Voilà le dernier chapitre, merci pour vos reviews.
bonne lecture :)
Chapitre 8 :
Il était tard. Elizabeth entra dans l'infirmerie et tomba nez à nez avec le Docteur Keller, qui lui sourit.
- Il est là-bas, dit cette dernière en désignant le lit où Sheppard était installé.
En voyant arriver l'ex-leader, les anciens réflex du Colonel l'obligèrent à se relever légèrement, ce qui lui tira une grimace de douleur.
- John, le salua-t-elle avec un sourire sincère. Bien que n'étant plus votre chef, je tenais à vous féliciter pour cette victoire.
- Oh, ce n'était rien, temporisa le militaire. Et puis, on y serait pas arrivé sans vous…
Elizabeth hocha la tête gravement. Ils restèrent un moment silencieux, la question « et maintenant ? » leur brulant les lèvres. Qu'allaient-ils faire maintenant que Michael avait été vaincu et qu'Elizabeth n'était plus indispensable sur la base ? Sheppard aurait aimé pouvoir dire quelques chose, n'importe quoi qui puisse un tant soit peu exprimer ce qu'il ressentait. Cependant, il n'avait jamais était doué en la matière. Cette situation étrange le ramena plusieurs années en arrière, dans cette même infirmerie, avec Elizabeth. Là aussi il n'avait pas dit ce qu'il aurait voulu.
- On s'en est sortit, c'est l'essentiel.
- Oui. Bonne nuit John.
- Bonne nuit.
A
- Colonel, tenta de nouveau Jennifer. Vous n'êtes pas en état de sortir ! Vous devriez rester encore quelques jours.
- Désolé Docteur mais j'ai toujours détesté rester allongé dans un lit à ne rien faire.
La jeune femme secoua la tête en souriant, elle ne pouvait pas le retenir.
- Très bien, finit-elle par céder. Mais…
John partit à toute allure.
-…ne faites pas trop d'efforts, compléta-t-elle, bien que son patient ne soit plus là.
Le Colonel Sheppard se dirigea directement vers le bureau de leur leader, entrant sans même prendre la peine de frapper.
- Colonel, constata Woosley en levant les yeux du rapport qu'il lisait.
- Mr Woolsey, dit John avec appréhension.
- Le Docteur Keller vous a autorisé à quitter l'infirmerie ?
- Pas vraiment, mais ça ne pouvait pas attendre.
Maintenant qu'il était ici, il avait de sérieux doute quant au contenu de son argumentation. Il était fou d'espérer changer la situation, mais il ne pouvait tout simplement pas les laisser renvoyer Elizabeth sur Terre.
Woolsey le dévisageait depuis un moment, se demandant à quoi pouvait bien penser son subordonné. John prit une grande inspiration et lança :
- Je voudrai que vous reconsidériez votre décision à propos du Docteur Weir.
Le dirigeant soupira imperceptiblement. A l'air agité du Colonel, il avait plus ou moins deviné le sujet qu'ils allaient aborder.
- Colonel… Cette décision ne dépend pas de moi.
- Bien sûr que ça dépend de vous ! Vous êtes le chef de cette expédition et un membre du comité de surveillance. Vous n'allez pas simplement la renvoyer sur Terre alors que sa propre mère la croit morte !
- She…
- Jackson a bien réintégrer SG-1 ! Carson a put rester dans Pégase !
- Sheppard, je comprends ce que vous ressentez.
- Non, dit John en secouant la tête. Vous ne pouvez pas comprendre.
Il releva la tête et revint à la charge, bien décidé à ne pas laisser tomber :
- Vous lui devez bien ça après tout ce que vous lui avait fait subir par le passé. Est-ce que vous savez le nombre de fois où elle a pensé à démissionner ? Parce que vous lui mettiez tout sur le dos ! Après tout ce que vous lui avez fait subir !
-Sheppard…
- Et ce qu'elle a sacrifié pour venir nous sauver !
Il se tut enfin. Woolsey le détailla du regard, troublé.
- Je ferais ce que je pourrais, mais je ne vous promets rien.
- Merci Mr Woolsey.
A
John passa la porte du balcon et s'arrêta à quelques pas d'Elizabeth. Il avait sut exactement où la trouver, ce balcon où elle avait prit l'habitude de venir réfléchir en contemplant les vagues s'échouer sur les berges de la cité. La nouvelle experte en langage Ancien se tourna vers lui et sourit. Tous deux étaient soulagés que le Comité ait finalement décidé qu'elle était indispensable ici. Sheppard s'avança et vint s'accouder à la balustrade.
- J'avais presque oublié à quel point c'était beau, dit Elizabeth en désignant la mer et les étoiles scintillantes.
John se tourna vers elle, constatant que chaque détail était gravé en lui pour toujours, il n'avait rien oublié d'Elizabeth Weir. L'avoir à nouveau en face de lui, et savoir qu'elle resterait ici, lui procurait plus de sensations qu'il n'aurait put les ordonner. Il sourit à son tour.
- Je suis heureux que vous restiez…
- Moi aussi, je suis heureuse de vous avoir tous retrouvé.
Elizabeth plongea son regard dans les yeux noisettes du Colonel, le message était clair : c'était lui qu'elle était heureuse de retrouver.
- Mon travail sera moins éprouvant et je pourrais enfin me consacrer un peu à moi.
- J'ai quelque chose pour vous, dit soudain John.
Elizabeth lui adressa un regard interrogateur. Le militaire lui tendit un pot en terre cuite, le pot qu'il lui avait offert à l'occasion de son anniversaire.
- Vous l'avez gardé ? constata l'ancienne leader, émue au-delà des mots.
John hocha la tête, et ajouta en la regardant dans les yeux :
- L'avantage de cette situation c'est que vous n'êtes plus ma supérieure hiérarchique…
- Et donc, Colonel ? demanda Elizabeth, devinant parfaitement où il voulait en venir.
Sheppard se rapprocha un peu plus d'elle, leur visages n'étaient plus qu'à quelques millimètre une situation qui aurait été impossible… avant.
- Vous m'avez terriblement manqué, souffla-t-il.
Elizabeth hocha la tête. Les mots ne suffisant pas à exprimer ce qu'elle ressentait, elle combla le vide entre eux en faisant ce qu'elle désirait depuis le tout début : embrasser John Sheppard, cet homme généreux et courageux qui n'hésitait pas à braver tous les dangers pour sauver de parfaits inconnus. John posa sa main sur la taille d'Elizabeth, resserrant leur étreinte. Ils restèrent ainsi un temps indéterminable, sous la pâle lueur des lunes.
FIN
