TA DA !
Un chapitre que vous allez adorer, c'est sûr ! Et qui me fera pardonner par la même occasion pour cette longue attente !
Bonne lecture, éternellement Letty Malfoy.
Chapitre VIII
Le gémissement des cloches
Elle l'avait. Son calvaire était fini, elle avait enfin ce qu'elle désirait depuis maintenant des mois, Drago Malefoy. Hermione était accoudée à son banc, le regard rêveur pendant que le professeur Rogue dictait son cours. C'était presque irréelle, comment avaient-ils pu en arriver là ? Une année en arrière, tout cela aurait été de la fiction pure, même l'esprit le plus imaginatif n'aurait su comment faire pour les réunir. Et aujourd'hui, c'était chose faite. Comment expliquer l'inexplicable, l'improbable ? Hermione sourit en imaginant la tête de Rogue s'il savait. Elle s'installa plus confortablement sur la chaise et croisa les bras sur sa poitrine. Qu'allaient-ils faire maintenant ? Baiser, fait; dépression, faite; sexe, en attente. Était-ce vraiment ça la prochaine étape ? Hermione n'était pas sûre d'être encore prête pour ce genre d'intimité. Elle n'avait que 16 ans, bientôt 17, ils n'étaient pas obligés de se jeter là dedans comme si leurs vies en dépendaient !
Hermione se retourna pour regarder l'objet des ses réflexions. Il notait soigneusement son cours de sa plume blanche, et ne faisait clairement pas attention à elle. Il était évident que pour lui, aucunes questions ne le traversaient. Hermione se concentra de nouveau sur le tableau, où Rogue notait magiquement des explications au thème du jour. Pourquoi fallait-il que le sexe la travaille autant, ce n'était rien de plus qu'une « étape » à passer, quelque chose dont elle ne devrait vraisemblablement pas avoir honte. Elle n'avait jamais couché, et alors ? Qui pouvait se vanter de coucher à tout va à 16 ans ? Ce n'était pas une question d'être prête ou non, c'était une question de morale, envers elle mais aussi ses amis. Hermione ne pouvait décemment pas coucher avec l'ennemi de ses amis et supposément le sien aussi. Il fallait qu'elle arrête de tergiverser. Rogue lui donna raison quand il annonça la fin du cours et les congédia sans ménagement de la salle. Neuf heures, plus que six heures de cours à potentiellement se ruiner l'esprit. Cela allait être une bonne journée.
Hermione rangea ses affaires en épiant du coin de l'œil Drago. Celui-ci faisait de même en rigolant avec son compatriote Blaise Zabini. Ils semblaient se moquer d'Harry et de Ron, au vu des regards moqueurs qu'ils leur lançaient. Hermione soupira, exaspérée. Dans son manque de concentration elle renversa son livre et sa plume par terre, attirant ainsi l'attention du Serpentard. Elle ne put s'empêcher de jeter un coup d'œil et fut satisfaite quand celui-ci lui fit un clin d'œil avant de se diriger vers la sortie, alors que Zabini était clairement en train de se moquer d'elle. Harry et Ron vinrent à la rescousse d'Hermione quand ils remarquèrent que Rogue allait sortir une remarque désobligeante à l'encontre de leur amie. C'est ainsi que le trio sortit de la salle pour se rendre à leur cours de Métamorphose avec le professeur Mc Gonagall.
« Tu as l'air en meilleure forme aujourd'hui Hermione. Fit Harry alors qu'ils marchaient tous les trois dans le couloir. Ca fait plaisir de te voir sourire.
- Harry a raison ! Qu'est-ce qui t'es arrivée ce dernier mois ? Continua Ron, en sortant un beagle de la poche de sa cape. Il croqua dedans à pleine dent er reporta son attention sur Hermione.
- On ne peut pas éternellement aller mal, n'est-ce pas ? Se contenta de répondre l'intéressée.
- Oui mais quand même ! J'ai cru que tu nous faisais une dépression post-automne ! Rigola Ron en continuant de manger. »
Ils rigolèrent de bon cœur. Cela faisait du bien à Hermione de rire de nouveau avec ses amis.
La journée passa effroyablement lentement pour la Gryffondor, qui n'attendait qu'une chose, le repas de ce soir et son dortoir. Elle n'avait pas parlé à Malefoy de la journée, cela l'agaçait un peu. Allez quoi, ils s'étaient embrassés, et pas qu'un peu, ce n'était pas pour s'arrêter en si bon chemin. Il ne lui avait fait aucun signe, ni envoyer un quelconque mot qui lui aurait dit « Rejoignons-nous quelque part à l'abris des regards ». Non rien du tout. C'était peut-être ça le pire, l'attente. Alors qu'Hermione descendait les escaliers avec ses deux amis de toujours pour aller dîner, elle vit au loin Drago et Hélène. Drago était accoudé à l'entrebâillure d'une fenêtre alors qu'Hélène lui caressait le bras. Garce ! Hermione s'arrêta et prétexta avoir oublier quelque chose dans son dortoir. Elle fit demi-tour et attendit que Ron et Harry soient partis pour se stopper. Elle s'appuya contre un mur et laissa reposer sa tête en arrière.
