Désolée, ca fait un moment que je n'ai pas fait de mise à jour, j'ai repris les cours et je gère mes fictions plus sur mon blog que ici, je vais remédier à ça !

En tout cas j'espère que ce chapitre va vous plaire !


Ils rejoignirent leur professeur dans le hall.

- Miss Granger vous vous occuperez des deux premiers étages et vous Drago de ceux d'au dessus. Moi je vais m'occuper des cachots et du rez-de-chaussée. Hermione et Drago échangèrent un sourire.

- Bonne soirée jeunes gens.

- A vous aussi, professeur.

Ils la regardèrent descendre aux cachots.

- Je regrette que Harry ne m'ait pas laissé sa cape.

- Je lui ai demandé, il me la prêté jusqu'à la sortie à Pré au Lard.

Il recouvrit Hermione et lui-même de la cape et suivirent leur professeur. Elle se dirigeait droit vers le bureau du directeur des Serpentards. Elle toqua. Rogue lui ouvrit.

- Puis je savoir pourquoi vous êtes ici ?

- J'avais envie de vous voir, Severus.

- Vous n'avez pas des rondes à faire ce soir.

- Si mais les deux préfets en chef s'en occupent.

- Vous devez patrouiller avec eux !

- Ces gamins se débrouilleront bien sans moi pour ce soir, j'ai d'autres idées en tête que cette fichue ronde.

- Je pense que vos idées ne me concernent pas, alors pourriez vous me laissez finir mon travail.

- Si, elle vous concerne Severus.

Elle se rapprochait de son collègue.

- Malefoy, monte discrètement au 2ème étage et fais semblant d'avoir un malaise ou quoique ce soit d'autres. Dépêche, lui murmura Hermione.

- Je vais faire semblant d'être tombé dans les escaliers.

Ils remontèrent quelques marches pour retirer la cape. Hermione la rangea dans son sac et Malefoy monta le reste des marches. Elle redescendit les marches en courant.

- Professeur, professeur, Drago, il est … il est …

- Il est quoi Miss Granger ? répondit sèchement le professeur Watson, vexée d'avoir été interrompu.

- Il est tombé dans l'escalier, dit elle en reprenant son souffle.

Les deux professeurs coururent à la suite de Hermione.

- Drago, tu vas bien ?

- Aïe, j'ai mal à la cheville ! Ma cheville !

- Sa cheville est bien bleue, elle doit être cassée, dit le professeur Rogue. Je vais l'emmener à l'infirmerie. Miss Granger, accompagnez moi. Professeur Watson, finissez le tour de ronde, il ne faut qu'aucun élève ne soit dans les couloirs après le couvre feu !

- Mais elle …

- J'ai à l'interroger, pour savoir ce qu'il s'est passé. A demain professeur.

- A demain … Severus, répondit-elle, déçue.

Une fois qu'elle fut assez éloignée, Severus passa son regard de Hermione à Drago.

- Vous jouez très bien la comédie tous les deux, je ne sais pas pourquoi vous avez fait ça, mais ça m'a évité …

- On n'a pas trop apprécié qu'elle nous laisse la plus grosse partie du château, alors qu'elle ne s'occupait que des cachots. Du moins c'est ce qu'elle prétendait, car ce n'est pas ce que j'ai vu quand je suis arrivée.

- En effet, je vais toucher deux mots à la directrice pour son comportement et vous retournez dans vos appartements, car je suppose que votre blessure n'en est pas une Drago ?

- Euh … non en effet.

- Merci professeur.

Rogue croisa à nouveau le regard de Hermione. Malgré l'obscurité, il voyait très bien ses prunelles couleur chocolat.

- Tu viens Hermione ?

- Oui, répondit-elle. Bonsoir professeur.

- Bonne nuit à vous deux.

Les deux préfets en chef rentrèrent se coucher, contents d'eux, imaginant leur professeur de métamorphose, seule dans les couloirs du château.

Les jours qui suivirent se passèrent plutôt bien. Hermione et Drago devenait de plus en plus amis. Pour leurs rondes, leur professeur Watson fut remplacé par le professeur Rogue. Hermione ne saignait quasiment plus à l'oreille et ses mots de tête avaient cessé. Elle cauchemardait encore, mais beaucoup moins fréquemment. Elle se concentrait sur ses cours et ses devoirs de Préfète. La directrice leur demanda de s'occuper du bal d'Halloween. Elle était heureuse que les deux préfets s'entendent aussi bien.

