Voilà la suite. Bonne lecture à vous


Chapitre 8 : Complications ?

Plus tard, appartement 2B…

Alors que Booth et Brennan sont devant la porte, Booth remarqua que cette dernière avait été forcée. Il arrête alors sa 'femme' dans sa recherche de clefs… Intriguée elle relève son visage vers lui et devina le problème. Un échange silencieux se déroula alors et Booth toqua à la porte.

_Docteur Brennan, interrogea-t-il alors que la porte s'ouvre discrètement.

_Docteur Brennan, c'est moi monsieur Sessei… Au sujet de votre interview.

_Docteur Brennan j'entre, dit-il en sortant son arme.

Bien que désireuse de poser plusieurs questions, Bones se fait force de se taire et suit son 'mari' dans l'appartement. La porte forcée lui ayant fait comprendre le problème.

La première pièce traversée est intact, rien n'a était déplacé comme si l'intrus savait où aller. Puis un bruit se fait entendre de l'autre côté de l'appartement, sans un bruit ils s'y approchèrent.

'Surtout ne pas dire FBI, ne pas dire FBI' se répéta Booth pour ne pas se tromper une fois à l'intérieur.

La porte entrouverte de la chambre permis à Booth de l'analyser, elle était vierge de tous cambrioleurs… Pourtant un second bruit, plus proche, se fit entendre. D'un mouvement de tête, Bones lui indiqua son bureau. Les cœurs battants dans ce pesant silence, ils acquiescent d'un regard leur prochaine destination. Bones mets sa main sur la poignée, la tourne discrètement, et ouvre la porte. Celle-ci, huilée régulièrement, s'ouvre silencieusement. Un homme en treillis leur tourne le dos, fouillant le bureau sans ménagement.

_On ne bouge plus, intime Booth posant le canon de son arme contre la tête de l'opportun qui se raidit et laissa tomber sans ménagement ce qu'il avait en mains. La paperasse s'étala à terre avec fracas.

Bones était estomaqués par le désordre que et homme avait fait et menait une bataille interne pour ne pas se jeter sur ses affaires et tout ranger.

_Yorokobi, prévient la police, insista-t-il.

_Oui, affirma-t-elle ayant compris qui joindre.

Cinq minutes après

_La police va arriver, dit-elle en revenant.

_Les mains dans le dos, ordonna Booth.

L'homme obtempéra sans rechigner et Bones lui attacha les mains avec du scotch.

_Tu n'as rien de mieux trésor ? Questionna Booth.

_Non, soupira-t-elle… Puis pensive elle sortit un instant avant de revenir avec un lien de cerclage.

_Mieux, sourit-il.

Une fois l'homme solidement attaché, ils le firent sortir du bureau. Bones se trouvait alors à deux enjambées devant Booth et le cambrioleur. Cependant, à peine fut-elle au bout du couloir qu'elle fut stoppée par le canon d'une arme qui se posa contre sa tempe gauche avec le déclic du chien que l'on arme et leva les bras machinalement. Le cambrioleur proche de Booth, effaça un rapide sourire de satisfaction tandis que Booth le fit stopper avant de reculer vers son point de départ tandis que sa partenaire demeura figée.

L'homme à ses côtés lui fit vite face sans la quitter du regard, il la sentait menaçante. Par-dessous son masque Temperance remarqua son regard, malgré son attitude, il était terrifié, il était alors plus dangereux qu'une personne confiante… Il fallait éviter les mouvements brusques, les mauvais gestes, la mauvaise phrase. Dans le même temps, Booth était de nouveau retourné dans le bureau.

_Qui êtes-vous ? Demanda l'homme masqué.

_Une amie du Docteur Brennan, répondit-elle avec son accent asiatique se voulant le plus neutre possible.

_Vous ne savez pas qu'elle est morte ! S'étonna l'homme masqué la gorge noueuse.

_Quand ça ? Demanda-t-elle la voix non moins noueuse, forçant légèrement sur ses glandes lacrymales et baissant les bras comme pour tenter de se réchauffer.