La vérité, tout n'allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. Hermione contrôla sa respiration et essaya de se calmer. Réaction typique d'une adolescente qui aurait vu quelque chose qu'elle aurait préféré ignorer. Drago était toujours avec Hélène, même après ce qui c'était passé, il sortait encore avec elle. Pourquoi, par la barbe de Merlin ? Hermione ferma les yeux et relativisa. C'était « normal », il n'allait pas quitter Hélène et clamer leur histoire haut et fort … Hermione rouvrit les yeux, mais quelle histoire au juste ? Elle lui avait dit qu'elle aimait, elle s'était enflammée dans une déclaration pour le moins absurde, et il ne lui avait pas donné l'impression d'un sentiment réciproque. Alors bon sens, quelle histoire ? Les mains d'Hermione se mirent à trembler. Aucun mot de pouvait d'écrire ce qu'il se passait entre eux. Aussi elle décida qu'elle devait l'affronter, il n'allait pas l'empêcher de manger sous prétexte qu'une dinde -soi-disant plutôt sympathique quand on la connaissait, et belle, ET intelligente- se pavanait devant lui.
Hermione défroissa sa jupe et avança dans le couloir jusqu'à arriver aux escaliers. Elle les descendit le plus dignement qu'elle pouvait, elle salua Neville qui remontait et essaya de focaliser son attention sur les portes ouvertes de la Grande Salle. Elle sentit malgré tout les regards de Drago et d'Hélène. Hermione préféra faire l'impasse, elle rassembla son courage et entra finalement dans la pièce pour dîner. Un soulagement se fit sentir en elle, elle avait réussi. Si sa théorie sur sa non-histoire avec le Serpentard était exacte, il ne lui restait plus que cinq mois à agir comme tel. Facile avec un peu d'entrainement. Elle rejoignit rapidement la table des Gryffondor et mangea, même si son estomac lui criait de s'arrêter sous prétexte de tout revomir une fois aux toilettes. Ca ne devait pas se passer comme lui l'entendait, ça ne pouvait plus se passer comme ça.
« Qu'il couche avec elle, je m'en fiche. Pensa Hermione en se servant des macaronis au gruyère. »
Alors qu'Hermione était plongée dans ses pensées, Malefoy entra dans la Grande Salle et alla rejoindre ses camarades, suivi d'Hélène. Le dîner se déroula comme d'habitude, aussi quand Harry et Hermione eurent terminé, ils remontèrent dans leur dortoir, laissant Ron discuter avec Dean et Seamus.
« Qu'est-ce qui c'est vraiment passé ? Demanda Harry, rompant ainsi le silence et les pensées d'Hermione.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? Interrogea la concernée. Harry s'arrêta et fixa sa meilleure amie dans les yeux.
- Tu crois qu'on est stupide ? Tu crois qu'on ne s'est pas inquiété pour toi durant un mois entier ? Tu nous as fait vivre un enfer Hermione, alors maintenant j'attends de savoir pourquoi.
Hermione baissa le regard et sentit le rouge lui monter aux joues.
- Je suis désolée Harry. Je ne voulais pas mais…
- Mais quoi ? Je suis ton meilleur ami, tout comme Ron. Nous avons traversé des choses ensemble, tu n'as pas le droit de te renfermer comme ça, sans aucunes explications ! Fit durement Harry.
- J'ai embrassé Malefoy… beaucoup de fois ces derniers temps. Avoua Hermione. Et si tu es réellement mon meilleur ami, tu dois comprendre. »
Harry fixait Hermione, des traits impassibles sur son visage. Dans un murmure il lui ordonna de le suivre. Harry marchait rapidement dans le dédale de couloir, suivi de prés par Hermione, qui redoutait ce qui allait se passer. Ils arrivèrent dans le parc de Poudlard, le vent sonnait froidement dans leurs oreilles dépourvues de protection. Harry s'était arrêté, il tournait le dos à Hermione.
« Je suppose que ça a commencé après ce qui s'est passé à Pré-au-Lard. Commença le Survivant.
- Oui. Répondit Hermione dans un souffle. Je me suis laissée emporter, Harry. J'ai fait d'un petit rien une montagne, je m'en suis rendue compte aujourd'hui.
- Tu n'as pas le droit. Répondit calmement Harry en se retournant vers Hermione.
- Pas le droit de quoi ?
