Bonjour à tous ! Me revoilà en retard d'une semaine en raison d'une surcharge de travail mêlée à des difficultés à écrire ce chapitre (Je remercie d'ailleurs vivement Khalya au passage). Pour me faire pardonner, le prochain chapitre (et dernier qui se déroulera à Poudlard) arrivera dimanche prochain, je vous le promets !
Sur ce... ENJOY !
Le printemps revenait, accompagné par un soleil qui diffusait une agréable tiédeur dans le parc. Lily s'était installée contre un arbre pour faire ses devoirs. Severus était à quelques mètres d'elle, mais elle n'osait pas s'installer près de lui. Elle ne savait pas où était James, s'il pouvait arriver à n'importe quel instant, ou s'il la regardait par la fenêtre de la salle commune. Des éclats de voix résonnèrent, se rapprochant d'eux. Elle leva les yeux vers les maraudeurs qui se rapprochaient. Aucun d'entre eux ne l'avait vue, son visage baissé caché à moitié par son livre de métamorphose. Mais James vit quelqu'un d'autre.
-Tiens ! T'essayes de bronzer, Servilus ?
Sa voix avait résonné dans le parc, et beaucoup d'élèves s'étaient rapprochés. Rogue leva la tête.
-Va voir sur le saule cogneur si j'y suis, Potter !
-Oh non, ça faisait longtemps que je m'étais pas amusé avec toi ! Expelliarmus !
La baguette que Rogue avait sortie sauta de sa main et atterrit dans celle de James.
-Arrête d'agiter ce petit bout de bois dans tous les sens, tu vas te faire mal, Servilo ! Mais bon, je veux bien être gentil, je vais t'apprendre à t'en servir si tu veux... Everte Statim !
Rogue fut propulsé quelques mètres plus loin et atterrit à plat ventre. La foule d'élèves regroupée autour éclata de rire. Lily ferma les yeux. Elle ne pouvait pas, elle ne devait pas intervenir. Mais elle ne supportait pas de les voir humilier Severus comme ça.
James agita sa baguette, et Rogue s'envola, totalement sous l'emprise de la baguette de James.
-Patmol ! T'attrapes ?
Rogue vola à une vitesse impressionnante vers un grand chêne, mais Sirius qui avait jeté le même sort que James bloqua sa trajectoire.
-C'est cool, on pourrait presque s'en servir comme d'un souaffle ! lança Sirius, déclenchant l'hilarité générale.
Il effectua un coup de baguette, effectuant des passes avec James, qui s'était appuyé nonchalamment sur un arbre. Puis le Gryffondor annula le sortilège, et Rogue se rétama à nouveau sur le sol.
-C'est vrai, ça faisait longtemps que je m'étais pas défoulé la baguette comme ça... Ca va, Servilo ? demanda-t-il en regardant le Serpentard toujours allongé sur le sol.
-On lui a fait faire de l'exercice physique, Cornedrue, il doit sûrement avoir chaud !
Sirius agita à nouveau sa baguette, et la robe de Rogue se volatilisa, le laissant en caleçon devant les élèves qui repartirent dans un fou rire.
-ARRETE !
Les élèves s'écartèrent brusquement pour laisser passer Lily. Le visage de James se ferma pendant que Lily reprenait.
-James, s'il te plait, arrête ! Laisse-le tranquille !
Le Gryffondor se rapprocha de la jeune fille pendant que la foule retenait son souffle. Sans signe avant-coureur, il lui saisit le bras qu'il lui tordit violemment dans le dos.
-J'ai pas entendu ce que t'as dit, tu peux répéter, s'il te plait ?
-Je t'en supplie, laisse-le tranquille...
Elle hurla lorsque James accentua la pression sur son bras. Des larmes perlaient au coin de ses yeux, elle sentait qu'il allait lui casser le bras d'un moment à l'autre.
-Répète.
-Rien, suffoqua-t-elle. J'ai rien dit.
