JOYEUX NOEL A TOUTES ET A TOUS

mis à jour des chapitres 13 à 15, bonne lecture


Chapitre 13 : Mise au point.

_Et ta joue ? Demanda-t-il par la suite.

_ ? Oh… Rien d'important, bégaya-t-elle ne voulant pas faire allusion au coup de feu.

L'on toqua à la porte, l'empêchant d'insister sur la question.

_Entrez, répondit-elle se tournant vers la porte.

_Tout va bien madame ?... Oh votre mari s'est réveillé ! Comment vous sentez-vous monsieur Sessei ?

_Un peu groggy mais bien réveillé

_Chéri, tu ne peux pas être groggy et réveillé…

_Je comprends ce que votre mari veut insinuer, ne vous en faites pas. Ce n'est rien d'inquiétant… Et votre épaule ?

_J'ai connu pire.

_Voulez-vous un calmant ?

_Pas pour le moment merci.

_Bien… Le médecin repassera en fin de matinée, n'hésitez pas à appeler en cas de besoin.

_Je vous remercie. Avant de repartir, pourriez-vous me renseigner ? J'ai un coup de téléphone à passer et…

_Votre téléphone est dans le tiroir à vos cotés. Nous l'avons simplement éteint. L'interrompit-elle.

_Merci beaucoup.

_Je vous en prie. A plus tard.

_A plus tard.

_Chérie, pourrais-tu me passer le téléphone s'il te plaît.

_Bien sur, répondit-elle en le lui tendant.

Leurs mains s'effleurèrent un instant qui sembla durer une éternité, Bones leva alors la tête vers lui et ils s'échangèrent un regard profond.

_Merci Bones, laissa-t-il échapper en un murmure.

Tant bien que mal, il parvint à allumer son téléphone et appela son supérieur.

_Secrétariat du directeur du FBI Cullen.

_Bonjour madame, je m'appelle Kenshin Sessei, pourrais-je parler au directeur Cullen, il doit attendre mon appel.

_Je m'excuse monsieur Sessei, mais le directeur est actuellement en réunion et ne peut recevoir aucun appel.

_Oh… Pouvez-vous lui demander de me rappeler alors ?

_Bien sur monsieur Sessei, y-a-t-il une urgence quelconque ?

_Oui ! Mais faites pour le mieux. Bonne journée madame.

_Vous aussi monsieur Sessei, merci de votre compréhension.

_Je vous en prie, raccrocha-t-il ensuite.

_Un problème ?

_Cullen n'est pas joignable pour le moment.

_Oh…

_Dis moi Yorokobi, que s'est-il passé une fois que les policiers sont arrivés ? Demanda-t-il tentant d'en savoir plus sans en avoir l'air.

_Tu ne t'en souviens pas ? Demanda-t-elle alarmée.

_Disons qu'après avoir parlé à l'agent Roberts, j'ai perdu connaissance donc…

_Logique, dit-elle plus calmement… Tu n'as pas loupé grand-chose. Nous avons échangé quelques mots, les policiers ont ouverts l'issue de secours et la porte d'accès au même moment. L'homme a alors levé son arme vers moi d'autant plus… Puis il y a eut les coups de feu… Quand le bruit s'est arrêté l'homme était à terre et la policière à mes côtés.

_Les coups de feu ?

_Oui… L'homme a tiré, les policiers ont tiré…

_Ta joue ?

_... 'Il est malin'… Le tir de l'homme… Je ne pense pas qu'il ait voulut réellement me tuer… C'était bizarre… C'est comme s'il donnait aux policiers une raison de l'abattre.

_Tu as eut de la chance… L'agent Roberts a-t-elle fait une remarque particulière ?

_Elle a laissé entendre que son père comprendrait le report de son interview et attends notre déposition pour son rapport.

_Ca risque de poser problèmes si je n'arrive pas à joindre Cullen et si nous ne pouvons pas sortir aujourd'hui.

