Nouveau chapitre, 15 jours après le dernier, comme prévu ! Un grand merci à Khalya qui a corrigé suffisamment vite pour que ce délai soit tenu ! Je continuerais à publier tous les 15 jours, sauf cas exceptionnel. Sur ce, ENJOY !
James n'avait plus essayé d'embrasser Lily depuis leur balade en balai, même s'il continuait à la laisser tranquille. Il n'avait jamais été aussi gentil avec elle depuis le début de l'été, et Lily en venait même à retrouver celui qu'elle avait connu pendant six ans. Bien qu'il lui fasse toujours prendre des notes pour lui en cours, il ne lui parlait plus sur le ton agressif rempli de menaces qu'il avait adopté avec elle depuis quelques temps. Mais Lily ne savait pas si James avait vraiment changé, ou s'il avait juste fait une pause, le temps de s'occuper d'un autre sujet beaucoup plus important à ses yeux.
-Patmol, ne te fous pas de ma gueule ! grogna James en posant sa plume sur son parchemin de métamorphose. Elle dormait dans tes bras quand je suis rentré dans le dortoir hier soir !
-Elle désespérait parce que les recherches sur sa famille n'avançaient pas, je l'ai consolée ! On ne laisse pas une demoiselle en détresse ! Est-ce que c'est de ma faute si elle s'est endormie ? J'allais pas la laisser dormir par terre !
-Mouais, on dit ça. Sérieusement, Patmol, t'es le premier à le clamer haut et fort, quand tu as une nouvelle conquête, alors pourquoi tu l'admets pas ?
-Même si on sortait ensemble, ce serait pareil. Cassiopée n'est pas comme les putes que j'ai pu sauter avant... Elle, elle est gentille, elle est douce, elle est intelligente, elle a des beaux yeux...
-Elle embrasse bien ?
-Oui, entre autres, mais...
Sirius se tut subitement quand James, Remus et Lily éclatèrent de rire.
-Bande d'enfoirés.
-Ah, on ne t'a obligé à rien, Patmol ! assura James.
-Mouais.
Sirius se leva et sortit de la salle commune pendant que James et Remus repartaient dans un éclat de rire.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Lily se réveilla en sentant les draps s'écarter, et James se glisser à coté d'elle. Gémissant doucement en sentant le Gryffondor l'attirer contre lui en lui caressant les cheveux, elle se cala contre son épaule, prête à se rendormir. James déposa quelques baisers sur ses joues, auxquels elle répondit par un léger gémissement. L'adolescent continua à la caresser doucement, avant de glisser une main sous sa chemise de nuit. Lily ouvrit les yeux :
-James, laisse-moi dormir.
-Je te laisserais dormir autant que tu veux, dès que tu auras fait tout ce que je voudrais.
-Non, tu sais que je veux pas ! Lâche-moi !
James plaqua une main sur sa bouche, et l'immobilisa fermement :
-Je te préviens tout de suite. Je suis pas d'humeur à perdre mon temps. Alors soit tu te laisses faire maintenant, soit on attend demain, et quand tout le monde sera en cours je te ferais passer l'envie de me désobéir, c'est bien clair ?
Lily se débattit légèrement contre la main qui l'étouffait, et James relâcha la pression en continuant :
-Pourquoi tu refuserais, de toute façon ? Si tu te réserves pour Severus, ça ne sert absolument à rien, Lucius t'a pris ta virginité depuis longtemps.
Une larme glissa discrètement sur la joue de Lily, mais James ne la vit pas dans l'obscurité.
-Alors je te préviens, ma belle. Je ne veux pas t'entendre crier, c'est bien clair ? Essaye seulement de réveiller quelqu'un dans ce dortoir, et je te jure que tu passeras le reste de ta vie à le regretter.
James garda quelques instants sa main sur sa bouche et, voyant qu'elle ne se débattait plus, il la lâcha avant de la déshabiller d'un geste brusque.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
James fronça les sourcils. Lily était déjà levée lorsqu'il s'était réveillé le matin, et elle n'était pas non plus au petit-déjeuner. En remarquant que Maria non plus, n'était pas là, il se dit qu'elle avait du partir plus tôt pour avoir le temps de la voir avant les premiers cours. En effet, les deux filles étaient déjà assises dans la salle de métamorphose lorsqu'ils entrèrent, bavardant gaiement. Le sourire de Lily se figea en apercevant James.