SAMEDI 19 SEPTEMBRE 1998

- Hermione, dépêche toi, il faut qu'on aille dans le hall pour partir avec les autres.

- J'arrive Drago.

Elle sortit de la chambre.

- Toujours aussi jolie.

- Merci Drago. Au fait, je veux faire une petite blague à Harry, rien de grave t'inquiète, alors ne me trahit pas s'il te plait.

Vingt minutes après, aux Trois Balais.

- Harry.

- Mione !!! Que fait Malefoy avec toi.

- Euh … ben, on est devenu amis, on a bien été obligé, on cohabite. Ca ne te gène pas Harry ?

- Euh non … non.

- Je vais nous chercher à boire, dit Malefoy.

- Dis moi, tu es ravissante Hermione. C'est pour quelqu'un en particulier ?

- Un peu oui, je crois que je suis tombée amoureuse.

- Ah oui, et je peux savoir de qui il s'agit ?

- Tu me diras toi après alors, qui est ta mystérieuse conquête ?

Harry hocha difficilement la tête. Drago se rapprochait avec des bieraubeurres.

- De Malefoy !

- QUOI ? Mais c'est pas possible Mione, non, pas ça, je t'en supplie pas ça.

- Pourquoi Harry ? dit-elle, gardant du mieux possible son sérieux.

- Qu'est ce qui ce passe ? Qu'a tu fais, jolie cœur ?

Harry resta sans voix. On aurait pu croire qu'il venait d'être pétrifié. Hermione et Drago explosèrent de rire.

- On plaisante Harry, hé oh !! Reviens parmi nous !

- J'ai découvert votre secret.

- Et elle m'a couvert.

- Tu m'as vraiment fait peur Drago.

- Oh moins, j'ai vu combien tu tenais à moi.

- Comme c'est mignon la jalousie. Il a fait pareil il a quelques jours, quand il a cru que j'étais enceinte de toi.

- Oui, d'ailleurs, quel est ce secret que tu voulais nous révéler ?

- On peut aller ailleurs ?

- On te suit !

Ils allèrent vers le manoir hanté. Depuis que Hermione et Harry connaissaient l'histoire de cette maison, elle ne les inquiétait plus. S'en était autre chose pour Drago.

- T'étais obligé de venir là, Hermione ?

- T'as rien à craindre, au pire ton chéri te protègera.

Harry et Drago échangèrent un regard et dirent en même temps.

- Ton secret, Mione !

- C'n'est pas un truc facile à dire.

- Dépêche, on n'a pas que ça à faire.

- Très bien, je ne veux pas en savoir plus. J'ai appris, il y a un mois, que mes parents m'avaient adoptée. Mes parents biologiques ne pouvaient pas me garder, c'était des sorciers et Voldemort faisait déjà des ravages. Ils faisaient partis de l'Ordre et vu que personne ne s'était rendu compte de la grossesse de ma mère, ils m'ont fait adopté par le cousin éloigné de ma mère biologique.

- Olivier ?

- Oui.

- Tu avais dit que ça avait un rapport avec Harry, attend tes parents biologiques sont …

- Mes parents, finit Harry, un peu surpris. Donc tu es … ma grande sœur.

- Oui Harry. Je ne pouvais donc pas être enceinte de lui, Drago.

- J'ai une sœur. Ma meilleure amie est ma grande sœur. Ton père a dû être content quand il a su qu'on était amis.

- Oui, sûrement.

- Je suis tellement heureux, j'ai une sœur, qui prend très bien le fait que je sois homo et que je sois amoureux de notre pire ennemi de Poudlard.

- Il a de quoi être heureux, lui répondit Drago, avant de l'embrasser.

- Tu m'as manqué.

- Toi aussi.

- Je vais vous laisser.

- Hep, hep, hep, tu ne vas pas partir comme ça.

Ils la prirent chacun par un bras et l'emmenèrent dans les rues de Pré au Lard, jusqu'au bar qu'ils avaient quitté un peu plus tôt.

