Bonjour à tous ! Désolée pour ce petit retard, et un grand merci à Khalya pour sa rapidité et son efficacité avec lesquelles elle a corrigé mon chapitre !

Avant de vous laisser lire, un petit coup de pub pour la fic qui (avec l'autorisation de son auteur) m'a inspirée le personnage de Cassiopée : D'une étoile à l'autre, de Delrya. Le site étant toujours autant réticent à afficher un lien entier dans un chapitre, vous trouverez cette fic parmi mes favorites, sur mon profil.

Sur ce... ENJOY !


Dumbledore leva les yeux vers James et McGonagall qui entraient dans son bureau.

-Asseyez-vous, James.

Le Gryffondor prit place face au directeur et à sa directrice de maison.

-James, commença McGonagall. Réalisez-vous ce que vous venez de faire ? Savez-vous pourquoi exactement vous êtes ici ?

-Oui, je sais ce que je viens de faire. Je viens de punir une esclave qui m'appartient parce qu'elle avait désobéi à un de mes ordres. Ceci n'ayant absolument rien à voir avec l'école, non, je ne sais pas ce que je fais ici, répondit James d'un ton calme, appuyé nonchalamment contre le dossier de sa chaise.

-James, nous avons pourtant été clairs au début de l'année, il me semble, rappela Dumbledore. A l'intérieur de l'école, Lily est une élève comme les autres, et vous aussi. Je ne vous reproche pas de violences sur votre esclave, je vous reproche des violences sur une de nos élèves !

-Ca revient au même ! L'école reconnaît que Lily m'appartient, puisqu'elle a besoin de mon autorisation pour aller à Pré-au-lard ! Alors pourquoi serait-elle mon esclave pour certains points et pas pour d'autres ?

-Je ne vous parle pas de responsabilités, je vous parle de maltraitance ! De violences et de privations de sommeil !

-Ca ne vous concerne pas !

-La tricherie nous concerne.

-Vous n'avez aucunes preuves.

-A part la fatigue évidente de Lily et son écriture sur tous vos devoirs ?

-Rien ne m'interdit de lui ordonner de recopier mes devoirs au propre.

-Laissons cela de coté, parlons des gifles que vous lui administrez en public. James, nous ne pouvons fermer les yeux plus longtemps, et nous ne pouvons tolérer un tel comportement plus longtemps !

-Toutes ces choses qui vous choquent constituent mon droit le plus strict ! Que vous le vouliez ou non, la loi est de mon coté, et vous ne pouvez rien contre !

-Je ne vous parle pas de la loi, je vous parle ici du règlement de l'école !

-Poudlard n'est pas au-dessus de la loi !

-Et vous n'êtes pas au-dessus des règlements ! Quel mot ne comprenez-vous pas quand je vous dis qu'il vous est interdit d'agresser un autre étudiant ?

-Je comprends très bien cela, professeur, répondit James sur un ton glacial. Mais ici nous ne parlons pas d'un autre étudiant, nous parlons d'une esclave qui m'appartient, et qui n'est ici que parce que je le veux bien. Vous n'avez pas de leçons à me donner sur la façon dont je dois la traiter, ça me regarde entièrement !

James se leva, et continua :

-J'ai l'intention de respecter le règlement, je n'agresserais pas d'étudiants de Poudlard. Mais Lily est avant tout une esclave qui m'appartient. La loi m'autorise à faire d'elle ce que je veux et si vous ne pouvez supporter cette idée, si vous vous obstinez à la traiter en étudiante, comme tous nos condisciples, je la retirerais tout simplement de Poudlard. Peut-être Lucius Malefoy acceptera-t-il de la garder pendant les périodes scolaires?

-James... commença Dumbledore.

-C'est à prendre ou à laisser, professeur. Ni vous, ni moi, ne voulons arriver à ce cas de figure. Ne m'y obligez pas. Parce que je n'hésiterais pas...

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

James sortit du bureau de Dumbledore. Non seulement il avait remarquablement perdu son temps, mais en plus il se doutait que Lily en avait profité pour filer voir Severus. Si vraiment elle avait une liaison avec lui, elle n'aurait que rarement une plus belle occasion de filer en douce, sachant qu'on entrait rarement dans le bureau du directeur pour en ressortir moins d'une demi-heure avant. Furieux, il se précipita vers la salle commune pour récupérer la carte du maraudeur. Traversant presque en courant le passage de la Grosse Dame, il se figea. Lily était assise à une table, faisant ses devoirs tout en discutant joyeusement avec Maria et Cassiopée.

