Spoiler : 7x15 "Bombshells".
Commentaires : J'ai un peu laissé la guimauve de côté pour cet OS (faut dire c'est la colère, faut pas déconner non plus..). PRESENCE DE SCENES A CARACTERE SEXUEL.
Bonne lecture !
II Colère
« Good-bye, House... »
Il saisit son poignet avant qu'elle n'eut le temps de s'enfuir, ferma la porte contre laquelle il plaqua Cuddy, la verrouilla et jeta ses clés à l'autre bout de son salon, sans même regarder où elles tombèrent.
« Maintenant tu me séquestres ? »
Pourquoi devait-il toujours compliquer ce qui l'était déjà ? Elle voulait une rupture proprette, sans effusion de sang.
« Tu ne me laisses pas vraiment le choix. Tu viens, tu jettes ta petite bombe, et tu repars ? Ça ne marche pas comme ça, Cuddy. »
A ce moment précis, il la haïssait autant qu'il l'aimait. Elle ne pouvait pas le détruire, et il ne pouvait pas la laisser faire. Question de principe.
« Lâche-moi, sinon je hurle. »
« Tu n'oserais pas. »
Son ton était menaçant. Il la fixait droit dans les yeux d'un regard mêlant de la colère à une immense peine. Cuddy finit par baisser la tête. Elle avait espéré qu'elle pourrait s'en aller avant de constater le mal qu'elle lui faisait. C'était mieux pour eux, même si elle ne parvenait pas à s'en persuader.
Elle sentit la rage l'envahir lentement, se détestant d'être aussi égoïste, et le détestant de ne rien comprendre.
« Ah oui ? Tu veux parier ? Putain, j'en ai marre ! Tu bois, tu te drogues, et donc je n'aurais pas le droit de te quitter parce que tu es trop fragile ? » s'emporta-t-elle, relevant la tête pour l'affronter. « C'est toi qui te rends fragile, House ! Tu penses pouvoir me garder en étant faible, mais tu te trompes sur toute la ligne ! Je ne veux pas ça ! Quand je t'ai sauvé il y a quelques mois, ça ne voulait pas dire être coincée avec toi toute ma vie ! Je ne veux pas être ta mère ! Je ne veux pas que tu aies besoin de moi ! Je veux que tu sois fort et que tu m'aimes ! »
« Je t'aime ! Je t'aime, et je ne veux pas que tu partes ! »
« Non, tu ne m'aimes pas, arrête... Tu me voulais parce que j'étais avec un autre. Maintenant tu me rejettes, tu fais tout foirer parce que tu t'es lassé de moi. Comme un jouet dans un bac à sable. Tu es incapable de te comporter en adulte ! Tu es incapable d'être heureux ! Tu resteras toujours le même sale con ! Tu ne m'aimeras jamais, et je ne pourrai jamais m'y faire ! Je t'aime, je t'aime trop pour que tu me mentes et que tu me fasses du mal ! »
Plus elle criait, plus elle se dégoutait, mais mieux elle se sentait. Peut-être qu'elle avait juste eu besoin de se défouler... De toute façon, c'était trop tard, alors tant pis pour les dommages collatéraux ! Il ne pourrait pas la récupérer, même s'ils en souffraient tous les deux. Elle ne se sentait pas capable de vivre ça deux fois.
C'est ce qu'elle avait dit quand elle avait perdu Joy. Ça ne l'avait pas empêchée d'adopter Rachel.
House lâcha ses poignets, plaça ses mains sur son bas dos et la rapprocha de lui. Ses reins étaient encore très sensibles après l'opération. Elle sentit des larmes rouler sur ses joues. Des larmes de douleur physique, et d'un peu autre chose.
« Crie autant que tu veux, Cuddy. Mais ne doute pas de mes sentiments. »
Elle appuya ses paumes contre son torse, essayant vainement de le repousser. Elle n'en avait plus la force, ni la volonté. Elle voulait juste qu'ils se réconcilient calmement, mais ça n'allait pas se passer ainsi. Si elle s'était défoulée, alors lui aussi.
Elle sentait son regard sur elle alors qu'elle pleurait toutes les larmes de son corps. Elle n'avait jamais eu aussi honte de toute sa vie. Elle se blottit contre lui, résignée, et pleura de plus belle alors qu'il saisissait ses épaules pour l'éloigner de son torse. Il n'avait pas envie de tout régler par de la tendresse.
Il entoura son dos de son bras, écrasa ses lèvres sur les siennes. Avant qu'elle ne puisse réagir, il la renversa et l'allongea délicatement sur le sol. La douceur de son geste la perdit. Il dévorait ses lèvres, bientôt son cou, mais il prenait garde à ne pas la blesser. Ses pouces frottaient tendrement ses joues, essuyant ses larmes. Elle faisait semblant de le repousser, pour la forme. Au fond, elle ne voulait pas que ça se termine. Ils s'embrassaient, se mordaient, se griffaient. Il fit passer un sein par dessus son tee-shirt pour le pétrir, sans jamais lui faire mal. Son attention étant accaparée par sa poitrine, Cuddy en profita pour baisser leurs braguettes. Le fait qu'elle prenne l'initiative rassura House. Il ne voulait pas la forcer.
Il la pénétra doucement alors qu'elle mordillait son lobe d'oreille. Il la sentit se tendre mais ne se retira pas. Elle le repousserait si elle ne voulait plus de lui, il lui faisait confiance.
Elle passa ses mains sous sa chemise pour lui zébrer le dos, murmura son nom dans un gémissement de plaisir. Il la fit taire d'un baiser. Après quelques coups de reins d'une douceur égale à la sauvagerie de leur étreinte, ils explosèrent l'un dans l'autre. House s'écarta le plus vite possible et s'effondra à gauche de Cuddy. Ils reprirent leurs souffles, prenant soin de ne pas se regarder, et elle roula sur le côté, prétendant que la position était plus confortable pour ses reins. Il fit de même, le frottement de sa chemise contre les griffures sur son dos créant un picotement désagréable. Cuddy se rapprocha, se lova contre lui et posa une main sur son cœur. Il l'enlaça en retour, et embrassa son front. Elle releva la tête et ils se sourirent, la hache de guerre déjà enterrée.
Mais le doute subsistait.
