Note de Moiminipouce :
De grands remerciements à Axelle, Lolly et Shimy qui m'ont suivi jusque là ! ça donne vraiment du baume au cœur ! Merci, les filles :)
Précédemment dans Wicked Game :
*Sirius Black, jeune gryffondor séduisant de septième année, ne se gêne pas pour sortir avec bon nombres de jeunes filles, de l'école, aux dires des bruits de couloirs.
*Jaina Prewett, discrète serdaigle de sixième année, se remet de sa rupture avec Julien, un moldu français qui l'a larguée après qu'elle lui ait révélé être sorcière.
*La serdaigle et le gryffondor se sont retrouvés répartis dans le même cours d'arithmancie et s'entendent très bien. Sirius, plus enclin à sortir facilement, propose à Jaina d'aller prendre un verre en toute amitié. La jeune fille refuse prétextant une peur des ragots.
*Sirius qui s'est installé dans le même quartier de Londres que Jaina lui promet de lui donner suite pendant la semaine de vacances d'avril, à l'abri du regard des sorciers.
*A peine rentrée, Jaina se retrouve face à face avec son Julien : il lui demande de l'aider avec « sa magie ». Il a en effet le bras dans le plâtre et ne peut assurer sa compétition de tennis. En l'entendant formuler sa requête, Jaina perd son calme et utilise la magie contre lui. Stoppée par sa mère, elle le laisse partir et sa mère se charge de modifier la mémoire de Julien : il ne se souvient simplement plus qu'elle ait utilisé la magie contre lui.
* Alors que sa mère la sermonne sur la gravité de son comportement, et lui rappelle qu'elle ne doit en aucun cas interférer dans le monde des moldus, elle reçoit un hibou.
Chapitre Neuf : Disputes en séries
Salut, girly !
Mercredi ! Partante pour un bar en ville, sinon mon appart' ? En toute amitié, bien sûr ;-)
J'attend ta réponse –« non », n'en étant pas une.
A Mercredi !
S.B.
Pris d'un élan de joie, elle répondit sans trop réfléchir, au dos de son invitation.
Mercredi après-midi, chez moi !
- Maman, je peux t'emprunter ton hibou ?
Ce soir-là, elle dormit très mal. Encore aucun de ses plus proches amis n'était venu chez elle…alors, Sirius Black ! Elle ne l'aurait jamais cru.
Le matin, elle prit une douche plus longue que d'habitude. Ne mangea rien, se disant qu'au pire, cela serait une bonne excuse pour sortir manger un morceau,…et lui fausser compagnie. Elle essaya tant bien que mal d'aplatir ses épis à l'arrière de la tête, mais c'était cause perdue. Et puis, il ne lui coutait rien de reconnaître qu'elle adorait son geste dans ses cheveux, non ?
A deux heures précises, on sonna à la porte. Il était habillé moldu. Comme elle.
Et cela ne leur faisait étrangement pas bizarre. Elle portait des ballerines et la différence de taille n'en était que plus grande. Mais aucun d'eux ne semblait en être gêné. Bien qu'elle n'était pas habituée à le voir debout à ses côtés.
- Salut ! Pas eu de problème à trouver ?
- Na ! J'habite à deux pâtés de maison. J'crois même qu'on doit voir mon immeuble du toit.
- Hum, faudrait qu'on soit au moins des sorciers pour faire ça !
Une bièraubeurre plus tard, ils étaient sur le toit. Il lui montra son immeuble, admirèrent la vue et parlèrent des coins qu'ils connaissaient jusqu'à ce que Jaina ne pu cacher plus longtemps qu'elle avait froid et préférait rentrer.
- Je pourrai aussi te jeter un sort de réchauffement, proposa Sirius.
- Tu pourrais, mais la zone n'est pas très sorcière et je préfèrerais rentrer, si ça ne te dérange pas…
- Non, non, allons-y.
Jaina se heurta à quelque chose, alors qu'ils faisaient demi-tour. Sirius la tint d'un bras, et s'agrippa à quelque chose qu'elle ne vit pas…
- Je ne vais pas tombé, Sirius, mais…qu'est-ce que tu tiens au juste ?
- Oh ! ça ? C'est ma moto !