-Tu pourrais prévenir, quand tu te barres comme ça, fit remarquer le Gryffondor d'un ton sévère.
-Tu te doutais bien que j'irais pas très loin.
-Je me doutais que t'étais dans le château, oui, mais j'aurais aimé savoir où, et avec qui.
Lily ne prit pas la peine de lui faire remarquer que la carte du maraudeur, qu'elle avait découverte récemment, aurait pu lui donner toutes les informations qu'il voulait. Elle soupira :
-Il était sept heures quinze, quand je me suis levée. Etant donné qu'on avait cours à huit heures, tu devais bien te douter que j'étais sous la douche, puis au petit-déjeuner, puis ici ? Tu le sais, que j'arrive toujours en avance...
-Même, ce n'est pas une raison. Je veux que tu me dises toi-même où tu vas, c'est bien compris ?
-Tu dormais ! protesta Lily. Si je t'avais réveillé, tu m'aurais reproché de ne pas t'avoir laissé dormir ! Faut que je fasse quoi, pour que tu sois content, peu importe ce que je fais tu me reprocheras quelque chose !
James la gifla violemment, arrachant un léger cri aux filles de 7e année présentes dans la salle.
-Je t'interdis de me parler sur ce ton, et encore moins en public. Fais ce que je te dis, un point c'est tout. La prochaine fois, tu préviens.
Le Gryffondor partit s'asseoir sans un mot de plus.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
-Alors ? T'es content de toi ? Tu l'as frappée, humiliée en public, et tu peux te vanter d'avoir su affirmer ton autorité sur ce qui t'appartient ?
-De quoi tu parles, Maria ? demanda James en fronçant les sourcils.
-Du père Noël... DE LILY, ESPECE DE CRETIN ! Dis-moi, qu'est-ce qu'elle t'a fait ?
-Elle m'a désobéi.
-Lui as-tu, une seule fois, ordonné de te tenir au courant de ses déplacements ?
-C'était sous-entendu...
-Donc tu ne l'as pas fait. Logique, sinon le sort d'esclavage l'aurait punie. James, dis-moi. Je te connais depuis qu'on est gosses, et je sais ce que tu ressens pour Lily depuis maintenant plus de 6 ans... Tu es fou amoureux d'elle depuis des années, tu désespères de sortir avec elle depuis des années... Tu la sauves quand elle est au plus bas, tu avais toutes tes chances de la séduire... Et maintenant, tu la traites comme une elfe de maison ! Qu'est-ce qui a changé, James, dis-moi !
-Ce qui a changé, c'est que même si je ne la considère pas comme mon esclave, ça ne change en rien le fait qu'elle a certaines obligations envers moi. Tu l'as dis toi-même, elle serait morte si je ne l'avais pas rachetée à Lucius. Et elle me remercie en n'ayant pas plus de considération pour moi que ce qu'elle n'avait avant.
-En clair, tu considères que le fait de l'avoir rachetée l'oblige à coucher avec toi, ce qu'elle refuse. Alors écoute-moi bien, James. Ton problème, c'est que tu t'es mis en tête que tu l'as sauvée de toutes les horreurs que faisait Lucius. Et c'est devenu ton alibi principal, peu importe ce que tu dis ou fais, à la moindre plainte de sa part, tu lui rappelles que c'était pire chez Lucius. Continue comme ça, et dans quelques années, tu seras aussi ignoble que lui, mais ton alibi sera resté le même. Tu considères que tu as tous les droits sur elle parce que tu l'as rachetée. Mais n'oublie pas que tu l'as rachetée pour la sauver. Pas pour être pire que lui.
-Je ne suis pas pire que lui ! protesta James.
