La vraie vie...

Mon Dieu (Je sais pas pourquoi je dis toujours ça, je crois genre… vraiment pas en Dieu) je suis vraiment en retard dans ma Fic! Pardonnez-moi, j'espère que vous allez aimer!

Rita :

Je cogne à la porte de bois foncé nerveusement, observe les alentours, tout en ajustant mes vêtements. Je suis journaliste depuis déjà un moment, et pourtant, je n'ai jamais été aussi… anxieuse!

10 ans de suite à écrire dans le même journal, dans la même Gazette Du Sorcier. Je travaille fort, je n'ai presque pas de vie hors du travail, mais ça me plait. Je ne regrette rien. Enfin… La seule chose que je regretterai à jamais se trouve derrière cette porte, et je ne l'ai pas revue depuis… depuis mes 17 ans. J'en ai à présent 30.

Et je ne suis même pas ici pour la voir en tant que femme… Je viens uniquement pour mon travail. Elle a seulement 26 ans, et son mari vient de les abandonner, son fils de 6 mois et elle. Et bien sûr, un homme riche et connu qui délaisse sa femme mérite une pleine page dans un journal! On veut les témoignages de la femme déplorée, l'incompréhension des beaux parents… À qui ont-ils donné la chance de parler avec Narcissa Malefoy? À moi, bien sûr…

Le vent froid de novembre caresse mes cheveux, glace mes oreilles, refroidit mon petit nez. Mes yeux s'embrouillent de larmes en repensant à ma réaction d'il y a quelques années, quand j'ai appris le fameux mariage qui s'annonçait… Ma belle Cissy…

J'ai à peine le temps de sécher mes larmes qu'elle m'ouvre la porte brusquement.

Je lui adresse un sourire poli. Je dois rester professionnelle.

- Rita Skeeter, journaliste à la Gazette du Sorcier. Puis-je prendre quelques minutes de votre temps, Madame?

Je me sens horrible de la traiter de la sorte… Toute cette distance... Je lui tends la main d'un air confiant, qui sonne faux, évidemment.

Puis je la regarde vraiment. Elle porte une vieille jupe bleue foncée, délavée et usée par le temps, toute effilochée vers le bas. La longue jupe est précédée d'une chemise d'homme blanche, trop large mais qui semble confortable. Mon Dieu… Elle a gardé la chemise que je lui avais laissée… Elle la porte… Je me sens doublement mal à l'aise en voyant qu'avec les années, sa poitrine a presque doublée de volume! Ah oui, c'est vrai. Elle allaite un bébé. Comme je suis stupide! Je ne connais rien aux enfants, en plus… Enfant qu'elle porte dans ses bras, qui essaie d'emprisonner dans son poing dodu une mèche des cheveux en bataille de sa mère. Narcissa a les yeux cernés, la lumière de passion que j'y décelais des années avant n'y est plus. Elle est pieds nus, aucun maquillage sur son visage. Le divorce semble l'affectée énormément.

- Bien sûr, vous pouvez entrer, me murmure t-elle en me regardant à peine.

Je pénètre dans le hall. Le manoir est énorme, encore heureux que Lucius ne l'ai pas réclamé! Mais on voit clairement qu'avec son fils qu'elle doit surveiller 24h sur 24, elle n'a pas le temps de faire le ménage… Ni d'argent pour engager quelqu'un pour le faire à sa place, visiblement.

Elle s'assoit sur un fauteuil de velours mauve, m'invite à prendre place sur celui juste en face du sien. Son fils, Drago je crois, pleure soudainement. Il a soif, car elle déboutonne sa chemise, écarte son soutien-gorge et le couche pour qu'il atteigne le sein rempli de lait chaud. Elle n'a aucune pudeur à ce que je la vois nue, mais de mon côté, je suis rouge de gêne.

Elle me regarde fixement en caressant le petit dos de son fils lentement.

Et sa hargne sort enfin.

- Arrête d'être gênée, grogne t-elle. Au nombre de fois où c'était toi qui avait la bouche sur mon sein… Tu veux quoi?

