Et me revoilà pour un nouveau chapitre, le dernier avant l'épilogue. Le dernier aussi pour l'année 2010.

Je vous souhaite à tous une bonne fin d'année et un bon réveillon.


- Hermione, voudrais tu devenir l'épouse de ton ancien professeur de potions, de l'homme que j'étais, que je suis et celui que je deviendrais, vivre tous les jours à mes côtés ?

Hermione avait les yeux brouillés de larmes, elle les sécha d'un revers de main et sauta dans les bras de Severus. Il la reposa et prit son visage entre les mains :

- Alors c'est oui ?
- Oui !

Il l'embrassa et la serra dans ses bras. Tous les autres redescendirent dans la cuisine.

- Heureusement que tu m'as tenu au courant Harry, parce que sinon, j'aurais refusé qu'il épouse ma fille.
- Ils ont vécut des épreuves tellement dures, ils ont besoin d'être heureux maintenant.
- Ca n'a pas l'air d'aller Drago ? Les fiançailles de ma fille ne te réjouissent pas !
- Si si, bien sûr, c'est juste que je les envie, eux ils ont le droit de se marier. Comme vous, dit-il en regardant Ron et Lyssia, comme tous les gens ...

Il s'interrompit, ce que Harry remarqua aussitôt.

- Qu'est ce que tu allais dire, Drago, des gens normaux c'est ça ? On est normaux, et puis qu'est ce que la norme après tout. On s'aime non, ce n'est pas ça le principal ?
- Si bien sûr que si, mais je veux que notre union soit reconnue.
- Que tu es comique mon fils, les homos seront toujours des tares de la société, tout comme les traitres les sang de bourbe et les moldus.

Harry se plaça instinctivement devant Olivier et Ron devant Lyssia.

- D'ailleurs où sont l'autre traître et ta soeur Potter ?

Tout le monde se regarda, interloqués, pensant que Malefoy les avait déjà vu à l'étage.

- Où est Rogue, Potter ?
- Je n'en sais absolument rien. Ma soeur et lui font ce qu'ils veulent de leur temps, ils n'ont pas à me rendre des comptes.
- Endoloris, ne me prends pas pour un imbécile Potter, ou ce cher Mr Granger subira le même sort que tes parents.

Harry poussa Olivier vers Ron, après lui avoir donné discrètement un bout de tissu. Ron comprit aussitôt et en couvrit Lyssia et Olivier.

- Ca vous cachera, leur murmura Ron.
- Très malin Potter ! Mais à trois jeunes sorciers contre 5 sorciers expérimentés vous n'êtes rien.
- Apprends à compter Malefoy, Tu as affaire à 4 sorciers expérimentés alors que dans tes rangs, je n'en compte pas un seul, Crabbe et Goyle ne savent même pas se servir de leur baguette, pas plus que de leur cerveau et Macnair et Mulciber ne sont pas des très bons duelistes.
- Te voilà, Rogue, ton séjour à Ste Mangouste a l'air de t'avoir fait du bien, tu as perdu ta petite protégée.
- Je ne te laisserais jamais lui faire du mal. Tu en as déjà assez fait.
- Mais que vois je à ta main, une alliance, vous êtes mariés, je n'étais pas invité.
- On est fiancé, et tu seras à pourrir à Azkaban le jour de mon mariage, ou alors tu auras reçu le doux baiser d'un détraqueur, le premier qui aura voulu t'embrasser, sans y être forcé.
- Narcissa n'a jamais été forcé.
- Mais bien sûr, c'est pour ça qu'elle m'a choisi comme parrain de son fils, qu'elle m'a supplié de le protéger de toi, de Voldemort, comme elle aurait voulu qu'on la protège. Elle savait depuis le début que je n'étais pas de ton côté Lucius.

Soudain les baguettes de Harry, Ron et Drago volèrent jusqu'à Macnair, et des liens enserrèrent les trois jeunes hommes, de plus en plus fort. La porte de la cuisine se fracassa et les aurors stupéfixèrent les mangemorts, Severus stupéfixia Malefoy, pas assez vite, il eut le temps de lancer un sort en direction de l'entrée de la cuisine. Hermione le reçu en pleine poitrine et dévala les escaliers.