-Pour l'instant. On en reparle dans un an.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Lily s'était réfugiée dans la salle commune, après être passée chercher à manger dans les cuisines. Elle n'avait aucune envie d'affronter James au déjeuner, même si elle savait que celui-ci ne tarderait pas à revenir, n'ayant pas cours de l'après-midi. En effet, la porte coulissa, laissant entrer les maraudeurs. Les yeux de James se posèrent sur Lily, qui garda la tête baissée. Remus s'approcha d'elle.
-Ca va Lily ? T'as l'air fatiguée...
Lily ouvrit la bouche pour répondre, mais James intervint.
-Lunard ! Mêle-toi de ce qui te regarde !
Sirius et Remus froncèrent les sourcils devant le ton agressif de James, mais aucun d'eux deux ne fit de commentaires. James se tourna vers Lily et continua :
-Je ne dirais rien pour ton absence au repas de ce midi, mais tu sais ce que j'en pense.
-J'avais des devoirs à faire...
-Je t'ai dis que je voulais pas en entendre parler ! Maintenant, il me semble que tu as cours, non ?
-Oui...
-Alors dégage.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
-Je vous remercie vraiment, Mr Malefoy.
-Je vous en prie, Cassiopée. Venez, c'est par ici.
La Gryffondor suivit Malefoy dans les couloirs du ministère de la magie. Ils prirent l'ascenseur qui les emmena trois étages plus bas, avant de recommencer à marcher le long d'un immense couloir qui semblait ne pas en finir. Ils bifurquèrent dans un minuscule passage à gauche, et arrivèrent dans une salle semblant contenir des milliers d'archives, contenues dans de grands bacs disposés sur les étagères, sur chaque mur.
-J'ai inspecté plus en détail les archives du département de la Justice Magique. Il n'y a en effet aucun dossier visant directement votre père, donc il n'a jamais été capturé ou jugé en tant qu'éventuel mangemort. Mais j'ai trouvé autre chose, venez voir.
Malefoy sortit un dossier, et prit une fiole qui y était attachée. Un souvenir. Il agita sa baguette, et une gigantesque pensine apparut au milieu de la salle. Il versa le souvenir à l'intérieur, et indiqua à Cassiopée.
-Après vous.
La jeune fille plongea dans la pensine, et atterrit dans le marché aux esclaves. Du moins, celui qu'elle connaissait, celui qu'elle avait l'habitude de parcourir lorsqu'elle avait neuf ans. Malefoy la rejoignit, et montra du doigt cinq hommes, habillés de robes noires sur lesquelles étaient accrochés des badges du ministère de la magie. Ils s'avancèrent dans le couloir, et Cassiopée vit son père s'avancer vers eux.
-Messieurs, les salua-t-il en leur serrant la main. Que puis-je pour vous ?
-Nous effectuons une enquête, juste des contrôles de routine, afin de s'assurer que toutes les personnes présentes ici sont bel et bien des personnes mises en esclavage pour dettes. Excusez-moi, mais que fait cette enfant ici ? demanda l'homme en désignant la Cassiopée de neuf ans qui venait d'arriver derrière son père.
-C'est ma fille, je suis parfois obligé de l'emmener, faute de quelqu'un pour la garder. Si vous voulez bien attendre quelques minutes, je vais chercher mes supérieurs pour vous les présenter, ils vous renseigneront mieux que moi quant aux reconnaissances de dettes.
-Je vous en prie.
Le père de Cassie partit, et revint quelques minutes après avec une dizaine de personnes. L'un d'eux s'avança.
-Mr Storm nous a informé de la raison de votre présence. Le ministère n'aurait-il pas conformément reçu chaque duplicata de reconnaissance de dette, que nous vous faisons parvenir à chaque vente ?
-Si, mais les proportions de vente ont tellement augmenté ces derniers temps, nous voudrions vérifier l'exactitude de ces reconnaissances, en examinant les originaux que vous êtes tenus de conserver. Pourrions-nous les voir ?
Cassie remarqua que certains mangemorts avaient déjà plongé leur main dans leur poche, attrapant visiblement leurs baguettes.