Plus de vouvoiement, plus de fausse politesse. Seulement la vraie Narcissa, celle-là même qui est enragée après moi, pour une raison inconnue, je l'avoue.

- Je… Je travaille au journal et c'est moi qui a été choisie pour venir vous posez des questions sur votre récent divorce…

- Ah oui, le journal! Madame est une femme occupée, maintenant!

Elle se lève rageusement du fauteuil en serrant contre elle son fils endormi. Quelques gorgées de lait sucré, et le voilà partit dans les bras de Morphée… Il est 7 heures du soir, et je sens qu'il dormira longtemps, son petit amour… Cissy est montée à l'étage, j'entends ses pas rageurs sur le parquet qui craque.

La jeune mère est de retour 5 minutes plus tard, sans son fils. Sûrement qu'elle l'a couché dans son berceau pour un moment. Elle reboutonne la vieille chemise et se dirige dans la cuisine sans m'adresser le moindre regard. Je décide de la suivre, même si je sais que dans la cuisine, il y a plusieurs couteaux dont elle pourrait se servir pour me tuer…

Je pousse la porte de bois pour entrer, et la referme derrière moi. Elle est assise sur le comptoir de la cuisine, et elle pleure. Elle pleure comme je ne l'ai jamais vu pleurée. Elle a l'air d'avoir mal, de souffrir. Ses épaules sont basses, sa tête repose entre ses mains. Je l'entends sangloter, et je n'ai aucune idée quoi faire! Je suis une journaliste bordel! Et elle, c'est la femme de mes rêves!

Je réagis vite en réalisant la situation.

- Qu'est-ce que tu as, Cissy…, je demande en m'approchant un peu.

Son corps est parcouru de violentes secousses. Elle lève les yeux et me regarde enfin. Je dépose mes mains contre ses cuisses, et remonte le tissu de la longue jupe pour caresser sa peau doucement.

- Dit-le moi, je vais pouvoir t'aider, je te jure… Je ne pourrai pas te ramener Lucius, mais je serai toujours là pour toi… Compris?

- Je m'en fiche de Lucius! C'est de toi que j'avais besoin… C'est toi que je voulais avec moi… C'est toi que j'aurai voulu dans mon lit le soir de mon mariage!, me hurle t-elle en fondant en larmes, une fois de plus… Tu… tu… tu n'as AUCUNE idée comme je t'ai aimée… Tu… tu ne peux même pas t'imaginer à quel point je t'aimais, à quel point je t'aime, Rita Skeeter! Chaque fois qu'il me faisait l'amour, je pensais à toi! Chaque fois qu'il me parlait gentiment, c'est à toi que je pensais! Où étais-tu pendant toutes ces années? TU ÉTAIS OÙ!

- J'étais dans mon petit appartement… À essayer de me faire une place dans la société en couchant avec ma patronne… J'aurai voulue être avec toi… Quand j'ai su que tu te mariais, j'ai voulu m'enlever la vie… Et je me suis rappelé que je trouvais stupide les gens qui faisaient ça. Alors j'ai vécu ma vie en t'oubliant.

Mes caresses ont cessées. Je m'éloigne d'elle à regret. Si je reste, je pourrai aller trop loin avec elle, je le sais. Comme j'aimerai être capable de passer ma vie avec elle! Mais mon salaire ne me le permet pas, mon métier non plus. Dans le monde des sorciers, l'homosexualité est malheureusement plutôt mal vue…

- Reste… me supplie t-elle avec désespoir.

Je soupire et la soulève lentement. Je la pose, pieds contre le sol, devant moi. Je flatte ses pommettes en retirant les larmes et j'embrasse son front.

- Bien sûr, ma chérie. Bien sûr que je reste… Ton fils va dormir jusqu'à qu'elle heure?

- Sa dépend, mais le connaissant, il est capable de dormir jusqu'à demain matin, très tôt.

- Va prendre une douche. Tu ne dois pas avoir beaucoup de temps à toi. Je vais surveiller les pleurs du petit… Ne t'inquiète pas.

- Viens avec moi…

- Non, Narcissa. Je t'en pris, ne me tente pas en plus.

