Et voilà le chapitre suivant :)
Chapitre 6 :
Amélia jeta un œil à l'écran et aperçut un vaisseau se dirigeant vers la cité. Le Docteur Weir, debout non loin de là, regardait le point rouge clignotant se rapprocher de plus en plus. Puis… une rafale ébranla la tour, projetant tout le personnel au sol dans un concert de verre brisé et de cris. Alors que des hybrides armés commençaient à investir la salle de commande, Elizabeth pris ses jambes à son cou, tandis que la technicienne de la Porte se faisait paralyser.
A
- J'espère que ça marchera, dit Rodney en arrivant dans la salle de commande.
- Ca marchera, assura Sheppard.
Toute l'équipe était réunie autour de Teyla qui s'était mise aux commandes du vaisseau Ruche.
- On commence notre descente, les avertit-elle.
Le bon hyper-espace avait consommé plus d'énergie que prévue, leur avait fait savoir McKay. Il était possible qu'ils n'arrivent jamais sur la planète.
- Rodney… héla Sheppard.
- Oui, oui. Je ne dois pas lever le bouclier trop tôt, autrement on brulera !
- Et si vous le faites trop tard on brulera aussi !
L'atmosphère de la planète était de plus en plus proche, faisant trembler le vaisseau. Rodney manqua perdre l'équilibre, son portable tomba à terre. John et Ronon se tenaient à ce qu'ils pouvaient mais rien ne semblait troubler Teyla. Les yeux fermés, la jeune femme plissait le front en espérant pourvoir poser ce vaisseau sans les tuer au passage.
- McKay ! Il commence à faire très chaud ici ! s'exclama John.
- Vous préférez bruler dans l'atmosphère ? rétorqua le concerné. Encore deux minutes.
Ces minutes furent les plus longues de toute leur vie, chacun fut assaillit par ses pires souvenirs, comme si on avait voulue les torturer une dernière fois avant de leur arracher la vie. Rodney se dit que son égo l'avait longtemps empêché d'exprimer tout le respect et l'affection qu'il vouait à ses amis. Teyla pensa à son fils, espérant qu'il n'ait pas à grandir sans sa mère à ses côtés. Ronon ferma un instant les yeux, le regret le transperçait de part en part… le regret de ne pas avoir put dire à l'athosienne les sentiments qu'elle lui inspirait avant qu'il ne soit trop tard. Sheppard, quant à lui, pensa à Elizabeth, restée sur Atlantis. Il se promit de trouver le moyen de revenir d'entre les morts pour ce venger du Wraith si celui-ci faisait du mal à l'ancienne leader.
- Maintenant ! dit Rodney en appuyant sur le bouton.
Le bouclier s'activa, dissipant la chaleur qui s'était accumulé autour de la coque du vaisseau.
La descente dans l'atmosphère demanda un effort de concentration extrême de la part de Teyla. Toutefois, elle réussit à se poser sans trop de dégâts. Du vaisseau, il ne restait qu'une petite partie.
A
- En baissant le bouclier on détruira cette cité depuis le vaisseau.
Elizabeth visa le mur à l'autre bout de la pièce et tira. Elle craint un instant que sa diversion ne fasse pas effet mais elle s'accorda un sourire lorsque les deux gardes s'éloignèrent des consoles. Adoptant l'attitude qui était la sienne autrefois, la tranquillité et la force qui faisait les leaders, le Docteur Weir entra le code alphanumérique que lui avait confié John avant de partir. La combinaison fut validée et elle put modifier le code de désactivation du bouclier. Se doutant de l'identité de leur agresseur, Elizabeth était déterminée à ne pas lui céder la cité sans se battre.
Au moment où l'ancienne leader s'apprêtait à s'éloigner tout aussi discrètement, les deux hommes se précipitèrent sur l'intruse et l'attrapèrent par le bras, l'empêchant de s'enfuir. Elizabeth se débâtit mais ses adversaires étaient bien trop forts pour elle. Ils l'entrainèrent vers son ancien bureau et montèrent la garde devant la porte.
En attendant que l'ennemi ne fasse son apparition, le Docteur Weir pensa à John, il lui avait fait confiance en lui donnant son code et il lui servait maintenant. John… où était-il à cet instant ? Des pleurs provenant d'un siège voisin la tirèrent de sa réflexion silencieuse. C'était Toren. Il se calma dès qu'Elizabeth l'eut pris dans ses bras.
- Docteur Weir ? lança, derrière elle, une voix étrangement familière qui la fit frissonner d'effroi.
Reposant l'enfant de Teyla, elle se retourna lentement.
- Michael…
- Je suis très surpris de vous voir ici.
