Coucou, voici le chapitre du jour!

Bonne lecture, et à vos claviers

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Chapitre 7 :

De retour au poste, je me précipitais sur mon ordinateur, et y insérais le premier CD. C'était la caméra qui donnait sur la rue. J'accélérais la bande jusqu'à l'heure approximative de l'arrivée du suspect. Soudain, je vis une berline grise se garer devant l'immeuble de Rick, et un homme plutôt imposant en sortir. Il avait du être catcheur dans une autre vie songeais-je devant sa musculature. Je soupirais de frustration en remarquant qu'on ne voyait pas la plaque de la voiture. J'accélérais de nouveau jusqu'à ce que je vois Mr muscle réapparaître. Visiblement furieux, il remonta dans sa voiture. Un sourire étira mes lèvres lorsque je pus lire sa plaque. Mettant la bande sur pause, je m'empressais de noter le numéro. Ensuite, j'insérais le second CD, et en marche rapide, j'arrivais au moment où John Cena pénétrait dans l'immeuble et discutait avec le concierge.

Pas étonnant que celui-ci ait parut nerveux à notre arrivée. Je n'aimerais pas tenir tête à un homme qui semblait pouvoir te briser le cou d'une seule main! Et une nouvelle fois, un sourire apparut sur mon visage. Nous apercevions parfaitement le visage de notre suspect numéro 1. J'imprimais son portrait. Avec le numéro de la plaque et son visage, Esposito et Ryan pourraient sûrement découvrir qui il était. Et si on ajoutait à ça les empreintes relevées, j'étais presque sûre qu'on allait le coincer. En attendant leur arrivée, je notais sur le tableau blanc les dernières informations. Puis décidais de me concentrer un peu sur l'autre affaire que j'avais quelque peu négligée. Je me plongeais donc dans les différents témoignages et rapports médicaux, et établissais une liste de piste. Complètement prise par ce que je faisais, je sursautais légèrement en entendant mon téléphone sonner.

« Beckett! » lançais-je distraitement en décrochant le combiné.

D'abord écoutant d'une oreille, je me focalisais rapidement sur ce que me disais mon interlocuteur, retenant un grognement de rage.

« J'arrive! » m'exclamais-je en me redressant brusquement.

Précipitamment, je reposais le combiné et m'emparais de ma veste et de mon arme.

« Esposito, Ryan on y va! » déclarais-je en les dépassant alors qu'ils venaient d'arriver. « Et où allons nous? » demanda Ryan en retournant dans l'ascenseur qu'ils venaient juste de quitter.

« Il y a eu un autre meurtre » soupirais-je en crispant la mâchoire.

Comme si j'avais besoin de ça. Qui que soit ce monstre, il commençait à me taper sur les nerfs. A nouveau, je sentis la culpabilité m'envahir. J'avais été si préoccupée par ce qui était arriver à Rick que j'en avais négliger cette affaire de double meurtre, et voilà qu'il y avait deux victimes de plus. Le tueur avait profiter de ma distraction pour poursuivre le carnage. A peine cette idée venait-elle de m'effleurer l'esprit, qu'une autre encore plus loufoque me vint. Et si ce n'était pas une coïncidence? Si « l'accident » de Rick avait été provoqué dans le but d'occuper la police, de m'occuper pour laisser le champ libre au tueur? Non, impossible. L'accident de Rick avait eu lieu à la même heure que les meurtres.

Le tueur ne pouvait pas être à deux endroits à la fois. Personne ne le pouvait! A moins qu'il y ait plusieurs tueurs. Les tueurs en série travaillaient rarement en équipe, mais parfois survenait l'alliance d'un dominant et d'un dominé. Et si c'était bien le cas, alors je devais trouver le dominé. Il était le maillon faible, et nous mènerais tout droit à son complice. Perdue dans mes pensées, je ne remarquais que nous étions arriver à destination qu'au moment où je vis Esposito se garer. Je devais arrêter de me perdre dans mes pensées en conduisant ou bien j'allais finir par aller tenir compagnie à Rick à l'hôpital, et pas en tant que visiteuse. En soupirant, j'imaginais très bien ce que penserait Rick de mes dernières conclusions.

