Coucou, j'espère que vous passer un bon weekend!

Voici le chapitre suivant qui je l'espère vous plaira toujours autant...

Bonne lecture

Chapitre 13 :

Cela faisait deux jours que papa était sortis du coma. Deux jours qu'il rendait la vie impossible à la pauvre infirmière qui avait eu le malheur de devoir prendre soin de lui. Heureusement, papa trouvait toujours le moyen de se faire pardonner. Et hier, après avoir été particulièrement désagréable, il lui avait offert un exemplaire dédicacé du dernier Storm, dont la jeune femme avait avoué être fan. Évidemment, elle ne pouvait pas lui avouer préférer Nikki Heat! Amnésique qu'il était, il l'aurait prise pour une folle, ou alors il se serait poser des questions sur ses préférences sexuelles. Dans un cas comme dans l'autre, mieux valait éviter le sujet pour le moment.

Chaque fois que je lui faisais la leçon sur le fait qu'il ne pouvait pas traiter les gens comme ça, il répliquait que si on ne le séquestrait pas aussi honteusement, il ne se conduirait pas comme un sal gosse. Il n'y avait que lorsque Kate était là qu'il se montrait aimable. Mais elle ne venait que le soir, se consacrant à son enquête dans la journée, et je crois que c'est ça, plus que n'importe quoi d'autre, qui rendait papa fou furieux. Il aurait donner n'importe quoi pour pouvoir être dehors avec elle, à traquer celui qui lui avait offert gracieusement ce séjour prolonger à l'hôpital. Et je sentais également son inquiétude. Il n'était plus nécessaire de prouver à quel point l'homme était dangereux, et papa avait peur qu'il n'arrive quelque chose à Kate alors qu'il était bien à l'abri ici. Il se sentait coupable de ne pouvoir lui être d'aucune utilité. Et ça le rendait particulièrement insupportable.

Alors je faisais de mon mieux pour lui changer les idées. Et son activité préférée consistait à regarder nos albums photos pour raviver sa mémoire. Et il se débrouillait plutôt bien. Tout ce qui concernait notre famille lui était revenu. Ainsi que toutes les aventures qu'il avait vécue depuis qu'il collaborait avec Kate. Ce qui était assez drôle finalement, parce qu'à certains moments, il s'arrêtait en plein milieu de sa phrase, et lançait un truc du genre « Ah non, je confonds, ça c'est arriver à Kate et Rick, pas à Nikki et moi! ». Dans ces moments là, Kate souriait, mais je sentais bien que la situation lui pesait, même si elle donnait le change.

Machinalement, je regardais ma montre et fus surprise de constater qu'il était près de 21 heures. Et Kate n'était pas encore là. Surprise que papa ne se soit pas plaint de son retard, je tournais la tête vers lui et souriait en constatant qu'il s'était endormi. Il avait beau prétendre qu'il était en pleine forme et exiger qu'on le relâche, il était encore très faible, et dormait bien plus souvent qu'à l'accoutumée. Aussi silencieusement que possible, je refermais l'album que nous regardions, et je me levais du lit. M'emparant de mon téléphone, je quittais subrepticement la chambre, et gagnais la sortie de secours pour pouvoir appeler Kate. Les sonneries retentirent un long moment avant qu'elle ne décroche.

« Kate? » m'enquis-je en ne l'entendant pas parler.

Seul le silence me répondis, et je sentis l'inquiétude me gagner. Ce n'était pas le genre de Kate de décrocher son téléphone si elle n'avait aucune intention de répondre. Quelque chose clochait, mais quoi.

« Kate? » l'appelais-je à nouveau, mon anxiété transparaissant dans ma voix.

Mais là encore, elle ne me répondis pas. Au lieu de ça, je l'entendis crier « NYPD, on ne bouge plus! » et plusieurs coups de feu me firent violemment sursautée.

