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Le Mensonge
Chapitre 3 :
Il était neuf heures et demi, House avait une demi heure de retard mais ne paraissait pas le moins du monde gêné d'avoir fait poireauté sa patronne qui l'attendait sur son perron, assise sur sa valise, la poussette de sa fille à côté.
-Ha ! Enfin vous voilà ! Une demi-heure de retard House ! Votre call-girl s'est rebellée ? Hurla Cuddy plus qu'elle ne cria.
-Non, elle a juste râlé quand elle a vu la bague de ma grand-mère.
-Je… La bague de votre grand-mère ?
-Oui, quand j'ai appelé ma mère hier pour lui dire pour le lit de bébé, elle m'a dit que ma grand-mère paternelle serait présente. Alors comme elle m'avait légué sa bague de fiançailles la mort de mon père, je me suis dit que ça lui ferait plaisir si vous la portiez.
Cuddy resta bouche bée quand il lui présenta le bijou avec un diamant aussi gros que son poing. Il lui prit la main gauche, et sans mesurer l'importance de son geste, lui enfila à son annulaire.
Ce n'est que lorsque Cuddy pouffa qu'il remarqua ce qu'il avait fait. Il ronchonna et se dirigea vers le côté conducteur pendant que Cuddy allait chercher le siège bébé.
-Roooo ! C'est quoi cette voiture pourrie ! S'offusqua Cuddy quand elle peinait à installer le siège tout en portant sa fille à bout de bras.
Elle se tourna vers House, et sans ajouter le moindre mot, lui donna sa fille dans les bras. Il resta un moment pour comprendre comment, lui, Gregory House s'était retrouvé avec une morveuse dans les bras, mais un spectacle beaucoup plus intéressant que voir la petite baver se déroulait en direct, sous ses yeux.
En effet, Cuddy était penchée au-dessus du siège bébé pour l'attacher au siège, offrant une vue phénoménale sur son jolie derrière. Mais le bouquet était qu'en cette chaleur importante, elle portait une légère robe d'été en tissus liberty avec un élastique autour de la taille et vraiment très courte.
House pencha la tête sur le côté, oubliant presque qu'il n'était pas tout seul avec lui.
Je suis sûr que si j'étais légèrement plus petit, je pourrais voir ce qu…
-House !
Celui-ci cligna plusieurs fois des yeux, troublé qu'on l'ait dérangé dans ce moment absolument magnifique… A tout point de vu.
-Vous voulez que je vous aide ? Besoin d'une longue vue ?
House ne répondit pas et se contenta de s'installer à sa place. Après avoir installé bien confortablement Rachel, Cuddy l'imita en soupirant. Elle savait que House avait détaillé la moindre parcelle de peau nue dont elle lui offrait la vue, mais il faisait tellement chaud qu'elle n'aurait jamais pu porter un pantalon.
-Combien d'heure de voyage ?
-Environ six. On s'arrêtera à un restaurant au bord de la route.
Cuddy souffla bruyamment et se tassa dans son fauteuil. Elle allait passer sa journée dans un four roulant, attraper sûrement un torticolis et surtout, elle était à côté du pervers de service qui ne se cachait pas pour la mater.
Ils s'arrêtèrent vers treize heures, Cuddy ayant obligé House à continuer sa route pour qu'ils puissent déjeuner dans un restaurant où « le gras ne règne pas en maître » pour reprendre ses propos.
Cuddy demanda à se que l'on réchauffe un petit pot pour Rachel et le déjeuner se déroula dans le calme le plus paisible jusqu'à ce qu'ils entendent des bribes de discussions entre serveurs qui les firent pouffer de rire.
-Je ne vous savais pas aussi perverse Cuddy !
-Pour comprendre vos allusions douteuses, il faut bien que je fonctionne comme vous.
Ils reprirent la route après une demi-heure d'arrêt. Ils leur restaient à peu près la moitié de la route à faire. Là encore, seule la radio s'exprimait, mais le climat de paix ne tarda pas à voler en éclat.
En effet, Cuddy ne cessait d'appuyer sur le bouton de la clim histoire de refroidir sa fille. House bien entendu râla et l'accusa de vouloir le congeler. Cuddy s'offusqua et se cala bien dans son siège et donna son dos à House.
Elle finit par s'endormir peu de temps après et se réveilla lorsque House s'arrêta.
-On est arrivé ? Demanda-t-elle encore à moitié endormit.
-Non, je me suis juste acheté un café. Je n'ai pas voulut vous réveiller. On arrive dans l'Etat. Le village est à environ une heure.
Cuddy hocha la tête et parut surprise du ton employé par House, il était calme, normal en quelque sorte.
Pendant l'heure, il lui présenta les environ, lui raconta des anecdotes. Cuddy ne l'écoutait pas vraiment, plus subjuguée par son attitude. Elle ne savait pas si c'était le fait d'être en vacances qui le rendait comme ça, ou si c'était son caractère en-dehors du boulot, ou encore si c'était le fait de revoir sa famille.
-Et nous voilà arriver !
La beauté de l'endroit était bien plus importante en réalité que son internet et le jardin était vraiment immense.
Cuddy sortit de la voiture et suivit House, ne voulant trop s'imposer, et surtout, de plus en plus stressée à l'idée de mentir à ce point. Avant qu'elle n'ait le temps de réagir, la main de House se posa dans son bas-dos et la porte s'ouvrit sur une Blythe House totalement folle de joie de voir le « couple ».
-Ohhhhh ! Gregory !
Son fils lui donna une accolade chaleureuse tout en gardant sa main autour de la taille de Cuddy qui avait du mal à se retenir de lui foutre une claque magistrale.
-Bonjour Madame House. Dit Cuddy avec un grand sourire et en tendant sa main.
-Oh, appelez-moi Blythe, j'y tiens. Et on pourrait s'embrasser, non ?
Cuddy ne se fit pas prier et elle l'embrassa.
-Rachel est encore dans la voiture, est-ce que vous pourriez me montrer sa chambre pour que je puisse la coucher ?
-Oui très bien. Gregory, tu débarrasse la voiture et puis tu fais visiter la maison à ta femme ?
Cuddy respira difficilement à cette évocation « ta femme », celle qu'elle allait devoir jouer à contrecœur pendant une semaine, une semaine où ses moindre fais et gestes seront faux.
Une fois Rachel couchée, Cuddy redescendit pour aller chercher sa, ou plutôt, ses valises. Elle croisa House qui terminait de vider le coffre.
-Bah, où sont mes affaires ?
-Dans la voiture ! Vous croyez quoi ? Je n'ai qu'une jambe moi !
Cuddy s'apprêtait à répliquer quand Blythe arriva dans le salon.
-Oui chérie, tes valises sont dans la voiture !
Cuddy fulmina et sortit chercher ses affaires.
-Oui parce qu'elle ne veut jamais que je l'aide !
Elle revint quelque secondes plus tard, les bras chargés d'affaires, et toujours en rogne.
-Tenez, je vais vous aidez.
TBC
