Spoiler : 7x15 "Bombshells".
Commentaires : Voilà... le dernier OS... * verse sa petite larme *
Je vous ai gardé le meilleur pour la fin (enfin, c'est Kübler-Ross qui a mis l'acceptation en 5e phase, donc...). Je pense que c'est l'OS le mieux réussi. Le plus bâclé, aussi...
Bonne lecture !
Oh, et j'oubliais... PRESENCE DE SCENES A CARACTERE SEXUEL.


V Acceptation

House ouvrit sa porte d'entrée, sachant à l'avance qui se tenait derrière. Il eut un grand sourire en voyant Cuddy. Il n'avait jamais été aussi content de la voir en chair et en os. Elle lui répondit faiblement et se réfugia dans ses bras, sa tête appuyée contre son torse et ses bras autour de ses hanches. Ils s'étreignirent un long moment, avant que House n'ose demander :

« Tout va bien ? »
« Il faut qu'on parle. »

Elle recula et claqua la porte, s'empêchant de s'enfuir. Elle préfèrerait partir en courant et tout oublier, mais ce serait trop facile. Elle devait affronter ses problèmes comme une grande fille.

« Tu as pris de la Vicodin. » dit-elle calmement.

Son cœur rata un battement. Elle savait. Comment ? Qu'allait-elle faire ? Il ne chercha pas à nier. Il valait mieux ne pas contredire une femme de la trempe de Cuddy. Surtout si elle était déjà au courant, ce serait inutile.

« Comment as-tu su ? »
« J'ai... Je savais que tu ne pourrais traverser ça sans drogue. Je pensais que j'allais mourir, toi aussi, ça a été dur et c'est normal... Tu as toujours besoin de Vicodin. Malgré ton sevrage tu es complètement accro. Je le savais depuis le début, je savais à quoi m'attendre, mais j'arrive encore à être surprise. »

Il avait peur de ce qui allait suivre. Néanmoins, il la laissa parler.

« Quand tu es venu dans ma chambre l'autre soir, tu étais sous hydrocodone. »
« Je n'en ai pris qu'une seule fois. » se justifia-t-il.
« Je sais. »
« Je n'y retoucherai pas. J'ai... j'ai cru que j'allais te perdre, j'avais mal, et j'en ai eu besoin. »
« C'est ça l'ennui, House. Tu ne peux pas affronter les crises seul. Tu ne peux jamais être là pour qui que ce soit. Avoir une relation sérieuse avec quelqu'un, ça veut dire aussi s'ouvrir à ses peurs, à ses problèmes. Et c'est quelque chose que tu ne peux pas faire. »
« Je veux le faire... Je veux le faire pour toi, Cuddy. Je peux faire mieux. »
« Je ne sais pas si tu le peux... »

Un silence. Puis :

« Tu es venue me dire que c'est fini ? »
« Au départ, oui. » avoua-t-elle, un peu honteuse. « Mais je ne peux pas. Je ne pourrais pas vivre sans toi à mes côtés. Tant pis si tu reprends de la Vicodin, le plus important c'est qu'on soit ensemble. Je ne veux pas que tu changes, House. Je t'aime tel que tu es. »

Cuddy sourit et lui tendit la main. Il la saisit et l'attira à lui. Ils s'embrassèrent longuement, passionnément, le goût du renoncement et de l'acceptation mêlé à leurs lèvres. Leur fougue les mena à leur chambre, les cognant contre quelques meubles au passage. Cuddy cria presque lorsque le bas de son dos heurta une bibliothèque. Protecteur, House plaça une main chaude sur sa chute de reins. Elle lui sourit, embrassa le coin de ses lèvres, et ils reprirent leur avancée. Une fois dans la pièce, il voulut la déshabiller. C'était la suite logique. Prise de doutes, elle le repoussa gentiment.

« Ça ne pourrait pas attendre un peu ? »
« J'ai trop envie de toi. » murmura-t-il avant de l'embrasser à nouveau, ratant de peu sa bouche pour s'aventurer sur sa joue.
« House... C'est mes reins. »
« J'irai doucement, je ne te ferai pas mal. » Puis, avec un sourire suggestif : « Mais si tu as peur, on peut toujours faire un 69... »

Sa veste grise tomba au sol, rejoignant son manteau. Sa langue dévia le long de sa jugulaire. Bien que tentée, elle déglutit.

« Je ne veux pas que tu voies mes sutures. »
« Qu'est-ce-que je devrais dire, avec ma cicatrice ? Détends-toi. »

Il l'étreignit encore. Presque à l'aise dans ses bras, Cuddy se laissa aller. S'arrangeant pour être toujours face à lui, elle le déshabilla et il lui rendit la pareille. Il la prit dans ses bras, usa de baisers mouillés dans son cou et, sans savoir comment, elle se retrouva allongée à plat ventre sur le lit. House saisit ses poignets, l'empêcha de se retourner alors qu'elle se débattait.