- MYA, MYA !
- Je vais bien Sev, juste un peu mal aux jambes.
- J'ai cru qu'il t'avait tuée.
- Il m'a juste lancé un sortilège de Jambes en coton, il pensait peut être que la chute me tuerait, mais je suis plus forte qu'il ne le pense.
- Je t'aime ma princesse.
- Moi aussi Sev ! J'ai hâte de devenir ta femme. Surtout maintenant que je sais que Malefoy va finir sa vie à Azkaban. On peut enfin vivre tranquille.

Les aurors avaient embarqué les mangemorts et libéré Harry, Drago et Ron.

- Où sont mon père et Lyssia ?
- Bonne question, sous la cape ça je le sais mais où aucune idée.
- Olivier, Lyss, vous pouvez enlever la cape.
- Papa ! Allez arrêtez c'est pas drôle !

Ils enlevèrent la cape juste devant Hermione.

- Ahhh ! Vous m'avez fait peur !
- C'était le but ! Tu devrais te soigner Hermione, ce sang c'est pas ...

Olivier était par terre, blanc comme un linge.

- Il n'a jamais supporté la vue du sang, et encore moins sur moi.
- Il a raison, c'est pas terrible, laisse moi faire.

Avec des gestes délicats, il nettoya sa plaie et la referma à l'aide d'un sort.

- Je veux que tu deviennes ma femme au plus vite, Hermione Granger.
- Et pourquoi pas dans un mois ?

Olivier qui venait de se remettre de son malaise retomba dans les pommes.

- T'inquiète pas, Papa, ça passera doucement.

Tout le monde éclata de rire. Olivier put se remettre aisément de son malaise, d'autant plus que le mariage fut repoussé à la fin octobre, Severus avait reprit ses cours à Poudlard mi août, et les préparatifs demandaient plus de temps que prévu, d'autant plus que le Maitre des Potions voulait que tout soit parfait. C'est par une journée ensoleillée du début septembre qu'Hermione et Lyssia allèrent dans Londres chercher la robe de mariée et de demoiselle d'honneur de Lyssia. La deuxième demoiselle d'honneur n'ayant toujours pas répondu à l'invitation. Lyssia emmena Hermione dans une petite boutique, qui de l'extérieur, faisait plus penser à un petit atelier de couture. Hermione fut estomaquée en entrant dans la boutique. Les robes en cours de fabrication étaient magnifiques. La coutière, une petite femme à l'air très sympathique les accueillie et aida Hermione à décrire la robe de ses rêves. Lyssia commanda aussi la sienne et la couturière leur annonça qu'elles devraient revenir à la fin du mois.

- Il faudra que vous reveniez à la fin du mois, que je puisse faire les derniers ajustements.
- Merci beaucoup Mrs, à bientôt.
- A bientôt, jeunes filles.

Une fois dehors,

- Cette femme est ... Ses robes sont magnifiques.
- Je te l'avais dit, ma cousine ne tarit pas d'éloges sur elle, son mari a dit oui dès qu'il la vu, avant même que le prêtre ne pose la question. Elle les fait toutes à la main. Ta robe sera à ton image Hermione.
- Sev ne va pas tenir le choc et mon père encore moins. Il faut maintenant qu'on s'occupe des costumes des témoins, Sev m'a demandé de m'en charger. Tu ne connais pas une autre boutique magique.
- Non, désolée.
- Moi oui !
- Papa, dit elle en lui sautant dans les bras.
- Bonjour ma chérie, bonjour Lyssia. Vous vous baladez ?
- On fait les préparatifs du mariage, du moins le peu qu'elle a à se charger.
- Comment vont les garçons ?
- Harry et Drago m'exaspèrent, ils sont bizarres depuis un petit moment et ils commencent à me taper sur le système, comme s'ils ne voulaient pas que je me marie.
- Mais non, tu te fais des idées. Et Ron ?
- Egal à lui même !
- Et mon futur gendre ?
- Il ne rentre quasiment pas, il ne peut pas se libérer, et le peu qu'il est sur Londres, il s'occupe du mariage.
- Il tient à ce que ce soit parfait, car tu ne mérites pas moins ma chérie, dit il en l'embrassant sur le front.
- Tu disais que tu connaissais un magasin pour les costumes ?
- Oui allons y !