- D'embrasser Malefoy, de ressentir quelque chose pour lui, tu n'as pas le droit ! C'est un ennemi. Oui on a changé, oui on a grandi, oui on a des hormones mais ça, ça dépasse n'importe quelle excuse Hermione. Continua-t-il sur le même ton. Hermione baissa une nouvelle fois le regard.
- J'ai toujours été intelligente. Mais apparemment trop naïve en ce qui concerne les garçons. Conclut Hermione en regardant de nouveau son meilleur ami.
- Tu es jeune Hermione, je le suis aussi. On a le droit de faire des erreurs, j'en ai fait. Assure-toi juste que se soit la dernière fois que tu fais ce genre d'erreur. S'il te plaît. »
Hermione acquiesça en secouant la tête. Ils restèrent plusieurs minutes dans le froid, contemplant le château en silence. Harry regarda Hermione et lui fit comprendre qu'ils étaient temps pour eux de remonter à leur dortoir pour rejoindre Ron.
« Tu devrais le dire à Ron. Fit Harry tour en marchant aux côtés d'Hermione.
- NON ! Cria l'intéressée, attirant l'attention des élèves aux alentours.
- Je t'assure Hermione, il comprendra. Il était mort d'inquiétude. C'est lui qui a le plus souffert de ton silence, il a le droit de savoir. Continua gravement le Survivant.
- Comment veux-tu que je lui avoue une telle chose ?
- Tu es sa meilleure amie, tu dois le savoir. »
Hermione fixa le sol, elle n'était pas sûre que ce soit une brillante idée. Ils arrivèrent finalement à leur salle commune, Ron se trouvait sur le canapé devant la cheminée avec un magasine. Hermione l'observa, il était vrai qu'il avait des cernes, il semblait fatigué, fatigué de s'être inquiété pour elle. Harry avait raison, il méritait la vérité. Ron leva les yeux vers elle et lui sourit avec tout l'amour dont il était capable. Elle alla s'asseoir à ses côtés, Harry s'installa sur le fauteuil. C'est ainsi qu'Hermione avoua tout à son meilleur ami. La mine décomposée de Ron à la fin de son récit fendit le cœur d'Hermione en un milliers de morceaux.
« Très bien » furent les seuls mots que prononça Ron avant de se lever et de se diriger vers son dortoir. Hermione essaya de le retenir par la main mais le regard si tristement dénué de compassion de Ron la fit lâcher prise. Elle regarda le feu de la cheminée alors que Ron s'éloignait, suivi de Harry. Elle resta là durant des heures espérant que Ron reviendrait pour lui pardonner. Elle l'espérait tellement. Alors Hermione resta assise, droite, sur la canapé, pendant des heures, jusqu'à ce qu'elle tombe de fatigue et s'endorme sur celui-ci. Il allait venir, il allait lui pardonner.
Hermione se réveilla le lendemain matin sur les coups de sept heures. Ron était assis sur le fauteuil à ses côtés et semblait dans ses pensées. Elle se redressa aussi vite qu'elle le pouvait et plongea ses yeux dans les siens. Il était revenu, il devait lui pardonner.
« Je vais avoir besoin de temps. Commença Ron, ne baissant pas les yeux.
- D'accord. Fut la seule réponse d'Hermione. »
Ron lui sourit tristement et se leva. Il passa le portrait de la Grosse Dame et disparut dans l'escalier. Hermione ferma les yeux et bascula sa tête en arrière. Il devait lui pardonner.
Il était quatorze heures, Harry, Ron et Hermione avait Défenses contre les Forces du Mal. Ron et Hermione ne s'étaient pas adressés la paroles de la journée, au grand dam de Harry. Ils s'installèrent chacun à leurs places et attendirent les instructions du professeur Rogue. Hermione essaya vainement de se concentrer sur le cours mais un problème d'ordre géographique lui rendait la tache difficile. En effet, à sa droite se trouvait Drago Malefoy et à sa gauche Ron. Hermione n'osa pas faire un geste, alors elle se contenta de regarder le tableau et d'écrire ce que Rogue dictait. Des bribes du cours parvinrent jusque ses oreilles.
« Il existe des sortilèges très puissantes et dangereux que vous n'oseriez jamais utiliser. Un récent évènement parut dans la Gazette du sorcier a du attirer votre attention. Oui, en effet M. Seamus, cette fameuse attaque dans le quartier de Mayfair. Je retire 5 points à Gryffondor pour votre intervention sans autorisation. Un sorcier a tué sa femme à l'aide d'un sortilège qui pourrait vous compter très cher si vous l'utilisiez. Le sort d'Expromere provoque un impact dans la peau, qui vous traverse de part en part. Un jet si fin que vous ne pouvez presque pas le voir mais qui fait des dégâts considérables. Ce sortilège est assimilé à une arme moldue que je suis sûre Mlle Granger connait, n'est-ce pas ? »
Rogue se tenait devant Hermione et la dévisageait. Tous les regards étaient braqués sur elle, de ce fait la Gryffondor se sentit extrêmement mal. Ce fut Harry qui répondit à sa place, ce qui valut 5 nouveaux points en moins pour leur maison.