James la lâcha en la propulsant sur le sol. Puis il se retourna vers Rogue. Celui-ci s'était redressé, les yeux rivés sur la jeune fille qui sanglotait sur le sol.
-Un problème, Servilus ?
-Ca se règle entre toi et moi, Potter, souffla le Serpentard.
-Je suis d'accord. Elle le saura pour la prochaine fois. Everte Statim !
La violence du sortilège propulsa Severus dans le lac. Bien qu'il était retombé au bord, la peau de celui-ci devint immédiatement plus pâle, la température ne devant pas excéder dix degrés. Torse-nu, il remonta en grelottant violemment de froid.
-Ca c'est fait, sourit James avec un rictus.
Revenant vers Lily, il la saisit par le col de sa robe et la releva de force. S'adressant à la foule, il lança :
-Excusez-moi, maintenant. Mais cette demoiselle a besoin d'un rappel à l'ordre qui ne peut pas attendre !
Fendant l'attroupement d'élèves, il retourna vers le château en poussant Lily devant lui.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Certains élèves s'étaient regroupés dans leur dortoir, d'autres étaient allés étudier à la bibliothèque, d'autres encore profitaient du parc pour la première fois de l'année. Mais tous avaient fui la salle commune, aucun Gryffondor ne voulant être impliqué. Lily était appuyée dans un coin de la salle, devant James qui fulminait.
-Il faut te le dire en quelle langue, que ce n'est pas à toi de me donner des ordres ?
-C'était pas un ordre ! Juste une demande...
La gifle tomba. Violente. Inattendue.
-Donc, un ordre. Tu t'es bien amusée ces dernières années, mais tu n'as plus rien à me dire maintenant. C'est bien clair ?
-James, je voulais pas te l'ordonner ! J'aime pas que tu fasses ça, c'est tout, et c'est pour toi : tu te rends compte des retenues que tu te serais prises si McGo t'avais vu ?
-Ne cherche pas de fausses excuses ! rugit James.
Une deuxième gifle tomba.
-James ! murmura Cassiopée, à coté d'eux avec les maraudeurs. James, la frappe pas, s'il te plait !
Le Gryffondor ne l'entendit pas. Un coup de poing tomba dans l'estomac de la rouquine qui tomba à genoux. James lui balança un coup de pied qui ne la toucha jamais. Cassiopée s'était interposée entre eux et avait hurlé en recevant le coup dans le tibia.
Tout se passa en une fraction de seconde. Un éclair rouge illumina la pièce, obligeant tout le monde à fermer les yeux. Lorsque Lily les rouvrit, elle vit que James était à plat ventre, à l'autre bout de la pièce, ses lunettes cassées, immobilisé par Sirius qui le maintenait à terre en lui tordant un bras dans son dos.
-Sirius lâche-moi, suffoqua James.
Il desserra son étreinte et le laissa se relever. James massa son dos endoloris, et Sirius murmura d'une voix menaçante.
-Je te préviens, frangin. J'ai pas envie de me prendre la tête avec toi pour des conneries comme ça. Je te laisse pas la frapper, c'est bien compris ?
-Je voulais pas, Patmol ! Qu'est-ce qui lui a pris, de s'interposer ?
-Elle voulait peut-être t'empêcher d'envoyer Lily à l'hôpital, comme la dernière fois ? Il va vraiment falloir que tu te calmes, Cornedrue...
James se détendit légèrement, et partit en direction du dortoir. Arrivé en haut de l'escalier, il passa la tête par la balustrade et cria en direction de Lily :
-J'attends !
La jeune fille le rejoignit rapidement. James était déjà en caleçon, dans son lit. Elle se coucha à coté de lui, et le Gryffondor siffla :
-Je te préviens tout de suite. T'as intérêt à être sage cette nuit, je me suis bien fait comprendre ?
