Oh My God! I'm not dead...

Bon OK, j'avoue la MAJ a été plutôt très très longue et je m'en excuse!

Je suis motivée pour faire un prochain chapitre avant la Nouvelle année!

Bonne lecture!


Chapitre VI

Prémices amoureux

Hermione sortit rapidement de la salle de Potion. Elle avait eu trop d'émotions en une journée pour pouvoir en supporter plus. Comment pouvait-on être aussi stupide ? Comment pouvait-on compromettre sa vie sociale pour quelque chose d'aussi futile ? Hermione aurait temps aimé pouvoir tout changer d'un claquement de doigt.

Mais pour son plus grand malheur, elle ne réussit qu'à faire claquer la porte des toilettes du 3ème étage. Prise d'une crise de colère et de tristesse soudaine, elle jeta son sac à travers la pièce. Il alla s'écraser contre les vitraux, en face d'Hermione. Tous les sentiments qu'elle avait refoulé depuis 2 jours lui revenaient en plein visage, et elle ne se sentait pas assez forte pour les contenir.

Hermione écrasa son dos contre la paroi du mur à côté de la porte et se laissa glisser jusqu'à toucher le sol. Des larmes silencieuses vinrent couler sur ses joues si roses d'habitude. Le teint blafard qu'Hermione venait de prendre ne laissait rien présager de bon. Trop, c'était trop. Alors elle se laissa aller, elle pleurait de colère, de frustration et de tristesse.

Hermione recroquevilla ses jambes vers son ventre. En cet instant précis elle se détestait. Elle était devenue tout ce qu'elle avait toujours combattu, la trahison, le mensonge, la faiblesse. Et tout cela, c'était de sa faute à lui. Peut-être ne l'avait-il pas fait de son plein gré mais le fait est, qu'il avait chamboulé Hermione.

Malgré ça, Hermione n'arrivait pas à lui en vouloir. Cela aurait été tellement plus facile mais elle n'y arrivait pas. Faible, voilà la seule explication qu'elle se trouva. Les larmes redoublèrent mais Hermione continuait de s'enfoncer mentalement. A croire qu'elle trouvait un plaisir sadique à se faire du mal. Peut-être devenait-elle comme lui.

Et puis sans rien comprendre, Hermione se mit à rire, à rire très fort. L'écho de sa voix se répercutait dans les toilettes ainsi que dans le couloir du 3ème étage. Ce ne fut qu'après dix bonnes minutes qu'Hermione reprit son calme. Son rire ainsi que ses sanglots s'évanouirent dans un soupir. Elle était fatiguée d'avoir pleuré, de toujours devoir porter le poids des autres sur ses épaules.

Finalement, Hermione se redressa et lissa sa jupe, froissée par sa précédente position. Elle se dirigea vers le miroir en face d'elle et se fixa. Ses joues avaient repris leur couleur d'origine, légèrement rosée avec une pointe de rouge au centre. Son teint livide avait disparu mais les traces de sa crise étaient encore visibles.

Hermione avait les yeux rougis et gonflés, le sillon des ces larmes était quant à lui toujours là. Elle prit quelques minutes pour se débarbouiller d'eau et sortit des toilettes. Une chance que tout le monde soit en cours, qu'aurait-il pensé s'il l'avait vu dans cet état ? Hermione stoppa son avancée dans le couloir et se mit à réfléchir.

Comment allait-elle faire désormais ? La tempête était passée mais maintenant, il fallait en subir les conséquences. Et tout le monde savait qu'un ouragan n'arrivait jamais seul. Elle ferma les yeux et reprit ses esprits, arrêter de penser était sa seule chance de s'en sortir. Alors qu'elle progressait dans le long corridor, elle vit Drago s'avançait dans sa direction. Quand on parle d'ouragan.

Hermione s'arrêta et essaya de faire demi-tour mais celui-ci l'avait déjà vu et même rattrapé. Drago se planta devant elle.

« Je crois que nous n'avons pas fini notre conversation de tout à l'heure.

- Qu'est-ce que tu as à rajouter ? Répondit ironiquement Hermione. Sa haine envers lui était en train de reprendre le dessus.

- On est quoi au juste ?! On est ennemi, on est amant ? Je suis perdu.

- Drago Malefoy reconnaissant sa faiblesse, voilà un moment à graver dans ma mémoire.