- Pas autant que moi, croyez-le, rétorqua-t-elle en le défiant du regard. Pourquoi êtes-vous là ?
- C'est pourtant évident… J'entends bien détruire cette cité depuis l'espace et partir avec l'enfant. Maintenant que l'équipe du Colonel Sheppard n'est plus là, je ne devrais rencontrer aucune résistance.
- Moi je suis là.
Michael éclata d'un rire caverneux qui résonna dans la pièce.
- Vous ne pouvez rien contre moi, Docteur Weir. Cette-fois, j'ai prise toutes les précautions nécessaires.
- Cette fois ? releva Elizabeth.
Le Wraith sourit, il s'agissait plus d'un rictus vicieux, comme s'il se délectait de savoir quelque chose dont elle ignorait tout.
- J'ai eut un aperçut des événements à venir, révéla-t-il.
Il ne risquait rien à la tourmenter avant de la tuer. L'humaine eut un regard interrogateur il ajouta :
- Durant mes nombreuses recherches j'ai découvert un très ancien dispositif. (Il rit) Ancien… c'est le cas de le dire.
- Si cette technologie était Lantienne comme vous le laissez entendre, comment l'avez-vous faite fonctionner ?
- Vous ne croyez tout de même pas que je vais tout vous révéler ?
- Qu'importe puisque vous me tuerez de toute façon, répliqua Elizabeth avec aplomb.
Michael rit de plus belle. Décidément, le Docteur Weir ne manquait pas de cran.
- Pourquoi s'encombrer de détails inutiles ? J'ai mis un certain temps, mais j'ai finit par réussir à la mettre en route. Imaginez ma surprise lorsque je me suis retrouvé…dans le futur.
L'effarement et l'horreur se lurent sur le visage d'Elizabeth. Les conséquences d'un tel voyage étaient à peine envisageables.
- Je vois que vous commencez à comprendre. Là bas j'ai découvert que votre équipe avait eut raison de moi depuis quelque temps. Pour tout vous dire, c'est Teyla qui m'avait achevé.
- Ca ne m'étonne pas. Et je suis convaincue qu'elle recommencera avec plaisir.
- Tous vos espoirs sont vains, malheureusement pour vous. Votre précieuse équipe est morte à l'heure qu'il est, ou ça ne devrait plus tarder.
- Votre vaisseau, comprit-elle soudain. Vous leur avez tendu un piège !
- Michael, les interrompit un des hommes. Les codes de sécurité ont été modifiés. Nous ne pouvons pas désactiver le bouclier.
- Quoi ? s'exclama le Wraith en tapant rageusement du poing sur le bureau en verre qui se brisa, faisant sursauter Elizabeth et pleurer Toren.
Il se tourna vers Elizabeth, l'air accusateur.
- Qu'avez-vous fait ?
L'ancienne leader ne daigna pas répondre.
- Vous ne pouvez pas les contourner ? questionna Michael à l'attention de son homme de main.
- Il me faudrait plus de temps.
Michael n'était pas satisfait à l'idée de devoir rester ici plus longtemps, ce qui risquait de compromettre toute l'opération. Il avait malgré lui appris la prudence. D'un autre côté, la destruction d'Atlantis était une des pièces mères dans la réalisation de son projet.
- Voyez-ce que vous pouvez faire.
L'homme sorti de la pièce.
- Qu'avez-vous fait ? interrogea le Wraith en se rapprochant d'Elizabeth.
La diplomate ne recula pas, si bien qu'ils ne furent bientôt qu'à quelques centimètres l'un de l'autre, se fusillant du regard. Dans ses négociations, elle avait eut affaire à des hommes qui se voulaient impressionnants mais qui ne l'avaient jamais fait baisser les yeux.
- Dites-moi ce que vous avez fait si vous tenez à la vie !
- Jamais je ne vous aiderais ! cracha Elizabeth.
- Je vois. Je vais devoir me débrouiller autrement… Si vous ne coopérez pas, vous ne m'êtes d'aucune utilité, Docteur Weir.
Les deux gardes entrèrent dans la pièce.
- Mettez-la en cellule.
- Bien.
Elizabeth se débâti mais tous ses efforts étaient vains.
- Michael ! Je vous tuerez moi-même s'il le faut ! Jamais vous n'aurez cette cité !
Alors que les deux gardes la jetait en cellule, Elizabeth se dit que les Anciens avaient finalement raison : elle aurait dut attendre avant d'intervenir, elle n'avait fait qu'empirer les choses. S'être précipité n'avait que facilité la tâche à Michael en l'aidant à piéger l'équipe de Sheppard. Maintenant elle en payait les conséquences.