Elle déboutonne lentement sa chemise, qu'elle laisse ouverte sur son soutien gorge violet. Elle le dégrafe, il chute au sol.

Ses seins sont d'un blanc pur, et les veines bleues habituelles d'une femme qui allaite sont absentes. Elle prend mes mains et avant que je n'aie pu réagir, les pose contre sa poitrine. Je suis figée. Je ne veux pas…

- Si tu savais comme tes mains m'ont manquées… Si tu savais, soupire t-elle quand je commence à caresser ses seins lourds de lait.

- À la douche, ma belle… Tu as maigrie?, je lui demande en fronçant les sourcils et en touchant sa taille.

- Un peu, oui…

- Narcissa! Tu manges, quand même?

- Si j'ai le temps, oui.

- Et depuis quand tu n'as pas «eu le temps» ?

- Hier matin je crois…

- Cissy! Ne va pas prendre de douche tout de suite, alors. Tu vas t'évanouir. Rhabille-toi., je la gronde affectueusement.

Elle s'exécute et part en direction du divan pour s'y allonger pendant un moment. J'ai déjà soupé, mais je vais lui préparer un plat de pâtes, elle a toujours adoré ma cuisine… Les seules fois où j'ai pu lui faire à manger, c'est quand on s'enfuyait de Poudlard pour se louer une chambre/cuisinette aux Trois Balais.

En deux temps trois mouvements, les ingrédients s'étalent devant moi, sur le comptoir. Je fais bouillir de l'eau, y ajoute les linguines.

Je prépare ensuite, pendant que les pâtes cuisent, une sauce rosée onctueuse. J'incorpore par la suite des crevettes, des échalotes, de l'ail, des piments rouges, et quelques épices. Je retire l'eau des pâtes, verse la sauce dans le chaudron de pâtes sans eau, et fait réchauffer le tout à feu doux.

Pendant que le tout cuit lentement, je hache finement de la coriandre fraîche. Une fois cette tache terminée, je dresse rapidement une place sur la longue table. Une nappe, une serviette de table, une fourchette et une cuillère, et le tour est joué. Je sors 2 coupes et une bouteille de vin blanc, ainsi qu'un bol blanc. Je verse 1 coupe pleine du vin, et une autre à la moitié. Après tout, Cissy doit allaiter son fils! Les coupes sur la table, le vin dans le frigo… Je sers une pleine assiette de pâtes et de sauce, disperse sur le tout une généreuse portion de coriandre. Je descends le feu au minimum, pour garder le reste de pâtes chaudes. Je pose finalement l'assiette sur la table.

- Ma belle? Tu as faim?

Elle se lève du divan en vitesse et s'assied sur la chaise en attaquant son assiette avec appétit. C'est beau de la voir manger comme ça. Elle porte la main à son verre de vin et avale une petite gorgée en soupirant de satisfaction. Je me suis assise en face d'elle et je ne fais que la regarder.

- C'est mangeable?, je ricane en buvant un peu de vin.

- C'est excellent, Rita.

La soirée passe plutôt lentement. Le petit ne s'est pas réveillé, il est déjà 10 heures du soir. Elle a mangé toutes les pâtes que j'avais préparées, pris sa douche et s'est même habillée un peu plus convenablement. Je commence à retrouver la Narcissa que j'ai connue, il y a trop longtemps.

On est assises sur le divan, quand elle commence à bailler pour la première fois. Elle tombe de fatigue, ça se voit. Depuis quand n'a-t-elle pas dormie suffisamment, personne ne pourrait le dire.

- Où est ta chambre, Cissy?

- En haut, dernière porte à droite. Pourquoi?

- Car il est l'heure d'aller te coucher. C'est exigeant d'être une maman!

- Hum tu n'en sais rien! Tu n'as pas d'enfants!

- Non, en effet, je n'en ai pas.

- J'aurai voulu avoir un enfant avec toi…

J'arrête ma lecture, et la fixe par-dessus mes lunettes rouges, en déposant la livre sur la table à café. Elle sait parfaitement que c'est impossible, pourquoi le dit-elle alors?

- Tu sais ce que je veux dire… Avoir un enfant qui vient de toi… Vivre comme une famille, ensemble.