_Tu viens juste de te réveiller, cela m'étonnerait que le médecin te laisse sortir si vite.

_Rabat-joie.

_Je ne fais que constater un fait… Elle s'arrêta subitement devant sa mine réjouit.

_Vous plaisantiez n'est ce pas ?

_Tout à fait Bones, tout à fait.

Ils s'échangèrent un long sourire et s'attrapèrent la main sans y prêter attention, Bones s'endormant alors contre Booth qui l'observa un bon moment avant de s'endormir à son tour.

Ce fut l'infirmier qui passa pour le repas de midi, qui la réveilla.

_Madame Sessei ? Madame Sessei…

_Oui… Quoi… Oh, c'est vous.

_Qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Monsieur Sessei s'étirant à son tour.

_Oh vous êtes réveillé, je n'en savais rien… Le déjeuner va être servi ? Madame Sessei doit rejoindre sa chambre.

_Elle ne peut pas rester là ?

_Le règlement est strict vous savez.

_Tant que ça ? Ca pourrait faire un bon papier.

_Vous êtes journaliste ?

_Oui, au New-York Times.

_Je… Je vais voir s'il n'y a pas de dérogation pour les couples mariés.

_Faites jeune homme, nous vous attendons, sourit Booth.

_Chéri, tu aurais pu t'y prendre plus gentiment avec ce pauvre infirmier, c'est lui qui m'a amené à tes côtés hier.

_Oh, si j'avais su.

Finalement, monsieur et madame Sessei purent rester déjeuner ensemble et passèrent l'après-midi à regarder la télévision. Sport ou documentaires, les commentaires allèrent bon train, et lorsque le médecin passa, il ne pu que constater la bonne santé du journaliste, mais préféra repousser sa sortie au lendemain appuyant ses arguments sur l'état 'comateux' qu'il venait de traverser. Comble de malchance, Cullen ne rappela pas.

Booth retrouva néanmoins le moral lorsque l'agent Taylor appela.

_Bonsoir monsieur Sessei, je ne vous dérange pas,

_Pas le moins du monde. Que me vaut votre appel ?

_Je viens aux nouvelles. Savoir où en est votre papier.

_Pour le moment toujours à la case départ.

_Que voulez-vous dire ?

_Avez-vous eut vent d'une tentative de cambriolage qui aurait mal tourné pour le gérant d'une station service ?

_Oui bien sur. Deux des trois cambrioleurs ont été appréhendés, le troisième est décédé lors de l'intervention des forces de polices, et les deux clients présents ont échappé de peu au même sort.

_C'est peu de le dire.

_Attendez… Vous voulez dire que… Réalisa Taylor.

_Tout à fait… Je suis actuellement à Newburgh, certes, mais à l'hôpital. En principe je pourrais sortir demain en fin de matinée.

_Et… Votre épouse ? Hésita Taylor.

_Une entorse au poignet. Elle en profite pour se reposer. Agent Taylor, vous serait-il possible d'être présent au commissariat de Newburgh demain ou un autre jour ?

_C'est tout à fait faisable agent Sessei… Je veux dire monsieur Sessei… Excusez ma méprise, j'ai tellement l'habitude de parler avec des collègues si tardivement, prétexta-t-il.

_Il n'y a pas de mal, souligna Booth jouant le jeu et retrouvant alors un léger sourire. Je peux compter sur vous alors ?

_Bien sur. Avez-vous une heure préférentielle ?

_On va tenter vers 13h, je ne suis pas encore certain de pouvoir rencontrer le général dès demain. Je ne pourrai que vous confirmer peu avant.

_Ne vous inquiétez pas pour ça. Bonne soirée monsieur Sessei, et bien le bonsoir à votre dame.

_Je n'y manquerai pas, rétorqua-t-il avant de raccrocher.

