Bonjour, bonjour

Après une dure période de partiels me revoilà !

J'espère que ce chapitre vous plaira !


Elle se réveilla en plein milieu de la nuit, la lune éclairait de façon étrange l'infirmerie. Elle se leva silencieusement, revêtit sa cape et quitta l'infirmerie. Ses pieds, nus, la menèrent jusqu'à la tour d'astronomie. Elle s'assit à même la pierre et ferma les yeux. Elle repensa de suite à la ruelle de Londres, deux personnes avaient perdues la vie devant elle, et elle n'avait pas été capable de les sauver. Elle ne pu s'empêcher de vomir. Plus elle revoyait les images de cette nuit là, plus son corps recrachait ce qu'elle avait avalé.

Plus bas, dans les étages inférieurs, un professeur vêtu de noir parcourait les couloirs à la recherche d'élèves en faute. Il n'arrivait pas à dormir ces derniers jours, ses pensées toujours tournées vers la jeune Gryffondor dans le coma. Maintenant qu'elle était réveillée, il se sentait soulagé mais cela n'arrangeait pas sa conscience. Pourquoi s'inquiétait-il de la jeune Gryffondor ? Pourquoi chaque fois qu'il la voyait son regard l'hypnotiser ? Pourquoi avait-il envie de l'embrasser ? Il secoua la tête et vit qu'il se trouvait en bas de la tour d'astronomie. Il savait qu'il devait y monter car beaucoup de couples s'y rendaient le soir. Cependant, ses fantômes du passé l'empêcher de monter ces quelques marches. Il allait faire demi tour quand il entendit un bruit. Il oublia ses craintes et monta. Elle était là, celle qui occupait toutes ses pensées, allongée sur le sol, le teint aussi blanc que la neige, les yeux fixant les étoiles, ou plutôt le vide. Il nettoya d'un coup de baguette, et s'accroupit à côté d'elle.

- Professeur ?
- Oui Miss Granger. Vous devriez être à l'infirmerie.
- Je vais bien professeur.
- J'ai bien du mal à vous croire.
- Ce que j'ai ne se guérit pas.
- Vous pourriez en parler, ça vous aiderez.
- Qui m'écouterez ?
- Potter ou Weasley ?
- Je ne veux pas embêter mon frère avec mes histoires et Ron ne m'adresse plus la parole.
- Potter est votre frère ?
- Oui.
- Ainsi la gazette disait faux. Mais elle est très proche du jeune Malefoy, et connaissant sa réputation, pensa t-il.
- Je crois avoir remarqué que vous étiez proche de Drago Malefoy.
- Il est avec Harry, oh mince !!

Elle mit sa main devant sa bouche en se rendant compte de ce qu'elle venait de dire. De son côté, Severus se remettait de ce qu'il venait d'apprendre. Potter et Malefoy, mais pourquoi aussi était-il rassuré de savoir qu'elle n'était ni avec Ronald Weasley, Harry Potter ou même Drago Malefoy ?

- Je n'ai rien entendu, Miss.
- Merci, professeur.

Elle alla se blottir contre lui, à moitié consciente de ce qu'elle faisait. Lorsqu'elle s'en rendit compte, son professeur ne la repoussait pas alors elle ne bougea pas.

- J'ai vu deux personnes se faire tuer cet été. Je n'ai pas pu les sauver. Je ne trouvais pas ma baguette alors qu'elle était dans ma poche.
- Vous ne pouvez pas sauver tout le monde, Miss.
- A quoi servent mes pouvoirs si je ne peux pas aider les gens qui en ont besoin ? A quoi ça sert ?
- A plein de chose, Miss. Mais vous n'êtes pas un super héros, laissez les dans les livres de moldus. Vous êtes une sorcière extrêmement douée. Vous m'avez sauvé la vie et pour cela, je vous en serai éternellement reconnaissant. Ce n'est pas votre devoir de sauver tout le monde.
- J'aimerais tellement. Cette femme, j'aurais du la défendre avant qu'il ne la tue.
- Et vous seriez morte avec elle. Arrêtez d'y penser, vous n'avez pas à vous en vouloir pour quoi que ce soit.