- Oh ma belle, tu sais très bien que je hais les enfants… La seule enfant que je n'ai jamais aimée, elle avait 11 ans et elle s'appelait Narcissa Black.

- Narcissa Black… Personne ne m'appelle plus comme ça depuis des années…

Elle se plonge dans ses souvenirs, dans lesquels je pénètre un peu sans le vouloir. Cissy pense à moi. Elle se rappelle d'un moment passé ensemble. Dans son souvenir, j'embrasse ses seins pendant qu'elle gémit de bonheur. Je me retire, gênée, de sa mémoire. Elle sait que j'y ai pénétrée, car elle me fixe intensément.

- C'est ok, Rita… Ce sont nos souvenirs…

- Ça te manque?

- Quoi?

- De faire l'amour à quelqu'un qui t'aime.

Elle sursaute, insultée.

- Et Lucius, lui?

- D'accord, j'ai mal formulé ma question… Sa te manque de faire l'amour à quelqu'un que TU aimes?

Elle éclate d'un rire franc. J'ai toujours su deviner ses sentiments.

- Oui, bien sûr que ça me manque. J'avais 14 ans la dernière fois, 12 ans se sont écoulés depuis…

Je m'approche d'elle, me penche à son oreille en la mordillant délicatement…

- Et tu en aurais envie?, je susurre en léchant le lobe de l'oreille sensuellement.

- Bien… bien sûr…, elle bégaie en essayant de se contenir.

Je la bascule sous moi, sur le divan, en caressant ses lèvres des miennes avec tendresse. Je passe ma main sous son chandail, masse la peau du ventre plat respectueusement. Elle répond à mon baiser avec une douceur que je ne lui connais pas. Je vois qu'elle veut aller lentement, prendre son temps, en profiter. Je me jure de lui apporter tout ce dont elle aura besoin. Elle mordille ma lèvre timidement, ce qui, pour nous, est un signe pour l'autre, pour lui dire d'arrêter. Je sursaute et la regarde, son visage pâle si proche du mien.

- Qu'est-ce qu'il y a, mon cœur?

- Sa te dérange beaucoup si on va dans la chambre? Je n'aime pas être loin de Drago et… l'éclairage me dérange ici…

Je regarde autour de moi. Il y a sûrement plus de lumières ici. Je lui souris et me relève, l'aide à en faire autant. Je prends ma baguette dans ma main, elle prend la sienne, et nous montons dans sa chambre.

Elle pose son oreille contre la porte de la chambre de son fils, et soupire de soulagement en entendant sa respiration profonde. J'appuie mes seins contre son dos et me penche à son oreille…

- Tu fais une mère fabuleuse…

Je sens les frissons courir le long de sa nuque. Elle se dégage et m'amène vers la chambre. Elle est tout simplement… bordélique! Les vêtements trainent un peu partout, le lit est défait, des verres d'eau à moitié bu se dispersent ici et là, la lumière est fermée. Je vais pour y remédier, Narcissa m'arrête, totalement paniquée.

- Non!, elle crie en mettant sa main sur sa bouche par la suite.

- Qu'est-ce qu'il y a?

- Je… n'ouvre pas la lumière, je t'en pris…

- D'accord… Pourquoi?

Elle rougit. J'essaie d'entrer dans ses pensées, elle bloque l'accès.

- Mon amour… Si tu ne veux pas parler, laisse-moi voir, veux-tu? Je ne peux pas tout deviner…

Cissy abandonne et abaisse les gardes. Je regarde ses yeux, puis ferment les miens en entrant dans sa tête pleine de pensées… Puis je vois ce que je cherche… Je hoquète de rage en ouvrant les yeux.

- JAMAIS! Tu m'entends, JAMAIS!

Je déteste lui crier dessus… Mais cette fois, je ne peux pas m'en empêcher… Son corps a subi les difficultés d'un accouchement, elle a peur que je la trouve laide… Lucius passait son temps à lui répéter qu'elle était affreuse, et elle a peur que je finisse par faire le même constat…

- Laisse-moi voir ton corps…

- Rita…, elle gémit de honte.

