Bonjour à tous ! Nouveau chapitre, presque pas en retard ! Je remercie très très très beaucoup Khalya, sans qui ce chapitre ne ferait encore que 4 pages, et serait loin, très loin d'être posté ! Donc merci à elle !

Sur ce... ENJOY !


Lily se réveilla en sentant une main chaude caresser ses cheveux. Elle ouvrit les yeux et se tourna vers Severus, assis à coté de son lit d'hôpital.

Elle essaya de se redresser tant bien que mal et le Serpentard s'empressa de l'aider en mettant un coussin derrière son dos.

- Sev… paniqua t elle, Qu'est ce que tu fais là ? Tu… tu es fou… Si James arrive… Il…

- Calme-toi, la tranquillisa Severus, Je doute qu'il vienne aussi tôt. Et quand bien même il te suffira de faire semblant de dormir et je dirais à James que tu n'es pas encore réveillée. Il n'aura aucune raison de te reprocher quoi que ce soit.

Lily hésita un instant, mais le besoin d'être proche de Severus l'emporta sur sa peur de voir James arriver à un moment inopportun. Elle se tortilla pour trouver une position plus confortable, laissant échapper un petit gémissement.

-Comment tu te sens, ma chérie ? demanda Severus en l'embrassant sur le front.

-Je sais pas.

- Tu as mal ?

-Oui... Non... Physiquement j'ai plus mal, c'est pas ça, Sev'...

-Dis-moi, ma puce.

- Je… C'est pas James qui m'a envoyé à l'hôpital… C'est moi…

- Lily, soupira Severus, je sais que tu as tendance à te sentir coupable pour tout et n'importe quoi, mais tu ne vas quand même pas t'accuser ?

- Non ! Ce n'est pas ce que je veux dire… Quand je dis que c'est moi, je veux dire… Ma magie… C'est ma magie qui m'a envoyée à l'hôpital.

- C'est ridicule, le seul cas où la magie peut se retourner contre une sorcière, c'est si celle-ci est…

Severus s'interrompit net, se sentant pâlir. Lily avait été en plus grand danger qu'il ne l'avait cru. Si personne ne s'était rendu compte du sérieux de son état dans un délai acceptable, elle aurait pu mourir sans que rien ne puisse plus être tenté. Le jeune homme reprit ses esprits en entendant Lily se mettre à renifler pitoyablement. Il lui prit la main avec douceur avant de murmurer.

- Ma puce… Je sais que la perte d'un enfant est difficile mais… Franchement, tu te serais vu mettre au monde la progéniture de Potter ?

Lily se mordilla les lèvres et ses yeux brillèrent davantage tandis qu'elle avouait :

-James était trop fatigué par la préparation de son match pour coucher avec moi. Ca faisait plus d'un mois qu'il m'avait pas touché. Chéri, cet enfant, c'était le tien !

Lily fondit en larmes.

-Je suis désolée, murmura-t-elle entre deux sanglots. Je savais pas, que j'étais enceinte, si je l'avais su je te jure que j'aurais tout fait pour le protéger !

Severus glissa doucement une main autour de ses épaules, et murmura doucement.

-Calme-toi, ma chérie, calme-toi. Là, ça va aller. Maintenant écoute-moi. Moi aussi, je rêve que d'une chose, c'est de pouvoir avoir des enfants avec toi et qu'on vive ensemble. Mais si ta grossesse s'était continuée, ça t'aurait empêché de passer tes ASPICS, et si jamais cet enfant m'avait trop ressemblé, James aurait compris, et il aurait été encore plus violent. Chérie, je ne veux pas qu'il recommence, OK ? J'aurais du faire plus attention en envoyant ces lettres, c'est entièrement de ma faute. Calme-toi ma chérie. Ca va s'arranger, je te le jure. Mais il faut qu'on fasse tous les deux attention. Il faut que je trouve une autre solution pour te contacter, je refuse de reprendre un tel risque.

La porte s'ouvrit, et une infirmière rentra.

- Oh, vous êtes réveillée ?

- A l'instant, répondit Severus avant que Lily ouvre la bouche, soucieux de pouvoir compter sur le témoignage de la jeune femme si James se renseignait sur les visites reçues par Lily.

La femme lança quelques sortilèges de diagnostique à sa patiente avant de lui dire :

-Vous êtes encore très fatiguée. Vous pouvez continuer à recevoir des visites, bien sûr, mais vous devez encore vous reposer.

-D'accord.

