Merci pour vos reviews, voilà la suite.
bonne lecture :)
Chapitre 5 :
- Comment ça ? demanda le Satedien.
- On n'a plus d'énergie ! Vous n'imaginez même pas ce qu'il va nous arriver ! continua-t-il, sa voix montant dans les aigues sous le coup du stress.
- McKay !
- Michael a saboté son vaisseau, on n'a plus d'énergie. Il a programmé ce bon en hyperespace pour nous éloigner de toute planète ! L'hypernavigation est HS, le bouclier aussi et je ne parle même pas de l'équipement de vie !
- Concrètement ça veut dire quoi ?
- Je vous les déjà dis ! Nous sommes condamnés ! Michael a pris toutes les mesures pour qu'on n'en réchappe pas cette fois. Le vaisseau va se dépressuriser lentement et on se retrouvera dans le vide intersidéral. Notre mort sera très lente et extrêmement douloureuse.
- Il y a bien quelque chose à faire, assura John, contenant mal son malaise.
Il avait confiance en McKay, le scientifique les sortait toujours des pires situations.
- Non, répliqua Rodney.
- On n'a qu'à partir en Jumper, proposa Ronon.
- Bien vue Mr Muscles, ironisa McKay, de plus en plus acariâtre. C'est un bon plan si vous voulez mourir de faim ! On n'aura jamais assez de vivre pour tenir jusqu'à la planète la plus proche, je préfère encore l'asphyxie. Quant à contacter Atlantis et le Dédale je vous informe que les communications sont également HS !
- Nous sommes donc coincés sur le vaisseau de Michael, conclue Teyla.
Ronon et Sheppard échangèrent un regard.
- Un piège, dit le premier.
- Pour nous éloigner de la cité.
John pensa immédiatement à Elizabeth, restée sur Atlantis. Si jamais Michael lui faisait du mal… Rodney grimaça, lui aussi pensait à l'ancienne leader mais pas pour les même raisons.
- Vous ne pensez tout de même pas qu'Elizabeth… commença Teyla.
- Qu'elle nous ait tendu un piège ? compléta Ronon.
Sheppard les fusilla du regard, faisant tressaillir le scientifique.
- Non, ça n'aurait aucun sens, concéda McKay.
- Peu importe, trancha Sheppard. Il faut qu'on trouve un moyen de sortir de là.
- Mais… commença McKay.
- Non ! Il y a forcément une solution.
- Michael nous a laissé suffisamment d'énergie pour qu'on meure lentement, c'est tout !
- Nous sommes encore en vie, fit remarquer Teyla.
- Pour l'instant ! répliqua le scientifique, toujours aussi optimiste.
- McKay !
- Je suis désolé mais vous ne semblez pas comprendre.
- Moi je comprends que vous baissez les bras, dit Ronon.
Son ton était neutre mais on pouvait lire une profonde déception dans ses yeux. Après tout, un Satedien n'attendait pas la mort sans se battre.
- Si on ne sort pas de là, Michael pourra étendre son emprise sur toute la galaxie !
- De nombreuses vies dépendent de nous, renchérit Teyla.
- Très bien, je vais voir ce que je peux faire… Mais ne vous attendez pas à un miracle.
Il sursauta légèrement, une idée germait déjà dans son esprit.
- En utilisant l'énergie du Jumper… Je peux peut être, je dis bien peut être, faire fonctionner l'hyper navigation, mais la distance parcourue sera infime…
- Pas besoin d'aller bien loin : jusqu'à une planète avec une porte à proximité, proposa la jeune femme.
- Et avec de l'oxygène, ajouta précipitamment John.
Rodney se penchait déjà sur les systèmes de navigations, testa quelques branchements et finit par dire :
- On a un autre problème.
- Quoi ?
- Les commandes automatiques sont grillées, c'est vraiment impossible de les réparer, je veux dire : même pour moi.
Quelle modestie ! voulait dire l'expression de John.
- On ne pourra pas ouvrir la porte du hangar pour sortir en Jumper, ce qui veut dire qu'on va devoir se poser.
- Pas de problème, assura Sheppard. Teyla peut piloter cet engin.
- Euh, je…
McKay la coupa avant qu'elle ait put souligner les défauts de ce plan.
- Dois-je vous rappeler qu'on n'a pas d'énergie ! Le Jumper peut alimenter le bon hyperespace mais pour se poser on a besoin du bouclier ! Sans ça l'entrée dans l'atmosphère détruirait le vaisseau et on brulerait !
Ronon grogna, Teyla baissa la tête, John grimaça; la perspective de mourir ne les enchantait guère !