- Bon Anniversaire Hermione !

- Oh, merci.

- Tu ne croyais pas que j'avais oublié quand même. Au début, on comptait t'annoncer qu'on était ensemble mais peu après la rentrée, Drago m'a dit qu'il préférait attendre, j'ai cru qu'en fait vous ne vous entendiez pas du tout, mais je comprends maintenant. Alors voilà ton cadeau, de notre part à tous les deux.

- Merci.

Elle ouvrit et découvrit une jolie parure.

- Oh mais elle est magnifique.

- Tout comme celle qui va la porter.

- Merci à vous deux.

- Tiens voilà les Weasley. J'ai eu autant de succès que toi auprès de Ron, ils ne veulent rien entendre, tant pis pour eux.

Harry se leva et attacha le collier à Hermione.

- A qui vous voulez faire croire que vous n'êtes pas ensemble ?

- Avec vous deux, on a abandonné mais on ne dit que la vérité. Harry et moi sommes frères et sœurs, on ne sera jamais ensemble !

- Mais bien sûr, qu'est ce que vous n'inventeriez pas ! Allez viens Ginny.

Ils quittèrent le bar mais Georges resta.

- Bonjour vous deux, bon anniversaire Mione.

- Merci Georges. Tu veux t'asseoir ?

- Non, je vais rejoindre Ron et Ginny. Je vous crois moi, je n'ai jamais cru que vous étiez ensemble, lorsque maman me la dit après que je t'ai rencontré à la boutique. Tiens ton cadeau, Mione.

- Merci Georges.

Elle ouvrit le cadeau et vit une photo de Harry, elle et Georges. Ils l'avaient prise lorsqu'ils se voyaient en secret. Georges l'avait mise dans un cadre qu'il avait fabriqué.

- Oh merci Georges, ça me fait vraiment plaisir.

- De rien, Mione, j'espère que je pourrais te voir un peu plus la prochaine fois. Au revoir vous trois. A plus Harry.

- Je passerais à la boutique dans la semaine.

- Au revoir Georges.

Les trois amis parlèrent encore pendant un moment.

- Tu ne veux pas venir en cachette à Poudlard, tu te caches sous la cape, juste pour cette nuit.

- Je ne peux pas Drago. Hermione, tu as rappelé le policier moldu ?

- Ben non, la technologie moldue ne fonctionne pas à Poudlard.

Elle sortit un téléphone portable de son sac.

- C'est quoi ce machin ?

- Un truc moldu Drago.

Elle sortit du bar.

- Oui, bonjour capitaine, je eu mon colocataire au téléphone et il m'a dit que vous aviez cherché à me voir.

- En effet, on aurait besoin de votre témoignage. Quand êtes vous libre ?

- C'est-à-dire que je suis dans un pensionnat au nord de l'Angletterre et je ne rentre sur Londres que pendant les vacances de Noël.

- Vous n'avez aucun moyen de revenir avant ?

- Je me renseigne auprès de la directrice de mon école. Je me rendrais au commissariat dès que je peux. Mais je n'ai rien vu.

- Pas au téléphone Miss, je vous attends.

- D'accord Capitaine.

Elle raccrocha et rejoignit ses amis. Des filles tournaient autour de Harry et Drago faisait la tête, préférant regarder dehors.

- Oh, Hermione, on a appris que c'était ton frère, alors tu ne dois y voir aucun inconvénient ?

- Euh non, mais qui vous dit qu'il est célibataire ? Et puis, j'aimerais profiter un peu de la présence de mon frère. Pourriez vous nous laisser ?

Les filles partirent, déçues et murmurant :

- Tu crois qu'il a vraiment quelqu'un ou elle a dit ça pour nous éloignez. C'est peu être faux leur histoire de frère et sœur. En plus, ils ne se ressemblent pas.

Hermione rigola.

- Allez, arrête de bouder Drago, c'est toi que j'aime.

- Alors, viens à Poudlard, cette nuit, s'il te plait.

- Hermione, arriverais-tu toi à ma place à résister à ce visage suppliant.

- Je crois que j'aurais déjà craqué Harry, à ta place.

- Bon d'accord Drago.

- Super !