Elle acquiesça, et laissa James la déshabiller avant de la faire basculer sous lui.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Lily ferma les yeux en augmentant légèrement la température de la douche. Epuisée, elle laissa l'eau brûlante couler sur ses cheveux, son dos. Elle grimaça de douleur lorsque l'eau atteignit les multiples bleus qu'elle avait entre les cuisses. James avait été plus violent que jamais cette nuit, ne la laissant dormir que une à deux heures d'affilées avant de la réveiller pour satisfaire ses pulsions. Il était six heures du matin, tout le monde dormait encore, mais elle avait préféré se lever pour échapper au Gryffondor.
Sortant de la douche, elle s'habilla rapidement et se regarda dans le miroir. Elle hésita à se maquiller ; N'importe qui la voyant lui aurait assuré qu'elle avait bien besoin d'une épaisse couche de fond de teint pour ne pas ressembler à un cadavre ambulant. Mais elle finit par y renoncer. Si elle prenait du temps pour s'occuper de son apparence, James pourrait croire qu'elle faisait ça pour lui, et il n'en serait que trop content. Et, s'il y avait bien une chose dont elle n'avait pas besoin, c'était d'une nouvelle nuit comme celle qu'elle venait de passer. Ou alors, il pourrait croire qu'elle avait fait tout ça pour quelqu'un d'autre, et elle préférait ne pas imaginer la fureur qui le prendrait alors.
Elle s'accroupit dans un minuscule espace entre les toilettes et la cabine de douche, et enleva le minuscule morceau d'une dalle de carrelage cassée. Plongeant les doigts dans l'interstice ainsi révélé, elle chercha quelques instants avant de mettre la main sur une fiole remplie d'une potion rouge sang. Elle l'avala d'un trait, et sourit légèrement en voyant qu'elle reprenait quelques couleurs. Mme Pomfresh était la seule personne à Poudlard qui savait à quel point James était brutal, et elle lui avait fourni en cachette des potions fortifiantes, suffisamment pour qu'elle puisse en prendre une tous les matins jusqu'à la fin de l'année scolaire.
Malgré le peu d'importance qu'elle accordait désormais à son apparence, elle décida de se coiffer réellement, au lieu de simplement attacher ses cheveux emmêlés en queue de cheval pour dissimuler au mieux les nœuds formés dans ses boucles rousses. Elle passa dix minutes à les rendre aussi beaux et soyeux qu'avant, bien qu'un peu plus ternes, un peu plus gras. Encore une conséquence du manque de soins qu'elle s'accordait. Mais elle s'en fichait. Moins elle serait belle, moins elle attirerait James. Et actuellement, c'était devenu son principal souci.
Plaquant son oreille contre la porte de la salle de bains, elle s'assura que tout le monde était encore endormi. Il n'y avait pas un seul bruit dans le dortoir. Elle sortit silencieusement, mais l'imperceptible claquement produit par la porte qu'elle referma réveilla Remus. Elle pâlit violemment en le regardant se lever. Elle se rapprocha de lui, et jeta un regard effrayé au lit de James.
-Ne t'inquiète pas, murmura le loup-garou. Un troupeau d'hippogriffes furieux pourraient débarquer dans le dortoir, ça réveillerait pas James.
-Désormais, qu'il se réveille ou pas, ça a plus d'importance, souffla la jeune fille. Tu vas sûrement lui dire que j'étais levée dès six heures du matin pour lui échapper ?
-Je ne passe pas mon temps à le calmer pour ensuite être à l'origine d'une autre de tes raclées. Lily... James est suffisamment à l'affut du moindre de tes faux pas pour que j'en rajoute. Tu ne mérites pas ça. Personne ne mérite ça.
Remus regarda la Gryffondor. Même dans l'obscurité, il était plus qu'évident qu'elle était épuisée : sa voix, sa façon de se tenir... Epuisée autant physiquement que psychologiquement.
-Lily, murmura-t-il. Tu l'aimes ?
Elle baissa la tête.
-Non. Enfin... Il m'a charmée y a une éternité en me faisant faire un tour de balais. J'ai cru que je pourrais peut-être finalement être heureuse avec lui. J'ai mis trop longtemps à réaliser qu'il passe sa vie à m'acheter. Mais je l'aime pas, Remus, je veux pas passer ma vie avec lui !