Une demi-heure plus tard, Rogue les laissa partir avec une dissertation à faire pour le prochain cours. Hermione rangea ses affaires, tout en observant Ron. Elle sortit de la salle et marcha derrière lui. Il disparut avec Harry au croisement d'un couloir. C'est ainsi qu'elle ne vit pas arriver Drago derrière elle. Celui-ci lui attrapa le bras et l'attira dans un couloir vide sur leur droite. Le Serpentard la plaqua contre le mur le plus proche et l'embrassa fougueusement, ses bras encadrant la tête d'Hermione. La Gryffondor le repoussa violemment et le fixa intensément, les yeux brillants.
« Arrête ! Lui cria-t-elle.
- Mais qu'est-ce qui te prend ? Fit Drago, visiblement choqué de la réaction d'Hermione.
- Ron ne me pardonnera peut-être jamais, et c'est de ta faute ! Hurla Hermione, une larme s'échappant de son œil droit.
- Tu te moques de moi, c'est ça ? C'est toi qui est venu me chercher Granger ! C'est toi qui m'a dit que tu m'aimais ! C'est toi qui voulait que je quitte Hélène ! Cria à son tour Drago, passablement énervé.
- Je me suis trompée. Rien de tout ça n'est possible, il n'y a rien. Je ne tiens pas à toi, tu…tu ne me manques pas, jamais ! Mentit Hermione. »
Drago fixa Hermione pendant plusieurs minutes sans rien dire. Finalement, il s'approcha d'Hermione et l'embrassa de nouveau. Plus langoureusement, plus passionnément. Les mains du Serpentard fouillaient les hanches d'Hermione, s'attardant parfois sur les fesses, parfois sur le ventre. Hermione garda ses mains contre elle pendant quelques instants et elle craqua. Elle enroula ses bras autour du cou de Drago et se laissa aller, comme toujours. Sauf que cette fois-ci, l'enjeu semblait plus important. Hermione le comprit quand elle défit la cravate du Serpentard et qu'elle sentit les mains de Drago sous sa jupe, caressant ses cuisses. Sans se séparer d'Hermione, Drago réussit à trouver la porte des toilettes en tâtonnant de la main. Ils laissèrent leurs sacs devant la porte, plus rien ne comptait. Drago plaqua Hermione contre un lavabo et la fit s'y asseoir, enroulant ces jambes autour de son buste.
Hermione se débarrassa de la cravate et du cardigan du Serpentard, tandis que celui-ci enlevait ces chaussures et ces chaussettes à Hermione (ntd: les chaussettes: LE tue-l'amour !). Drago embrassa le cou d'Hermione, sa clavicule tout en faisant glisser sa chemise. Leurs gestes étaient brusques, peu surs d'eux. Hermione ôta sa chemise au Serpentard et regarda gênée son torse blanc imberbe. Drago recommença à l'embrasser en dégrafant le soutien-gorge de la Gryffondor. Elle aurait du être gênée, mais la nudité de son compagnon la dérangée plus que la sienne.
Ils s'embrassèrent, se touchèrent, se caressèrent, ils ne savaient pas vraiment comment s'y prendre, ce qui était bien, ce qui ne l'était pas. Après un certain temps, Drago fit glisser le sous-vêtement d'Hermione et défit sa propre ceinture. Hermione sentit l'érection du Serpentard à un endroit encore innocent et le rouge lui monta aux joues.
« Je ne l'ai jamais fait. Avoua Hermione en stoppant Drago. Celui-ci la regarda intensément.
- Moi non plus. Prononça-t-il avant de l'embrasser à nouveau. »
C'est ainsi que le Serpentard et la Gryffondor perdirent leur innocence ensemble, sans que rien ne puisse l'empêcher. Le souffle de Drago était saccadé, sa bouche contre le cou d'Hermione, ses mains sur ces hanches suivant le mouvement. Des vagues de plaisir remontaient en lui, délicieuses, sensuels, magiques. Il ferma les yeux et se laissa porter. Hermione avait enfoui sa tête dans le cou de Drago également, ses bras autour de son cou, elle se délectait tout autant que son amant. Ils continuèrent ainsi jusqu'à une folle explosion de plaisir presque irréelle. Qui aurait pu croire qu'ils s'étaient haïs ? Qui aurait remis en doute leurs sentiments ?
Dans tout Poudlard, on entendait résonner le son des cloches. Comme si quelque chose d'important venait de se produire. Comme si le cloches gémissaient elles aussi.