Je ne vais pas la forcer, me dis-je en soupirant. Mais je sais que sa lui ferait le plus grand bien de recevoir des caresses de la part de mains qui la connaisse, de mains qui l'aime...

- Narcissa… J'ai vu tes seins tout à l'heure. Ils sont toujours aussi parfaits!

- Je venais d'allaiter Drago… Il est déjà 11heures, et mes seins sont pleins de lait… Ils commencent à me faire mal, donc ils gonflent… Et les imperfections ressortent…

- Je m'en fou.

Je dois avoir l'air vraiment sincère, car elle retire son t-shirt et le jette un peu plus loin. Elle commence à déboutonner sa jupe, qui tombe aussi. Accompagnée de son soutien-gorge, la petite culotte se fait délaisser au sol. Elle s'approche de moi, les yeux pleins d'eau.

- J'aurai tant voulue être parfaite…

J'allume une petite bougie, non loin du lit, et m'approche de Cissy, qui est toujours debout devant moi. La faible lumière de la flamme qui danse me montre son corps. De petites rides de rien du tout, dut à l'accouchement, parcourent le bas de son ventre. Un peu comme le haut de ses cuisses. Elle ne s'est pas épilé les jambes et le sexe depuis un bon moment. Ses poils pubiens partent de tout bords tout côtés, chatouillent ma main quand je la passe sur son sexe frémissant. Je m'attarde sur ses seins, qui semblent la complexer plus qu'autre chose.

Ils sont alourdis par le lait, tombent un peu, mais à peine, et c'est vraiment à cause de leur poids. Je vois maintenant de quoi elle parle… De toutes petites marques de dents apparaissent sur les mamelons rosés de Narcissa. Drago doit probablement faire ses dents. Les veines, je les remarque par la suite. Elles sont sur le côté des seins blancs, et ressortent un peu. Il n'y en a que 3 de visibles. 2 sur le gauche, 1 sur le droit.

Je peux comprendre qu'elle se sente moins désirable… Mais je me fou bien des imperfections comme celles-là. Je l'ai connue jeune et timide, je la redécouvre un peu plus âgée, et pleine de tristesse. Elle voit la franchise de mon geste quand je caresse les veines bleues de son sein gauche. J'essaie d'apaiser ses craintes, lui montrer que je l'aime, quoi qu'il arrive.

Sa poitrine est parcourue de sanglots, encore une fois. Je la prends contre moi en embrassant ses cheveux.

- Oh la la… C'est quoi cette grosse peine là, mon ange?

Elle ne parle pas, mais je sens contre mon épaule les sanglots qu'elle étouffe. Elle a envie de hurler, je le sais. Je sens son cœur battre, et je sais que Cissy voudrait se débarrasser du poids d'être mère aussi jeune… Elle adore son fils, mais c'est dur pour elle.

- Assied-toi sur le lit… Tu vas voir que tu n'es pas la seule à avoir changée… je lui chuchote en me reculant un peu.

Elle s'assoit sur le lit, me regarde avec curiosité. Pour mes 30 ans, j'ai un beau corps, selon ma patronne. Mais il n'est pas celui que Narcissa a connu quand j'avais 17 ans, c'est un fait…

Je déboutonne mon chemisier vert lentement, je joue avec ces nerfs, je le sais. Il tombe finalement, révèle ma poitrine blanche immaculée. Je n'avais pas de soutien-gorge, car je savais que ce n'était pas nécessaire avec ce vêtement. Mes seins ne sont plus à la hauteur (sans mauvais jeux de mots) de ses attentes, pourtant elle semble comblée. Quand je retire ma courte jupe, mes talons et mes collants noirs, elle frissonne. Ma petite culotte tombe, s'en est trop pour elle. Elle saute du lit rapidement en poussant son corps contre le mien, embrassant ma bouche délicatement. Encore le même souci de douceur, que je comblerai, parole de Rita Skeeter…

Je casse le baiser et je la regarde, taquine, en retirant mes lunettes et en les posant sur la commode de nuit.

- Je vais faire comme quand tu étais toute jeune…

- Rita, non!, éclate t-elle de rire en me voyant le pousser contre le lit moelleux.