-Ca va s'arranger, ma belle. On découvre des sortilèges tous les jours, on en trouvera bien un pour supprimer le sort d'esclavage !
-Remus, s'il te plait, sois réaliste. Le sort de libération aurait déjà été trouvé si quelqu'un se souciait de le chercher. Mais l'esclavage concerne des personnes endettées, leur vente est le seul moyen qu'a le ministère pour combler les déficits causés par ces gens ! Ils ne veulent pas que ça s'arrête... Ils ne chercheront pas le sortilège, et même si Dumbledore le trouvait, le ministère ne le validerait jamais !
Remus regarda la jeune fille dans la pénombre. Elle avait raison, personne ne se souciait du sort des esclaves, pour la simple raison que tout le monde était persuadé qu'ils l'avaient mérité. Lui-même n'avait pas osé imaginer que des personnes non-endettées puissent un jour se retrouver en vente, au profit de Voldemort, avant qu'il n'apprenne ce qui était arrivé à Lily. Il fit signe à la jeune fille de descendre avec lui dans la salle commune. Une fois installés dans les canapés, Remus demanda :
-T'es vraiment heureuse avec Severus ?
Lily pâlit violemment.
-Qu'est-ce qui te fait croire ça ? Y a rien avec lui !
-Ne mens pas à un loup-garou, je pourrais sentir son odeur sur toi à un kilomètre à la ronde. Je te juge pas Lily. Je veux juste savoir.
-Tu peux pas imaginer à quel point je suis bien avec lui... Il est gentil, attentionné... Tout le contraire de James. Mais je pourrais jamais vivre avec lui, je pourrais jamais le voir autrement qu'en cachette... James me tuerait s'il l'apprenait...
-Il n'a aucunes raisons de l'apprendre. Quoi qu'il en soit, une fois qu'on sera partis de l'école, n'oublie pas. Tu seras toujours la bienvenue chez moi, quoi qu'il arrive. Je veux pas que t'hésites à t'enfuir, ne serait-ce que pour une journée. Je préfère que tu fasses ça plutôt qu'une grosse connerie.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Lily se plaqua derrière une armure, et regarda le préfet de Serdaigle passer tout juste trois centimètres devant elle. Elle pouvait même sentir son eau de toilette. Mais pour la voir, il aurait fallu qu'il se retourne, ce qu'il ne fit pas. Une fois passé et largement éloigné, elle se remit en route. Ne pas se faire prendre. Surtout ne pas se faire prendre. Et je te préviens que si je dois aller te chercher dans le bureau de McGonagall, tu regretteras de ne pas être restée chez Lucius, avait dit James avant de lui donner la liste de tout ce qu'il voulait qu'elle rapporte des cuisines. Elle réussit enfin à y parvenir sans encombre, et remercia chaleureusement les elfes qui se mirent en quatre pour lui apporter tout ce dont elle avait besoin. Elle remonta rapidement, pressée de retrouver la chaleur et la sécurité de la salle commune. Mais, alors qu'elle atteignait le hall d'entrée, elle se sentit plaquée contre un mur par un sortilège.
-Tiens ! La pute de Potter... murmura la voix d'Avery.
Elle vit le Serpentard arriver face à elle, accompagné de cinq de ses condisciples.
-Qu'est-ce que vous voulez ?
-C'est une bonne question, ça... On a devant nous une pute qui a maintenant une bonne expertise, après s'être faite tous les amis de Lucius et tous ceux de Potter, que personne ne viendra chercher, ni ne s'inquiétera d'où elle est passée... On se demande vraiment ce qu'on pourrait en obtenir... susurra le Serpentard en se collant à elle.
-Dégage !
Lily se débattit légèrement, et réussit à glisser une main dans son sac.
-T'as quoi dans ton sac, petite salope ?