L'infirmière sortit, et remarqua que James s'apprêtait à rentrer. Elle lui demanda :

-Ne la fatiguez pas, s'il vous plait. Elle vient à peine de se réveiller, ajouta-t-elle, arrachant un sourire discret à Severus.

-D'accord.

Lily pâlit considérablement en entendant la voix de James et Severus, après lui avoir lancé un regard rassurant lui lâcha la main, ne voulant pas donner à James une raison de se déchainer.

Celui-ci entra et se figea en voyant son ennemi assis à coté de Lily. Se contenant, il s'approcha de la jeune femme.

-Comment tu vas ? Tu dois te ménager, l'infirmière a dit. Il ne t'a pas trop fatiguée ?

-Non, murmura-t-elle. Je viens à peine de me réveiller.

James hocha la tête avant de lever les yeux sur Severus.

-Parfait. Cependant, j'ai pas envie de te voir traîner autour d'elle, sale bâtard.

-Je venais voir comment elle allait, ça te pose un problème ?

-Tu sais très bien ce que je soupçonne entre vous. Ne me donne pas de raisons supplémentaires de penser que c'est vrai. Maintenant dégage de là, laisse-moi avec elle.

Severus aurait aimé envoyer balader James, mais il ne voulait pas le mettre en colère, il savait que ce serait Lily qui en paierait les frais.

-Soigne-toi bien, Lily, sourit-il avant de sortir.

La jeune femme hocha la tête, se retenant de lui sourire. Elle le suivit des yeux quelques secondes avant de reporter son attention sur James.

- Alors, dit celui-ci en prenant place sur la chaise que venait de quitter Severus, comment tu te sens ?

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

-Eh bien, bonne continuation, mademoiselle ! sourit l'infirmière qui s'était occupée de Lily.

-Au revoir ! répondit-elle avec un sourire.

Elle s'emmitoufla dans la cape de fourrure que James lui avait apportée, et ils sortirent tous les deux de l'hôpital. Le Gryffondor serra la jeune fille contre lui, et ils transplanèrent non loin du manoir Potter. Le trajet entre la ruelle où ils étaient apparus et le manoir se fit en silence. James marchait vite et Lily n'osa pas lui demander de ralentir la cadence, trottinant à ses cotés les dents serrées. Arrivés devant le manoir, le jeune homme s'effaça pour la laisser entrer la première et lui ôta sa cape.

- Va devant le feu, lui dit il calmement en désignant le salon du menton.

Lily obéit sans protester. Elle l'entendit enlever sa propre cape et ranger les vêtements dans le placard de l'entrée avant qu'il ne la rejoigne dans le salon. Il resta silencieux un instant avant de lancer d'un ton dégagé :

- Oh, juste un détail…

Dès que Lily eut tourné un regard interrogateur vers lui, il la plaqua rudement contre le mur, lui arrachant un petit cri de surprise mêlé de douleur.

-On va mettre les choses au clair tout de suite, et une bonne fois pour toutes ! Si jamais j'obtiens la preuve que tu te tapes Servilus dans mon dos, je te jure que la raclée que je t'ai flanquée y a une semaine t'apparaîtra comme une promenade de santé comparé à ce que je te réserverais. Je me suis bien fait comprendre ?

-Oui, souffla Lily, effrayée.

-Bien, maintenant... ajouta-t-il en saisissant d'une main le menton de Lily, la forçant à le regarder. Je peux savoir pourquoi tu ne m'as pas dit que tu étais enceinte ?

-Je savais pas ! J'étais enceinte de trois mois, mais j'avais rien remarqué, je continuais à avoir mes règles... Les médicomages ont dit que c'était un déni de grossesse ! mentit-elle.

- C'est quoi ça ? siffla-t- il en resserrant sa prise.

- C'est quand il n'y a aucun signe de grossesse. Parfois ca peut durer jusqu'à l'accouchement. La sorcière continue à avoir ses règles, son ventre ne grossit pas, elle n'a aucun symptôme.

-Ca arrive souvent, ce truc là ?

-Pas spécialement souvent, mais ça arrive. Surtout chez les jeunes sorcières.

James se recula un peu, la jaugeant comme pour déceler une éventuelle trace de mensonge avant d'hocher légèrement la tête.

-OK. Tu feras attention à l'avenir, à surveiller ton état un peu plus que ça ! J'ai pas envie de perdre un autre de nos enfants. Je pense qu'il serait utile de faire un test de grossesse tous les mois.