'Elle me joue la comédie ou bien ?' Se demanda l'homme masqué.

'Bones n'en faites pas trop non plus' Songea Booth du bureau l'entendant mais ne la voyant plus.

Elle avança lentement, prenant appui sur le mur du couloir, prête à simuler un malaise et cherchant à alléger le poids sur sa jambe blessée.

_Madame ? Interrogea l'homme armé s'apercevant de sa pâleur.

'Mais quel bleu !' Pesta l'autre homme intérieurement.

'Il nous faut quoi ce gusse ?' S'interrogea Booth perplexe devant la réaction du complice.

Compatissant de nature plus que meurtrier, l'homme armé décida de ranger son arme pour prendre l'amie du Docteur Brennan dans ses bras. Elle s'était alors mise à sangloter et tournait le dos à son agresseur. Elle éprouva un peu de remords lorsqu'elle sentit l'homme la serrer dans ses bras et fit volte face pour cacher sa peine contre son torse malgré sa forte envie de l'envoyer promener. Peu après elle sécha ses larmes et recula.

_Excusez-moi, dit-elle les yeux rouges.

_Mais je vous en prie, dit-il souriant de sous son masque.

Ce fut à ce moment là que la porte s'ouvrit brusquement.

_FBI PLUS UN GESTE !

Décontenancé, l'homme hésita. Cette hésitation fut bénéfique à Bones qui se retira de son espace personnel pour se mettre plus à l'abri.

_Mais que … S'exclama-t-il. Ce fut à son tour de lever les bras sachant que ça ne servait à rien de combattre vu la situation.

_Madame Sessei je suppose, où est votre mari ? Demanda un des agents.

_Il est au bureau, rosit-elle à la question.

_Mon gars, je crois que c'est fini pour toi et ton copain, sourit Booth en sortant du bureau avec le deuxième homme

_Mais quel abruti, pesta l'homme songeant à son collègue.

Les hommes du FBI récupérèrent alors les colis tandis que Monsieur et Madame Sessei s'échangèrent un long regard. Une tension sembla disparaître de sur les épaules de Bones.

Un agent, restait à l'extérieur jusqu'à présent entra une fois les cambrioleurs au dehors et rejoignit le couple.

'Charlie !' S'étonna Booth en le voyant arriver.

_Monsieur Sessei, madame, salua-t-il.

_Bonjour, lui dirent-ils.

_Le directeur du FBI m'a expliqué votre situation.

_Expliqué ? Interrogea Booth.

_Oui… Allons-nous asseoir si vous voulez bien.

_Que vous a-t-il dit ? Demanda Yorokobi.

_Vous êtes des agents sous couverts enquêtant sur la mort du Docteur Brennan, et vous êtes sur un cambrioleur, deux en l'occurrence. Pour les autres agents vous êtes des journalistes étudiant la vie du Docteur Brennan pour écrire un article…

_Le deuxième homme m'a laissé l'impression de suivre les ordres plus qu'autre chose… Il semblait très affecté par la disparition du Docteur Brennan.

_Vous en avez pour longtemps ? Dans l'appartement du Docteur Brennan je veux dire.

_Pour un petit moment, nous venions d'arriver.

_Il me faudrait votre déposition pour le cambriolage… Vous savez ce que c'est.

_Pas de problème, nous pouvons la faire maintenant si vous désirez, ensuite nous ferons ce pourquoi nous étions venus, répliqua aussitôt Yorokobi.

_Bien…

Bien après.

_Je vous remercie pour tout Madame, Monsieur, salua Charlie avant de partir.

_J'ai cru que cela n'allait pas en finir, murmura Yorokobi à son mari tandis que Charlie franchissait le porche.

_Petite impatiente, la taquina-t-il en lui tapotant le bout de son nez.

Elle en eut un sourire amusé et soupira.

_Tout va bien ?

_J'ai envie de retourner à mon bureau pour ranger le désordre.

_Je te comprends mais rien ne doit être touché pendant l'enquête.

_Je peux quand même aller jeter un coup d'œil ?

_Sans rien ranger ?