-Ca va James ? demanda Remus. T'as l'air énervé...

-Lily. Elle a profité que je sois pas là pour voir l'autre face de serpent ?

Remus éclata de rire.

-Tu sais James, je crois que Sirius a raison : tu deviens vraiment parano. Ta belle est remontée directement après le cours, et depuis elle a plus bougé de cette table. Tu sais ce que c'est, des filles qui font leurs devoirs ensemble, ça a besoin d'une heure pour bosser et cinq pour se raconter les potins de l'école !

James esquissa un sourire. Ils avaient raison, il devenait vraiment parano. Secouant la tête, il rejoignit Sirius qui l'attendait pour une partie d'échecs magique. Dix minutes plus tard, alors que James commençait à renverser la situation en prenant la dame de Sirius, une voix l'interrompit.

-Jimmyyyyy ?

-Toi, tu veux me demander quelque chose ! sourit-il en se retournant vers Maria.

-Oui ! Alors en fait voilà... Tu vois qui c'est, Tony Carter ? Le grand gars si musclé et si beau et si intelligent et si drôle et si doué en quidditch de Serdaigle ?

-Le petit con qu'a essayé de me faire tomber de mon balai pendant mon premier match ? Oui, je vois qui c'est...

-J'ai un rencard avec lui ce soir.

-Ravi de l'apprendre !

-Sauf que je dois le retrouver devant la salle commune de Serdaigle, tooooooooout à l'autre bout de l'école ! Imagine que je croise un prof ou Miss Teigne, ou Rusard, ou Peeves ! Je me ferais choper, il croirait que je lui ai foutu un râteau, il voudrait plus de moi, je passerais à coté de l'homme de ma vie, tu te rends compte !

-Non, je ne te donnerais pas ma cape d'invisibilité.

-Jimmyyyyy ! S'il te plait ! Au moins la carte du maraudeur alors !

James se retourna vers elle, la foudroyant du regard.

-Je ne chercherais pas à savoir comment tu en as entendu parler. C'est une carte du maraudeur, donc réservée aux maraudeurs. Non, je ne la prête pas.

-Mais, euh ! James, insista-t-elle avec des yeux de chien battu. Mon Jimmy chéri ! C'est le tout premier mec qui veut de moi ! Mon tout premier chéri ! Tu vas pas me faire ça ! Sirius, dis-lui, toi !

-Tu vas pas laisser une demoiselle en détresse, Cornedrue, sourit Sirius. Et puis, on n'a pas besoin de la carte ce soir, non ?

James abdiqua, et sortit un parchemin de son sac.

-Elle s'appelle revient demain dès le petit-déjeuner !

-Promis ! Merci infiniment James !

Elle s'empara de la carte et se précipita vers le dortoir des filles. Les deux garçons revinrent à leur partie d'échecs, et aucun d'eux deux ne la virent saisir Lily par le bras, et chuchoter rapidement :

-Ce soir, tu dis à James que tu vas leur chercher à manger, et tu vas voir Severus. J'ai la carte, il ne peux plus te surveiller.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

Lily gardait les yeux fermés, la tête enfouie dans le cou de Severus qui lui caraissait doucement les cheveux.

-Comment tu vas, ma chérie ? murmura-t-il.

-J'en peux plus. Je veux plus rester avec lui, Sev', je veux plus vivre avec lui ! Je veux rester avec toi !

-Tu sais que je préfèrerais. Je te jure que je continue à le chercher, ce contre-sort. Lily, s'il te plait. Je sais que tu en as marre. Mais je t'en supplie, chérie, ne prends pas de risques avec lui ! Fais ce qu'il te dit, brosse-le dans le sens du poil, n'essaye pas de l'énerver. Je ne veux pas qu'il te fasse du mal !

-Je te jure que j'essaye... Mais il est tellement imprévisible ! Je te jure que je sais pas comment prendre tout ce qu'il me dit, j'arrive jamais à le cerner...

-Je sais, mon coeur. Je sais. Calme-toi, murmura-t-il en la serrant contre lui. Chérie, ne t'inquiète pas. Je ne te laisserais jamais tomber. Même si on doit se voir en secret, Maria et Cassiopée nous aident. Et elles non plus, elles abandonneront pas ! On s'en sortira, chérie. Je te le promets.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

-Tiens ! Mr Potter...