- Mais qu'est-ce que tu as à la fin ?! S'emporta Drago devant l'indifférence d'Hermione.

- Qu'est-ce que j'ai ? Tu devrais plutôt dire qu'est-ce que je n'ai pas ! »

Drago ouvrit la bouche pour répliquer mais il se rendit compte qu'il ne voyait pas où voulait en venir Hermione. Il ne put que la fixer, essayant de lire en elle.

Hermione comprit ce qu'il tentait de faire et détourna le regard. Cette scène lui rappelait étrangement un moment déjà passé en la compagnie de Drago. Elle se refusa à ce que cela recommence.

« Laisse moi tranquille. Retournes dans ta petite vie parfaite avec Hélène et lâche-moi. Finit par murmurer Hermione.

Son ton était las, elle en avait assez de se battre, elle voulait juste que tout rentre dans l'ordre.

- C'est vraiment ce que tu veux ?

Drago avait lâché cela d'une traite après un bref moment de silence. Hermione remonta son regard sur lui.

- Cela t'étonne tant que ça ?

- C'est juste que… Je ne sais plus quoi penser de toi. »

Drago la regarda durement, lui prouvant que ces mots étaient on ne peut plus sérieux.

Hermione émit un petit rire désabusé et plongea son regard une dernière fois dans celui de Drago. Il fallait qu'elle se dégage de ce cercle vicieux.

Elle fit un pas en avant et contourna Drago pour se retrouver dos à lui. Elle fit un nouveau pas mais s'arrêta. Hermione ferma les yeux et lui dit :

- J'aurais aimé que ça se termine autrement.

- C'est-à-dire ? Demanda Malefoy, sans pour autant se retourner.

- Tu le sais très bien. Le problème est que tu ne l'avoueras jamais.

Et Hermione continua son chemin sans se retourner. Il fallait qu'elle se détache, l'emprise qu'il avait réussi à avoir sur elle en 2 jours devait disparaître. C'est alors qu'Hermione se mit à réfléchir, et si il avait une emprise sur elle depuis plus longtemps ? Cela expliquerait beaucoup de non-dits…

Hermione essaya de ne plus repenser à ce moment. Elle avait décidé de tout oublier, de tout chasser de sa mémoire. Après tout, si elle n'y faisait plus attention, peut-être tout cela disparaîtrait comme c'était venu. La nuit passa lentement, trop lentement à son goût. Ces nuits se rallongeaient et ces journées diminuaient, à croire que Merlin voulait qu'elle se retrouve seule un maximum de temps.

Vers sept heures du matin, Hermione sortit de son lit pour se diriger vers la salle de bain. Elle avait grise mine, qui pouvait se vanter d'être en pleine forme alors qu'il avait mal au cœur ? Personne. Oui Hermione avait fini par l'avouer durant la précédente nuit, elle souffrait sentimentalement, dur à croire. Elle-même ne l'aurait pas parié, mais il ne faut jamais dire jamais.

Il était difficile de penser qu'elle pût ressentir quelque chose, aussi infime soit-il, pour Drago. C'est vrai, il est le genre de personne qu'on déteste aux premiers abords et qu'on déteste encore plus dès qu'on essaye de creuser. Il est peureux, satirique, arrogant et tellement vile, personne ne devrait vouloir s'attacher à lui. Oui personne. Mais Hermione n'est pas personne.

Elle était bien connue pour être différente, pour savoir se démarquer du lot. Et bien là, pour s'être démarquée, elle s'était démarquée. Hermione était quelqu'un d'imprévisible et il lui arrivait de se surprendre elle-même, plus souvent ces derniers jours il fallait dire. En cet instant, elle aurait aimé être comme les autres.

Sur ces pensées lugubres, Hermione prit sa douche et s'habilla rapidement. Elle descendit dans la salle commune pour attendre Ron et Harry, il fallait qu'elle reste un maximum de temps avec ces amis. Ils avaient toujours été là et ils avaient toujours réussi à lui faire oublier les pires horreurs, alors une petite peine de cœur, qu'était-ce en comparaison ?

Ils ne descendirent tous les deux que vers huit heures. Hermione referma son manuel de Métamorphose et alla à leur rencontre.

« Bien dormi les garçons ? Leur demanda Hermione, d'un ton qui sonné extrêmement faux.

- Ca aurait pu être mieux si Neville n'avait pas ramené cette horrible plante du cours de Botanique. Répondit Ron, en faisant de grands gestes. Tu te rends compte qu'elle a fait des bruits bizarres toute la nuit ?!