- Ta quoi ?
- Une moto. Tu sais ce que c'est, non ?
- Oui. Je te remercie, ironisa-t-elle. Et j'en suis d'autant plus étonnée ! Tu es venu en moto jusqu'ici !
- Bah…ouais, répondit Sirius nonchalant.
- Mais c'est dingue ! Tu ne pouvais pas venir à pied ? Et…et ça veut dire que…que tu es rentré par ma chambre ?
- Bien sûr que non, répondit-il tout sourire. Par celle de ton voisin
- Tu es rentré par effraction chez un moldu ? s'insurgea-t-elle, cette fois. Tu es inconscient, ou quoi ?
- Je préfère y voir de la témérité. Tu viens ?
Elle vint mais n'interrompit pas la conversation pour autant.
- Tu es complètement fou ! Pourquoi est-ce que tu n'es pas passé par chez moi ?
- Parce que je craignais de me faire attaquer par un sort, rétorqua-t-il en lui lançant un regard méfiant. Je préfère de loin leur espèce de jouet avec un tuyau, tu sais le truc que…
- Des flingues.
- Ouais, sans doute. Ces machins, même si ça te touche, en deux coups de baguettes, c'est réglé, expliqua-t-il.
- Ouais, enfin qu'est-ce qui te fais croire que mon voisin n'était pas un sorcier ?
- Parce qu'il avait son bras dans un truc blanc étrange et qu'il faisait des trucs bizarres dans son canapé. Il regardait une photo, je crois.
- Ça s'appelle une télévision, s'exaspéra Jaina. Tu ne fais pas études des moldus ?
- Faisais ! corrigea-t-il. Je préfère de loin l'aritmancie.
- Tu veux écouter de la musique ? lui demanda Jaina, calmée, une fois qu'ils étaient arrivés dans sa chambre.
- Hé, je peux te citer cinq chanteurs moldus, connus.
- Dis toujours, répondit Jaina doutant qu'elle les connaitrait
- Les Bee Gees ?
Elle sourit en se surprenant à connaître le groupe…
- C'est un groupe, Sirius !
- Ah, bien vu, grily…Heu…Eric Clapton !
- Wahow ! s'étonna-t-elle en voyant qu'il avait visiblement les mêmes gouts que Julien.
- Bob Marley…
- Heu, ça ne me dit rien…
Il commença à lui réciter les quelques lignes qu'il savait de sa biographie, et tous deux passèrent l'après-midi à échanger leurs connaissances sur le monde moldu.
L'instant était bon enfant, et Jaina se surprit à se sentir presque aussi à l'aise que si elle n'était en présence de ses amis.
Mais, déjà ses parents n'allaient pas tarder à rentrer, et elle ne tenait pas à ce qu'ils le trouvent ici. Elle n'avait même pas pensé à lui raconter l'histoire de sa mère et de son grand-père : le silence gênant ne s'était tout bonnement pas manifesté.
Il ne chercha pas plus loin lorsqu'elle lui dit que ses parents étaient sur le point de rentrer. Ils retournèrent sur le toit. Le soleil n'était pas couché mais en phase, le ciel était assez magnifique mais ni l'un ni l'autre ne s'attardèrent dessus.
Surtout pas elle. Elle ne voulait pas partager de moments « romantique » ni « magnifique » et encore moins « magique ». Elle les rayait de son parchemin. Pourquoi ? Elle ne le savait que trop bien, mais ne voudrait jamais se l'admettre. Pas encore.
Ce fut sans doute sa réaction je-m'en-foutiste qui poussa Sirius à faire dos au ciel, tenant sa monture aussi sûrement que s'il s'agissait de sa baguette.
- Bon, bah c'était sympa, girly ! Pas trop déçue d'avoir passer l'aprem avec moi ?
- Non, sourit-elle. C'était sympa. Merci.
- Merci à toi. J'ai bien cru que t'accepterai jamais de passer un aprèm avec moi !
- Non, pas du tout, répondit-elle feignant la vivacité, alors que ses yeux cherchaient aux alentours.
- C'est juste que ? questionna Sirius, toute dent sortit, cherchant l'excuse bidon.