Elle leva les yeux et croisa son regard. Cette fois ci personne ne fut là pour les interrompre et leurs lèvres s'unirent en un langoureux baiser. Aucun des deux ne voulaient briser ce moment. Severus rompit le baiser, à regret. Il allait parler mais Hermione posa un doigt sur ses lèvres. Elle se doutait de ce qu'il allait dire mais son cœur refusait d'entendre ces mots. Elle voulait profiter des bras de son professeur autour d'elle. Il passa sa main dans les cheveux broussailleux de la préfète. Ils restèrent un moment enlacé sous les étoiles.

- Regardez, Miss, une étoile filante, faites un vœu.
- Que ce moment passé avec lui sois le premier de beaucoup d'autres, pensa t-elle.
- Vous avez fait un vœu, vous aussi professeur ?
- Oui, Miss.
- Je n'ai pas envie de retourner à la réalité.
- Il le faudra bien pourtant.
- Oui.

Elle soupira. Elle était tombée amoureuse de son professeur de potions. Comment cela était arrivé ? Elle savait très bien que cela ne durerait pas. Elle ne voulait pas s'embêter avec ça pour l'instant et s'endormit dans les bras rassurant de son professeur.

VENDREDI 30 OCTOBRE 1998

Les rayons du soleil le réveillèrent. Il vit la jeune Gryffondor endormie dans ses bras.

- Escusez moi Hermione.

Il posa un baiser sur ses lèvres et la porta à l'infirmerie.

- Professeur Rogue ? Oh Miss Granger, là voilà.
- Je l'ai trouvé endormie en haut de la tour d'astronomie.
- Merci de l'avoir ramenée, Professeur.

Il quitta la pièce après avoir jeté un dernier regard vers la jeune fille. Il croisa à nouveau son regard noisette, avant qu'elle ne se rendorme. Lorsqu'il arriva dans son bureau, il jeta tout ce qui lui tombait sous la main.

- Qu'est ce qui m'a pris, bon sang ? Une élève ! J'ai embrassé une élève ! J'ai embrassé la belle Hermione Granger, elle a qui je pense sans arrêt, elle qui m'a sauvé la vie, elle que j' ... Non, ce n'est pas possible. Je n'aime que Lily Evans ! Oh non, elle est la sœur de Potter, donc la fille de Lily !!! Oh non ! Pourtant, elle n'a pas les yeux verts de Lily, sa belle chevelure rousse. Comment peut elle être la fille de Lily ? Ce n'est pas Lily que je vois à travers Hermione alors comment ... Je ne peux pas être tomber amoureux d'une fille de dix neuf ans ! ermione se rendormit. Il alla déjeuner dans la Grande Salle. Son cœur eut un raté quand il la vit entrer dans la salle. Le teint aussi blanc que dans la nuit, les yeux soulignés de cernes, mais un sourire, LE sourire, illuminant son visage. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle quitte l'infirmerie. Il fit bien attention qu'elle mange puis quitta la salle pour rejoindre sa classe. Il commençait avec 3 heures avec ...

- Les 7ème année Gryffondor/Serpentard, comment je vais faire ? pensa t-il.

Après un bon quart d'heure, la cloche retentit et les élèves entrèrent. Hermione s'installa à côté de Drago, au premier rang.

- Je vais vous rendre les devoirs que vous avez faits lundi mais auparavant, je vais interroger Miss Granger, qui était absente. Vous prendrez note lorsque je dirais que la réponse est exacte.

Il l'interrogea pendant une demi heure, fuyant son regard, acquiesçant les bonnes réponses, ajoutant des éléments aux réponses incomplètes, mais il n'eut pas besoin de corriger car elle ne donna aucune réponse fausse.

- Voici vos devoirs.

Tout le monde s'étonna qu'il ne fasse pas de remarques désobligeantes. A 11 heures, il les libéra.

- Professeur, vous m'aviez donné une retenue le jour où je suis tombée dans le coma, à quand est-elle reportée ?
- Vous la ferez mercredi prochain.
- D'accord, au revoir professeur.
- Au revoir, Miss Granger.

