Le Mensonge
Chapitre 11 :
Au petit matin, un soupir vint perturber le silence de la pièce. Visiblement, quelqu'un venait de se réveiller, ou peut être les deux puisqu'ils bougèrent. Cuddy sourit au regard de House tout en s'étirant. Celui-ci la laissait faire et une fois la chose faite, il l'approcha encore plus prêt de lui et nicha son nez dans son cou.
-Le docteur House serat-il câlin ?
-Il faudra vous y faire docteur Cuddy, je ne laisse pas la personne qui partage mon lit quitter celui-ci avant mon câlin du matin.
-Et hier ? Et avant-hier ?
-Ces matins là furent particuliers, j'étais trop préocupé.
-Pas aujourd'hui ?
-Ohhhhhh ! Veuillez ne pas perturber ce moment voulez-vous ?
Cuddy eut un petit rire et laissa House s'installer progressivement sur elle. Elle savait qu'il aimait le sex, elle savait qu'il avait besoin de ça pour se sentir bien avec une personne, mais elle n'y voyait aucune objection particulière et l'encourageait plutôt à laisser parraître ce côté de sa personnalité.
Laissant toujours sa tête contre le cou de Cuddy, House se releva légèrement et fit glisser sa main le long de sa cuisse tout doucement. Il commença à déposer de doux baisers dans son cou et à l'oré de ses seins. Elle soupira d'aise et se cala plus confortablement dans les coussins en fermant les yeux : qu'elle allait aimer ces réveils…
Elle sentit les mains de House stopper toute activité sur son corps et ouvrit les yeux perplexe quand à ce qu'il en faisait. Elle remarqua qu'il avait baissé son bas de pyjama et remonté sa nuisette. Sans se rendre compte du regard insistant de sa compagne, House se repositionna entre les jambes de Cuddy, et reposa ses mains là où il les avait laissé.
Elle cligna des yeux plusieurs fois pour bien comprendre ce qu'il s'apprêtait à faire, et au moment où il se sentit prêt à entrer en elle, elle le repoussa en posant ses deux mains sur son torse.
-Quoi ? Demanda-t-il frustré.
-Tu croyais tout de même pas que j'allais te laisser tirer un coup comme ça ? T'as même pas retiré ton pyjama ! Je veux bien comprendre que le romantisme n'est pas ton truc, mais met y un peu du tien quand même !
House fit semblnt de bouder, remonta son bas de pyjama et quitta le lit en se postant devant la fênetre. Après un moment sans rien dire, House se retourna vers Cuddy qui le fixait sans comprendre sa réaction.
-J'allais tout te donner ! Dit-il dans une moue enfantine.
Cuddy ne put garder son sérieux et éclata de rire. Elle s'approcha doucement de lui et l'encercla de ses bras.
-Je suis désolée… C'est juste que j'ai horreur de ça, courir après le temps et faire ça à la vas-vite. Ca n'a absolument rien de romantique ou même de beau.
Pour seule réponse, elle eut le droit à un soupire et elle continua d'une voix plus féline :
-Tu étais prêt à tout me donner ?
Soudainement plus interéssé, House se retourna pour faire face à ses yeux brûlants d'envie. Il la poussa sur le lit et ils tombèrent… En un couinement. Cuddy laissa retomber ses bras en croix tout en soupirant.
-Et tu me feras le plaisir de fixer ce lit au mur !
House lui sourit avant de lui donner un chaste baiser. Il l'aida à se lever et fila dans la salle de bain pendant que Cuddy descendit avec Rachel.
Elle se rendit dans la cuisine où Blythe prenait son petit déjeuner. Elle lui adressa un grand bonjour tandis que l'autre lui répondit à peine. Cuddy posa Rachel dans sa chaise haute et alla se servir d'un verre de jus d'orange.
-Vous me détestez, n'est-ce pas ?
Blythe se leva et posa ses affaires dans le lavabo, juste à côté de Cuddy. Elle resta à quelques millimètres d'elle, et tout comme son fils, elle la déstabilisait.
-Non, je ne vous hais pas, je vous admire.
-Comment ça ?
-A réussir à remonter le moral des hommes ainsi…
-J'avoue que je ne comprends pas.
-Oh, ne vous inquiétez pas, ce n'est pas comme si j'étais allé chercher mes légumes prêt de la rivière hier matin...
Sur ces mots, elle lui lança un regard salace qui fit comprendre à Cuddy qu'elle avait tout entendu, et quitta la cuisine toute fière d'elle, laissant Cuddy bouche ouverte d'indignation. Elle savait désormais de qui tenait House.
Une fois son petit déjeuner prit, Cuddy alla rejoindre House pour se rendre au marché du coin. Elle acheta plein de petites babioles parfois inutiles mais « tellement adorables » pour reprendre ses propos. Ils revinrent juste pour le repas et, comme la veille, celui-ci se passa dans le silence le plus absolu.
Après une petite sieste au soleil, Cuddy entreprit enfin, depuis six jours à visiter plus attentivement la maison. Elle fit le tour des chambres, découvrant des photos de House plus petit, qui la firent bien rire d'ailleurs, et entra dans la chambre de grand-mère Anny. Elle n'y était entré qu'une seule fois, pour lui dire bonne nuit, mais il y faisait sombre et elle n'avait pas pu la détailler. C'était un appartement en minuscule, des meubles partout et encombrant, accaparant le peu de lumière. Elle trouva le double de photos de House et su qu'il comptait énormément pour sa grand-mère. Réalisant que maintenant qu'elle n'était pas là, elle s'inquiéta soudainement, ne sachant pas où elle était. Elle descendit en trombe jusqu'au jardin, mais ici non plus, aucune trace de grand-mère Anny.
-Vous n'auriez pas vu grand-mère Anny ?
Blythe et House se retournèrent vers Cuddy, et comme une évidence, lui répondirent en cœur :
-Dans sa chambre, non ?
-Non.
-Le salon ?
-Non plus.
-Les toilettes ?
-J'y suis passé, pas de trace d'elle non plus.
Blythe se leva comme un piquet, se rendant compte que sa belle-mère avait disparut. Elle était très attachée à elle, et n'avait plus qu'elle au quotidien. Une fois son mari décédé, elle s'était retrouvée seule chez elle, dans cette grande maison, et savait que c'était le même cas pour grand-mère Anny. Elles avaient commencé à vivre ensemble, s'entendant à merveille comme elles l'avaient toujours été. Devant supporter les délires d'un mari ou fils contre Gregory, elles pouvaient bien supporter ensemble les dures lois de la vie.
-Oh non… Murmura-t-elle.
-Quoi ? Demanda House inquiet.
-Il lui arrive, pendant sa sieste, de faire des crises de somnambulisme lorsqu'elle est préoccupé. Je l'ai retrouvé dans la voiture une fois.
-Et merde. Susurra House.
Lui aussi était très attaché à elle, c'était vers elle qu'il se tournait quand son père était allé trop loin, elle qui lui remontait le moral de toutes les manières possibles et inimaginables.
-Il faut se séparer, seul Dieu sait où elle a pu aller. Proposa Blythe de plus en plus stressé à l'idée de la perdre. Je peux prendre Rachel et aller dans les terres en voiture. Vous n'avez qu'à suivre le courant de la rivière tous les deux. Ca vous va ?
Cuddy et House acquiescèrent et s'empressèrent de s'acquitter de leur tâche. Ils comptaient bien la retrouver pour prouver qu'elles pouvaient encore leur faire confiance et faire parti de la famille.
TBC
J'ai comme l'impression que c'est une mission impossible mon truc... Je les ai peut être fait trop paniqués pour un si petit truc...