-Il n'y a absolument aucune différence entre les originaux et les duplicata. Même texte, même signature physique et magique, tout est identique. Vous n'avez aucune raison de nous les réclamer, à moins d'avoir égaré les copies que nous vous avions envoyé, auquel cas nous vous en ferons parvenir d'autres dans les plus brefs délais. Maintenant, Messieurs, excusez-nous, mais nous avons du travail.
Ils firent demi-tour, mais les agents du ministère tirèrent leurs baguettes.
-Une minute, Messieurs.
Le père de Cassie murmura :
-Cassiopée. Rentre dans ta salle de jeu, tout de suite !
-Non, moi je veux rester avec toi papa ! Je m'ennuie, là-bas !
-Cassie !
-Messieurs, tout se passera bien si vous nous témoignez une collaboration totale. Auriez-vous des choses à nous cacher ?
-Mêlez-vous de ce qui vous regarde.
-En tant que département financier du ministère, l'esclavage pour dettes nous regarde. Alors je vous conseille de collaborer immédiatement avant que nous soyons obligés de vous arrêter pour résistance à agent du ministère !
-Impedimenta !
Le sortilège fusa et frappa l'un des agents, qui fut expulsé plusieurs mètres plus loin. Aussitôt, les sorts se mirent à fuser dans tous les sens, et Cassiopée se concentra pour garder les yeux fixés à la fois sur elle et sur son père. A coté d'elle, Lucius agita sa baguette, et le souvenir passa au ralenti.
-C'est ce moment là, Cassiopée. Regardez.
Il lui désigna l'un des mangemorts qui brandissait sa baguette et criait une incantation. Un rayon vert sortit de sa baguette, et se dirigea vers la fillette de neuf ans qui hurla de terreur. Elle se volatilisa deux secondes avant d'être frappée par le sort, qui continua sa route et frappa de plein fouet le père de Cassiopée. Lucius attrapa le bras de la Gryffondor, et ils ressortirent de la pensine.
-Donc il a été tué ce jour là ?
-Oui. Ce souvenir a été fourni par l'un des agents, pour pouvoir inculper de meurtre la personne à l'origine du sortilège. C'est son casier judiciaire, dit-il en indiquant le dossier d'où il avait sorti le souvenir. Bien évidemment, par la suite, les aurors se sont inquiétés de votre disparition, mais la question a été très vite réglée. Avec l'ascension du Seigneur des Ténèbres, beaucoup de personnes soumettaient leurs enfants à des sorts de sauvetage, qui les faisaient transplaner dans un endroit choisi d'avance s'ils étaient en danger. Ils ont pensé que c'était ce qui s'était produit, et personne n'a été chercher plus loin. Pour eux, vous étiez simplement en sécurité.
Cassiopée acquiesça vaguement, puis demanda :
-Vous ne savez pas ce qui est arrivé au corps de mon père ?
-Il est très probable qu'il ait été détruit au cours de la bataille. Un cadavre peut s'enflammer au moindre impedimenta. Je suis navrée, Cassiopée.
-Ne vous inquiétez fond, je m'en doutais un peu... Je vous remercie de m'avoir aidée, Lucius.
-Je vous en prie. Venez, je vous ramène à Poudlard.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
-J'irais pas. J'irais pas j'irais pas j'irais pas !
-OK, calme-toi, Lily, j'y vais, la rassura Maria.
Elle s'avança, et appela :
-James !
-Oui ?
-Ca te dérange si Lily vient dormir dans ma chambre de préfète ce soir ? On voudrait se faire une soirée entre filles...
-Y aurait qui ?
-Juste nous deux.
-Vous deux comme filles, mais comme gars, y a qui ?
-Je viens de te le dire : personne.
-Prends-moi pour un con, pendant que tu y es. Tu pourras l'inviter pendant les vacances si tu veux, mais à l'intérieur de Poudlard, c'est hors de question, je sais bien qu'elle attend que ça pour se barrer avec l'autre bâtard.
-James ! Je te jure qu'elle sera avec moi dans ma chambre !
-C'est pratique, que ce soit toi qui vienne me le demander, puisque toi tu as le droit de me mentir. Je te répète que c'est non.