Sans signe avant-coureur, elle balança une biéraubeurre dans la figure du Serpentard. La panique générée lui permis de se faufiler par une brèche entre deux d'entre eux et de courir en montant les grands escaliers. Elle entendit les Serpentards lui courir après, et essaya de les distancer autant qu'elle pouvait. Mais son sac était trop lourd, et les garçons étaient plus rapides qu'elle. Elle se retourna pour voir qu'ils la rattrapaient, quand soudain, elle trébucha sur quelque chose et s'étala le long du couloir. Elle regarda Miss Teigne miauler furieusement dans sa direction avant de filer vers le bureau de Rusard. Les Serpentards ayant hésité quelques secondes en voyant le chat repartirent à sa poursuite. Elle tourna à toute vitesse à l'angle d'un couloir, et sentit aussitôt une main l'agripper et l'attirer derrière une tapisserie en plaquant une main contre sa bouche. Elle se débattit violemment contre la personne qui la tenait.
-Calme-toi, bordel ! claqua la voix énervée de James.
Elle se détendit aussitôt, et le Gryffondor la lâcha. Elle regarda à travers la tapisserie les Serpentards la chercher, puis Rusard arriver sur eux. Après que le concierge les ait entraînés vers son bureau, James se tourna vers elle.
-Pourquoi t'es là ?
-J'avais la carte du maraudeur pour te surveiller, je les ai vus te choper dans le hall. Tu peux vraiment pas te démerder seule...
-Je suis désolée... Je sais pas ce qu'ils foutaient là.
-Je sais bien. Je vais pas te demander d'échapper à cinq brutes épaisses toute seule, sinon je ne serais jamais venu. Tu feras plus attention à l'avenir. Allez, on rentre.
James la poussa jusqu'à la salle commune, où elle déposa le sac rempli de friandises devant lui avant d'aller s'asseoir sur une chaise pour réviser avec eux.
-Je croyais t'avoir demandé aussi de la tarte à la mélasse ?
Lily releva la tête vers lui.
-Non, tu l'as pas dit...
-Maintenant je te le dis. Retourne en chercher. Et que je n'ai pas à intervenir, cette fois.
Cassiopée releva furieusement la tête de ses révisions.
-Et elle est censée préparer ses ASPICS quand ?
-Elle en a pas besoin pour faire le ménage et écarter les jambes.
Lily se retourna vers lui, et James continua :
-Qu'est-ce qu'il y a ? Tu croyais quoi, que je te laisserais bosser pour que tu puisses me mentir sur tes horaires et n'en faire qu'à ta tête ? Il est hors de question que tu sortes de la maison une fois l'année finie !
Sirius, qui avait observé la scène, sembla hésiter quelques secondes avant d'intervenir :
-James ?
-Oui ?
-Lily voulait faire des études de médicomage, c'est bien ça, miss ?
Elle acquiesça d'un signe de tête et il reprit :
-Même si elle travaille pas, si jamais vous avez un fils ensemble, il vaudrait peut-être mieux qu'elle suive la formation, non ? Avec Voldemort qui prend de la puissance, les attaques de mangemorts qui se multiplient, on sait jamais, c'est pas rare qu'un gosse meurt d'un sort perdu. Elle serait sûrement capable de le soigner, et peut-être même de le sauver avec ce qu'elle aurait appris...
James le dévisagea un instant avant de se tourner vers Lily. Il claqua des doigts en direction de la chaise vide.
-Viens réviser avec nous. Et t'as intérêt à être première dans toutes les épreuves pour pouvoir choisir une école de médicomagie digne de ce nom !
Lily remercia Sirius d'un signe de tête et s'installa entre James et Maria pour réviser ses cours d'arithmancie.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Les maraudeurs avaient passé la journée à réviser. Lily connaissait par cœur toutes les dates d'histoire de la magie, James et Sirius lançaient sans problèmes tous les sortilèges de défense contre les forces du mal, et Remus avait aidé Peter à maîtriser ses sorts de métamorphose. Ils étaient tous épuisés, et, voyant le soleil encore éclatant dehors, Sirius proposa :
-Ca suffit pour aujourd'hui, non ? Si on sortait faire un tour dans le parc, histoire de se changer les idées ?
