Me revoilà pour un petit chapitre... A la base le déroulement de l'histoire dans ce chapitre était tout autre... Et un peu trop simple. Du coup j'ai réécrit le chapitre avant de le mettre en ligne. Ce n'est plus du tout comme avant (sur mon premier jet) et de ce fait tout ce qui suit est aussi à changer. (du moins en partie pas tout lol)

Bonne lecture à vous et au prochain chapitre ;o)


Chapitre 11 : Difficulté supplémentaire.

A mi-parcours le téléphone sonna.

-Bre… Yorokobi Sessei bonjour !

_Bonjours à vous Yorokobi.

_Oh Bonjour Hodgins, du nouveau ?

_Oui ! Les recherches du Docteur Walters sont revendues à des étrangers.

_Pouvez-vous être plus clair, dit-elle mettant le haut-parleur.

_Selon le Docteur Bauer, ami et confident de feu le Docteur Walters, ce dernier lui a envoyé une lettre dans laquelle il lui confie que le général Roberts revend le résultat des expériences biologiques à des pays étrangers et pour la plupart, terroristes à nos yeux.

_D'accord, maugréa Booth.

_Si le général Roberts est dans le coup, qui sait si personne au dessus de lui, hiérarchiquement parlant, ne l'est aussi… Suggéra Hodgins.

_Pour le moment notre investigation se cantonne sur le meurtrier du Docteur Walters, les affaires internes se chargeront du reste.

_Vous leur faites confiance ?

_J'y suis obligé ! Merci de vos renseignements Docteur Hodgins.

_Je vous en prie Monsieur Sessei, fit Hodgins ironique.

Madame raccrocha aussitôt.

_Chéri… Tenta-t-elle.

_Changement de programme… Il faut parvenir à interroger le général Roberts hors de son antre.

_Son antre ?

_Oui… Hors de la base militaire. Certes entouré, son sentiment de sécurité intérieur ne sera pas le même.

_Comment faire sans éveiller ses soupçons ?

_Je ne sais pas.

_...

_Laëlia, s'écria-t-il subitement.

_Laëlia ? Qui est-ce ? Demanda-t-elle suspicieuse.

_C'est La policière qui nous a escorté jusqu'à l'hôpital le jour où…

Le silence se fit momentanément.

_C'est la fille du général Roberts.

_Oh… Comment pourra-elle nous aider ?

_En lui expliquant les grandes lignes de la mésaventure du Docteur Brennan et de l'agent Booth, dans laquelle son père est impliqué par exemple.

_Elle ne cherchera pas à le protéger ?

_Je ne pense pas… Pouvez-vous appeler l'agent Taylor ?

_Vous avez son numéro ?

_Oui dans mon portable… Prenez.

_Merci.

_Mettez le haut-parleur je lui dirais quoi faire.

_Bien.

_Agent Taylor je vous écoute.

_Bonjour agent Taylor, c'est de nouveau Monsieur Sessei

_Bonjour Monsieur, que puis-je pour vous ?

Booth devina un sourire amusé sur les lèvres de l'agent Taylor alors au courant de la situation de l'agent Booth.

_J'aimerai avoir un entretien privé avec le général Roberts. Croyez-vous que cela puisse être possible en dehors de la base militaire ?

_Je vais voir avec Laëlia ce que je peux faire, je vous rappelle au plus vite.

_Agent Taylor, il nous reste moins de 48 heures.

_44 heures pour être précis, rajouta Madame.

_Je vous expliquerai en privé, souligna Booth.

_Bien, à plus tard, Monsieur, Madame, salua-t-il avant de raccrocher.

Bien qu'il ne resta guère de kilomètres à parcourir, un break fut décidé.

_Merci Booth, soupira Bones une fois à l'arrêt.

_Désolé de ne pas y avoir songé avant.

_Ne vous-excusez pas Booth.

_Bon au dehors n'oublie pas, tu es Yorokobi Sessei et je suis Kenshin.

_Oui chéri, rétorqua-t-elle malicieuse en sortant de la voiture.

_Alors là Bones… vraiment, murmura-t-il plus pour lui-même avant de sortir à son tour et de rattraper sa 'femme' devant l'entrée de la station service, et ce fut tout sourire et bras dessus-dessous qu'ils entrèrent.

Ils firent le tour des allées prenant sandwich, salade et de quoi se désaltérer puis allèrent attendre à la caisse. Là, Bones, joua un tour supplémentaire à son 'mari'.