- Peu importe, répondit-elle. On devrait faire ça une autre fois ! ajouta-t-elle, maudissant déjà les paroles qu'elle venait de laisser échapper.
- Carrément ! La semaine de la rentrée, à Prés-au-lard ?
- T'es pas censé être en examen ? sourit-elle, bénissant son esprit plus vif qu'elle ne l'aurait cru.
Mais Sirius fit un geste montrant tout l'intérêt qu'il y portait.
- Je ne préfèrerais pas Prés au lard, ajouta-t-elle alors qu'il montait sur sa moto.
Il était à présent suspendu dans les airs, à bien deux mètres de plus qu'elle. Elle ne s'était encore jamais sentie aussi petite et indécise.
- Je vois, dit-il en baissant ses yeux sur le toit.
Jaina crut y voir une pointe de tristesse ou de déception. Elle n'était sûre de rien. Elle avait du mal à le voir.
- Pourquoi pas après-demain ?
- Oui. Pourquoi pas ? répéta-t-elle d'une voix haut perché qu'elle ne se connaissait pas.
- Parfait. Alors…après-demain, chez toi, ou…
- Ici. Enfin, chez moi. Ça serait parfait.
- Très bien.
- Très bien.
- Tu devrais t'éloigner, girly ! A plus !
Son moteur gronda, elle s'éloigna, mais de l'escalier d'urgence, elle pouvait voir un point noir se déplacer et disparaître.
Jaina se prit littéralement la tête entre ses mains. Plongea dans son lit et ne chercha même pas à aller saluer ses parents. Elle avait partagé un gouter avec Sirius qui avait laissé ses restes dans la cuisine. Elle n'avait pas faim, et faisait confiance à ses parents pour la laisser tranquille.
Une seule question occupait son esprit : pourquoi elle ?
Elle n'avait rien demandé. Elle ne voulait rien. Alors pourquoi elle ? Il n'aurait pas pu être avec une autre fille ? S'entendre bien avec quelqu'un d'autre ?
Elle n'avait jamais voulu le connaître. Ne voulait même toujours pas. Parce que ce qu'elle voyait de lui, lui plaisait. Beaucoup trop. Elle avait beau se le cacher. C'était ce qu'elle ressentait. Mais elle ne voulait pas. Elle en avait assez.
Au cours de l'après-midi, elle avait pour la première fois pu observer ses yeux. Elle n'y avait jamais réellement prêté attention. Ce qui lui avait valu de se faire traiter de folle insensible par Judith. Elle avait déjà remarqué qu'ils étaient verts. D'un vert doux et discret.
Mais elle comprit en les regardant qu'ils n'étaient pas d'un simple vert banal. En y regardant plus attentivement, elle avait pu percevoir des traits jaunes saisissants qui reliaient l'orée verte à sa pupille noir…Des yeux captivants.
Mais elle aurait préféré s'arracher les lèvres que d'avouer qu'elle aurait bien pu passer de longues heures à déchiffrer les yeux de Sirius Black.
Mais jamais encore elle n'avait si bien compris la folie des filles de Poudlard. Pourtant, il n'avait pas passé un après-midi en parfaite harmonie. Elle l'avait trouvé arrogant, par moment. Désagréable, même, dans sa manière de traiter certaines lois moldus. Il avait l'orgueil des sorciers qu'elle ne supportait pas déjà chez sa mère.
Mais elle aimait débattre avec lui. Il n'était pas aussi borné que sa mère. Bien qu'elle le trouvait puéril dans sa manière de vouloir humilier à tout prix sa famille. A croire qu'il ne vivait plus que dans cet optique.
Il avait son lot de défauts qu'elle n'aurait en temps normal pas pardonné chez un homme, et pourtant, à lui, elle était prête.
Se taire et ne rien faire était sans doute la décision la plus judicieuse qui s'offrait à elle. Elle ne pourrait pas endurer un rejet, sans parler des moments désagréables qu'ils auraient à partager pour les derniers cours.
Et puis, la fin de l'année venue, elle ne le verrait sans doute plus. Il allait terminer sa scolarité, elle poursuivrait sa dernière année et rentrerait dans le service de Marc. Peut-être le croiserait-elle…Peut-être pas. Entre temps, il allait se marier avec une moldue, avoir trois charmants enfants qui seraient les meilleurs amis des enfants de Lily et James Potter et dont les parrains seraenit le reste de sa bande. Tous seraient brillants. Elle le voyait déjà.