- Faites ce que vous pouvez, finit par dire John.
McKay acquiesça et retourna à ses circuits, aidé de Teyla, toujours serviable.
Ronon s'avança vers le Colonel :
- Donnez-moi quelques chose à faire ! Je n'attendrai pas la mort sans la combattre.
John hocha la tête.
- J'ai peut être une idée. Rodney ? Si on coupait ce qui reste de l'équipement de vie dans les parties non indispensables du vaisseau, ça vous donnerez plus d'énergie ?
- C'est toujours bon à prendre. Mais Michael a coupé les commandes automatiques.
- Je sais. Ronon et moi allons fermer les portes manuellement.
McKay hocha la tête et se replongea dans son travail.
- Allons-y, dit John.
A
Teyla montait la garde devant la porte, P-90 armé, prête à faire feu si un danger se présentait.
- Vous pouvez me tenir ça ? l'interpella McKay.
La jeune femme s'avança vers lui, ne relâchant sa garde qu'une seconde, mais quand la chose leur fonça dessus elle ne put réagir à temps. Le monstre, ressemblant à une énorme mante-religieuse aussi noire que du charbon, envoya Teyla contre le mur d'un puissant coup de patte. Les griffes recourbées entamèrent sa peau et du sang se propagea lentement le long de son bras.
- Teyla ! s'écria le scientifique, complètement dépassé par la situation.
Il tendit le bras vers le 9 millimètres posé sur la console de commande, tandis que la bête rivait ses yeux globuleux sur l'humain à quelques pas d'elle. Faisant claquer ses impressionnantes mandibules, elle s'avança lentement vers Rodney il attrapa l'arme… qui lui échappa des mains.
- Sheppard ! hurla-t-il en s'élançant dans le couloir, l'horrible bête sur les talons. J'ai un gros problème !
Un bruit infernal résonna alentour : une rafale et la chose s'écroula, laissant apparaître Teyla, arme au poing.
- Qu'y a-t-il Rodney ? questionna le Colonel à la radio.
- Une énorme bestiole m'a attaqué mais c'est bon, je contrôle la situation.
- Quelle genre de « bestiole » ?
- Du genre énorme, avec des pinces de partout. Teyla est blessée.
- Je vais bien, intervint l'athosienne. Ce n'est que superficiel.
- Oui, continuez de fermer les portes, moi je retourne aux générateurs.
- Ok. Faites attention, on reste en contact. Sheppard terminé.
Pendant que McKay essayait tant bien que mal de leur sauver la vie, Ronon et le Colonel se battaient énergiquement contre la mort en fermant manuellement les portes du vaisseau situées à des emplacements stratégiques. C'était un travail de force et les deux hommes y arrivaient sans difficultés.
- Et voilà, dit John. Fini.
- Attention ! cria le Satedien en sortant son arme.
Une créature venait d'apparaître derrière eux, les prenant par surprise… du moins avait-elle prit John par surprise. Cependant, elle n'eut pas le temps d'atteindre sa cible, Ronon lui tira entre les deux yeux, faisant s'écrouler la bête. Ses réflexes d'ancien Coureur leur avaient évité une mort terrible. Le Colonel frissonna à la vision des pinces de la créature.
- Rejoignons les autres.
Quand John et le Satedien arrivèrent à la salle des machines, ils y trouvèrent McKay qui faisait les cents pas, l'air paniqué. Comme à son habitude en fait…
- Je n'ai pas assez d'énergie pour protéger le vaisseau avec le bouclier. Il nous en faudrait plus mais je n'ai ni le temps ni les ressources.
- Et si le bouclier ne protégeait pas entièrement le vaisseau ? proposa Teyla d'un air hésitant. Nous n'avons besoin que de la salle de commandes.
- Oui ! Et de la salle des machines pour l'alimentation, ajouta Sheppard.
- Et du hangar à vaisseaux, souligna Ronon.
- Je ne sais pas… C'est pas si simple.
- Vous ne pouvez pas recalibrer le bouclier ? s'étonna le militaire. Je pensais vraiment que vous pourriez. Je crois qu'on est foutu alors.
Ce n'était pas bien amené mais cela suffirait pour que McKay laisse de côté son pessimisme maladif et trouve une idée de génie pour les sortir de ce mauvais pas.
- Je vais essayer, mais ce n'est pas dit que je réussisse.
- McKay !
- Ok, ok. Une demi-heure, c'est tout ce qu'il me faut.
- On n'a pas une demi-heure !
-Ok, vingt minutes. Je peux pas moins.
- Dépêchez-vous alors !