-Evidemment, qu'elle vient pas te le demander, tu lui en colles une à chaque fois qu'elle te parle !
Le hall d'entrée se remplissait d'élèves assistant à l'engueulade entre James et Maria, Lily restant un peu à l'écart. Severus arriva dans le hall, et s'avança.
-Potter. Je te dis et te répète qu'il n'y a rien entre nous deux. J'étais même pas au courant qu'elle voulait passer la soirée ailleurs, je lui ai même pas parlé depuis une semaine. Fous lui la paix, je la toucherais pas.
-T'en a pas marre, toi, de foutre ton nez graisseux dans ce qui ne te regarde pas ?
-C'est à cause de moi que tu passes tes journées à lui mettre des baffes depuis quelques temps. Je te laisserais pas croire ça plus longtemps. Il n'y a rien entre nous deux, Potter.
-Même s'il y avait quelque chose, tu ne me le dirais pas. Lily ! Viens là !
La rouquine s'approcha, et James indiqua :
-Il a l'air d'en savoir beaucoup... Tu lui as dit quoi, à propos de moi ?
-J'ai rien dit, James. Il a raison, ça fait plus d'une semaine qu'on s'est pas vus. Il a juste du remarquer que tu me frappes tout le temps. Comme le reste du collège d'ailleurs. Demande-leur, proposa Lily en désignant la foule rassemblée autour d'eux. Ca m'étonnerait qu'il y en ait un seul qui ne t'ai jamais vu m'en coller une.
Un murmure d'approbation s'éleva de la foule, et James leva les yeux.
-Foutez le camp !
Le ton agressif de James convainquit rapidement tout le monde, qui disparut dans les escaliers ou les couloirs. Le Gryffondor se retourna vers Lily, les poings serrés, tremblant de rage. Lily esquissa un mouvement de recul, mais Severus s'interposa.
-Potter, si tu veux tabasser quelqu'un, fais-toi plaisir, défoule-toi sur moi. Ca fait 7 ans que t'en rêve, alors vas y. Mais fous-lui la paix. Tape sur quelqu'un d'autre, pour une fois.
-Je frappe pas sans raisons. Mais je te conseille de dégager avant que j'en trouve une. Et toi, murmura-t-il d'un ton menaçant en se retournant vers Lily, on arrange ça ce soir.
James partit vers la salle commune des Gryffondors sans un mot de plus.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Lily essayait de ne pas penser. De ne pas penser à la colère de James, de ne pas penser à la raclée qu'il allait lui mettre, de ne pas penser qu'elle ferait mieux de retourner dans la salle commune. Le "on arrangera ça ce soir" qu'il lui avait dit avant de partir l'avait effrayée, puis terrorisée, au point qu'elle n'avait pas réussi à revenir dans le dortoir des Gryffondors. Elle arpentait les couloirs en direction de la salle sur demande. Elle savait qu'une fois à l'intérieur, personne ne la trouverait, et personne ne l'en délogerait. Et elle préférait, pour l'instant, ne pas penser à la fureur de James quand il réaliserait qu'elle s'était enfuie. Perdue dans ses pensées, elle percuta quelqu'un de plein fouet.
-Ca va ?
-Excuse-moi, Severus... Je... Je voulais pas, je regardais pas où j'allais...
-Calme-toi, princesse... Qu'est-ce qui t'arrive ?
-J'allais dormir dans la salle sur demande, je... Je veux pas retourner avec James...
-Viens, je t'accompagne.
Ils se dirigèrent vers la salle de demande, qui apparut comme une chambre toute simple, uniquement meublée par un grand lit et un bureau. Severus rentra avec elle, et la serra contre lui.
-Il t'arrivera rien, princesse. Il pourra pas venir te chercher ici. Allez, repose-toi...
-Il faudra bien que je sorte un jour...
-Et à ce moment là, il sera calmé.
Severus la serra un peu plus, et Lily se cala confortablement contre son épaule. Elle dormait deux minutes plus tard, un léger sourire sur les lèvres, toujours serrée contre le Serpentard.
Une petite reviews fait toujours plaisir !