Ils n'avaient pas le même avenir. C'était un Gryffondor. Elle était une Serdaigle.
Il lui avait dit que des gens comme elle était nécessaire, des gens derrière des bureaux pour faciliter les missions sur le terrain, comme lui. Un impulsionniste, qu'elle l'appelait.
Un autre de ces critères qu'elle n'appréciait que modérément. Ce n'était vraiment pas son genre.
- Je pourrai être sur le terrain ! Je suis assez douée en métamorphose et défense…
- Parce que tu crois que c'est pareil ? se moqua-t-il.
- Et toi ? se défendit-il à mi-voix. Tu le sais, peut-être.
- Un peu, toujours moqueur. Avec James, on aime aller dans des endroits pas très scolaires, loin de l'abri des professeurs.
- Et vous croyez que c'est pareil ? douta-t-elle moqueuse.
Si elle savait qu'elle serait nulle sur le terrain, qu'elle ne cachait pas son caractère réfléchie, elle ne pouvait cependant pas s'empêcher de répliquer à Sirius. Il avait une manière de présenter les choses qui l'énervait…et qui l'attirait dans le même temps.
Lors de leur deuxième rendez-vous, Sirius Black remarqua sa manière de le regarder. Avec un petit sourire, il se pencha vers elle pour l'embrasser…ce à quoi elle recula vivement.
- Tu fais quoi, là ? réagit-elle violemment.
Ebahi, il se recula et la regarda.
- Toi, tu fais quoi ? répondit-il tout aussi agressivement.
Ils se regardèrent encore un long moment en silence. La colère bouillonnait en eux mais un tambourinement sur la porte d'entrée les fit sortir de leur torpeur. Jaina dévala aussitôt les escaliers
- Julien ? s'étonna-t-elle avant de s'énerver. Qu'est-ce qu'il s'passe ? T'as l'intention de bousiller ma porte aussi ? s'énerva Jaina.
- J'ai besoin de toi, dit-il de but en blanc.
Elle rit avant d'essayer de lui claquer la porte au nez mais de son plâtre, Julien la bloqua.
- J'ai besoin de toi, répéta-t-il en tentant de la faire céder du regard.
- Qu'est-ce qu'il se passe, demanda Sirius.
- Ça ne te regarde pas. Reste en dehors de ça, s'il te plait.
- Quoi ? C'est ton petit copain ? C'est un sorcier aussi ?
Une lueur pétilla dans les yeux de Julien. Jaina le remarqua avec un froncement de sourcil. Il en avait toujours après la magie.
- L'opportuniste que tu es, peut rentrer chez lui. Aucun sorcier ne viendra t'aider, c'est compris ? répliqua-t-elle en consentant à ouvrir sa porte.
- Jainie, chérie, j't'en prie, après tout ce qu'on a vécu…
- Arrête avec ça, menaça-t-elle. Ne commence…
- Quoi ? Tu n'as pas dit à ton petit ami que tu étais sortie avec ton voisin, peut-être ?
- Rentre chez toi avant que je ne m'énerve !
- Elle a raison, mec, rentre chez toi. T'as l'air d'être un bon connard.
- Tu peux parler, toi ! répliqua Julien en toisant Sirius de haut en bas. C'est écrit sur ta gueule ! Tu devrais diversifier tes petits amis, Jainie chérie.
A peine eut-il fini sa phrase que Jaina lui avait fermé la porte au nez. Littéralement. Elle l'entendait gémir de l'autre côté.
Sirius était devant elle, les mains dans les poches. L'entretien avec son ex semblait l'avoir amusé.
- Tu devrais peut-être rentrer, Sirius, reprit Jaina en lui faisant face.
- Tu dois aller t'expliquer avec ton voisin ?
- Oh non ! sourit-elle à son tour. Je vais surtout essayer d'éviter. Y'a rien à espérer de ce mec.
- Tu m'rassures. Mais ça ne me dit pas pourquoi tu veux me mettre à la porte de chez toi, ajouta-t-il en croisant ses bras.