Je fais finalement ce que je lui avais promis…

Quand elle avait 14 ans, elle était plutôt incertaine par rapport à son corps, par rapport à ses charmes. J'avais voulu lui prouver qu'elle était une très belle jeune fille…

Je dépose ma main contre son visage, caresse ses lèvres du bout de mon pouce. J'ai les yeux fermés, et je la devine avec mes mains. Je ne sais pas pourquoi, mais c'est le genre de choses qu'elle a toujours aimé… J'écoute ses désirs, et quand mes yeux sont fermés, je me concentre sur le toucher. Je disais souvent à la blague que je la dévorais du regard… Maintenant, je la goûte avec mes mains… Je sens son corps vibrer à mon approche, je la sens qui se meurs d'envie d'appuyer son corps contre le mien. Mais elle ne peut pas, c'est la règle. Elle doit attendre, et espérer que mes caresses soient exécutées à l'endroit qui lui tente…

Mes mains sont sur ces seins, mais ils doivent lui faire mal car elle pousse un petit cri aigu. J'arrête mes caresses, ouvre les yeux et la regarde.

- Désolée, Rita… Mes seins sont extrêmement sensibles…

- Ohhhh ne t'inquiète pas! Pourquoi tu ne me l'as pas dit?

- J'ai oublié.

- Un massage sa te ferait du bien?

- Non, le seul moyen, c'est d'enlever le trop plein de lait…

- Tu veux que j'aille te chercher Drago?

- Oh non ne le réveille pas, le pauvre amour. Il peut bien dormir. Je vais passer au dessus de la douleur. Fait seulement très attention…

- Bien sûr, mon cœur…

Je referme mes yeux, mais elle triche. Elle prend mon visage entre ses mains délicates et m'embrasse, goûte mes lèvres, déguste ma bouche… Je lui rends son baiser, elle se couche sur moi complètement. Je caresse ses belles petites fesses blanches, remonte mes mains dans son dos tout en prolongeant mon baiser au maximum. Je m'arrête un instant, je la regarde. Elle couche sa tête dans le creux de mon cou, sa respiration ralentit... s'approfondit… va-t-elle s'endormir aussi vite? Mais la jeune maman me réserve encore des surprises…

- Rita?

- Oui, ma belle?

- Continue de me toucher… Ça fait tellement du bien… J'ai l'impression que tes mains me disent à quel point tu me trouves belle… Je me sens bien dans tes bras…

Je sens son sexe frémir contre le mien. Chez elle, quand son corps agit de la sorte, c'est qu'elle veut plus… Je la connais trop bien.

Je suis donc mes instincts en passant ma main entre son ventre et le mien. Elle se soulève un peu, fait de la place à ma main droite qui se glisse sous son sexe pour le caresser lentement… tendrement… doucement…

Mon index parcourt la fente mouillée de son sexe excité, frôle les côtés sensibles de temps en temps… Sa respiration s'accélère, ses seins durcissent contre les miens. Elle commence à pencher la tête vers le bas, ferme les yeux avec le plaisir. De ma main gauche, j'attrape son visage et le remonte vers moi.

- Ouvre les yeux, je lui chuchote. Regarde-moi… Je veux te voir avoir du plaisir… Je veux voir le bonheur prendre sa place dans tes yeux de glace…

Elle ouvre les yeux avec difficulté, me regarde, les paupières lourdes… Comme sa sœur… Mon Dieu Rita, enlève-toi tout de suite cette pensée de la tête…

Elle essaie de me sourire, mais je coupe son élan en commençant à entrer mon doigt en elle. Sa gorge fait un drôle de bruit, comme si elle était à bout de souffle. Ses yeux recommencent à se fermer paresseusement…

- Narcissa, mon amour… Reste avec moi… Reste avec moi…

Elle arrive à me regarder, mais ses yeux trahissent sa jouissance évidente. J'entre finalement mon doigt en entier à l'intérieur d'elle, un petit cri accompagne la pénétration. Je ne bouge pas mon doigt. Je la laisse chercher sa respiration avant de commencer. Juste au moment où elle aurait pu recommencé à respirer normalement, j'insère un deuxième doigt, doucement. Elle est toujours hors d'haleine avec moi. Toujours.