Lily n'essaya même pas de lui faire remarquer que rien ne serait arrivé s'il ne l'avait pas frappée et que s'il continuait à la traiter ainsi, aucun test de grossesse au monde ne changerait quoi que ce soit.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

Cassiopée leva les yeux sur Lily. Ils avaient à nouveau tous été invités chez James pour le premier de l'an. La décoration était toujours aussi sublime, la robe de Lily était toujours aussi magnifique, la jeune fille était toujours aussi bien maquillée et coiffée. Mais cette fois, tout n'était que superficiel. Lily avait perdu sa joie de vivre, son plaisir de se retrouver avec eux, son habituel sourire, l'étincelle pétillante au fond de ses yeux verts émeraudes. Elle était assise sur le canapé, à coté de James, ne se levant que lorsque James lui ordonnait de ramener d'autres gâteaux apéros ou de resservir aux filles des boissons sans alcool. Elle n'avait pas décroché un mot de la soirée. Pas par tristesse, ni par renfermement. Non, ce que ses amies décelaient au fond de ses yeux était d'une toute autre nature. C'était de la peur. Une peur panique du moindre mot, du moindre soupir qu'elle pourrait prononcer ne soit interprété par James comme une tentative de rébellion et ne le replonge dans la même fureur que celle qui s'était emparé de lui une semaine plus tôt.

Les stigmates de cette matinée commençaient à peine à s'effacer, James ayant refusé qu'elle ne soit soignée par la magie, assurant qu'un petit pense bête ne pouvait pas lui faire de mal.

Apres une demi-heure du silence tendu de la rouquine, sous l'indifférence totale de James et Sirius et le regard inquiet de Remus qui n'osait pas, toutefois, intervenir, de peur que James n'en prenne ombrage et ne se venge plus tard sur la jeune femme, Cassie échangea un coup d'œil entendu avec Maria, qui comprit le message et demanda :

-James ?

-Oui ?

-Ca te dérange si on te pique un jeu de cartes et qu'on s'installe dans la bibliothèque ? Comme ça on vous laisse entre mecs…

-Bien sûr que non ! Lily, tu en profites pour faire visiter les lieux à Cassie ? Je crois que tu n'as pas vu grand chose du manoir la dernière fois...

-Non, c'est vrai, admit Cassiopée avec un sourire. Lily pourra rester jouer avec nous ?

-Si elle veut.

Puis, se tournant vers la rouquine, il ajouta :

-Tu fais ce que tu veux, tant que le repas est servi à 21h.

-Y a pas de soucis, tout est déjà prêt. Vous me dites quand vous voulez manger, répondit la jeune fille.

-21h, je viens de te le dire, siffla James. Pourquoi faut-il toujours te répéter les choses plusieurs fois ?

- Elle s'est mal exprimée, intervint Maria, la seule à pouvoir tenir tête à James sans risque.

Avant que les choses ne dégénèrent, les deux Gryffondors entrainèrent Lily avec elles à l'étage et les trois amies s'enfermèrent dans la bibliothèque. Lily avait pris un jeu de cartes dans la chambre de James, mais elle se doutait pertinemment qu'elle n'en aurait pas besoin. Mieux valait toutefois sauvegarder les apparences au cas où il prendrait à James l'envie de venir voir ce qu'elles faisaient.

Maria avait de toute évidence eut la même idée qu'elle car, sitôt dans la bibliothèque, elle disposa les cartes de manières à donner l'illusion d'une partie de Gin entamée. Une fois ceci fait, elle attrapa le bras de Lily et l'assit d'autorité dans un des fauteuils présents autour de la table basse.

-Lily, murmura t-elle. Comment tu vas ?

-Ca va, répondit laconiquement la rouquine.

- Ne te moque pas de nous, Lil', on voit bien que ça ne va pas, murmura Cassiopée, regarde-toi, tu tremble comme une feuille.

- J'ai froid, riposta Lily avant d'admettre sous le regard insistant de ses amies, bon c'est vrai, je me sens… Je ne sais pas. C'est comme si j'étais en sursis, je me demande toujours quand est-ce que je vais dire le mot de trop qui va le faire exploser. En fait, là j'ai juste envie de retourner à Poudlard, de me barrer d'ici.

-Tu veux que je demande à James de te laisser venir chez moi le reste des vacances ?

Lily rigola tristement.

-Si ça t'amuse... Maria, il me soupçonne de le tromper...

-Il a pas tort, fit remarquer Cassiopée

-Oui, mais ça c'est un détail ! répondit Lily.

- De plus pour tromper quelqu'un, il faut être avec, renchérit Maria, or tu n'es avec James que dans sa tête. Ce n'est pas parce qu'il t'a achetée que tu vas l'aimer.