Tous les maraudeurs approuvèrent, et ils se précipitèrent vers la sortie de la salle commune. Mais Lily sentit une main l'agripper par le col de sa robe et la projeter contre un mur. Seule la personne qui la plaqua violemment contre ce mur l'empêcha de tomber. Elle leva les yeux vers James. Elle n'avait encore jamais remarqué à quel point il était grand à coté d'elle, et elle devait lever la tête si elle voulait le regarder. Sonnée par le choc, elle demanda :
-Qu'est-ce que tu veux ?
-Mettre les choses au clair avec toi, par rapport à ce qui se passera à la fin de l'année. Même si je t'autorise à faire des études, je ne te conseille pas de faire des bêtises, ou de voir des gens à qui tu ne devrais pas adresser la parole. Et sois sûre que je le saurais de toute façon. Et même une fois que tu auras ton diplôme de médicomage, ne t'imagines même pas que tu auras le droit de travailler. Le seul rôle que tu auras sera de m'attendre à la maison pour que je puisse me défouler autant que je voudrais le soir, c'est bien compris ?
Epuisée, à bout de nerfs, Lily fondit en sanglots, repoussa James et partit en courant de la salle commune.
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Les maraudeurs rentrèrent dans la salle commune.
-T'as toujours pas revu Lily, Cornedrue ? demanda Sirius.
-Je vais voir où elle est, indiqua-t-il en attrapant la carte du maraudeur.
Il l'alluma, et détailla soigneusement chaque point noir, la plupart d'entre eux étant regroupés dans leurs dortoirs en raison de l'heure tardive. Mais Lily ne figurait nul part, il en déduisit donc qu'elle devait être dans la salle sur demande. Avisant le dortoir des Serpentards, il remarqua que Severus s'y trouvait, absolument immobile, probablement déjà en train de dormir. Rassuré, il éteignit la carte.
-Tu vas pas la chercher ?
-Non, je vais lui laisser le temps de se calmer et de digérer le fait qu'elle ne fera pas tout ce qu'elle voudra quand j'aurais le dos tourné. Sur ce, messieurs, je vais me coucher. Bonne nuit !
James monta dans son dortoir où il dormait profondément dix minutes plus tard.
-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O-O
Severus avait beau être immobile sur son lit, lui, ne dormait pas. Mais il releva la tête en voyant le hibou de Maria frapper à la fenêtre du dortoir. Il le laissa entrer, et déroula le parchemin où quelques lignes avaient été écrites.
Lily est dans la salle sur demande, elle a pas l'air d'aller bien. Tous les autres dorment, tu peux la rejoindre sans soucis.
Maria.
Severus attrapa rapidement son insigne de préfet qu'il attacha à sa robe pour pouvoir prétexter faire une ronde, et sortit de sa salle commune. Il ne croisa personne, et atteint très rapidement la salle sur demande. Frappant légèrement à la tapisserie, un sort lancé de l'intérieur fit apparaître une porte qu'il ouvrit pour trouver une chambre normale. Recroquevillée sur le lit, la jeune fille paraissait se vider de toutes les larmes de son corps. Il referma soigneusement la porte, et se précipita vers elle.
-Lily... Calme-toi ma chérie, calme-toi...
Il l'attira contre lui, la serrant tendrement dans ses bras.
-C'est bon, princesse, calme-toi ça va s'arranger...
-Non. Ca peut pas s'arranger, Severus. Ca peut plus s'arranger ! Je suis désolée ! murmura-t-elle avant de refondre en larmes.
-Pourquoi tu dis ça ? Qu'est-ce qui t'arrive, Lily ?
En tremblant, la jeune fille tira de sa poche une fiole remplie d'un liquide bleu foncé. Severus écarquilla les yeux.
-Lily, c'est quand même pas...
Elle acquiesça d'un hochement de tête.
-Je suis enceinte.
Une petite reviews ?