James et Lily se retournèrent d'un bond en entendant la voix traînante derrière eux. Lucius Malefoy était appuyé au mur face à eux d'un air nonchalant.

-Que puis-je pour vous, Mr Malefoy ? demanda James d'une voix assurée.

-J'aurais une petite proposition à vous faire, concernant votre esclave... J'ai cru comprendre que vous aviez du mal à vous en faire obéir, ces derniers temps ?

-Même si c'était le cas, cela ne vous regarderait pas.

-Certes… Je tiens toutefois à insister, James. Une petite entrevue aux Trois Balais, samedi prochain, pour que nous en parlions, ne coûte rien, n'est-ce pas ?

-Elle n'est pas à vendre.

-Je ne vous parle pas de vous la racheter... Juste de vous l'emprunter quelques temps, le temps que je la dresse un petit peu... Vous ne seriez certainement pas contre un peu plus de docilité de sa part, non ?

A coté de James, Lily pâlissait à vue d'oeil. Se rapprochant de lui, elle murmura d'un ton effrayé :

-James... James, je...

-Ta gueule, coupa le Gryffondor sans même la regarder. C'est entendu, Mr Malefoy. Disons 15h aux Trois Balais, samedi prochain ? Mais je vous préviens tout de suite : j'espère que vous avez une proposition digne de ce nom à me faire, je n'ai pas envie de perdre mon temps.

-Vous ne le perdrez pas, je peux vous l'assurer. Bien entendu, votre esclave vous accompagnera. Etant le centre de notre discussion, il pourrait être utile qu'elle sache ce que nous allons décider à son propos.

-C'est entendu. A samedi, Mr Malefoy.

L'ancien Serpentard repartit, et James se retourna vers une Lily terrorisée. Se rapprochant d'elle, il souffla à son oreille d'un ton menaçant.

-Tu sais ce qui t'attends. Je te conseille d'être particulièrement gentille avec moi si tu ne veux pas que je cède à ses propositions.

Lily acquiesça silencieusement, toujours aussi pâle, et James repartit vers la salle commune des Gryffondors avec Sirius, qui avait assisté de plus loin à la conversation.

-James... murmura-t-il. S'il te plait, dis-moi que t'es pas sérieux ! Tu vas pas la renvoyer chez ce taré!

James sourit et répondit en passant une main dans ses cheveux.

-Je suis un salaud, mais pas à ce point, Patmol. Je voulais juste lui faire peur une bonne fois pour toutes, histoire qu'elle apprenne à obéir. Je l'ai pas rachetée pour la renvoyer chez lui. J'ai nullement l'intention d'accepter tout ce qu'il me proposera.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

Lucius leva la tête vers la porte d'entrée du bar qui s'ouvrait, laissant entrer James et Lily. Le Gryffondor repéra aussitôt la table où il était assis, et fit signe à Lily de le suivre à travers la foule réunie aux Trois Balais. Ils s'assirent face à lui, et Lucius les salua :

-Ravi de voir que vous ne m'avez pas fait faux bond, Mr Potter. Que puis-je vous offrir ?

-Deux biéraubeurres, merci.

Ils passèrent rapidement commande, et, une fois servis, James annonça :

-Je vous préviens, Mr Malefoy, je n'ai pas l'intention de perdre mon temps. Quelle est cette proposition dont vous vouliez me faire part ?

-Juste un service que je pourrais vous rendre. Laissez-moi votre esclave pendant, disons un mois, et je vous la ramène aussi obéissante que le jour où vous l'aviez achetée. Je ferais ça à titre gratuit, bien sûr, c'est un plaisir que de se rendre service entre sang-purs.

James laissa échapper un ricanement.

-Je ne doute pas de votre parole, Mr Malefoy. Mais lorsque je vous l'avais achetée, elle était chez vous depuis deux semaines, et elle ne tenait déjà plus debout. Je vous avoue avoir peur que, au bout d'un mois, vous me la rameniez non pas obéissante mais morte.

-Nous n'avons pas la même vision de l'autorité, Mr Potter... Lorsqu'elle m'appartenait, je la traitais comme je jugeais bon de le faire. Puisque vous avez visiblement un autre point de vue, je n'hésiterais pas à le respecter en réduisant un peu les punitions par rapport à ce qu'elle mériterait selon moi.

-Et que mériterait-elle selon vous ?