Il soupira lorsqu'elle quitta la pièce.

- Dans quoi je me suis embarqué ?

Le reste de la journée, il essaya de ne pas y repenser. Le lendemain avait lieu le bal, et il savait pertinemment qu'il n'y mettrait pas les pieds. Pendant le dîner, il écoutait à moitié la directrice lui racontant ses problèmes avec le ministère.

- Severus, je vois que vous êtes attentif ! Vous allez au bal demain ?
- Je ne pense pas. Vous devriez vous en doutez, Minerva.
- Oui je m'en doutais.
- Severus, vous voudriez m'accompagner au bal demain soir ?
- Elle ne vous en veut pas pour l'histoire des rondes, lui murmura Minerva McGonagall.
- J'aurais bien aimé, répondit-il à Minerva.
- Je ne pense pas aller au bal, j'ai du travail, ajouta t-il à l'adresse du professeur Watson.
- Vous pourriez abandonner vos copies pour la soirée.
- Qui vous dit que ce sont des copies !

Elle ne lui répondit rien et quitta la table.

- Je crois que vous l'avez vexé !
- Tant mieux !

Il remarqua, à la table des Gryffondor, le sourire se dessiner sur le visage de leur préfète en chef.

- Serez t-elle amoureuse, elle aussi ? pensa t-il.

Cette pensée le fit sourire à son tour.

- Qu'est ce qui vous fait sourire, Severus ?
- Euh ...
- Oula, c'est déjà tellement rare de vous voir sourire ainsi, mais si en plus vous en restez sans voix.
- Désolé d'interrompre votre contemplation de mon sourire, Minerva, mais je dois vous quitter !
- Mais faites donc, Severus.

Un peu plus tard, dans la salle commune des Préfets en chef.

- Hermione, on est en weekend, tu feras tes devoirs plus tard.
- Je préfère les faire maintenant, au moins je serai tranquille. En plus, je dois attendre pour la ronde.
- Je vais les faire avec toi alors.
- Merci de me tenir compagnie, Drago.

Arrivant près des 22 heures, il quittèrent la salle commune et se séparèrent pour leur ronde. Hermione craignait de rencontrer le professeur Rogue, même si elle savait qu'il ne faisait pas la même partie du château. Une fois fini, elle se coucha mais ne trouva le sommeil qu'à trois heures du matin.

SAMEDI 31 OCTOBRE 1998
- Hé bien ma marmotte de belle sœur, on fait la grasse matinée.
- Il est tôt Drago, laisse moi dormir, répondit-elle d'une voix ensommeillée
- Tôt ? Je ne crois pas qu'on est la même notion de tôt, il est onze heures quarante cinq.
- QUOI ?!?

Elle jeta sa couette et se leva rapidement. Trop rapidement si bien qu'elle vacilla un moment. Elle fila sous la douche. Lorsqu'elle ressortit de la salle de bain, ils descendirent tous les deux dans la Grande Salle. Dans les couloirs, aux différentes tables, partout, partout on parlait du bal qui avait lieu le soir même. Hermione se rappela qu'elle allait devoir travailler tout l'après midi dans la Grande Salle afin de préparer le bal. Elle mangea puis alla prendre l'air dans le parc. L'automne était bien là, avec ses feuilles mortes et sa pluie incessante. Elle s'assit sur le muret à l'abri du vent et du crachin. Ce temps lui rappelait ses vacances lorsqu'elle était à l'école primaire. Elle était partie avec ses parents, pendant une semaine, en écosse. Son père était heureux, il adorait le paysage, les grands lacs, il était émerveillé comme un gamin devant ses jouets à Noël. Sa mère, par contre, avait râlé pendant toute la semaine, contre le froid, la pluie, le vent ...

- C'est désert ici, il n'y a même pas de centre commercial.
- Tu avais qu'à rester à Londres, ça te plait ma chérie ? demanda t-il à sa fille.
- C'est magnifique papa, j'aimerais bien que mon école soit ici, pour qu'on fasse des balades. Ce serait mieux que dans les parcs de Londres.