, il finirait par le retrouver se dit Charlie alors que le deuxième homme sortait un couteau. Le premier frappait toujours sa batte dans sa main, faisant sursauter Charlie à chaque fois que le métal entrait en contact avec sa peau.

Charlie s'en voulait, Colby lui avait demandé de l'attendre à l'intérieur, il l'avait prévenu pour les agressions mais le mathématicien n'en avait fait qu'à sa tête.

« Ne rêve pas trop pédale, les secours ne sont pas près de débarquer. Pas avant qu'on en est fini avec toi en tout cas. »

Les deux hommes s'approchaient de lui, mais déjà Charlie n'avait plus peur. Les secours étaient arrivés quand même.

« Vous savez que statistiquement, les gens survivent plus nombreux à une blessure à l'arme blanche qu'à une blessure par balle. » Surpris, les deux agresseurs se retournèrent pour faire face à l'arme d'un agent fédéral en colère, ils devaient l'avoir prit au sérieux parce qu'ils lâchèrent leur armes.

Charlie sourit à son amant, les mathématiques venaient de lui sauver la vie, encore.

Thème : Déménagement. 156 mots. G

Il n'avait jamais aimé les déménagements. Dans son enfance, il avait déménagé une première fois après la mort de son père parce que sa mère avait trouvé un autre homme pour prendre soin d'elle. Il avait appris à aimer sa nouvelle maison, mais jamais elle n'avait été la sienne.

Dans l'armée, il avait changé de base plus tellement souvent qu'il en avait perdu le compte. Dans chaque base, il avait eu son appartement mais aucun n'avait vraiment été un foyer.

Et puis il était rentré au FBI, et affecté à Los Angeles. Dans la cité des anges, il avait trouvé une famille, pas comme celle qu'il avait perdu lors de la mort de son père mais mieux que celle que l'armée lui avait fourni.

Et aujourd'hui, il allait encore déménager. Mais cette fois, il en était heureux parce qu'il partait vers un vrai foyer. Dans la maison de son amant il se sentait enfin chez lui.

Thème : Emmerdement, 216 mots. G

La vie est faite d'emmerdement. Un matin, il n'y a plus de café, un autre la voiture ne veut pas démarrer, bref, des choses de la vie. Colby s'y faisait facilement, ce genre de chose arrivait souvent, point. Par contre, il n'aimait pas les surprises. Parce que quand la boite à café était vide, c'était parce qu'il l'avait fini la veille. Si sa voiture ne démarrait pas, c'était parce qu'il avait laissé les phares allumés.

Et niveau surprise, celle là était bonne. Il s'était disputé avec Charlie, jusque là rien d'anormal à l'horizon. Il se doutait que Charlie allait venir le voir pour lui présenter des excuses, parce qu'il le faisait toujours, et en même temps il lui donnerait une ou deux bonnes raisons de ne pas parler d'eux à Don et Alan. Mais il ne se doutait pas qu'il ferrait ça ! L'embrasser devant toute l'équipe, dans la salle de réunion, ça ressemblait tellement peu au mathématicien un peu peureux dont il était tombé amoureux.

Si Don était sous le choc et ne disait rien, David commençait déjà à se moquer de lui. A ce moment, Colby su que les petits tracas de la vie allait lui paraitre bien plat par rapport à ce qu'il allait vivre dans les prochains jours. Les vrais emmerdements commençaient.

Thème : Hors-la-loi, 448 mots. tout public.

« Hors-la-loi ? Ce n'est pas un mot ça Charlie, ça en fait trois ! » Alors que Charlie retirait ses lettres du plateau du scrabble, Alan rajouta à l'attention de Colby : « Charlie n'a jamais été très doué à ce jeu, c'est d'ailleurs pour ça que j'accepte de jouer contre lui. »

Alors que Charlie proposait un autre assemblage de lettre que son père lui accorda, Colby posa discrètement sa main sur la jambe du mathématicien, en signe de réconfort.

« Je suis sûr que hors-la-loi est dans le dictionnaire, j'aurais gagné si tu m'avais laissé le placer. »

La partie venait de finir, Alan n'avait pas beaucoup de point d'avance sur son fils.