« Kate? Kate? Qu'est-ce qui se passe? » criais-je dans mon téléphone, plus paniquée que jamais.

Pas besoin d'être Einstein pour savoir qu'ils devaient être sur le point d'interpeller un suspect lorsque j'avais appeler. Si ça se trouve j'avais mis la vie de Kate et des gars en danger sans le vouloir. A cette idée, des larmes de détresse coulèrent le long de mes joues, et je m'accrochais à mon téléphone, guettant le moindre son qui pourrait m'indiquer qu'ils allaient bien, qu'ils n'étaient pas blessés. Mon dieu, s'il était arriver quelque chose à Kate, par ma faute, papa ne me le pardonnerait jamais. Sentant ma respiration se faire haletante et mes jambes se dérobées sous moi, je m'écroulais parterre et pleurais toutes les larmes de mon corps.

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Les yeux toujours fermés, je continuais de faire semblant de dormir. Je sentis le regard d'Alexis s'attarder sur moi avant de sortir, et je m'appliquais à rendre ma respiration aussi régulière que possible. Je savais qu'elle s'inquiétait pour moi, et je ne voulais pas lui dire que mes mots de tête avaient redoublés d'intensité. Je n'en avais pas parler au doc de peur qu'il n'augmente la dose de morphine. La morphine me rendait apathique, incapable de réfléchir. Orj'avais besoin de toutes mes facultés pour faire le tris entre les différentes images qui m'assaillaient.

Dès que j'entendis la porte se refermée silencieusement derrière ma fille, je poussais un soupir de soulagement et rouvrais lentement les yeux. Ma mémoire me revenait assez vite, aussi ne comprenais-je pas pourquoi j'avais toujours autant de mal à faire la différence entre réalité et fiction. Mes souvenirs de Kate et de Rick étaient tellement vivaces, tellement intenses que je commençais à me demander s'ils n'étaient réellement que le fruit de mon imagination. Surtout qu'à l'inverse, mes souvenirs de Nikki et moi semblaient bien fades, presque sans intérêt. Sauf un. Le souvenir d'une nuit pleine de volupté et de sensualité. Mais le plus troublant c'était que dans ce souvenir, il n'y avait plus ni Nikki et moi, ni Kate et Rick. Non, c'est comme si nous fusionnions pour ne plus faire qu'une seule et même entité, comme si durant cet instant, les barrières entre fiction et réalité s'effondraient pour créer un monde à part. Frustré, je me passais une main sur le visage, cherchant à comprendre ce que mon inconscient voulait me faire comprendre.

Si seulement Nikki était là. Elle saurait trouver les mots pour me réconforter. Dieu, sa seule présence suffisait à me calmer et à faire miraculeusement disparaître mon mal de crâne. Elle se montrait tellement patiente, même si sous la façade paisible qu'elle me renvoyait, je percevais son trouble et sa tristesse. Mais à quoi cela était-il du? Et je savais que d'une façon ou d'une autre, j'étais responsable de sa détresse. Est-ce que ça avait un rapport avec le fait que j'avais frôler la mort? Avais-je fait quelque chose de stupide pour l'impressionner qui m'avait envoyer ici? Chaque fois que je lui demandais des détails sur son enquête, elle éludait la question, prétextant que pour le moment, je devais me concentrer sur mon rétablissement.

Et il y avait autre chose qui m'indiquait qu'elle m'en voulait. Elle ne me laissait pas la toucher, et ne m'avait pas embrasser depuis ma sortie du coma. Oh bien sûr, elle me donnait un baiser sur le front, comme si j'étais un enfant, mais je n'avais plus le droit à ces baisers passionnés qu'elle m'offrait avant l'accident. Non, c'était bien fini. Si seulement je savais ce que j'avais fait pour qu'elle reprenne ses distances, qu'elle agisse avec moi comme si je n'étais que son partenaire. Poursuivant le cours tortueux de mes pensées, je revenais à la nuit dernière.