Il les emmena à la boutique, Hermione choisit les costumes de Drago et Harry et donna les mesures au vendeur pour qu'il les ajuste. Olivier demanda à Lyssia de sortir avec Hermione le temps qu'il commande son costume. Il les rejoignit dix minutes après au glacier voisin.

- Banane, vanille, caramel et nougat !
- Presque tu as oublié un parfum, mais je l'ai déjà mangé en même temps.
- Lequel ?
- Fraise !
- Tu as changé la glace que tu prends depuis toutes ces années !
- Oui, j'avais envie de fraises. Tu te rappelles tu m'emmenais ici à chacun de mes anniversaires. Mam ... Jane ne voulait jamais venir avec nous. Elle avait toujours une excuse.
- Oui c'était notre moment à tous les deux !
- Comme beaucoup d'autres.

Ils rentrèrent et trouvèrent les garçons dans le salon, Harry et Ron jouant aux échecs et Drago lisant un livre.

- Bonjour les garçons, je me suis occupée de vos costumes !
- QUOI ? Mais pourquoi c'était à nous de nous en occuper !
- Il a raison !
- Vous me faites ch*** tous les deux ! Occupez vous en ! Débrouiller vous avec Severus !

Elle jeta ses clés sur le buffet et monta quatre à quatre les marches jusqu'à sa chambre. Elle s'affala sur son lit et pleura toutes les larmes de son corps.

- Qu'est ce que j'ai dit ?
- Qu'est ce que tu as dit ou fait ? Depuis que vous savez qu'elle va se marier vous la contredisez sur tout, l'organisation, le menu, les invités, tout ! Vous ne loupez pas une occasion de l'énerver. En plus de ça, dès qu'elle dit que Sev lui manque vous vous embrassez et vous la chambrez ! Je ne sais pas comment elle a tenu jusque là, moi j'ai réussi à fermer ma g**** mais j'ai vraiment eu du mal !
- Je vais la voir !
- Tu devrais plutôt aller préparer la table et toi aussi Drago, ces derniers temps, c'est Hermione, Ron ou moi qui nous en occupons.

Le repas se passa dans une ambiance électrique, Hermione n'était pas redescendu, Lyssia n'avala rien, toujours sur les nerfs, Harry et Drago boudaient comme deux gamins qu'on vient d'engueuller. Ron discutait avec Olivier, tous les deux semblant ignorer le climat général. Hermione semblait exténuer, elle descendait manger, mais fermait les yeux lorsqu'elle se trouvait face à Harry ou Drago, rompant ainsi tout contact. Elle dormait peu, même en se passant la berceuse que Severus lui chantait dans son esprit pour l'endormir, dans son lecteur. Son moral chuta encore plus lorsqu'elle reçu la lettre de Ginny lui annonçant qu'elle ne pourrait se libérer, un manque d'effectifs à son travail. Hermione transplana aussitôt à côté du château et entra dans le bureau de son fiancé. Il était sûrement en cours, elle s'assit en attendant la fin du cours. Lorsqu'il arriva, quinze minutes après, elle se jeta dans ses bras. Il savait qu'elle n'allait pas bien, Lyssia et Ron lui avait envoyé un message le matin même. Il comptait demander une permission à la directrice, dans la journée.

- Mya, que ce passe t-il ?
- Ginny, elle ne peut pas venir ... et ... je ... me suis engueulée avec Harry et Drago, dit-elle entre deux sanglots.
- Calme toi Mya.

Il lui chantonna dans sa tête sa berceuse préférée, elle se calma petit à petit et s'endormit. D'après Lyssia, elle ne dormait pas beaucoup ces jours ci. Il la déposa sur le sofa et la regarda dormir. Il alla demander à la directrice sa journée. Hermione dormit toute la journée, criant dans son sommeil, s'agitant. Elle se réveilla dans la soirée et se posa sur les genoux de Severus.

- Ca va mieux, Mya ?
- Oui. Je suis désolée d'avoir débarqué sans prévenir.
- Ne t'excuse pas Hermione, j'aurais du te consacrer plus de temps, je veux tellement que tout soit parfait que j'oublie de passer du temps avec toi, d'être plus attentionné.
- Dans deux mois, on sera mariés. On pourra passer beaucoup de temps ensemble.
- Je t'aime Mya. Tu as trouvé ta robe ?
- Oui, mais tu n'en sauras rien ! Et n'essaye pas de le lire dans mon esprit.
- T'inquiète pas, je n'ai pas envie de le savoir, je préfère la découvrir sur toi le jour de notre mariage.

