Bonjour, bonjour
Me revoilà avec un nouveau chapitre, le bal d'Halloween !!
J'espère que ce chapitre vous plaira et bonne lecture !!
- C'est désert ici, il n'y a même pas de centre commercial.
- Tu avais qu'à rester à Londres, ça te plait ma chérie ? demanda t-il à sa fille.
- C'est magnifique papa, j'aimerais bien que mon école soit ici, pour qu'on fasse des balades. Ce serait mieux que dans les parcs de Londres.
Et elle avait eu son école au bord d'un lac, dans ce magnifique paysage. Et un peu de nostalgie remplit la jeune fille lorsqu'elle pensa que c'était sa dernière année ici.
L'heure du bal arriva, Hermione se trouvait dans sa chambre, sur son lit, en train de bouquiner.
- Mione, je vais fracasser cette porte, si tu ne m'ouvres pas. Je t'emmène au bal !
- Je n'en ai pas envie, Drago ?
- Et moi, j'ai plus qu'envie que tu m'y accompagnes. S'il te plait.
- Qu'est ce que je ne ferais pas pour toi, dit-elle en lui ouvrant la porte. Tu me fais penser à Harry !
- Qui se ressemble, s'assemble.
- Je vais me changer et on y va !
Elle revint dix minutes après vêtu d'une robe rouge sang, une cape noire sur les épaules, le collier de Drago et Harry et un loup noir sur les yeux.
- On peut y aller, Drago.
Ils pénétrèrent dans la Grange Salle, tout le monde avait respecté la règle et était masqué. Hermione n'arrivait pas à reconnaître les élèves et s'en réjouit. L'ambiance était festive et malgré les masques, des couples se formaient. Hermione les contemplait depuis sa chaise, les enviant. Elle voyait Drago, mal à l'aise avec ses partenaires. Beaucoup d'entre elles l'avaient reconnu et insistaient pour danser avec lui. Hermione ne put retenir un fou rire lorsqu'il vint s'asseoir à côté d'elle, soupirant.
- C'est ça moque toi ! Au moins, je ne reste pas assis, comme un cas désespéré !
- Je suis un cas désespéré, c'est ça Malefoy ?
- Je n'ai pas dit ça, ne t'emporte pas.
- Je m'emporte si je veux ! Je ne voulais pas venir à ce bal, j'y suis venue pour toi, et tu me traites de cas désespéré. Bonne nuit Malefoy !
Elle partit, le laissant incrédule. Elle était partie au quart de tour. Hermione se réfugia dans le parc désert en cette fin d'octobre. Il n'était pas si désert, une silhouette se dessinait près du lac. Hermione s'approcha de cette silhouette.
- Professeur ?
- Miss Granger ?
- Comment savez vous ?
- Je reconnaîtrais votre voix entre milles ainsi que votre regard.
Hermione fut soulagée qu'il fasse nuit et que son professeur ne remarque pas la couleur rosée qu'avaient prise ses joues.
- Le bal n'est pas à votre goût ?
- Je suis un cas désespéré d'après Drago.
- Je ne pense pas que ce soit le cas.
Hermione rougit à nouveau. Elle s'assit à côté de lui.
- Et vous, vous n'aimez pas les bals ?
- Ce n'est pas ma tasse de thé, en effet. Et je ne tenais pas à rencontrer une certaine personne.
- Le professeur Watson ?
- En effet. J'ai l'impression, quand je suis avec vous, que vous lisez en moi comme dans un livre ouvert. Cela est un peu étrange. Cela n'est pas ...
- Habituel. Vous avez toujours voulu garder ce masque, bloquant votre esprit sans cesse, restant sur vos gardes. Cela est fini, Voldemort a été tué, vous êtes libre, professeur.
- Non, Miss. Je ne suis pas libre. Certaines règles me bloquent et m'empêchent de faire ce que je veux.
- Certaines règles sont faites pour être transgressées.
- C'est vous qui dites ça, Miss Granger.
- J'ai transgressé pas mal de règles depuis que je suis à Poudlard.
- Certains actes sont plus graves que de quitter son dortoir pendant la nuit, ou de fabriquer du Polynectar, dans les toilettes.
- Quels sont-ils, professeur, ces actes ?
Il se pencha sur elle et l'embrassa.
- Celui là en fait parti !
Il se leva et regagna le château, la laissant seule avec ses pensées. Elle décida à son tour de regagner le château. A peine rentrée, elle entendit une voix dans le hall.
- Alors Severus, je croyais que vous aviez du travail ce soir ?
- J'ai terminé plus tôt que je ne le pensais, et j'avais envie de me balader dans le parc.
- On pourrait terminer la soirée ensemble, Severus.