-Je ne connais bien sûr pas l'étendue de sa désobéissance, mais pour ce que j'ai pu constater ou entendre dire, je pense que quelques jours dans un cachot, avec des chaînes pour la retenir suspendue au plafond, lui feraient le plus grand bien. Lorsqu'elle était chez moi, elle avait également l'air d'être assez réceptive aux privations de nourriture, ou à l'isolement dans un cachot glacial... N'est-ce pas Lily ?

La jeune fille avait gardé la tête baissée tout le long de l'entretien, ne réussissant que difficilement à rester impassible en les entendant parler de ce qu'ils allaient faire d'elle, comme s'ils négociaient une vulgaire marchandise. Voyant qu'elle ne répondrait pas, James intervint :

-Bien que nos méthodes ne soient pas les mêmes, je vous remercie de ces quelques conseils, Mr Malefoy. L'avenir nous dira si j'aurais l'occasion d'essayer ces punitions.

-J'espère bien que non, déclara Malefoy en se levant. Que serait le monde si des sang-purs ne parvenaient plus à se faire obéir des sangs-de-bourde qui leur servent d'esclaves ? Au plaisir de vous revoir Mr Potter, et n'oubliez pas que ma proposition tient toujours, si jamais vous avez besoin de la rééduquer !

Malefoy enfila sa cape et sortit du bar. James se tourna vers Lily, qui n'avait absolument pas bougé, ni même touché à sa chope de biéraubeurre devant elle.

-Regarde-moi, ordonna James.

Elle releva la tête vers le Gryffondor, et murmura :

-Tu le feras ?

-Quoi ?

-Les punitions qu'il t'a suggérées ? Tu le feras ?

-Tu estimes que tu as suffisamment de choses à te reprocher pour le mériter ?

-J'ai pas besoin d'avoir quelque chose à me reprocher pour que tu frappes, souffla la jeune fille en baissant la tête.

James lui saisit le menton et l'obligea à le regarder.

-Dans ce cas, on va se mettre d'accord tout de suite. Pour tout ce qui est devoirs que tu bâcles, nourriture que tu ne veux pas nous ramener le soir, etc, on peut s'arranger. Mais si jamais j'obtiens la preuve que tu as une liaison avec Servilus, je te jure que je n'hésiterais à mettre tout ce qu'il m'a dit en application. Est-ce que je me suis bien fait comprendre ?

-Oui. T'auras jamais de preuves. J'ai de liaison avec personne.

-Tu as intérêt.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

-Vous souhaitiez me voir, Cassiopée ?

-Oui, Mr Malefoy. Je suis désolée d'encore vous importuner avec ça, mais... J'aurais voulu que vous me parliez de mon père. Vous le connaissiez bien ?

-Je ne dirais pas que je faisais parti de ses amis proches, nos relations étaient celles de simples collègues... Que voudriez-vous savoir ?

-Tout... Comment il était, dans son travail, avec moi... J'ai trop peur d'avoir oublié des choses importantes à son sujet.

-Eh bien, je ne saurais pas quoi vous dire, Cassiopée... Bien que votre père n'a pas beaucoup apprécié le changement réalisé dans le marché aux esclaves, avec l'arrivée de nombreux employés, tels que Nott ou Avery, il n'a jamais rechigné. Il semblait préférer conserver son emploi et votre sécurité à tous les deux plutôt que de poser des questions embarrassantes. Mais on voyait bien qu'il n'aimait pas vous amener là-bas, qu'il essayait de vous épargner au mieux de ce que vous auriez pu y voir, mais au fond il s'en sortait très bien.

Cassiopée s'apprêta à répliquer, lorsqu'une voix l'interpella :

-Cassie !

Ils se retournèrent vers Sirius qui arrivait vers eux.

-Mr Malefoy, le salua polimment le Gryffondor.

-Tiens, Mr Black ! Quelle surprise ! Puis-je vous être utile ?

-Je me demandais juste ce que vous lui vouliez.

-Absolument rien, d'ailleurs je m'en allais. Au plaisir de vous revoir Cassiopée !

Malefoy transplana, et Sirius se retourna vivement vers la jeune fille en lui aggrippant le bras.

-Qu'est-ce que tu foutais avec lui ?

-Sirius lâche-moi tu me fais mal ! cria Cassie en se débattant.

L'animagus relâcha légèrement son étreinte, et continua :

-Bon sang, chérie, tu sais ce qu'il a fait à Lily, tu sais de quoi ce taré est capable ! Qu'est-ce qui te prend de te retrouver en seule à seul avec lui ?