Il sourirait, ravi de me voir me lancer dans une des digressions dont il avait l'habitude, puis affirmerait que c'était l'œuvre de la CIA. A force d'en entendre parler, j'allais finir par croire qu'il avait raison. En tout cas, si j'avais vu juste il fallait avoir de gros moyens pour monter un coup pareil. Et une chose était sûre, nos victimes devaient avoir une importance capitale pour être devenues les victimes d'un tueur aussi méthodique et organisé. Ce qui me ramenait à une seule et même question : pourquoi?

« C'est le même scénario que pour les deux premières victimes. » retentit soudain la voix de Ryan, me ramenant brusquement dans le parc où avait eu lieu les meurtres.

Décidément, le tueur avait une prédilection pour les parcs privés. Le décor était sensiblement le même. Et les morts étaient disposés selon le même schéma. A une différence près. L'homme était pendu comme une chauve-souris à un arbre. Mais il arborait le même masque de douleur que son prédécesseur. En tout cas, si ces meurtres servaient à dissimulé les véritables motivations du ou des tueurs, celui-ci prenait beaucoup de plaisir à ces mises en scènes. Désireuse de vérifier si mon hypothèse était la bonne, je chargeais Esposito et Ryan de s'occuper des dépositions, et après avoir informer Lanie de mes intentions, retournais au commissariat.

Sans même m'en être rendu compte, je m'étais assoupie, à l'abris des bras d'Ashley. Il était merveilleux. J'avais une chance folle qu'il soit mon petit ami. D'ailleurs papa, même s'il s'en défendait semblait l'apprécier. C'est un bruit sourd dans le couloir qui me tira de mon sommeil. Me redressant, je m'étirais et scrutais la pièce, cherchant ce qui m'avait réveillée.

« L'infirmière est venue et à claquer la porte en repartant » m'expliqua Ashley en me souriant avec tendresse.

« Oh… » murmurais-je encore toute ensommeillée.

Machinalement, je m'emparais de mon téléphone et soupirais en constatant que ni Kate ni grand-mère n'avait chercher à m'appeler. Je pensais que grand-mère serait déjà là, mais non, et je commençais à m'inquiéter. Je devenais légèrement parano, mais après ce qui était arrivé à papa qui pourrait me le reprocher? Incapable de rester assise plus longtemps, je me levais et m'étirais longuement, sentant le regard d'Ashley poser sur moi. Doucement, je m'approchais de papa, et me penchais pour lui déposer un baiser sur la joue. Il me manquait. J'aurais tellement aimer l'entendre me dire que tout irais bien, mais là, c'était lui qui avait besoin que je le réconforte, et j'avais peur de ne pas savoir trouver les mots justes.

Délicatement, de peur de lui faire mal, je prenais sa main dans la mienne et scrutait son visage, espérant y lire un signe, n'importe quoi qui m'indiquerait qu'il était là, qu'il sentait ma présence, mais seul le son provenant des machines auxquelles il était relier me répondit. Sans que je puisse les retenir, les larmes se mirent à couler le long de mes joues. Aussitôt, je sentis des bras m'attirer en arrière, et je me retrouvais presser contre le torse d'Ashley. En sanglotant, je lâchais la main de papa et me retournais dans ses bras pour enfouir mon visage dans son cou. En me murmurant des paroles de réconfort, il se mit à me caresser tendrement les cheveux, attendant patiemment que la tempête se calme.

« Je ne veux pas le perdre… » chuchotais-je en reniflant doucement, la tête nichée au creux de son cou.

« Tu ne le perdra pas. Ton père va s'en remettre. Il faut juste laisser à son corps le temps de se remettre du traumatisme qu'il vient de subir. Quand ce sera fait, ton père se réveillera » déclara-t-il d'un ton assuré.

« Merci Ashley, merci d'être là… » murmurais-je en relevant légèrement la tête pour plonger dans ses yeux chocolats d'une douceur infinie.

« Je ne voudrais être nulle part ailleurs » répliqua-t-il en me déposant un doux baiser sur le front.

Sans quitter l'étreinte de ses bras, je me tournais à nouveau vers papa, et dans un silence paisible, nous l'observâmes. Soudain, je vis sa main bougée.

« Ashley? Tu as vu ça? » m'exclamais-je incrédule.

« Oui… » déclara-t-il d'une voix hésitante.

« Quoi? » demandais-je surprise par son manque d'enthousiasme.

« Ce n'était probablement qu'un réflexe… » m'expliqua-t-il en prenant un air désolé.

« Non. Je suis sûre que c'était sa façon de me faire savoir qu'il m'entendait » niais-je enserrant la main de papa dans la mienne.