Hermione vit son professeur de potions coincé entre le mur et sa collègue. Elle se sentait mal en voyant que l'homme qui l'avait embrassé quelques minutes auparavant ne repoussait pas cette femme. Elle en avait les larmes aux yeux. La jeune préfète traversa le hall en courant, attirant le regard de ses deux professeurs. Severus en profita pour repousser sa collègue et regagna son bureau. Il avait vu le regard rempli de larmes de Hermione et il avait senti une lame transpercer son cœur. Il savait qu'elle pleurait par sa faute. Il n'avait pas repoussé les avances de Watson, il voulait oublier Hermione, mais ça lui était impossible. Il allait s'excuser mais changea d'avis. Il l'avait blessé, mais au moins, elle n'aurait pas de faux espoirs. Ils ne pouvaient aller plus loin.
Hermione monta dans sa chambre, les yeux remplis de larmes. Elle pleura le reste de la nuit. Lorsqu'elle voulut s'endormir, des cauchemars l'en empêchaient. Elle se rendit dans la salle de bains. Elle trouva le rasoir de Drago posé sur la tablette, une boite de lame à côté. Elle en prit une et la posa sur son poignet. Du sang coula et Hermione sentit ses soucis la quitter en même temps que le fluide rouge. Elle appliqua un bandage qu'elle dissimula avec un sort. Elle retourna se coucher et s'endormit aussitôt, d'un sommeil sans rêve. Elle dormit tout le dimanche, se réveillant pour pleurer.
LUNDI 2 NOVEMBRE
Le réveil sonna en ce lundi et Hermione l'éteignit avec rage. Elle se leva comme un zombie, se doucha, s'habilla et descendit déjeuner. Elle n'entendit même pas Drago qui l'appelait.
Elle agissait comme un automate. Elle reprit à moitié conscience lorsque la cloche sonna et elle se rendit compte qu'elle se trouvait en cours. La journée passa rapidement et le moral d'Hermione était toujours au plus bas. Elle passa sa soirée à la bibliothèque avant sa ronde. Une fois sa ronde effectuée, elle monta directement dans sa chambre, sans attendre Drago. Elle passa le reste de la semaine dans le même état d'esprit.
Samedi soir, après avoir passer sa soirée et le début de sa nuit à la bibliothèque, Drago l'attendait.
- Tu peux m'expliquer ce qui t'arrive Mione ? Mione maintenant tu va m'écouter.
Il lui saisit le bras, la forçant à le regarder. Elle avait le regard vide, aucune émotion ne traversait les yeux habituellement pleins de vie de Hermione Granger.
- Je suis fatiguée Drago.
- Hermione, pourquoi tu veux pas me dire ce qui ne va pas ? Tu veux en parler avec Harry ?
- NON, je n'ai rien ! Je suis juste épuisée.
Elle se détacha de Drago et courut dans la salle de bain. Une fois sous la douche, elle ôta son bandage et recommença à se taillader. Elle sortit de la douche, masqua son bandage et s'allongea sur son lit. Elle réfléchit au fait que Drago commençait à se poser des questions. Elle décida donc de cacher ses problèmes comme elle cachait ses plaies sur son poignet. Les semaines qui suivirent, elle paraissait à nouveau elle-même. Paraissait, seulement, par ses sourires, son attention en cours. En réalité, elle allait toujours aussi mal, seule, même en étant avec Drago ou Harry pendant les sorties à Pré au Lard. Personne ne se doutait que tous les soirs, sous sa douche, ses poignets recevaient leurs tortures. Personne ne se doutait qu'elle était au plus bas. Pas même le professeur Rogue, qui la surveillait. Il pensait qu'elle avait enfin surmonté ses cauchemars et sa déception. Mais un incident lui montra le contraire.
MERCREDI 9 DECEMBRE 1998
Comme tous les mercredis les Gryffondor et les Serpentard se retrouvaient dans les cachots pour quatre heures de Potions. Hermione s'installa comme à son habitude à côté de Drago.
- Pour aujourd'hui, vous allez avoir une potion dont la préparation prend presque quatre heures, vous n'aurez donc pas de pause. Cette potion est dangereuse si elle est mal préparée. Je veux donc que tout le monde fasse de son mieux pour ne pas tous nous tuer. Voici la liste des ingrédients et les étapes, vous pouvez commencer.
Tout le monde s'attela à la préparation de cette potion. Ils en étaient à la moitié et ce qui leur restait était le plus difficile à faire. Hermione venait de vérifier la consistance de son chaudron lorsqu'une détonation, comme un coup de revolver, retentit dans la salle. Hermione hurla plus que les autres, les mains sur les oreilles, recroquevillée sur le sol.