On toqua à la porte.

- Excusez moi de vous déranger !
- Ce n'est rien.
- Bonjour Professeur.
- Bonjour Miss Granger, vous allez mieux ?
- Oui, un petit coup de blues, mais ça va mieux.
- Tant mieux, je voulais vous voir Severus à propos de ...
- Oui, j'arrive. Je reviens Mya, j'en ai pour cinq minutes.
- Vas-y.

Il revint effectivement cinq minutes après. Ils mangèrent dans l'appartement de Severus puis allèrent se coucher où Morphée les emporta après avoir fait l'amour. Le lendemain Hermione retourna à Londres, elle était de meilleure humeur, mais elle avait toujours l'impression qu'elle allait pleurer à n'importe quel moment, elle se sentait à fleur de peau, sans savoir pourquoi. Lyssia et elle passait beaucoup de temps ensemble, Severus faisait son maximum pour passer du temps avec elle. Une mini-fête fut organisée avec Molly, Arthur, Georges, Angelina, Ron, Lyssia Drago, Harry et Severus pour les 20 ans d'Hermione. Elle était à nouveau souriante et avait retrouvé sa joie de vivre. Puis Lyssia et elle retournèrent à la boutique fin septembre pour les robes. Lyssia essaya la sienne en premier, elle lui allait à merveille. Lorsque Hermione vit la sienne, elle avait les larmes aux yeux :

- Wahoo, elle est magnifique !
- Essaye la Mione.

Hermione enfila la robe. Elle eut du mal cependant.

- Je vais reprendre vos mesures Miss, je me suis peut être trompée. Vous avez prit au niveau de la hanche et du ventre, mais ne vous inquiétez pas je vais arranger ça tout de suite.

La femme partit dans son atelier à l'arrière boutique.

- Je n'ai presque pas mangé et j'ai pris Lyssia, tu trouves ça normal ?
- Ne pleures pas Mya, ce n'est pas grave.
- Voilà Miss, réessayez !

La robe épousa parfaitement son corps.

- Tu es resplendissante Mione, il va fondre j'en suis sûre.
- Elle a raison, cette robe vous va à ravir !
- Vous êtes une fée de la couture Mrs, elle est vraiment magnifique.
- Vous souhaitez que je les garde en attendant le mariage ou voulez vous les prendre ?
- Je préfèrerais que vous les gardiez, la maison est pleine de curieux ! Et puis, s'il y a encore des modifications à faire.
- Pas de problème venait dans la semaine précédent le mariage. A bientôt.

Les jeunes filles décidèrent de passer la journée dans le parc de Londres, elles s'achetèrent un pic nic et des magazines. Plusieurs jeunes hommes les accostèrent.

- Peut-on se joindre à vous ?
- Oui, bien sûr, répondit Lyssia.
- Vous êtes de Londres ? On ne vous a jamais vu ici !
- Oui, mais Londres est grand et on ne connaît pas tous ses habitants.
- Moi, je vivais dans la banlieue et j'ai fais mes études loin d'ici, il n'y a rien d'étonnant à ça !
- Ca vous dirait d'aller boire un verre ensemble ce soir, on organise une soirée.
- Désolée, mon fiancé revient pour le weekend, ce soir.
- Et toi ?
- Mon copain m'a invité au restaurant ce soir.
- Pourquoi les jolies filles sont toujours prises !
- Et presque mariées !
- Oui, c'est pour dans un mois.
- Comment est il ? Si je sais comment il est je pourrais te faire changer d'avis. J'ai sûrement des points communs avec lui.

Lyssia et Hermione explosèrent de rire.

- Il a 39 ans, il est enseignant, très intelligent. Il m'a beaucoup aidé à un moment où ca n'allait pas dans ma vie, j'étais anéantie quand j'ai failli le perdre, donc je ne pense pas que tu puisses me faire changer d'avis.
- Oublie Derek, elle est vraiment amoureuse.
- On vous laisse les filles et bonne continuation.

Les filles rentrèrent en fin d'après midi, Harry avait préparé à manger, Ron était en train de se préparer, Lyssia monta se changer et Drago préparait la table.