- Quels genres de « bruits bizarres » ? Fit Hermione, plutôt avide d'en savoir plus sur cette plante.

- Du genre, comme quand tu as le ventre qui gargouille.

- C'était plutôt un bruit de… sécrétion. Compléta Harry. »

Tous les trois se fixèrent, mal à l'aise, avant que Ron ne propose qu'ils descendent manger. Harry et Hermione le suivirent de bon cœur en discutant de tout et de rien.

Dans la Grande Salle régnait une ambiance étouffante. C'était en tout cas comme cela que Hermione vivait son petit déjeuner. Personne ne semblait avoir remarqué cette pesanteur, sauf elle. A côté d'Hermione se trouvait Harry et Ron, qui discutaient de mondanités, croyant qu'Hermione les écoutait.

La jeune femme ne les remarqua plus jusqu'à la fin du petit déjeuner. Elle était trop occupée à se persuader de ne pas regarder dans la direction de la table des Serpentard où Drago venait de prendre place. Hermione vivait en ce moment même un combat des plus acharné dans sa tête. Ils s'étaient tout dit hier soir, ou presque, il n'y avait plus rien à attendre de lui, d'elle, d'eux.

Ce fut Ron qui la ramena dans le monde réel après l'avoir interpellé plus de quatre fois.

« Désolée, j'ai la tête ailleurs. Murmura Hermione en guise d'excuses.

- Ouais, si tu le dis. Bon qu'est-ce que tu en penses ? Fit Ron.

- Que… qu'est-ce que je pense de quoi ? Répondit Hermione incrédule.

Elle regretta vite ce manque d'attention en voyant l'air que prenait Ron. Il devint rouge et se renfrogna en marmonnant :

- Si tu n'veux pas, dis le directement. Fais pas semblant de pas avoir compris.

Hermione chercha l'aide de Harry mais celui-ci semblait avoir trouvé un intérêt particulier pour son pain aux céréales.

- Espèces de… »

Mais Hermione ne finit pas sa phrase. Elle en avait assez, de toutes ces balivernes, de tous ces non-dits et de ces commodités que se balançaient les gens par hypocrisie.

Elle se leva prestement de la table des Gryffondor et lança sa serviette violemment sur celle-ci. Mais dans son élan de « Je-m'en-foutisme », elle croisa le regard de Drago. Ce regard interdit. Son esprit vacilla et des flashs blancs crépitèrent devant ces yeux. Hermione trébucha sur le banc et partit en arrière. Ce fut un élève de Serdailgle qui la rattrapa avant qu'elle touche le sol.

Tous les regards dans la Grande Salle étaient dirigés vers Hermione mais elle n'en retenait qu'un, le sien. Elle vit Harry lui prendre le bras et la regardait, visiblement très inquiet. Il la fit sortir de la Grande Salle et la ramena dans la salle commune des Gryffondor. Hermione ne se souvint pas avoir vécu le trajet, tout était trop embrumé.

Elle ne se reconnecta à la réalité qu'après avoir été assise dans un fauteuil, silencieuse, pendant dix bonnes minutes. Pour dire vrai, Hermione ne réalisait pas vraiment ce qui venait de se passer. Elle comprit tout de même la frayeur qu'elle venait de faire à ses amis, en les voyant tous assis devant elle, les regards fixaient sur son visage.

Hermione tenta l'uns de ces petits tours de passe-passe et fit l'un de ces plus beaux sourires. Elle tenta de les convaincre que tout allait pour le mieux, d'habitude cela prenait, mais pas aujourd'hui. Harry refusa de croire qu'Hermione se portait à merveille, les amis ne sont pas que des épaules pour pleurer, ils savent. Et Harry comprenait.

Il était difficilement concevable qu'Harry puisse cautionner cela, mais il y était forcé. Un ami devait toujours être là. Concernant Ron, les choses étaient nettement plus compliquées. Il n'était pas au courant des récentes « frasques » d'Hermione et cela était peut-être mieux comme ça. Certains proches n'étaient pas prêts à entendre la vérité. Et toutes les vérités n'étaient pas bonnes à dire.