-Tu comprends pas, Sirius... C'est la seule personne que je connais, le seul qui connaissait mon père ! J'ai personne d'autre que lui qui me rattache à ma vie d'avant... Je voulais juste qu'il me rappelle qui était vraiment mon père, j'ai trop peur d'oublier des choses essentielles que lui il pourrait me dire !

Le regard de Sirius se radoucit.

-Excuse-moi, ma puce. Oui, je comprends très bien. Je t'en supplie, fais gaffe avec lui, c'est tout. Tu sais que c'est pas un type bien. Je veux pas qu'il te fasse du mal.

-Je ferais attention, je te le jure.

-Je sais, sourit Sirius. Allez, viens, il va faire nuit, on rentre au château.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

James s'approcha doucement de la rouquine assise à une table, écrivant le deuxième rouleau de parchemin du devoir de métamorphose du Gryffondor. Se plaçant derrière elle, Lily s'immobilisa en le sentant lui masser doucement les épaules.

-Tu t'en sors, ma belle ?

-Que je m'en sorte ou pas ne changera rien à la raclée que je vais me prendre si ton devoir n'est pas parfait, remarqua amèrement Lily.

James tira une chaise et s'assit à coté d'elle.

-J'avoue m'être emporté la dernière fois.

-C'est facile de t'excuser maintenant.

-Chérie !

Lily releva les yeux à contre-coeur vers lui, le foudroyant du regard.

-Qu'est-ce que tu veux ? J'en ai pour la nuit à faire tes devoirs, alors s'il te plait viens-en au fait !

-Je vais faire le devoir où y a seulement un demi-parchemin de demandé, si tu veux, ça te fera ça de moins.

-James, qu'est-ce que tu me veux ?

-M'expliquer avec toi.

-Expliquer quoi ? demanda Lily, dégoûtée. Pourquoi tu me frappes tout le temps ?

-Pourquoi tu restes enfermée dans la salle commune, sauf pour les cours. Il fait un superbe soleil dehors, le printemps revient, et toi t'es hyper pâle, on dirait que t'as pas vu la lumière du jour depuis des semaines !

-Donc, tu veux que je sorte ?

-Je veux que t'ailles mieux.

-J'allais très bien avant que tu ne commences à te servir de moi comme punching-ball. Et tu vas pas me reprocher de rester tout le temps avec toi ? Tu voulais une preuve que je n'ai de liaison avec personne ? Eh bien voilà, tu crois que si c'était le cas, je passerais ma vie enfermée ici ?

James l'embrassa délicatement sur la tempe.

-Je deviens parano, je le sais. Je ne t'emmerderais plus avec ça. Maintenant va dormir.

Lily releva la tête vers lui.

-J'ai pas fini ta métamorphose, et y a encore les potions, les sortilèges, et l'arithmancie !

-Les ASPICS arrivent, ça me fera pas de mal de me replonger dedans un peu avant. File, c'est évident que tu manques de sommeil.

Sans se le faire redire deux fois, Lily monta dans le dortoir, où elle s'écroula sur le lit de James, et s'endormit aussitôt.

-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O

-Cornedrue ? demanda Sirius qui s'était assis à la place de Lily.

-Quoi ?

-Elle a raison, tu sais. Si elle se tapait vraiment Servilus, elle passerait pas sa vie dans la salle commune.

-Je sais. Tu m'as convaincu, Patmol, je suis parano. Je vais la lâcher avec ça.

-Franchement, frangin... T'as pas l'impression d'avoir tout foiré, avec elle ?

-Comment ça ?

-Tu la sauves de Lucius, tu t'occupes d'elle, tu lui payes tout ce dont elle a besoin... Tu crois pas qu'elle aurait pu t'aimer si t'étais pas aussi brutal avec elle ?

James baissa les yeux.

-J'ai attendu quatre ans, Patmol. Quatre ans à la laisser m'insulter publiquement, la laisser me traiter de petit con, d'enflure, de salopard, la laisser me ridiculiser quand on s'amusait avec Servilus pour finalement montrer à toute l'école réunie autour de nous qu'elle n'avait qu'à claquer des doigts pour que je fasse ses quatre volontés. Ca a assez duré. Maintenant c'est à mon tour, de lui montrer qui commande vraiment.


Une petite (ou longue ou moyenne) reviews ?