« Même si ce mot est dans le dictionnaire, c'est un mot composé qui ne compte pas dans le jeu. »

Les deux Eppes étaient enfermé dans leur idée, et Colby les connaissait suffisamment pour ne pas intervenir. Et surtout, il voulait éviter de rappeler que sa présence était purement professionnelle. Un inconnu avait tiré sur les deux hommes le matin même, il les avait heureusement loupé tous les deux mais Don avait insisté pour qu'ils soient placé sous protection en attendant que l'homme soit arrêté.

« Je monte me coucher. Colby, vous pouvez utiliser la chambre de Don cette nuit si vous voulez dormir un peu. »

Colby ne répondit rien là encore. Il était là pour surveillez les deux hommes, pas pour dormir et en plus, si l'envie lui prenait, c'était dans la chambre d'en face qu'il irait. Charlie s'assura que son père est bien fermé sa porte, et alla retrouver Colby dans le salon. L'agent fédéral laissa le mathématicien l'embrasser parce qu'il en mourait d'envie lui aussi, mais il restait au aguets.

« Tu vas bien ? »

Il n'avait pas parlé en privé depuis la fusillade.

« J'ai eu peur mais ça va. »

« J'ai eu Don au téléphone tout à l'heure, ils ont un suspect qu'il va te demander d'identifier demain. Tu devrais aller te reposer. »

« Dit Col', tu l'aurais prit toi hors-la-loi ? »

« Je suis désolé de me ranger du coté de ton père, mais il a raison c'est un mot composé. Ne t'inquiète pas Charlie, c'est normal de ne pas être bon dans tous les domaines. »

Pas convaincu, Charlie se dirigea vers sa chambre. Colby n'aimait pas ça, le voir partir sans cette lumière qui brillait au fond de ses yeux. Mais que pouvait-il faire d'autre, lui mentir ?

Son téléphone sonna, c'était Don, le suspect avait avoué, l'affaire était close. Alors que son supérieur lui annonça qu'il pouvait rentrer chez lui, Colby eu une idée pour rendre à Charlie son sourire.

Thème : Détail. 315 mots. Tout public.

Ce n'était qu'un détail, mais son frère n'avait pas pu le louper. Son père encore moins.

« Hier, il chantait sous la douche ! »

Don faillit s'étranglé en buvant une gorgée de café. Charlie ne chantait jamais sous la douche, pas à sa connaissance en tout cas.

« Tu sais papa, Charlie nous en parlera quand il sera près. »

« Tu crois que c'est Amita ? »

Don lui sourit, qui d'autre est ce que ça pouvait être ? Depuis le temps qu'il se tournait autour ses deux là.

Charlie entra dans la cuisine, le sourire aux lèvres. Don se demanda vraiment pourquoi il avait mi si longtemps à s'en rendre compte. Son frère était amoureux, et comme la fois où à douze ans il était tombé amoureux la première fois : on ne voyait que ça.

Pourtant, plus tard dans la journée, il eu un doute. En regardant son frère et Amita travailler ensemble dans la salle de conférence. Rien dans le comportement de Charlie ne changeait. Ce n'était qu'un détail, mais il clochait un peu. Alors la question lui vint à l'esprit : De qui d'autre le mathématicien était tombé amoureux ?

David le sortit de ses pensées. Il lui tendait son rapport de leur dernière affaire ainsi que celui de Megan.

« Et celui de Colby ? » demanda le superviseur.

« Il arrive, Colby a prit du retard. Il est un peu dans la lune en ce moment. »

La remarque fit tilt dans la tête de Don. Il se tourna vers l'autre agent, en pleine discussion avec Megan.

Serait ce possible que ? Après tout, son frère était déjà sortit avec des hommes et Don le savait. Mais Colby ? Don devait avouer qu'il ne connaissait pas très bien son agent.

Ce n'était peut être qu'un détail, mais Don ne comptait pas lâcher l'affaire sans en savoir plus.

Thème : Eau 250 mots. tout public.

C'était une grande étendu d'eau qu'il avait devant les yeux. D'autant plus grande qu'elle n'avait vraiment rien à faire là.

Dans sa baignoire, elle lui aurait plus, mais pas au milieu de son salon. Elle était chaude, ce n'était pas le problème, le problème était qu'un salon n'était pas un endroit pour un bain, et puis il n'y en avait pas assez profond. Heureusement en même temps, il aurait été embêté d'avoir 50 cm d'eau dans son salon, déjà 3 cm, ça lui paraissait suffisant.