Son sourire s'était effacé et il affichait un air déterminé.
- Je ne veux pas…commença difficilement Jaina sans pouvoir poursuivre.
- C'est un début, acheva Sirius. Ecoute….Girly, t'as un problème !
- Pardon ?
- Je ne sais pas c'est lequel, reprit-il en haussant des épaules, mais va falloir qu'on le règle, parce que là t'es en train de me tuer à petit feu, acheva-t-il en riant.
- Comment ça ?
Il se retourna en riant à moitié. Jaina se demanda un instant si elle n'avait pas réussi pour la première fois à mettre Sirius Black dans une situation qui lui était inconfortable. A le voir se passer une main nerveuse dans les cheveux, elle n'était pas loin de la certitude.
Mais bientôt, elle se dit qu'elle avait du se l'imaginer car jamais encore elle ne l'avait vu si sûr de lui.
- Quand je t'ai proposé d'aller boire un verre aux trois balais, je me suis pris un râteau, analysa-t-il. Et j'ai rien dit, poursuivit-il en haussant les épaule. J'ai rien dit. J'me suis dis que c'était peut-être le contexte Poudlard, tout ça. Et c'est même l'excuse que tu m'as donnée.
Il avait cette folle classe d'avoir l'air totalement à l'aise dans une situation délicate. Si jusque là, il était clair qu'il avait eu du recul face à leur situation, il marqua toutefois son impatience en levant ses yeux aux ciels le temps d'un battement d'ail de papillon.
- Et je ne sais pas si tu es au courant mais ça fait un moment que je suis célibataire.
- On m'a pourtant dis que tu étais avec Mage.
- Vraiment ?
- C'est ce que j'ai entendu dire, rougit légèrement Jaina.
- Hum, réfléchit Sirius. C'est vrai qu'on s'est rapproché : enfin je l'ai accompagnée à l'infirmerie – deux fois, c'est vrai, et elle a du venir nous rejoindre à la bibliothèque mais, à part ça…
Jaina éclata de rire : c'était donc sur ces bases là que se fondaient toutes les rumeurs concernant Sirius Black et ses conquêtes…de simple rapprochements avec des filles ?
- De qui est-ce que tu tiens ça ?
- Oh, ne me demande pas de remonter plus haut la chaine, je n'en sais fichtrement rien.
- Ce ne serait pas de Peyton ?
- Judith Peyton ? Si, mais je ne sais pas de qui elle le tien.
- Hum, songea Sirius.
Jaina cru qu'elle avait réussi à lui faire définitivement oublié leur sujet de conversation initiale, mais c'était le sous-estimer.
- En tout cas, je te comprend vraiment pas.
- Bah tient ! ça m'aurait étonné, s'énerva Jaina. Le grand Sirius Black n'a pas le droit de se prendre un râteau par une fille comme moi, hein ? C'est forcément la fille qui a un problème ?
- Hé, parle bien ! T'es qui pour me juger comme ça ? Et c'est profondément nul de me sortir ce genre de connerie ! Je t'ai toujours bien traité !
- Et je t'en remercie profondément, ironisa-t-elle.
- Arrête un peu de faire ta princesse, tu veux ? Si j'te dis ça, c'est parce que je sais très bien ce qu'il se passe depuis le début entre nous ! T'es juste trop putain de parano pour le voir, ça ! Et n'essaie même pas de me faire croire que tu ressens rien pour moi !
- Ah ouais ? Et qu'est-ce qui te ressens si sûr de toi ? C'est parce qu'encore aucune nana ne t'a foutu de râteau ?
- Oh ! Tu en serai tellement fière, cracha-t-il. Tu crois que j'ai jouée tout ce temps, mais je vais te dire un truc : ce que je pense c'est que c'est toi qui te fous bien de ma gueule. A mon avis tu joues très bien les saintes-nitouches, celles qui font genre « elles ne savent pas de quoi on parle », alors que tout ce temps, elles attendent juste que le mec se rabaisse et la supplie de sortir avec lui.
- Moi ? une hypocrite ? Tu me traites d'hypocrite ? s'énerva Jaina.
- Je penchais plus pour aguicheuse, répondit-il à mi amusé, mais si tu te qualifies d'hypocrite, je ne t'en défendrais pas !