- Severus a envoyé une lettre, il arrive dans une demi heure.
- D'accord, je vais me prendre une douche.

Le repas se passa dans la bonne ambiance, Hermione s'était expliquée avec Drago et Harry et ils s'étaient calmés. L'été laissa place à l'automne et avec lui des journées pluvieuses, déprimantes. Hermione passait beaucoup de temps à lire, assise sur le rebord de la fenêtre de sa chambre. Elle comptait chaque jour qui la séparait de son mariage. Elle avait l'impression que quelque chose avait changé chez elle ces derniers temps, elle mangeait plus, sa sensibilité toujours au maximum, elle se levait au milieu de la nuit pour grignoter. Elle mettait ça sur le stress du jour J. Dans la semaine précédent le mariage, elle retourna à la boutique avec sa demoiselle d'honneur, et là encore la couturière du refaire des ajustements.

- Je savais que je ne devais pas grignoter, mais je ne peux pas m'empêcher d'avoir des envies n'importe quand. Ca doit être le stress.
- Vous êtes sûre Miss, vous avez aussi votre tour de poitrine qui a augmenté et ...
- Aïe !
- Excuse moi, je suis désolée, je vous ai fait mal ?
- Non, mais je suis très sensible en ce moment, je ressens le moindre truc sur ma peau.
- Je ne suis pas la mieux placée pour dire ça, mais vous ne seriez pas enceinte par hasard ?
- Enceinte ? Non ... euh ... J'ai grossis, je suis hypersensible, j'ai des envies à n'importe quelle heure de la journée, et ...
- Quoi ?
- Ca fait trois mois que je n'ai pas eu mes règles.
- Et ça ne t'a pas inquiété ?
- Non, j'étais trop prise par le mariage et on se protège sauf une fois ... quand il est rentré de l'hôpital il y a trois mois. Je suis enceinte de trois mois !
- On va aller voir un médecin pour être sûrs.
- Voilà Miss, j'ai réajusté votre robe, vous aviez raison de me la laisser. J'espère que ça vous fait plaisir, si vous êtes vraiment enceinte.
- Oui ... bien sûr, du moins je crois, je crains plutôt la réaction du père, il est un peu plus vieux que moi et je ne pense pas qu'il est prêt pour la paternité.
- Vous ne pourrez pas savoir tant que vous ne lui aurez pas dit. En tout cas, vous êtes une jeune femme qui a la tête sur les épaules, vos parents doivent être fiers de vous !
- Oui, mon père très ! Merci encore Mrs, ces robes sont magnifiques.
- Merci, je suis contente qu'elles vous plaisent.

Les jeunes filles passèrent chercher les costumes des garçons qu'elles rangèrent dans la voiture de Lyssia avant de se rendre à Ste Mangouste.

- C'est là ton hôpital ?
- Oui ils sont obligés de le cacher. Je préfère être suivies par des médecins sorciers. Allez viens.

Le médicomage que rencontra Hermione lui confirma sa grossesse. Elle en était à trois mois, le bébé se portait bien. Hermione avait rendez vous dans la semaine d'après pour un examen complet. Elle avait une semaine pour l'annoncer à Severus et se demandait encore comment elle allait faire. Le soir Severus et elle était seuls à la maison, Lyssia avait invité tout le monde au cinéma, comme par hasard.

- Tu me caches quelque chose Mya. Je ne veux pas être méchant mais j'ai l'impression que tu as grossis tu manges beaucoup, tu stresses, tu ne veux plus te marier.
- Si Severus, et c'est pas le stress, j'ai appris aujourd'hui que j'étais enceinte de trois mois ...

- Sev, dis quelque chose, je t'en pris ..., le supplia t-elle, des larmes coulant sur ses yeux, engueulle moi, énerve toi, fais ce que tu veux mais dis quelque chose.
- Pourquoi je t'engueulerais alors que tu m'annonces qu'on va être parent, que tu m'offres le cadeau auquel je n'ai jamais osé rêvé.
- Tu n'es pas en colère ?
- Bien sûr que non Mya, je t'aime, tu vas devenir ma femme et la mère de mon enfant. Je suis le plus heureux des hommes.

Il la prit dans ses bras, puis desserra son étreinte pour poser la main sur son ventre.

- Dans six mois, il ou elle sera avec nous !