Donc, 3 centimètres sur, à vu de nez, 2 mètres de long et peut être 70 centimètres de large : ca fait combien de litre d'eau ?

S'il avait été là, Charlie lui aurait répondu sur le champ. Bon, pas de panique, l'eau venait bien de quelque part, restait plus qu'à trouver d'où. Et puis, après il lui faudrait tout nettoyer, rien de bien compliqué en fait. Et comme il était un homme chanceux, il avait un week end entier devant lui pour régler ce problème. Enfin, il avait le choix entre prendre son portable, appeler Charlie et annuler leur projet de 'vacances' et s'occuper de ça, ou partir et tout laisser en l'état.

Colby douta un moment, avant de se rappeler qu'il n'était que propriétaire. Et puis, il avait bien mérité ce week end en amoureux. Tant pis pour la mare d'eau, au pire elle ne pouvait que s'évaporer. Enfin, il pouvait rêver, ce n'était pas ce que les amoureux faisait de mieux ?

Thème : Poignarder (Numb3rs, Colby/Don) 154 mots

Ce passe juste après l'épisode de la saison 5 où Don se fait poignarder (et qui passait pendant la drabbles party)

Le film défilait sous leurs yeux, mais ils ne le regardaient pas vraiment. Les balles rebondissaient sur le bitumes à coté du héro sans jamais l'atteindre, ni en direct ni par ricoché. Ils savaient tous les deux que les balles ne se comportaient pas comme ça, et que dans la réalité le héros serait déjà à l'hôpital. Hôpital que Don venait juste de quitter. Colby se rappelait encore de la peur qu'il avait eu, du désir de vengeance qu'il avait ressentit ensuite.

Mais tout été fini maintenant, Don dormait à moitié dans ses bras, il était sauver. Mais si le type l'avait poignardé un peu plus haut, s'il avait atteint son cœur… Colby préférait ne pas y penser, tout ceci était fini. En tout cas, il ne pouvait s'empêcher de penser qu'ils avaient eu de la chance, et qu'il aimerait bien que les balles ne les atteignent pas dans la vraie vie non plus.

Thème : Secret 357 mots

Charlie aimait le secret que lui imposait sa relation avec Colby, ça lui donnait l'impression de faire quelque chose de mal. Enfin, mal était un grand mot. Mais pour la première fois de sa vie, il sortait de ce moule parfait qu'était son existence.

Colby aimait le secret que lui imposait sa relation avec Charlie, il aimait mener encore cette double vie parce qu'après avoir jouer les agents triples pendant deux ans, le secret était devenu une partie importante de son identité.

Charlie effaça le message de Colby après l'avoir reçu, il ne voulait pas de trace au cas ou quelqu'un se servirait de son portable. Il savait que Colby faisait pareil, mais pour d'autres raisons. Le mathématicien ne les connaissait pas, et il s'en fichait. Tout ce qui comptait c'était que le secret soit préservé.

Colby laissa sous entendre à David que le message qui l'avait faire sourire venait de l'institutrice avec qui il avait eu quelques rendez vous. Il savait que son coéquipier ne poserait pas de question. David n'en posait jamais, pas comme Nikki. Celle là, c'était une sacrée fouineuse. Mais ça ne dérangeait pas Colby, il devait juste redoubler de prudence.

Charlie arriva chez Colby avec un peu d'avance, mais ce n'était pas grave, il avait sa propre clé. Il s'installa, en attendant que son amant rentre enfin chez lui. Le mathématicien avait déjà une idée ou deux de la façon dont il allait occuper son temps pendant les prochaines heures, et elles nécessitaient toutes qu'il soit en forme, alors Charlie s'allongea sur le canapé et ferma les yeux.

Colby rentra chez lui très en retard sur l'horaire qu'il avait annoncé à Charlie, ce dernier n'allait pas être content. L'agent fédéral s'était attendu à beaucoup de chose, mais pas à trouver Charlie allonger sur le canapé, endormi. En regardant son amant endormit paisiblement, Colby se dit qu'il aimerait vraiment pouvoir partager ce qu'il ressent avec quelqu'un et tant pis pour le secret. Et puis il se rappel qu'il a déjà quelqu'un : Charlie. Alors il le réveille, l'embrasse. Le secret devient moins pesant, et il fini même par oublier qu'il a pu poser problème.