Elle soupira longuement, sachant pertinemment qu'elle ne pourrait s'en empêcher.

_Ca va être difficile.

_Dis-vois Bo… Yorokobi, tes rapports ne sont pas rangés dans le bureau n'est ce pas ?

_Si… Tout ce qui concerne mon travail se trouve dans le bureau, du moins tout ce qui se rapport à mes livres.

_Et ton autre travail ?

_Mes rapports en cours ne sont pas dans mon bureau.

_Un coffre-fort ?

_Non, une cache.

_Alors, allons jeter un coup d'œil à cette cache.

_Je peux d'ores et déjà te dire que le cambrioleur en était bien loin, mais si tu veux en être certain.

_Je préférerai… Ca va ta jambe ?

_Ca peut aller.

_Sans vouloir te faire la leçon tu…

_Non je n'en ai pas trop fait, le coupa-t-elle… J'avais remarqué le comportement de l'homme masqué. Il était terrifié… Il semblait désarmé, malgré son arme, devant le fait que l'autre homme ait été pris. Ce genre d'hommes, de femmes, agissant avec peur et nervosité sont les plus dangereux… J'en sais quelque-chose…

_Peut-être, mais c'était quand même osé.

_Osé ?

_Oui, l'amie éplorée qui fond en larme et se jette dans les bras d'un criminel… Dit-il sarcastique.

_Booth ! Lâcha-t-elle outrée.

_Ha non madame, moi c'est Monsieur Sessei, la réprimanda-t-il.

'Oups.'

_Désolée.

_Ce n'est rien trésor.

_Je… Je n'avais pas envie de me refaire tirer dessus et c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour le désarmer en 'douceur'.

_Bien vu… Heureusement qu'il était compatissant.

_Pourquoi dites-vous… Pourquoi dis-tu ça ?

_Et bien je ne pense pas que l'autre homme aurait marché.

_Oh.

_Bon nous allons à ton bureau ?

_Non.

_Non ?

_Mes rapports en cours ne s'y trouvent pas, répéta-t-elle souriante.

Elle se leva alors prenant appui contre lui et la suivit jusqu'à la chambre. Embarrassé, il s'arrêta sur le pas de la porte.

_Tu peux entrer tu sais.

_C'est que… C'est ta chambre, je ne voudrais pas envahir.

_Je te rappelle que lorsque nous serons chez nous il n'y aura qu'une chambre.

'Je n'y pensais plus.'

_Ce … Ce n'est pas pareil… Ici c'est ton jardin secret.

_ ? Il n'y a pas de plantes ni de fleurs.

Il sourit amusé par sa remarque littéral et l'observa faire. Elle ouvrit le placard, se baissa et souleva un petit tapis avant de soulever le plancher, révélant une boîte métallique.

_Si je m'attendais à ça.

_Je garde la boîte avec moi pour la suite, dit-elle en refermant le plancher, puis remettant le tapis en place.

_Tu te prends quelques vêtements ?

_Juste le minimum, répondit-elle en posant une valisette sur le lit.

_Le minimum ?

_Oui ma trousse de toilette, un pyjama et mes dessous.

Il rougit à cette affirmation et lui tourna le dos encore plus embarrassé qu'auparavant.

_Kenshin, on va pouvoir y aller, dit-elle au bout d'une dizaine de minutes.

_Bien.

Il se décida alors à entrer et alla récupérer la valisette avant qu'elle ne pu le faire elle-même. Bien qu'elle eut envie de faire une réflexion sur son côté mâle alpha, elle se mordit la joue pour s'en empêcher et le laissa faire.

_Tu viens ? Demanda-t-il.

_J'arrive, sourit-elle en attrapant son bras galamment offert.

Bras dessus, bras dessous, ils sortirent de l'appartement qu'ils refermèrent et rejoignirent le véhicule. Booth remarqua un véhicule du FBI et salua le conducteur à distance avant de prendre place à bord.

_Yorokobi, je crois que nous allons rentrer directement.

_Tu… Tu n'as pas besoin d'affaires ?

_Si… Mais nous sommes surveillés.