Mon mouvement se fait très, très lentement au tout début. Je prends tout mon temps pour retirer mes 2 doigts, et les entrer rapidement quand elle ne s'y attend pas. Je joue avec le rythme de mes doigts et de sa respiration. Je m'amuse comme une folle à la voir ouvrir sa bouche puis la refermer, quand elle cherche son souffle désespérément.

Elle s'approche de ma bouche, la veut contre la sienne tout de suite. Chaque fois qu'elle est trop près de mes lèvres, je tourne mes doigts à façon à la faire trembler. Cissy renonce donc à m'embrasser, et ça la frustre encore plus. Elle est belle quand elle est fâchée.

- Tes yeux… Je veux voir tes yeux…

Elle me fixe. Elle y arrive avec beaucoup d'efforts. Mon mouvement est plus constant, sans surprises, avec un rythme plutôt régulier. Elle arrive donc à se concentrer à garder les yeux ouverts, plongés dans les miens. Elle y parvient jusqu'à ce que mon pouce décide de venir caresser le haut de son sexe tremblant. Il se glisse à l'entrée, mais ne pénètre pas, ne fait que titiller la peau ferme mais sensible. Il est proche de son clitoris, et je sais comme elle est fragile à cet endroit. Un rien la fait gémir.

Elle veut réfugier sa tête entre mes seins, je sens sa nuque se ployer. Mais avec ma main libre, je graffigne gentiment la surface arrière de sa nuque et elle se redresse.

Ses yeux se brouillent. La fausse fatigue qui précède de près l'orgasme arrive. Elle veut dormir, je la connais assez pour le savoir. Mais si je la laisse crouler de fatigue, jamais elle ne pourra profiter du grand moment. J'enfonce un peu plus mes ongles dans sa nuque, juste de façon à la tenir plus réveillée, par pour lui faire mal.

Mon truc marche, car elle grogne d'une façon féline. Elle me regarde. Bravo, Cissy… Là tu es avec moi… Bonne fille… Mes doigts accélèrent encore, puis s'arrêtent brusquement.

Elle ne comprend pas, se penche et m'embrasse les lèvres. Elle est certaine que tout est fini, que j'ai arrêté. Pourtant, après toutes les années, je croyais qu'elle se rappellerait un peu plus de mon style… Au moment où elle glisse sa langue dans ma bouche pour un baiser approfondi, je pénètre en elle un peu plus violement, et son corps est finalement parcouru des tremblements qui viennent avec ses orgasmes. Elle me fait sentir comme elle est heureuse avec sa voix timide, et ses beaux yeux bleus expressifs.

- Oh Rita… me murmure t'elle en redescendant de son orgasme tranquillement.

Elle place sa bouche entre mes seins, y dépose un tendre baiser. Puis sa tête s'écrase, épuisée, entre mon épaule et mon sein droit. J'ai retiré mes doigts de son sexe depuis un moment, et je croise mes mains derrière son dos, la colle contre moi.

- Toujours aussi bien que dans tes souvenirs?, je ricane en embrassant le haut de sa tête chaude, à cause de ce que je lui ai fais subir.

- Mieux, encore… Sa faisait si longtemps… Merci, merci…

Nos respirations se synchronisent, et nos corps montent et descendent au même rythme. Elle dort, je le sais. Mais de mon côté, je n'y arriverai pas. J'ai trop le sommeil fragile… Et beaucoup trop de difficultés pour m'endormir vraiment.

Il est 2 heures du matin quand elle se réveille dans un cri de douleur. Je commençais juste à somnoler…

- Narcissa? Narcissa?

- Je… je vais bien. Pardonne-moi pour le cri, rendors-toi, ça va aller…

- Oh non tu ne me feras pas avaler ça! Qu'est-ce qui se passe? Tu as fais un cauchemar? Tu n'as pas à avoir honte!

- Non, non. Mes seins me font encore… beaucoup trop mal. C'est tout. Je devrais peut-être aller voir Drago…

- Il y a des machines moldues pour ça, tu le sais?