- Chut, c'est exceptionnel.

- Oui, d'accord.

- Vous insonoriserez la chambre de Drago alors.

- Ne t'inquiète pas, c'est déjà fait. Tu cries tellement souvent la nuit que je n'arrivais plus à dormir.

- Quoi ? Qu'est ce que vous me cacher ?

- Moi rien, se défendit Drago.

- Merci Drago, je ne cache rien, je fais des cauchemars, tout le monde en fait non ?

- Est-ce que ça a un rapport avec le policier moldu ?

- Non, je t'ai dit que ce n'était rien. Mais je te rappelle que je viens d'apprendre que mes parents ne sont pas les miens, que ma mère adoptive ne m'a jamais aimé, quoique ça je le savais déjà. Elle m'a renié ainsi que ma grand-mère quand elle a su que j'étais une sorcière. Ma meilleure amie ne me parle plus ainsi que son frère. Beaucoup de gens sont morts. Je n'ai plus que mon père, vous deux et Georges et j'ai peur de vous perdre, il y a de quoi faire des cauchemars non ?

- Je ne pensais pas que tu allais aussi mal Mione.

Il la prit dans ses bras et la berça. Elle pleurait, elle ne voulait pas lui parler de ce qui c'était passé dans Londres, elle ne voulait pas qu'il s'inquiète inutilement.

- On va rentrer.

Il se leva et Hermione et Drago le suivirent. Il se cacha sous sa cape et ils se rendirent au château. Une fois dans la salle commune des préfets en chef :

- Je suppose que tu ne descends pas manger, Drago ?

- Non, répondit-il, un sourire aux lèvres.

- Alors à demain.

- A demain Mione.

Ils l'embrassèrent chacun sur une joue et coururent main dans la main dans la chambre de Drago. Hermione, elle, sourit, et décida d'aller manger. Elle était heureuse pour Harry et Drago, ils rayonnaient de bonheur. Elle sourit lorsqu'elle vit Ginny, la pauvre, si elle savait que la concurrence était différente que ce qu'elle pensait. Elle mangea tranquillement, puis se dirigea vers le bureau de la directrice. Elle croisa Rogue devant la gargouille.

- Bonsoir Professeur.

- Bonsoir Miss Granger, que faites vous ici ?

- Je viens voir la directrice.

- Puis-je en savoir les raisons ?

- Personnelles, si cela vous concernait, je serais venue vous voir directement.

- Vous mériteriez des points en moins pour votre insolence, Miss.

- Faites donc.

Rien, ni même le professeur Rogue, terreur des cachots, ne pouvait entamer la bonne humeur d'Hermione.

- Pourquoi souriez vous Miss Granger ?

- Cela est interdit d'être heureuse le jour de son anniversaire ?

Il ne répondit pas, prononça le mot de passe de la gargouille et Hermione monta les marches.

- Bonne nuit professeur.

Lorsqu'il lui répondit elle avait disparue. Elle toqua et la directrice l'invita à entrer.

- Bonsoir Professeur !

- Bonsoir Miss Granger, que voulez vous ?

- J'aurais une faveur à vous demandez.

- Et de quelle faveur s'agit-il ?

- Et bien euh voilà, il y a un mois, j'ai été témoin d'une agression entre moldus dans Londres. La police moldue a trouvé un des suspects et souhaiterait que j'aille confirmer ou pas s'il s'agit d'un des agresseurs. Je souhaiterais donc avoir l'autorisation de me rendre à Londres pour une heure ou deux le plus tôt possible.

- Je pense que je peux vous accorder cette faveur, Miss Granger. Vous viendrez demain dans ce bureau à 7h45 et vous transplanerez directement à Londres.

- Merci beaucoup professeur.

- De rien, Miss Granger. Votre homologue, Mr Malefoy n'était pas au dîner, il va bien ?

- Oh euh oui. Il était un peu fiévreux et fatigué en rentrant de Pré au Lard. Il a préféré aller directement se coucher.

- Très bien. Vous devriez aller vous coucher vous aussi Miss Granger. Bonne nuit.

- Merci, à vous aussi.

Elle prit sa douche et alla se coucher où le sommeil l'emporta aussitôt. Sa nuit fut plutôt paisible.