- Willis, vous ne pourriez pas mettre un peu plus d'intelligence dans votre cerveau pour éviter de tous nous tuer.
En effet, le chaudron de Willis avait explosé, éclaboussant tous les élèves. Tout le monde était agité et personne n'avait remarqué Hermione, cachée sous son bureau, secouée de sanglots.
- Je vois que personne n'en a reçu sur la peau. Retiré vos robes de sorciers au plus vite mais restez dans la salle. Vous devez retirer le plus de vêtements possibles car cette potion s'infiltre vite à travers les vêtements. Il y a des serviettes dans le fond de la classe. Mettez les sur vous une fois que vous vous serez déshabillé.
Il retira lui-même sa cape et sa robe de sorcier. Il prit une serviette qu'il mit autour de sa taille. Puis il vida tous les chaudrons. C'est là qu'il la vit et se baissa à sa hauteur.
- Miss Granger, retirez immédiatement vos affaires.
Elle ne réagissait pas.
- Je ne vais quand même pas lui enlever moi ! pensa t-il.
- Malefoy, aidez Miss Granger !
Elle se laissait faire, les mains toujours sur ses oreilles. Une fois que Drago la recouvrit d'une serviette, elle se recroquevilla contre le mur.
- On ne peut pas sortir de cette salle tant que je ne sais pas si vous avez été contaminé. Si un d'entre nous l'est, on le sera tous d'ici un moment. Je ne peux prendre le risque de contaminer tout le château.
Après deux heures d'attente, il leur fit le test. Il se révéla négatif pour tout le monde.
- Vous pouvez y aller, laver bien les vêtements que vous portiez.
Il soupira une fois que tous furent sortis. Personne n'avait été contaminé.
- Miss Granger, vous pouvez y aller.
Elle leva la tête vers lui, croisant son regard. Il sursauta lorsqu'il le vit, il semblait éteint, vide de toutes émotions.
- Miss Granger, dit-il en s'approchant d'elle.
Elle ne réagit pas.
- Qu'avez-vous, Miss ? demanda t-il en lui prenant les mains.
Elle essaya de les retirer rapidement, ce qui attira l'attention du professeur. Il lui saisit alors les poignets et sentit des bandages, le sort ne servant qu'à les dissimuler de la vue. Il les fit apparaître avec sa baguette. Hermione n'osait plus bouger, les yeux fixant le sol. Il lui ôta les bandages et son cœur eut un raté lorsqu'il vit les marques profondes dans la chair de la jeune fille. Il passa sa main sous son menton pour la forcer à le regarder.
- C'est de ma faute si vous vous êtes fait ça ?
Elle fit non de la tête.
- C'est vos cauchemars ? Ce qu'il s'est passé dans Londres ?
Cette fois si, elle hocha la tête en un oui.
- Vous n'êtes pas responsable.
Il la rapprocha de lui et la serra dans ses bras.
- Professeur ?
- Oui Miss.
- Je n'arriverais jamais à respecter certaines règles.
- Non, Miss, on doit les respecter. Vous seriez expulsée de l'école.
- Je veux prendre le risque professeur, j'en ai besoin, je me sentais mieux après cette nuit à la tour d'astronomie. Je me sens bien avec vous, en sécurité, loin de mes problèmes.
- Je suis votre professeur Miss Gr ...
Il ne pu finir sa phrase qu'elle posa ses lèvres sur les tiennes. Mais elle s'étonna qu'il ne la repousse pas. Il passa un bras derrière sa nuque pour approfondir le baiser.
- Vous devriez aller vous rhabiller Miss, ou je risque de ne plus répondre de mes actes.
Elle lui sourit et le regarda.
- Vous n'êtes pas beaucoup plus habillé professeur.
Elle s'amusa à passer sa main sur son torse, sachant qu'il se retenait.
- Je ne vous croyais pas autant musclé, professeur.
- Est-ce un compliment ?
- Prenez le comme vous voulez, dit-elle en se levant. Professeur, je ne vais quand même pas traverser les couloirs comme ça.
- Suivez moi.
Il la fit passer par une porte derrière le bureau. Elle donnait sur un escalier qui lui donnait sur ...
- Votre appartement, je suppose.
- En effet. Il se trouve dans le même couloir que le votre.
- Merci, professeur.
Elle déposa un baiser sur la commissure de ses lèvres et sortit de l'appartement. Severus la regarda jusqu'à ce qu'elle disparaisse dans sa salle commune, un sourire aux lèvres. Il s'habilla et descendit dans la Grande Salle. Il ne put s'empêcher de sourire lorsqu'il la vit entrer à son tour. Ses yeux avaient retrouvé leur brillance.
- Il parait que vous avez eut des ennuis avec votre classe, Severus.
- Oui j'allais vous en parler Minerva.