- Non mais je rêve ! Tu ne me connais même pas ! Et je vais t'apprendre un truc : j'en ai assez des pauvres mecs qui se prennent pour un Dieu et ne se gênent pas pour me traiter comme de la merde ! T'es juste la pâle réplique de ce connard de moldu !
Pourquoi est-ce que je ne l'ai pas vu tout de suite ? C'est dingue, ça ! C'est plus fort que vous ! Vous ne pouvez pas vous empêcher, à chaque fois, d'essayer de me rabaisser, hein ! Mais j'en ai plus rien à foutre de vos gueules ! Je peux très bien vivre sans vous ! Allez, dégage de chez moi ! s'emporta Jaina plus rageusement que jamais.
- T'es complètement folle ! répliqua Sirius sans le laisser démonter par la rage qui avait envahi Jaina. Je ne le connais même pas ton moldu ! Et je ne t'ai jamais dit quoi que ce soit pour te rabaisser. J'en ai rien à foutre de te rabaisser – entre nous, t'es assez petite comme ça, sourit Sirius dans une tentative d'apaisement.
- Si ma taille t'emmerde, tu n'as qu'à dégager de ma vue, répliqua Jaina sans vouloir prendre le parti de la plaisanterie.
- Ecoute, reprit-il alors sérieusement, les nerfs apaisés, je n'ai aucune animosité contre toi. Je voudrai juste que tu te remettes en question ! Enfin, c'est toi qui me pousses à te balancer ce genre de trucs, Girly !
- Ne m'appelle plus comme ça, souffla-t-elle.
- Tu sais quoi ? abandonna-t-il. T'as raison. J'ai plus rien à faire, ici. On peut rien tirer de toi. Je vais dégager, mais dis-toi bien une chose : je ne te courrai plus après !
- Et je ne m'en plaindrai pas ! Je ne t'ai jamais rien demandé, moi !
- Non, tu ne demandes jamais rien, toi, poursuivit-il sur le pas de la porte. Toi, t'es la petite aguicheuse de service, cracha-t-il une dernière fois. Tu vas rendre dingue le mec et quand il veut l'embrasser, tu lui demandes « l'air de rien » ce qu'il veut. Hein ? Alors que tout ce temps tu ne t'es jamais gênée pour l'allumer.
« Exactement ! » renchérit Julien dans son plâtre, toujours devant sa porte.
- Moi, t'allumer ? répliqua Jaina, sans remarquer la présence de Julien. Quand est-ce que je t'ai aguiché au juste ? Il faudrait vraiment que tu te remettes les idées en place ! Un cognard a vraiment du t'atteindre le cerveau ! La vérité c'est que t'es juste tellement habitué à ce que toutes les nanas veuillent coucher avec toi que lorsqu'une fille te parle normalement, tu t'imagines qu'elle joue « la sainte-nitouche qui te veut plus désespérément que les autres ».En fait t'es juste dingue parce que pour la première fois de ta vie une fille te fout un râteau, et le pire c'est que ce n'est même pas une bombe.
Elle avait eu le temps de voir la surprise et la colère se dessiner sur le visage de Sirius alors qu'elle lui avait claqué la porte au nez.
Well I'm so tired baby
things you say you're driving me away
girl I thought you'd realize, I'm not like them other guys
you should've been more wise
and well I don't wanna live my life too many sleepless nights
Not mentioning the fights
Graig David – I'm walking away
Après cette violente dispute, comment va réagir Jaina ? Est-elle vraiment une aguicheuse dans l'âme ?
Le retour à Poudlard est pour dans deux jours, les choses vont-elles s'améliorer ? Julien va-t-il réussir à retrouver l'usage de son bras plâtré ?
Sirius et Jaina vont-ils réussir à arranger leur relation ? Jaina va-t-elle lui pardonner ses paroles ? Sirius fera-t-il ses excuses ?
Que sont devenus Judith, Jordan, Jerry et Diggorry pendant cette semaine ? A-t-elle pu être aussi mouvementée que celle de Jaina ?
La réponse au prochain épisode !
Merci de me laisser un petit avis au passage, si vous avez lu mes quelques mots !