Elle était arrivée un peu après 20 heures, le visage tendu et crispé. Ses yeux étaient cernés et lourds de fatigue. Ça m'avait brisé le cœur de la voir dans cet état. Mi plaisantant, mi sérieux, je l'avais invité à venir me rejoindre, en tout bien tout honneur, mais elle avait refusé en me fusillant du regard. Confusément, j'avais songer que cela faisait longtemps qu'elle ne m'avait pas adresser un tel regard. Mais j'avais choisi d'ignorer la boule d'angoisse qui se formait dans mon estomac. Je savais l'enquête difficile, et mettait son humeur massacrante sur son compte. Et soudain, elle s'était relevée et avait renfiler sa veste. Et j'avais paniqué.

« Où vas-tu Nikki? » avais-je voulu savoir en fronçant les sourcils.

Ma question l'avait fait tressaillir, et elle s'était violemment mordu la lèvre. Je ne comprenais pas ce qui la perturbait à ce point. Le fait que je l'appel par son prénom? Bon sang, nous étions amants, et plus que ça en ce qui me concernais pour être honnête. En quoi le fait que je l'appel par son prénom pouvait la mettre mal à l'aise? Non, décidément, je ne la comprenais pas. Comme elle ne me répondait pas, me tournant obstinément le dos, je décidais d'insister. Il fallait qu'elle me parle, qu'elle me dise ce qui la perturbait. Comment voulait-elle que je l'aide à aller mieux si elle ne me disait rien?

« Nikki? »

« Je dois retourner au poste. Il nous reste encore pas mal de questions sans réponses… Jameson… » soupira-t-elle en butant légèrement sur mon prénom, comme si le prononcer lui écorchait les lèvres.

Bon sang, mais qu'est-ce qui se passait? Je commençais à imaginer le pire. Le fait qu'elle veuille rompre se trouvant en tête de liste. Elle ne voulait plus de moi et elle n'osait pas me le dire. Si c'était ça, qu'elle ne compte pas sur moi pour lui faciliter la tâche. Je ne voulais pas la perdre. Ça m'avait pris trop de temps pour lui faire baisser ses barrières et qu'elle ne me laisse entrer dans sa vie, alors pas question que je la laisse m'en chasser maintenant.

« D'accord, mais tu reviens me voir après n'est-ce pas? » l'implorais-je avec une petite moue adorable qui faillit bien la faire craquer.

« Les heures de visite sont terminées, et nous ne sommes pas tous en vacances. Je passerais te voir demain c'est promis! » sourit-elle finalement en venant me déposer un baiser sur le front.

« Reste s'il te plaît! » la suppliais-je d'une voix endormie en cherchant à la retenir près de moi.

« Allons, sois raisonnable, tu t'endors à moitié, tu ne saura même pas que je ne suis pas là voyons! » remarqua-t-elle en souriant .

« Si je le saurais, je sais toujours quand tu es là où pas! » répliquais-je en essayant de garder les yeux ouverts.

« Bonne nuit partenaire » déclara-t-elle visiblement émue, et en m'embrassant sur la joue, juste à la commissure des lèvres.

Dépité et abattu, je l'observais quitter ma chambre, luttant pour ne pas m'endormir. Elle me rendait fou. Moi qui avais toujours pu me targuer de savoir lire en elle avais perdu cette faculté. Je ne savais plus comment interpréter son comportement. Mais une chose était sûre. Elle m'en voulait. Ne me restais plus qu'à comprendre ce que j'avais fait qui avait pu lui déplaire, et faire en sorte de me racheter. Hors de question que je la perde à cause d'une amnésie intempestive. Je m'endormais finalement avec ce même sentiment d'oublier quelque chose d'important. Et le lendemain, alors que je l'attendais, ce pressentiment ne m'avait toujours pas quitter.

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Voilà pour ce matin, la suite ce soir...

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