- Je sais bien, Rita, mais as-tu la moindre idée du prix de ces trucs?

- Hum… Tu ne peux pas réveiller le petit… Il est bien… Et nous aussi d'ailleurs…

Elle m'embrasse brièvement et me fixe pendant un long moment.

- C'était le fantasme de Lucius, de boire mon lait. J'ai toujours trouvé ça… écœurant. Jusqu'à ce que je m'imagine la douceur et l'intimité d'une telle caresse. Je lui ai refusée, en lui disant que ce n'était pas bon pour le petit… Je ne voulais seulement pas de lui pour ça…

Je sais ce qu'elle a en arrière de la tête, je la connais trop. Sa me touche beaucoup, qu'elle soit à l'aise de faire ça avec moi, et pas avec son mari… Et bien, son ex-mari…

- Tu veux que j'y goûte, mon cœur?

- Si… si tu en as envie uniquement, Rita…

Je ne réponds même pas. Elle a réussie à m'émouvoir. C'est ridicule, mais c'est une preuve de confiance énorme qu'elle vient de m'accorder…

Je la serre sur moi un peu plus, puis la retourne contre le matelas. Elle est couchée sur le dos, me regarde avec amour.

- Je… je me place comment?, je lui demande timidement.

- Pose ta tête sur mon ventre, replie tes jambes le plus que tu peux à côté de moi…

Je m'exécute. Je me sens si petite. Je suis couchée à sa droite, à ma gauche, donc. J'appuie mon visage contre son ventre doux, me rapproche de son sein qui est le plus près. Je n'ose pas goûter, sa me gêne atrocement. Mais je sais qu'elle ne ferait ça qu'avec moi…

Elle pose sa main contre ma nuque, et pousse gentiment ma bouche contre son mamelon tendu par l'effort de retenir tout ce lait.

- Je t'avertie, ne mord-pas… Essaie seulement de téter… Tu vas voir, si ta mère t'a allaitée quand tu étais jeune, sa devrais venir tout seul…

Et en effet, ma bouche sait exactement le mouvement approprié à adopter, sans même que mon cerveau n'ai besoin de s'en mêler.

Le liquide est chaud et sucré, coule lentement dans le fond de ma gorge. Mes lèvres tètent le sein de ma maitresse, le contact est incroyable… Ce n'est plus seulement un baiser, c'est un sentiment partagé…

Ma main se glisse sous le sein lourd, la rapproche de ma bouche un peu plus.

Cissy soupire de bonheur. Il faut croire que le poids est allégé. Elle me fait changer de côté, je me retrouve à sa gauche, dans la même position, entrain de téter son autre sein avec la même dévotion, la même amitié, le même amour.

Elle flatte mes cheveux, je me sens comme une petite fille avec sa mère… Ce contact n'a rien de sexuel… Seulement… tellement intime… Je sais que beaucoup n'arriverons jamais à comprendre, c'est pourquoi je profite du moment présent en ne pensant à personne d'autre qu'à ma tendre Narcissa…

Je finis par abandonner le sein pour revenir me lover contre le creux de son épaule. J'ai soudainement très envie de dormir… Le lait chaud m'a toujours aidé, plus jeune… J'aurai du y penser avant…

- Merci, ma chérie…, me chuchote la jeune mère en fermant les yeux au même moment que moi.

Je ne sais pas combien de temps je vais dormir, mais je suis certaine que ma patronne va me tuer demain matin à la première heure, c'est un fait… Elle comptait sur moi pour la satisfaire… Je l'emmerde, c'est Narcissa, mon premier et dernier amour…

Bon alors si y'en a un qui chiale que c'est trop court, je le tue. Si y'en a un qui chiale que c'est trop long bah euh désolée ^^

La scène de la fin en aura écœurée plusieurs, je m'en fou! J'ai toujours trouvé sa… mignon, et je n'ai pas pu m'empêcher de l'écrire… Sa devrait être la toute fin, je verrai…

Reviews svp, je crois que dans ma vie c'est ce qui me fait le plus plaisir!

Anna Bella xxx

P.s : Eva, est-ce assez détaillé à ton goût?