_Trésor, je te laisse quelques minutes, dit-elle déposant un bécot sur ses lèvres avant de se diriger vers les sanitaires.

Il la regarda tout sourire.

_Qu'est-il arrivé à votre dame ?

_Je vous demande pardon ?

_Son bandage.

_Oh… Accident de voiture. Un freinage brutal, son front a rencontré la vitre.

_Oh… Ouch.

_Oui ouch !

Trois hommes entrèrent alors dont une odeur désagréable se dégageait d'eux, non qu'ils sentaient mauvais au sens propre mais plutôt au sens figuré et Booth le remarqua de suite.

_Faites attention à vous, murmura-t-il au caissier.

_Pourquoi ? Demanda ce dernier étonné.

_Une intuition, rétorqua-t-il réglant ses achats.

Au moment où il rangeait son portefeuille, les trois hommes sortirent leurs armes. L'un était resté près de la porte, perdu dans sa musique. Le second s'était positionné non loin des sanitaires, quant au troisième il ne le voyait plus mais le « QUE PERSONNE NE BOUGE » tonitruant qu'il lança ne lui échappa pas.

Le caissier se raidit et Booth fit de même en voyant sa 'femme' sortir à ce moment là des sanitaires et se faire attraper par l'homme à proximité arme directement pointé sur se tempe.

_Toi tu te la ferme ! Lui hurla-t-il dans les oreilles devant son 'hic' de surprise.

Elle jeta un coup d'œil à son mari et ce dernier devina aisément les intentions de sa femme.

_Non, mima-t-il sans succès, ses intentions demeurèrent les mêmes et il le savait. Néanmoins elle resta calme, se laissant malmener par l'homme, resserrant son emprise sur sa canne.

Discrètement, le caissier, se remettant de la situation, marcha sur le bouton d'appel dissimulé à ses pieds et le fit comprendre à Booth qui opina du chef.

Le troisième homme se positionna près de Booth et le braqua.

_File moi ta caisse sinon la cervelle de ce gusse servira à repeindre le magasin.

Booth et le caissier s'échangèrent un regard, puis, lentement, le caissier ouvrit sa caisse.

_Plus vite, ragea l'homme appuyant un peu plus son arme.

C'en fut trop pour Booth qui se retourna, attrapa l'arme et la déviant tandis qu'un premier tir partait. Puis il lui donna un bon coup de poing. De son côté Yorokobi sentit soudain l'absence du canon contre sa tempe et en profita. Elle glissa subrepticement un coup dans les cottes de son assaillant qui s'effondra de douleur.

_Sale garce, siffla-t-il en la visant de son arme.

Pour toute réponse elle l'assomma avec sa canne, manquant de perdre l'équilibre.

'Deux de moins' Pensèrent le caissier et Booth.

Le troisième homme, toujours près de la porte et perdu dans ses pensées aperçoit soudain les gyrophares. La cavalerie arrivait. Il se retourna alors pour avertir ses collègues et les remarqua à terre. Abasourdi il retira son casque, revenant à la réalité.

_Rends-toi petit, tes amis sont déjà pris, lui dit le caissier.

Mais celui-ci ne l'entendit pas de cette oreille. D'un geste vif, et sans vraiment viser, il tira une première fois et le caissier s'effondra. Booth se mit à couvert derrière le rayonnage proche tandis qu'un second coup de feu retentissait. Sortie principale bloquée, l'homme se dirigea vers l'arrière de la boutique.

_Ne bougez pas d'où vous êtes, mima Booth à Bones, mais celle-ci ne compris pas et le tac-tac régulier de sa canne n'échappa pas aux oreilles de ce dernier cambrioleur qui n'était alors pas loin d'elle. Booth le vit arriver sans rien pouvoir faire.

_Bo… Yorokobi attention, cria-t-il.

Celle-ci, surprise, vit l'homme à son tour mais n'eut le temps de ne rien faire. Utiliser à nouveau sa canne lui aurait été impossible tant sa jambe blessée, sur laquelle elle s'était appuyée tantôt, la faisait souffrir. L'homme l'attrapa par le poignet gauche, le lui tordant dans le dos et s'en servant comme bouclier. Elle lâcha un gémissement de douleur tandis qu'il tira vers Booth, qui, réagissant tardivement, s'effondra au sol.

_BO… KENSHIN, appela Yorokobi le voyant choir.