Hermione préféra abréger cette expertise et alla se réfugier dans son lit. Pour la première fois depuis longtemps, elle fut heureuse de se retrouver seule. Les rayons du soleil traversèrent la fenêtre et vinrent éclairés la pièce. Un signe de Merlin ça encore ! Hermione sortit de son lit aussi vite qu'elle y était rentrée et fit les cent pas dans le dortoir.

Elle n'avait pas envie de descendre et de tous les voir, encore. Qui voudrait voir ses amis dans ce genre de situation ? Presque tout le monde, mais pas Hermione. Stupide différence, les gens normaux envient ceux qui sont différents, comme Hermione, et les gens comme Hermione envient les gens normaux. Personne n'est jamais satisfait de ce qu'il a.

Ce fut sur cette pensée plutôt bien construite qu'Hermione prit son sac et se dirigea d'un pas déterminé vers sa journée.

Début d'après-midi, 14h.

Hermione avait tout fait pour éviter les conflits. Elle se plaçait le plus loin possible de Drago en cours, prenait soin de ne pas prendre un même couloir qu'Hélène et se contentait d'écouter le cours attentivement, au lieu de supporter les jérémiades de Ron sur l'état d'Hermione. Oui, tout était calculé à la perfection. Mais parfois, même les plans les mieux bâtis pouvaient vite s'effondrer.

Celui d'Hermione s'écroula comme un château de baguettes lorsqu'elle faillit entrer en collision avec une tornade blonde frisée. Les deux jeunes femmes se fixèrent sans décrocher un mot et se fut Hélène qui, en formant un rictus d'amertume avec ces lèvres, la salua.

« Je vais très bien, je te remercie. Répondit Hermione, la situation la gênant terriblement.

- Tu ne me renvoies même pas la question, quelle politesse de ta part. Fit Hélène sarcastiquement.

- Tu ne m'en as pas laissé le temps.

- Tu n'as pas le temps de me demander comment je vais mais pour embrasser celui que j'aime, tu es disponible ?! Tu me dégoûtes.

- Mais quand vas-tu comprendre que c'est finit !? »

Un lourd silence s'installa. Hélène dévisagea Hermione, une lueur étrange passa dans ses yeux.

« Comment ça « C'est fini » ?

- Je voulais dire qu'il n'y a rien entre nous. »

Hermione essaya de se rattraper mais la révélation avait déjà fait son chemin dans la tête d'Hélène. Soudain, elle devint rouge de colère et leva la main droite, prête à gifler Hermione mais une personne, arrivant par derrière l'en dissuada.

Drago se posta à côté d'Hermione et observa Hélène sans réellement comprendre ce qui se passait.

« Tu l'aimes ? Demanda Hélène à Drago.

- Pardon ?

L'air que venait de prendre Drago était plus qu'équivoque sur ses sentiments. Il affichait une mine perdue, et Hélène le remarqua.

- Je te demande si tu aimes cette bécasse !

- Je ne te permets pas de m'insulter ! Réagit Hermione en lançant un regard meurtrier.

- Ca suffit ! Intervint Drago. Hélène, je sors avec toi, c'est toi que je veux. Oui j'ai embrassé cette « bécasse » comme tu dis mais c'était une erreur. Elle te la dit elle-même, c'était à cause une stupide branche de gui. Fit Drago, d'un ton neutre et dégagé. »

Son discours sembla convaincre Hélène. Ses traits se radoucirent et elle baissa la main, celle qui était prête à frapper Hermione. Celle-ci se sentit soulagée, mais d'un autre côté, elle aurait eu envie de crier à Drago d'arrêter de mentir. Elle aurait voulu lui sauter au cou et l'embrasser. Finalement, Hermione comprit, trop tard, qu'elle n'était pas enfermée dans un cercle vicieux.

Elle était juste tombée amoureuse de son ennemi, elle avait créée son propre cercle et par envie de continuer à jouer à ce jeu dangereux, elle s'était voilée la face et avait refusé d'en sortir. C'est en voyant Drago murmurait des mots à l'oreille d'Hélène qu'Hermione réalisa l'ampleurs des derniers événements.

Elle tourna sur elle-même et partit dans la direction opposée. Hermione aurait voulu disparaître derrière ses murs, mais elle continua son chemin, droite, déterminée et résolument anéantie. Personne n'est jamais satisfait de ce qu'il a.

Ce qu'elle ignorait, c'est qu'une personne continua son propre chemin, de son côté, mais partait le cœur tout aussi lourd que celui d'Hermione.


Merci pour toutes vos reviews.