- Je crois qu'il se fiche éperdument que je l'aime du moment que je lui appartiens, fit remarquer Lily avant d'enchaîner. Donc comme je disais, il me soupçonne de le tromper, tu crois vraiment qu'il va me laisser me barrer pendant le reste des vacances ?

-Tu te barres pas loin, ses chevilles sont pas mal enflées, certes, mais elles devraient quand même le laisser traverser la route ! Il saura qu'il peut débarquer à l'improviste n'importe quand.

-Ecoute, Maria. Tu peux essayer si tu veux. Et j'adorerais vraiment. Je te donne juste sa réponse à l'avance.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

-James ? demanda Maria en posant sa fourchette.

-Oui ?

-Est-ce que Lily peut venir chez moi le reste des vacances ?

Le Gryffondor releva vivement la tête de son assiette, son regard noir allant successivement de Maria à Lily qui gardait les yeux baissés, redoutant l'explosion de colère qui allait sans doute suivre.

-Pour qu'elle puisse aller se taper la moitié des mecs de Poudlard pendant que tu la couvriras ?

Lily remarqua Sirius donner un léger coup de pied sous la table à James, mais fit semblant de n'avoir rien vu.

- Tu veux pas la traiter de pute tant que t'y es ? s'énerva Cassiopée, indignée.

James se tourna vers elle, les poings serrés.

-Toi, tu fermes ta gueule, compris ?

- Eh ! Oh ! tu te rappelles à qui tu parles là ?

La voix de Sirius claqua et tout le monde se figea, ne l'ayant jamais entendu parler ainsi à son meilleur ami. Il s'interposa entre James et Cassiopée, et murmura :

-Je te conseille de te calmer tout de suite, c'est compris ? Et je t'interdis de t'en prendre à elle.

James marmonna un semblant d'excuse et Maria enchaîna immédiatement, de peur que la discussion ne dégénère.

-J'habite juste en face... Tu pourras venir vérifier qu'elle est chez moi quand tu veux, et aussi souvent que tu veux. Et je te promets qu'on ne bougera pas de la maison et que personne d'autre que Cassie ne viendra.

-C'est non. Et elle le sait. Ce n'est pas parce qu'elle passe par toi qu'elle aura l'autorisation.

- Elle ne voulait pas que je te demande, protesta Maria. Mais j'ai insisté. Apres tout toi et Sirius êtes toujours fourrés ensemble, je me suis dit qu'on pouvait bien se retrouver entre filles.

- J'ai dis non ! Elle reste chez moi, un point c'est tout.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

James s'était absenté pendant deux heures pour faire des courses. Quand il revint, il entendit Lily en pleine discussion. Il fronça les sourcils, prêt à faire irruption dans la pièce, sûr de prendre Lily en flagrant délit d'infraction. Il se figea quelques secondes plus tard en reconnaissant la voix de Maria. Il secoua la tête avec un sourire. Même s'il était sur que Lily le trompait avec Servilus, il aurait du se douter qu'elle était assez intelligente pour ne pas le recevoir au manoir. Il devenait vraiment parano et ça ne l'aidait pas à réfléchir. Affichant un sourire avenant, il entra dans le salon, et, sans surprise, la vit effectivement avec Maria, attablées toutes deux devant une bierreaubeurre. Maria se leva et salua James :

- Puisque tu ne veux pas la laisser venir, et qu'il est tout simplement hors de question que je passe la fin de mes vacances toute seule en tête à tête avec mes parents, j'espère que ça te dérange pas que je squatte ?

- Si ça me dérange, tu cesseras de venir ? demanda t il d'un ton moqueur.

- Euh… non, en fait je viendrais quand même mais en plus je te ferais la tête parce que tu ne m'auras pas voulue ici.

-Dans ces conditions, ça ne me dérange pas du tout, tu viens ici aussi souvent que tu veux ! Tu es la bienvenue chez moi !

- Je suis ravie de tant de spontanéité, s'exclama Maria avant d'éclater de rire.

James la rejoignit dans l'hilarité et Lily eut un petit sourire. Elle se leva sur un signe de James en direction du frigo et lui servit une birreaubeurre. Maria fronça légèrement les sourcils mais ne dit rien, se doutant que l'invitation de James pouvait être révoquée si elle le poussait à bout et que Lily paierait certainement très cher l'intervention de son amie.

- J'étais venue pour qu'on bosse nos devoirs de vacances, se contenta-t-elle de dire en désignant la montagne de parchemins sur la table basse.

James les rejoignit, et ils finirent ensemble les trois devoirs de métamorphose que McGonagall leur avait donnés à faire.


Une petite reviews ? :)