« Fais-moi confiance. »

Elle abandonna, s'abandonna à lui. Ses mains longèrent ses bras, massèrent tendrement ses épaules, explorèrent son dos. Elle se crispa en sentant ses pouces longer sa cicatrice. Il ne s'y attarda pas, dévia vers ses fesses qu'il pétrit un moment, encouragé par ses soupirs. Il s'aventura ensuite vers son sexe de plus en plus ouvert. Il posa sa bouche sur ses sutures, son doigt entre ses petites lèvres. Elle eut un soubresaut. Il la caressa lentement, d'avant en arrière. Cuddy gigotait, la tension était insoutenable. Le baiser langoureux qu'il déposa entre ses reins ne fit qu'alimenter le feu qui se consumait dans son ventre. Elle le voulait, maintenant !

« Retourne-toi. » haleta-t-il.

Elle s'exécuta dans un mouvement sensuel, bombant la poitrine et rejetant ses cheveux en arrière. Il s'attaqua aussitôt à sa bouche. Il prit appui sur un coude, jouant avec ses boucles brunes. De l'autre main, il caressa sa vulve mouillée, titillant son clitoris. Elle le serrait dans ses bras, s'accrochant à son cou comme à une bouée.

« Mets un doigt dans mon ventre. »

Il lui obéit et enfonça son majeur en elle. Elle se cambra dans un feulement. Ce fut à peine si House put combattre l'envie de remplacer son doigt par son sexe. Elle était trop lubrique, trop sensuelle, trop tentante... il se pencha et prit un de ses seins en bouche. Sa forme ronde et pleine le comblait. Il résistait pour ne pas la prendre, là, tout de suite. Même si elle était capable de le supporter pour lui faire plaisir, ce serait trop douloureux pour elle.

« Caresse-moi. » murmura-t-il contre sa peau, luttant de toutes ses forces.

Il crut qu'elle ne l'avait pas entendue tant ses mots se perdaient dans son souffle, jusqu'à ce que des doigts fins s'enroulent autour de son membre. Il la remercia d'un baiser. Elle le masturba alors en de longs mouvements lascifs. Leurs rythmes s'accordèrent, leurs poitrines frottèrent l'une contre l'autre.

« J'en veux encore. » réclama-t-elle contre sa bouche entrouverte.

Il lui obéit à nouveau, son index rejoignant son majeur. Elle gémit, se resserrant déjà autour de ses doigts. Saisissant sa joue de sa main libre, il l'embrassa fiévreusement puis, sachant qu'elle lui quémandait plus à travers ses baisers, accéléra sa cadence. Naturellement, elle fit de même.

« Serre bien tes doigts, comme ça... » souffla-t-il. « Oh, c'est bon... »

Ils poursuivirent jusqu'à l'explosion finale, Cuddy le précédant. Il la regarda jouir, sentit son orgasme au plus profond d'elle. Il éjacula dans sa main et retomba à côté d'elle, comblé et prêt à s'endormir.

Des bruits de langue le tirèrent de sa torpeur. Cuddy lapait consciencieusement sa paume. Il l'observa faire, suçant ses doigts ruisselants de sa cyprine. Ils échangèrent un sourire complice, elle roula sur le côté et se blottit dans ses bras, sa joue appuyée contre son cœur.

« Je ne te décevrai plus. » promit-il, sa main perdue dans ses cheveux bruns.
« Déçois-moi si tu as envie. » marmonna-t-elle à moitié endormie. « 'm'en fous. »
« Tu dis ça parce que je viens de te faire jouir. »

Elle sourit.

« Peut-être. »

Son sourire s'effaça lorsqu'il se libéra de son étreinte. Elle lâcha une sorte de grognement mécontent.

« Reviens ici tout de suite. »

Il rabattit la couverture sur elle avant de la rejoindre.

« Je ne comptais pas partir. »

House l'entoura de ses bras, cala son front contre sa tempe. Rassurée, elle caressa pensivement son coude un moment avant de sombrer dans le sommeil.

« Je ne partirai plus, Cuddy. » entendit-elle avant de se perdre dans ses songes.

Il resta éveillé une bonne partie de la nuit, se contentant de la regarder dormir paisiblement. Il avait beau se promettre de ne plus faire n'importe quoi après chaque crise, il fallait toujours qu'il mente. A propos de ses patients, de son addiction.

Il voulait changer, pourtant. Et quand on veut... on peut.

Fin.
Quelle étape avez-vous préféré ? Ça m'intéresse !