L'échange des nouvelles avec madame fut bref, car interrompu par le service du dîner, puis l'heure de la 'séparation' arriva et madame dût retourner dans sa chambre pour la nuit.

Le lendemain matin, de même que la veille, Yorokobi alla trouver son 'mari' sitôt le petit déjeuner englouti. Mais sur le pas de la porte de la chambre de ce dernier, elle fut retenue par une infirmière.

_Pourquoi ne puis-je aller voir mon mari ?

_Le docteur est avec lui.

_Oh…Et bien j'attendrais.

Et elle attendit, et lorsque le docteur sortit elle commença à avancer vers la chambre et s'arrêta net en voyant Cullen en sortir à son tour.

_Madame Sessei ? Interrogea-t-il en l'apercevant.

_Elle même. Répondit-elle avec son accent.

_Prenez bien soin de votre 'mari', lui dit-il en l'accompagnant dans la chambre.

_Je n'y manquerai pas, merci monsieur.

_Je vous en prie. Au revoir madame, monsieur, salua-t-il avant de ressortir de la chambre et fermant la porte derrière lui.

'Mademoiselle Monténégro a fait du beau travail.' Songea-t-il en s'éloignant.

_Que fait le directeur du FBI ici ? Demanda Yorokobi.

_Il venait aux nouvelles. L'agent Taylor l'a eut au téléphone. Il a été plus chanceux sur ce point d'ailleurs… Bref…

_...

_Mais les nouvelles ne sont pas terribles, rajouta-t-il.

_Tu ne peux pas sortir ?

_Si, si ! Par contre Cullen ne peut plus couvrir le coma de l'agent Booth. Sa présence n'est pas un hasard, il devait être présent pour le réveil de l'agent Booth.

_C'est problématique à ce point ?

_Oui et non ! Il ne va pas le crier sur tous les toits mais si on lui pose la question, il sera obliger de dire la vérité.

_Je vois. Il ne nous reste plus qu'à nous activer.

_J'attends des nouvelles de l'agent Taylor, l'agent Roberts sait qu'il entretient une bonne relation avec monsieur Sessei et c'est donc lui qui nous assiste pendant notre interview. D'ailleurs, il faudrait que madame aille préparer ses affaires

_Madame n'a pas grand-chose à récupérer, s'amusa-t-elle.

_Monsieur aimerai se vêtir, répliqua-t-il.

_Je ne vois pas en quoi c'est très gênant, j'ai déjà vu mon 'mari' dans le plus simple appareil, souligna-t-elle.

_Bo… Yorokobi s'il te plaît.

Ils s'échangèrent un long regard et Bones finissant par sourire, lui souffla avant de sortir.

_A tout de suite chéri.

Une fois seul, Booth se leva et alla se vêtir dans la salle d'eau tant bien que mal. Puis il assembla ses quelques affaires et attendit. Lorsque l'on toqua à la porte, il répondit vivement.

_Entrez.

_Bonjour monsieur Sessei.

_Bonjour agent Taylor. Comment allez-vous ?

_Bien merci, et vous ?

_J'ai connu pire… Avez-vous pu joindre l'agent Roberts ?

_Oui. Elle nous attend en fin de matinée, dans une petite heure.

_J'irai de mon côté si ça ne vous ennuie pas.

_Bien… Toutefois j'ignorai que Madame Sessei était mariée.

_Sans vous en dire trop, c'est un témoin sous couverture et protection, expliqua Monsieur Sessei en chuchotant.

_Un peu à votre image ?

_Non… A une échelle nettement supérieure. Vous en saurez plus en temps voulut, je pense que vous comprenez la situation.

_Pas de problème monsieur Sessei, je vous dis à tout à l'heure.

_A tout à l'heure agent Taylor et merci de votre visite.

_Je vous en prie, dit-il avant de sortir.

Ce faisant il faillit rentrer dans une patiente dont le fauteuil arrivait vivement vers lui.