Une partie de moi savait qu'Ashley avait probablement raison, mais l'autre partie me soufflait de croire en ma version. Ce mouvement, pourtant infime et isolé, avait ravivé mon espoir de voir papa se réveillé bientôt.

L'appel de Kate m'avait tout d'abord arraché un soupir de soulagement, mais en l'entendant m'expliquer ce qui s'était passer, j'aurais préférer qu'elle n'appel pas. Non pas que cet accident était de sa faute, mais quand on recevait une mauvaise nouvelle, on avait toujours tendance à vouloir étriper le messager. Kate m'avait demander de ne pas révéler l'accident de Rick à mes amies, et pour une fois, je contins ma nature naturelle à parler à tors et à travers. Alors j'avais prétendu qu'Alexis venant de rompre avec son petit ami, et que je devais rentrer pour la soutenir. En un temps records, pour moi bien sûr, je m'élançais vers l'aéroport. Mais en arrivant, j'eus la désagréable surprise de découvrir que le prochain vol n'était prévu que dans deux heures.

En soupirant, j'enregistrais mes bagages, histoire de ne pas avoir à me les trimballés dans tout l'aéroport, et décidais de faire le tour des boutiques, qui s'avérèrent toutes plus décevantes les unes que les autres. Achetant un magazine quelconque, je retournais m'asseoir sur une chaise, ne prêtant pas attention à mes voisins. Avec un désintérêt évident, je commençais à feuilleter le magazine. Soudain, mon attention fut attirée par un article sur Rick. Me faisant plus attentive, un sourire amusé étira mes lèvres en découvrant la teneur de cet article :

« Le célèbre Richard Castle a depuis deux ans retrouver l'inspiration grâce à sa collaboration avec un lieutenant de la police de New York.

Jusque-là réputé pour ses liaisons sulfureuses et ses romans à succès, l'écrivain semble depuis s'être calmer, certains allant même lui prêter une relation avec sa jolie partenaire. Visiblement la sexy Kate Beckett ne semble pas s'être contentée de jouer les muses et parait bel et bien avoir dompté l'écrivain préféré de ces dames. »

L'article se poursuivait ainsi, se perdant en spéculation concernant la « relation » qu'entretenait Rick et Kate. Un gloussement m'échappa en songeant à la tête que les gens feraient en découvrant que ces deux-là formaient un couple. Heureusement, les gens ne prêtaient guère d'attention aux articles publiés dans la presse à scandale, mais quelque chose me disait que mon cher fils et sa charmante partenaire ne pourraient plus se cacher bien longtemps. Les gens étaient loin d'être aveugle, et l'alchimie qui existait entre ces deux-là faisait tellement d'étincelle, que s'en était risible qu'ils aient mis tant de temps à se déclarer. Plongée dans mes pensées, je ne pris pas garde à l'appel pour mon vol.

« Excusez-moi madame, mais notre vol vient d'être annoncé » entendis-je une voix chaude me déclarer.

Surprise, je me tournais légèrement sur ma gauche et me figeais. En face de moi se trouvait le plus bel homme d'âge mur qu'il m'ait été donné de voir. Une étincelle de malice éclairait son regard ambré.

« Je vous demande pardon? » m'enquis-je en retrouvant mes esprits.

« Le vol pour New York vient d'être annoncé » répéta-t-t-il en me souriant.

« Comment…? » demandais-je surprise qu'il connaisse ma destination.

« Votre billet » rigola-t-il doucement avant de se lever et de me saluer.

Encore sous le choc, je le regardais s'avancer vers la porte d'embarquement, et ce n'est qu'en entendant l'hôtesse faire le dernier appel que je me décidais à monter dans ce fichu avion. Et quelle ne fut pas ma surprise de constater que mon voisin n'était autre que cet homme mystérieux. Finalement, ce vol risquait d'être plus intéressant que ce à quoi je m'étais attendu. Mon radar à célibataire avait immédiatement remarqué qu'il ne portait pas d'alliance, et je comptais bien profiter de ce vol pour essayer d'en apprendre un maximum. Rick ne m'en voudrais pas, j'en étais certaine, et puis au moins, ça m'éviterais de passer le vol à m'inquiéter pour mon fils.

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Bon, le réveil de Rick n'est pas encore pour tout de suite, mais j'espère quand même que vous avez pris plaisir à lire ce chapitre...

A ce soir pour le chapitre suivant...

Bisous