Ils s'embrassèrent. Puis les journées qui suivirent passèrent à vitesse granvée, Severus était en vacances mais disparaissait la journée entière pour préparer le lieu qu'il avait gardé secret à presque tout le monde. Le jour J, Hermione se préparait avec Lyssia et Mrs Weasley qui tenait à l'aider. Hermione tremblait comme une feuille mais un sourire éclairait son visage. Mrs Wealsey prit la main des jeunes filles et transplana. Elles arrivèrent dans le parc de Poudlard, décoré pour l'occasion. Mrs Weasley avait pour ordre d'emmener Hermione dans une salle de classe située non loin de la Grande Salle. Hermione était de plus en plus stressé à mesure que les invités arrivaient et que l'heure approchait. Elles restèrent une demi heure dans cette salle :

- Sortez dans cinq minutes, les filles ! dit Mrs Weasley, embrassant Hermione et sa future belle fille sur le front.

Elles obéirent et se rendirent cinq minutes après devant les portes de la Grande Salle. Le père d'Hermione la rejoignit, Lyssia se plaça derrière eux. Les portes s'ouvrirent et ils remontèrent l'allée sur le rythme de la marche nuptiale. Severus fut émerveillé devant la beauté de sa fiancée, sa robe lui allait à merveille, dessinant à merveille le petit ventre de la future maman. Olivier posa la main de sa fille sur celle de Severus et alla s'asseoir, les yeux brillants de larmes.

- Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, nous sommes réunis ici aujourd'hui pour célébrer l'union de deux âmes fidèles.

Pendant que le prêtre parlait Severus retranscrivait dans l'esprit d'Hermione, qu'elle puisse le regarder. Elle lui sourit pour le remercier.

- Miss Hermione Jane Granger, acceptez vous de prendre pour époux, Mr Severus Tobias Rogue ici présent, de l'aimer de le chérir, jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Oui, je le veux.
- Mr Severus Tobias Rogue, acceptez vous de prendre pour épouse Miss Hermione Jane Granger ici présente, de l'aimer, de la chérir jusqu'à ce que la mort vous sépare ?
- Oui je le veux.
- Par tous les pouvoirs qui me sont accordez, je vous déclare Mari et Femme, dit il en tapant avec sa baguette sur les mains jointes de Hermione et Severus. Un lien doré entoura leur main puis s'effaça.

Severus embrassa Hermione, et toute l'assemblée applaudit. Hermione se retourna vers eux, elle put voir tous les professeurs, le portrait de Dumbledore, des anciens élèves, ses amis, et au premier rang, son père et Mrs Weasley, en larmes. Les témoins signèrent ainsi que les mariés et la fête put commencer. Des amuses bouches et des boissons arrivèrent sur les tables poussées sur le côté. Severus entraîna sa femme dans l'allée

- Après vous Mrs Rogue !

Une fois dans l'allée, les invités vinrent les féliciter, Drago et Harry vinrent les voir.

- Severus, on a un cadeau pour toi, dit Drago, dit-il en l'entrainant jusqu'à son bureau.
- Et Hermione ?
- C'est ton cadeau, Mione en aura un aussi, ne t'inquiète pas. Tiens, renverse le dans ta pensine.

Severus s'exécuta et plongea dans les souvenirs qu'ils lui offraient. Il vit Hermione montait sur une scène dans la Grande Salle, vue la décoration, il s'agissait de la St Valentin. Il l'entendit chanter et fut émerveillé d'entendre sa voix cristalline. Il entendit plusieurs chansons puis le décor changea. Il vit Hermione dans plusieurs moments de sa vie quand il n'était pas là, qu'il était dans le coma, il la vit avec Drago en train de réviser dans le parc, au square Grimmaud, la bataille de chatouilles un matin, les après midi shopping avec Lyssia et Ginny, les parc d'attraction moldus, et la discothèque le soir où il s'était réveillé. Il émergea, se retrouvant dans son bureau entouré de Ron, Drago et Harry.

- C'est de la part de nous cinq, on a pas pu avoir de souvenir de Ginny, mais elle tenait elle aussi à te faire ce cadeau.
- Merci beaucoup c'est vraiment un très beau cadeau, merci à tous.

Ils retournèrent dans la Grande Salle où la fête dura jusqu'au lendemain matin.